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Lettre autographe signée

WAGNER Richard
Lettre autographe signée, adressée à Agnes Street-Klindworth. Paris, le 27 décembre 1860 ; 3 pages in-8. Les difficiles préparatifs pour les désastreuses représentations de Tannhäuser à l'Opéra de Paris. « Paris. 27 Dec. 60. Beste Freundin! Es giebt mir eine eigenthümliche Genugthuung, Ihnen zu berichten, dass meine schönen, mir sehr kostbaren Besuche bei Herrn Génie auch nicht das mindeste Resultat hervorgerufen haben. Nach ungemeiner Freundlichkeit seiner Seits, und nach erhaltener Versicherung, dass er in der “anderen Woche” ein Zusammentreffen von Bertin und mir veranstalten werde, hat seitdem nichts wieder verlautet; ich suchte ihn (mit grosser Beschwerde – und sehr gegen meine Neigung) wieder auf: als ich ihn endlich antraf (er hatte mich während dem auch einmal nicht angetroffen) berichtete er mir, Hr. Bertin sei voller Feuer für mich, unglücklicher Weise sei er jetzt im Begriff eine neue Wohnung zu beziehen, was ihn – begreiflicher Weise – verhindere mich zu sehen. - Und so – ist's denn aus! Die Sache spielt nun 7 Wochen!! - - Ich sagte, es gäbe mir dieser Ausgang Genugthuung, und ich wiederhole diess 1., weil er meine Erfahrung von allem was Franzose und namentlich Pariser heisst, bestätigt; 2., weil es meiner Abneigung, in ähnlichen Dingen irgend etwas zu thun, eine sehr weise Begründung giebt, und zu gleicher Zeit auch Ihnen erklären wird, warum ich nicht sonderlich eifrig war, Ihrem so freundlich gemeinten Winke zu folgen, woraus Sie denn ersehen, dass ich ein besserer Diplomat bin als Sie, und vielleicht selbst Papa!! Mit meiner Gesundheit geht es wieder zur Noth: ich habe täglich Proben, die mich zwar sehr anstrengen, die ich aber doch ertrage. Leider bin ich noch mit meinen Arbeiten zu Tannhäuser in Rückstand, weil ich dazu weder Muse, noch selbst Zeit finde. Anfang Februar dürfte so denn wohl herankommen, ehe die Aufführung fertig wird. Für ihren Erfolg, d.h. für das Verständnis des Werkes, bürgt mir einzig Niemann, mein Tannhäuser. Alles Uebrige – namentlich Französische – ist in höchstem Grade mittelmässig. Geben Sie mir bald wieder Nachricht! Grüssen Sie Papa allerherzlichst, und behalten Sie lieb Ihren Richard Wagner. 3. rue d'Aumale ». Traduction : Paris, le 27 déc 60. Ma meilleure amie ! Cela me procure une satisfaction étonnante de vous annoncer que mes bonnes et très précieuses visites à M. Génie n’ont pas non plus donné le moindre résultat. Après une grande gentillesse de sa part, et après avoir reçu l'assurance qu'il tiendra une réunion avec Bertin et moi-même dans "l'autre semaine", rien n'a été annoncé depuis; je suis allé le voir (avec une grande insistance - et beaucoup contre ma volonté): quand je l’ai enfin rencontré (il ne m’avait pas rencontré une seule fois pendant ce temps), il m’a annoncé que M. Bertin était follement enthousiaste pour moi, mais qu'il était malheureusement sur le point d’emménager dans un nouvel appartement, ce qui l’a naturellement empêché de me voir. - Et voilà - c'est fini ! L’affaire dure maintenant depuis 7 semaines !! - - J’ai dit que cette issue me procurerait une satisfaction, et je le répète cela, premièrement, car cela confirme mon expérience de tout ce qui est français et surtout parisien ; deuxièmement, que cela explique très sagement mon refus de faire quoi que ce soit, et en même temps de vous expliquer pourquoi je n’avais pas particulièrement envie de suivre votre conseil amical, ce qui prouve que je suis un meilleur diplomate que vous, et peut-être même que Papa !! Avec ma santé, cela va de nouveau pas bien : j’ai des répétitions quotidiennes, qui me demandent beaucoup d’efforts, mais que je supporte quand même. Malheureusement, je suis encore en retard sur mon travail sur Tannhäuser, car je ne trouve ni la muse ni même le temps. Début février, il faudrait y arriver avant que la représentation ait lieu. Pour leur succès, c’est-à-dire pour la compréhension de l'œuvre, je ne peux compter que sur Niemann, mon Tannhäuser. Tout le reste - notamment les Français - est médiocre au plus haut degré. Donnez-moi bientôt de vos nouvelles! Saluez Papa et gardez de l’affection pour votre Richard Wagner. 3 rue d’Aumale "Tannhäuser" fut créé le 19 octobre 1845 à Dresde sous la direction de Wagner, avec sa nièce Johanna Wagner dans le rôle d’Elisabeth. Ensuite, Wagner révisa le livret et la partition à plusieurs reprises. Un mois avant sa mort, « il dit qu’il doit encore au monde Tannhäuser. » Le 13 mars 1861, Tannhäuser fut représenté en version française à l’Opéra de Paris, grâce à la princesse autrichienne Pauline von Metternich. Richard Wagner fit apparaître le Grand Ballet au premier acte. La Direction de l’Opéra de Paris recommanda à Wagner de le faire apparaître de préférence au deuxième acte de façon que les membres du Jockey Club qui arrivaient après le premier acte, après le dîner, puissent voir leurs petites protégées du ballet. Wagner, par souci artistique, ne changea rien, ce qui déclencha une violente opposition de la part des habitués du Jockey Club qui sifflèrent lors des représentations. Il n'y eut que trois représentations, ce qui fit perdre à Wagner beaucoup d’argent mais lui assura une renommée mondiale, ce scandale étant repris par toute la presse internationale. Cette version est davantage donnée aujourd’hui. * Agnes Street-Klindworth [1825-1906] était la fille illégitime du journaliste, acteur et diplomate Georg Klindworth. Elle épousa le capitaine Ernst Denis-Street. Elle fut l’élève de Cornelius, puis de Liszt, et devint une amie très proche de Wagner. * Le chanteur Albert Niemann [1831-1917] incarna plusieurs rôles wagnériens. C'est lui qui fut engagé pour ces fameuses représentations de Tannhäuser à Paris.


