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Arts & Autographes
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100 autographes de prestige trouvés


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3 lettres autographes signées

MAILLOL Aristide
3 lettres autographes signées, dont une avec dessin, adressées à l’éditeur Hellen : — Banyuls-sur-Mer, 14 janvier 1931 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée jointe. « J’ai reçu le jour de mon départ de Villefranche votre lettre et le talon de votre chèque. Mlle Pamanant partait le lendemain. Je lui ai remis votre lettre et le talon qu’elle vous renverra j’espère mais elle n’aurait encore rien touché. Je crois aussi qu’elle sera en correspondance avec vous et que vous pourrez réclamer […]. Mais envoyez-moi je vous prie la litho que vous avez oublié de m’envoyer pour que je vous l’expédie tout de suite. Je ne pouvais vous envoyer le bon [à tirer] tel que vous l’avez envoyé car c’est justement celle qui manque qui est difficile à placer. J’attends donc votre gravure. » — Lettre avec dessin autographe. « Marly-le-Roi, mercredi » [1931] ; 1 page in-4°. Il décrit la mise en page d’un livre contenant des gravures et fait un petit croquis pour argumenter ses idées. « Ne faites-vous pas erreur car la page 23 contient une gravure dont la place est juste. Vous voulez peut être dire la page 24, enfin voyez vous-même. J’ai fait beaucoup de petits dessins. Je crois en avoir déjà suffisamment. » — 1 page in-4°. « Ci-joint 2 lithos que vous voudrez bien faire tirer le plus vite possible pour que je puisse me baser dessus pour continuer les autres ainsi que celle que vous avez emportée l’autre jour. Dépêchez vous le temps passe. J’ai fait plusieurs dessins pour le Verlaine. Il me faudrait encore des épreuves du texte pour la dimension des bois et des dessins car si je fais des dessins trop grands ou trop petits c’est encore à recommencer. »


Réf: 23767

6000 euros







Lettre autographe signée

MILLET Jean-François
Lettre autographe signée adressée à son ami le peintre Lavieille. «Vendredi » [circa 1849-1850] ; 1 page1/2 in-8°. « Mon cher Lavieille, Il serait bon que vous vinssiez voir comment va votre habitation ne fut-ce que pour une journée, car d’après quelques paroles échappées à Coppin, la fenêtre de votre atelier devrait être moins grande que vous n’en étiez convenus ensemble. Venez le plus vite possible & ne manquez pas de venir d’abord chez moi avant de voir Coppin, afin que nous puissions causer un peu de la chose en question. Vous saurez que ces gens-là (ceux de Barbizon) ont besoin d’être surveillés d’une façon très suivie, sans quoi on obtient la moitié à peine de ce dont on était convenu avec eux. Pour ma part j’ai des tracasseries avec mon propriétaire, ainsi pour la fenêtre de mon atelier qu’il voulait me réduire d’un quart et j’exige l’entier accomplissement de la chose convenue. Il va être forcé de démolir ce qu’il avait bâti, la fenêtre seulement. Je suis allé dernièrement à Paris, je vous dirai pourquoi je ne vous ai pas vu. Bonjour et poignées de main. »


Réf: 26355

6000 euros







Lettre autographe signée

MAUPASSANT Guy de
Lettre autographe signée, adressée à « mon cher ami ». 3 pages in-8°, en-tête manuscrit : « Je pars pour Tunis poste restante. » « Je vous demande bien pardon, mon cher ami, de ne vous avoir pas écrit plus tôt. Mais j’ai été et je suis fort souffrant. Mes douleurs de tête sont devenues un supplice qui ne me laisse guère de répit et cela me rend intolérable la rédaction d’un simple billet. C’est pour cette raison aussi que je ne peux prendre aucun engagement formel pour une date. Je dois d’abord le roman auquel je travaille à la Revue Illustrée. Je dois ensuite une longue nouvelle à la Revue des deux mondes et une autre à la revue : Les Lettres et les Arts. Je ne parle pas d’un petit roman promis moins formellement à l’Illustration. Vous comprenez que je ne peux, avec ces engagements et le désir absolu que j’ai de n’être ni troublé, ni pressé dans mon travail, fixer une date quelconque à l’Écho de Paris. Quand j’aurai une nouvelle, je la lui porterai ou je l’enverrai. Si par hasard je fais quelque chose d’un peu trop libre pour les recueils précités, l’Écho pour cette raison passera devant. Mais je ne veux pas qu’il me fasse dire “ vous m’aviez promis pour telle date etc, etc.” Quant aux conditions j’ai adopté comme prix étalon, que j’applique à toutes les publications en faisant un petit calcul proportionnel, le chiffre de 1F appliqué à la ligne du Figaro. Je ne m’étonne ni ne me blesse si on trouve la somme trop élevée. J’ai lu de vous des chroniques délicieuses à l’Écho dont l’envoi m’est fait très gracieusement. »


Réf: 27494

6000 euros







Portrait.