Réf: 32879

7000 euros







Dessin à l’encre de Chine

PONÇ Joan
Personnages sous la lune. Daté 1950. Dessin à l’encre de Chine, aquarelle et encre de couleur sur papier signé et daté en bas à gauche « Joan Ponc / 27-I-50 » 31,5 x 44,5 cm


Réf: 31453

7000 euros







Lettre autographe signée

SMETANA Bed ich
Très rare lettre autographe du grand compositeur, adressée à un ami. Prague, le 16 décembre 1872 ; 2 pages in-8. Auteur du célébrissime poème symphonique "La Moldau" (extrait du cycle "Ma Patrie"), Smetana fut le premier compositeur à utiliser des éléments spécifiquement tchèques dans sa musique. Son opéra "La Fiancée vendue" est pour ainsi dire l'opéra emblématique de son pays. Traduction en français : « Très estimé ami, je vous informe que pour des raisons de santé, je suis forcé de renoncer à diriger mon oratorio cette année. Je ne me sens pas bien et suis fatigué, c'est pour cela que je vous informe à temps, pour que vous puissiez faire vos arrangements. Comme Mr. Skroup a étudié l'œuvre avec le chœur, il peut aisément me remplacer pour diriger l'oratorio dans le futur. Je suis content si cela se passe ainsi. Respectueusement votre Bedr. Smetana A Prague, 16-12 [1]872 ». Smetana composa une dizaine d'œuvres chorales. Il est probable qu'il s'agit dans cette lettre du "Chant tchèque" (“Ceska Pisen”), cantate pour chœur mixte et orchestre (1868). Jan Nepomuk Skroup (1811-1892), issu d'une famille de musiciens, était compositeur, chef d'orchestre et chef de chœurs.


Réf: 32874

7000 euros







Gouache sur papier

TERECHKOVITCH Constantin (ou Kostia)
Femme au chapeau. Gouache sur papier. 51 x 39 cm Signé et daté en bas à droite « C. Terechkovitch / Printemps 1956 » Au verso : Deux femmes au vase de fleurs. Lithographie en noir. Provenance : Vente Nantes, Couton & Veyrac, 9 novembre 2004, lot 303. Collection particulière, France. L’authenticité de cette œuvre a été confirmée par Madame France Terechkovitch. Cette gouache représente la fille de l’artiste.


Réf: 31058

7000 euros







Pièce autographe signée deux fois

WAGNER Richard
Pièce autographe signée deux fois (“Richard Wagner” et “R.W.”), adressée à Ernst Wilhelm Fritzsch, éditeur à Leipzig du “Musikalische Wochenblatt”. Bayreuth, le 25 mars 1873; 1 page in-4°. Importante mise au point par Wagner et droit de réponse à la suite d’un texte publié dans le volume supplémentaire d’un lexique de l’éditeur Brockhaus, sur son art, la Prusse, le Roi de Bavière, etc. « Protest Das neueste Supplement des Brockhausischen Conversationlexikon's enthält einen nachträglich auch mir gewidmeten Artikel, worin es u(nter) A(nderem) heisst : « Nach Beendigung des Deutsch-Französischen Krieges suchten einflussreiche Freunde am preuss. Hofe W. nach Berlin in die seit Meyerbeer’s Tode unbesetzte Stelle eines Generalmusikdirector’s zu bringen, aber ohne Erfolg, da hier bereits ein anderes Institut, die Schule Joachim’s, für eine wirksamene Pflege des Tonkunst ins leben glaufen war. Mit erneuerter Liebe wandte W. sich darauf nach Baiern zurück. » « Da die Autorität des Konversationslexikon's mich leicht überleben könnte, protestire ich bei Zeiten gegen die in den obigen Angaben erhaltene Unwahrheit : keiner meiner Freunde konnte Veranlassung finden mir eine preussiche Anstellung zu verschaffen, da jeder wusste, wie hoch in den Werth der vom Könige von Bayern mir erwiesene Lebenswohlthat, welcher eben darin besteht dass ich ohne “Anstellung” frei meiner Kunst leben kann, zu schätzen verstehe, wesshalb es dann auch aus keinem denkbaren Grunde zu irgend einer Zeit einer “Erneuerung” meiner Liebe zu dem dankbar von mir verehrten Spende jener Wohlthat bedurfte. Sollte nach dieser meiner Versicherung bei meinen Freunden ein Zweifel an der Glaubwürdigkeit der Kunst und Musikgelehrten des Brockhausischen Konversationslexikon’s aufkommen, so wird es dagegen nicht nöthig sein, ihnen die in jeners Angaben enthaltene boshafte Insinuation aufzuderken. Bayreuth 25 März 1873. Richard Wagner Liebster Freund, diess muss noch in die nächte Nummer. Bitte, schicken Sie dann auch, in meinem Namen, ein Exemplar davon an Herrn Dr. Ed. Brockaus ! Ihr R.W. »


Réf: 31774

7000 euros







Pastel signé en bas à gauche.

PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)
Deux femmes dans un intérieur . Pastel signé en bas à gauche. 58 x42 cm.


Réf: 2110

7000 euros







Pastel signé en bas à droite.

PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)
Femme à la broderie. Pastel signé « Peské » en bas à droite. 58 x 47 cm. La pastel représent la femme de l’artiste.


Réf: 2052

7000 euros







Ensemble de 9 lettres ou cartes autographes signées (une seule signée), adressé à sa cousine Mme Paule Espenel.