PASTEUR Louis
Huile sur toile signée en bas à gauche « A. Guibert ». Fin XIXe siècle ; 190 X 240 mm. Rare portrait de Louis Pasteur avec la rosette de la Légion d’honneur.


Réf: 28148

6000 euros







Ensemble de lettres signées

FRÉDÉRIC GUILLAUME III
Ensemble de 18 lettres signées, adressées au feld-maréchal Von Kalckreuth. Importante correspondance militaire de 1807 à 1813. En allemand. Longues lettres d’intérêt militaire. Correspondance à traduire.


Réf: 28699

6000 euros







Ensemble de lettres autographes signées

SUCHET Louis Gabriel, duc d’Albufera
Ensemble de 11 lettres autographes signées et de 1 lettre signée, adressées principalement à son frère Gabriel ou à des généraux. De 1795 à 1814 ; formats in-4° et in-8°. Adresses et cachets de cire rouge au dos pour certaines et marques postales pour d’autres (cachets de la grande Armée). Une grande partie des lettres est adressée à son frère, directeur des droits réunis du département de la Seine-Inférieure puis attaché à la Secrétairerie d’État au Grand Quartier-général de l’Empereur. Belle correspondance à caractère personnel principalement. On ne peut retranscrire toute cette correspondance, nous en extrayons quelques passages : il évoque [6 pluviose an VI, 25 janvier 1798] la Suisse et les événements qui « vont précipiter notre entrée dans le Pays de Vaud et dans deux ou trois jours, j’espère t’écrire de qque baillage, il faudra venger la mort de nos camarades et la liberté de toute la Suisse pourra bien en être le résultat. » — Breslau, 18 février 1808 : « Vive Napoléon ! Vive Dieu, voilà du positif et bon et excellent ami […]. Je remarquais avec sensibilité que ta bienveillante amitié ne s’est pas ralentie un seul instant. » — Breslau 28 février [1808 ?] : « Je donne un grand bal ce soir, et je crois in petto que c’est un bal d’adieu pour la bonne Silésie. » — « Nous avons beaucoup ri, beaucoup lu et joué, tes enfants sont à table avec nous et se portent à merveille. […] Tu sais bien que c’est une fille pour ton ami — je suis bien — et te prie de m’apporter ma selle de velours bleu avec la housse. » L’ensemble :


Réf: 28696

6000 euros







Pièce signée

TALLEYRAND-PÉRIGORD Charles-Maurice de
Pièce signée comme Ministre des Relations extérieures. [1797] ; 1 page in-folio. Extrait du traité secret de Campo Formio [17 octobre 1797]. « Art. 11. Sa Majesté l’Empereur ne s’oppose pas à l’usage que la république française a fait des fiefs impériaux en faveur de la République Ligurienne. Sa Majesté l’Empereur réunira ses bons offices à ceux de la république française, pour que l’Empire Germanique renonce aux droits de suzeraineté qu’il pourrait avoir en Italie, et spécialement sur les pays qui font partie des républiques Cisalpine & Ligurienne, ainsi que sur les fiefs impériaux tels que la Lunigiana et tous ceux situés entre la Toscane, les États de Parme, les républiques Ligurienne & Lucquoise et le cydevant Modenois lesquels fiefs feront partie de la république Cisalpine ». Il est très rare de trouver un tel extrait du fameux traité de Campo Formio signé par Talleyrand.