GAULLE Charles de
Belle correspondance familiale de 9 lettres ou cartes autographes signées (une seule signée), adressée à sa cousine Mme Paule Espenel. — Lettre signée. Paris 13 octobre 1944 ; 1 page 1/2 in-4°. Sur papier à en-tête gravé « Le Général de Gaulle », enveloppe jointe. « Ma chère Cousine, j’ai été sensible à votre souvenir et je vous en remercie. Votre frère Henri va très bien. Je le vois assez souvent. Il a été magnifique. Vous pouvez lui écrire à l’Assemblée Consultative dont il est membre. Pierre est toujours au camp de Komotau (Bohême) [camp de travail pour soldats]. Quant à Xavier, je l’ai vu à Paris où il vient d’arriver. Veuillez agréer, Ma Chère Cousine, mon meilleur souvenir pour vous-même et pour les vôtres.» — Lettre autographe. 14 novembre 1959 ; 1 page in-8°. Sur papier à en-tête gravé « Le Général de Gaulle », enveloppe jointe. Incomplète de la fin. « Ma chère Cousine,une fois de plus, votre aimable pensée m’a touché et réconforté. Je vous remercie bien vivement des souhaits de fête que vous m’avez adressés. Ma femme se joint à moi pour vous dire, ma chère cousine ». — Lettre autographe signée. 14 mai 1961 ; 2 pages in-8°. Sur papier à en-tête gravé « Le Général de Gaulle », enveloppe jointe. « Je vous remercie, ma chère Cousine, de l’affectueuse et encourageante pensée que vous m’avez adressée au moment difficile. Le témoignage des miens m’est particulièrement précieux et, quant à vous, vous savez bien trouver des mots qui me touchent. Ma femme et moi vous adressons, ma chère Cousine, nos meilleures affections. Charles de Gaulle. » — Carte autographe signée. [9 novembre 1964] ; 1 page in-32. Sur carte à en-tête gravé « Général de Gaulle », enveloppe timbrée jointe. « Merci de vos aimables voeux, ma chère Cousine. Je suis votre respectueusement affectionné C. de Gaulle. » — Lettre autographe signée. 2 janvier 1966 ; 2 pages in-8°. Sur papier à en-tête gravé « Le Général de Gaulle », enveloppe jointe. « Ma chère Cousine, sachez combien m’ont été précieux vos encouragements, l’élection ne fut pas triomphale. Sans doute, les circonstances assez médiocres du présent ne le permettaient-elles pas. En tout cas, il faut maintenant, faire pour le mieux ! Nous vous adressons, ma chère Cousine, mes meilleurs voeux pour l’année qui commence et mes bien fidèles affections. C. de Gaulle. » — Carte autographe signée. [17 novembre 1966] ; 2 pages in-32. Sur carte à en-tête gravé « Général de Gaulle », enveloppe jointe avec adresse autographe. « De tout coeur, merci de vos bons souhaits, ma chère Cousine. J’ai été très heureux de vous voir et vous demande de croire à mes sentiments fidèles et très affectionnés. C. de Gaulle. » — Lettre autographe signée. 5 novembre 1967 ; 1 page in-8°. Sur papier à en-tête gravé « Le Général de Gaulle », enveloppe jointe avec adresse autographe. « Ma chère Cousine, vos voeux de fêtes m’ont touché. Je vous en remercie aussi bien que de vos encouragements. Veuillez bien être assurée de mes affections, auxquels ma femme joint les siennes. Faute de drame, la vie de la France est quotidienne, C. de Gaulle. » — Carte autographe signée. [13 novembre 1968] ; 1 page in-32. Sur carte à en-tête gravé « Général de Gaulle », enveloppe jointe avec adresse autographe. « Merci de vos aimables voeux, ma chère Cousine. Toutes mes meilleures affections. C. de Gaulle. » — Lettre autographe signée. 3 février 1970 ; 2 pages in-8°. Sur papier à en-tête gravé « Le Général de Gaulle », enveloppe jointe avec adresse autographe. « Ma chère Cousine, en vous remerciant de vos voeux qui m’ont été, veuillez le croire, très précieux et encourageants, je vous adresse les miens, auxquels ma femme joint ses propres souhaits. Étant complètement détaché de l’actuelle conjoncture, je ne porte aucun jugement sur les hommes ni sur les événements et me consacre aux nouveaux “Mémoires”. Je vous prie de bien vouloir agréer, ma chère Cousine, mes hommages très respectueux et affectueux. C. de Gaulle. » On joint 9 cartes de visites d’Yvonne de Gaulle à Mme Espenel. On joint de nombreux documents adressés à Mme Maillot Espenel dont 1 fac-similé du géénral de Gaulle (1960) et un autre de G. Pompidou (1969) Une carte d’invitation du général de Gaulle à une réception à Lyon (24/3/1968) ; une photographie signée de Bernard Hinaut ; 1 lettre du gouverneur militaire de Lyon ; 1 programme d’un bal à la Préfecture de Lyon (1951). Lettres diverses de la famille du général : Mme Jacques de Gaulle, Ch. de Gaulle, Pierre et Madeleine de Gaulle, Xavier de Gaulle (de Colombey), etc.


Réf: 33331

7000 euros







Encre de Chine et mine de plomb sur papier signée

FOUJITA Léonard (Fujita Tsuguharu, dit)
Danse au Jockey-Club. Kiki de Montparnasse. Encre de Chine et mine de plomb sur papier. Signée à la mine de plomb en bas vers la droite. 25,8 x 34 cm. Cette œuvre provient de la vente de la succession Kimiyo Foujita. Un certificat est joint à l’œuvre.