Réf: 28581

6000 euros







Ensemble considérable d’environ 168 documents manuscrits

THÉÂTRE DES MAISONS IMPÉRIALES. SERVICE DE LA MAISON DE L’EMPEREUR.
Ensemble considérable d’environ 168 documents manuscrits concernant les représentations à la Cour à Fontainebleau à Saint-Cloud à l’Opéra-Comique et aux Tuileries. Cet ensemble est composé d’états, de mémoires, de bordereaux et de bons de livraisons pour les années 1809 et 1812. Beaucoup sont signés par le premier chambellan, le comte de Rémusat, par Paër (environ 110 documents), directeur des spectacles de la Cour, par Bichet, inspecteur général des théâtres de la Cour, parfois par plusieurs à la fois (Paër et Rémusat). Pour l’année 1809, les documents concernent des représentations de Numa Pompilius, Roméo et Juliette (mars 1809), de vaudevilles et ballets, de cantates, de Cléopâtre (avril 1809), d’Eléonore (avril 1809), de La Vierge au soleil (décembre 1809). L’année 1812 voit surtout des spectacles pour l’Impératrice (l’Empereur était en Russie) : des concerts à Saint-Cloud, de l’opéra seria et buffa Pygmalion, etc. Lot très intéressant pour son ensemble cohérent donnant de nombreuses précisions sur les artistes et leurs appointements. PAËR Ferdinando [Parme, 1771 - Paris, 1839], compositeur italien, directeur du théâtre de la Cour impériale. RÉMUSAT Auguste-Laurent de [Valensole, 1762 - 1823], premier chambellan de Napoléon Ier.


Réf: 28764

6000 euros







Lettre autographe

MONET Claude
Lettre autographe, incomplète de la fin, adressée à sa femme. Londres, lundi 11 mars 1901 ; 2 pages in-8° et 1 page in-4° recto-verso. En-tête gravé « Savoy Hotel ». Cette lettre se situe alors qu’il peint sa série des parlements à Londres et avant que Monet ne peigne les toiles aux nénuphars. Il est très malade: « Ma bonne chérie, voici la lettre annoncée : j’ai cru devoir te le télégraphier bien qu’elle ne soit pas encore définitive. Elle est du secrétaire de Bourgeois. Monsieur Auguste Brunet 209 Ave Lamotte Picquet. Je t’en donne l’adresse au cas d’urgence pour ne pas perdre de temps. J’ai reçu tes deux lettres ce matin l’une de vendredi m’a fait de la peine, tes regrets de ne m’avoir pas caché la maladie de J.P. ta volonté d’être plus forte à l’avenir. Non ne dis pas cela et pardonne moi d’avoir assombri pour toi de meilleurs moments. Nous devons toujours nous tout dire et moi ne pas voir les choses en pire. Ainsi je te le dis je ne suis pas trop bien mais cependant mieux qu’hier soir et cette nuit agitée de fièvre et de frissons. Ne vas pas t’alarmer surtout puisque ce ne sera rien ! Mais hier après avoir fait cette promenade que je te disais, j’ai malgré le bien-être du grand air, j’ai constaté que je n’étais pas tout à fait d’aplomb. Mes jambes douloureuses surtout les molets, et qui me faisaient croire à des varrices enfin étourdissement aussi suis-je bien vite rentré écrire à Mme Hunter que n’étant pas très bien je la priais de m’excuser. Et bien m’en a pris car la fièvre m’a pris très fort et des frissons à ne pouvoir me réchauffer. L’inquiétude de tomber malade ici, de t’inquiéter plus encore, m’obsèdait si bien que je n’ai pu dormir qu’au matin après avoir pris aconit et arsenic. Dormant alors jusqu’à 10 h. par le courrier qu’on m’apportait puis cette dépêche de Madame Hunter. Enfin me levant me croyant remis j’ai senti que ça ne marchait pas et pour être tranquille j’ai finit par demander le docteur qui m’assure qu’un repos de 3 à 4 jours à la chambre, me couchant à à 6h. et qu’il n’y paraîtrait plus. Ce n’est selon lui que fatigue et rhumatisme causés par un courant d’air. Sans doute au club , mais pour mes molets sûrement le long de la fenêtre d’ou je peinds depuis plus d’un mois mais d’influenza pas trace... À 5 h on m’annonce la visite de Madame Hunter venant me prier d’user d’elle, puis un instant après un superbe...»


Réf: 29183

6000 euros







Photographie dédicacée

MATISSE Henri Émile
Pièce signée, dédicacée à Erich Chlomovitch. 19 juillet 1939 ; 260 X 335 mm. Reproduction d’un autoportrait de Matisse publié dans une revue dédicacée en bas à droite. Erich Chlomovitch (décédé au camp de Sajmiste en 1942) était un marchand d’art serbe, collectionneur d’art juif. Il fut secrétaire de Vollard et à l’origine de l’affaire Chlomovitch dont l’enjeu est une collection de centaines de toiles de maîtres (Renoir, Matisse, etc...). La dédicace n’en est que plus intéressante.


Réf: 25526

6500 euros