Réf: 33217

7000 euros







Manuscrit autographe de son Journal

HUGO Victor
Manuscrit autographe de son Journal. 2 pages in-folio sur papier vergé. 23 février - 6 mars [1881]. Victor Hugo - Choses Vues. Tome Il. Rares et émouvantes pages du journal intime du grand homme, la semaine de son entrée dans sa quatre-vingtième année, au sein desquelles Hugo note le détail de ses activités : Sénat, théâtre, réceptions ... la fête et le retentissement mondial de son anniversaire ... l’attention portée à ses proches, ses petits-enfants et Juliette Drouet. 24 février. Sénat Nous avons dîné tous les deux avec Lesclide qui nous a accompagné au théâtre. Belle répétition quoique limitée à peu de personnes. Mlle Favart très belle, souvent superbe. Je me couche à deux heures moins le quart du matin. 25 février. Lever et dej. 1h - Sénat 2h - Reçu de Hachette 3000 fr. 7h dîner. 11h coucher. 26 février. Ma fête (remise à demain). Pendant ma toilette, on frappe à ma porte. Je dis :entrez. Georges et Jeanne entrent avec Alice. Ils me souhaitent mon anniversaire. Georges m'apporte un excellent dessin, une tête de jeune garçon faite par lui d'après Bonnat. Je l'engage à continuer d’après nature. Jeanne me donne une jolie petite broderie, signet pour mes livres, faite par elle. Alice me remet de la part de Lockroy un énorme bouquet que je dépose à ses pieds. Après Alice vient JJ. J’écris sur le livre rouge. Après le déjeuner, est venu Emile Augier, puis Louis Ulbach, avec toute la représentation de l’Internationale. Il m’a apporté deux gros volumes contenant 10.000 signatures. Ma médaille m’arrive d’Italie. Couronne de la Comédie Française. - Sénat. Léon Say est venu me voir. Je monte à son fauteuil et je lui serre la main. - Voiture. - Dîner 7h. - Je vais à la Gaieté (Théâtre de Paris) faire acte de présence à Lucrèce Borgia. - J’arrive à 9h 1/2- Je pars à 9h 1/2. 27 février. Je me lève à 9h. A onze heures, j'ai reçu les petits enfants (voir les journaux). Fête commencée à cinq heures. Terminée à six heures et demie (le grand défilé organisé pour son entrée dans sa 80e année). - Dîner 7h. Louis Blanc, Charles Blanc, Paul Foucher, M. Féval, M. et Mme E.Allix. Foule le soir. - Coucher 11 h 1/2. 28 février. Lever à 9h. Il neige. - Lendemain de la fête (voir les journaux). - Dîner 7h. - Coucher 11 h. 1er mars. Aux sept ouvriers de la ville (avec un verre de vin) 35 f. 5 f par tête. - blanchissage je paie par exception). — Maison. Il est arrivé ces jours-ci, de tous les points du globe (jusqu'à Elisabeth-grande, ville de la plus lointaine frontière russe) des télégrammes, lettres, envois de toute espèce, au moins deux mille exemplaires, auxquels il est impossible de répondre. Le Rappel publie une note très bonne et très bien faite qui explique mon silence. Lesclide est venu et pousse la bonne grâce jusqu'à ouvrir et classer toutes ces lettres et tous ces envois. Il déjeune et dîne avec nous. - 7h dîner (15 personnes). Foule. - 11h coucher. 2 mars. Lever et déjeuner. - Maison 200. - Alice. Son mois de mars 1125. JJ souffrante. Je reste près d’elle. - Dîner 7h (JJ. Georges. Lockroy). Schoelcher est venu me prier de ne pas aller demain au Sénat.- Coucher 11h. 3 mars. - Lever et dej. - JJ reste au lit. - Dîner 14 p. M. Alphand. JJ reste au lit. Meurice. Vacquerie. 4 mars. Lever et déjeuner. Ont déjeuné hier avec nous MM Barbou (pour le livre V.H et son temps). - JJ toujours très souffrante (fatigue surtout) reste au lit. - Gage du mois 205. - Pour ma fête. A mes quatre (domestiques): Mme Nols 10 Célanie 10 Rosalie 10 Marie 10 ; aux deux d’Alice : Angélique 5 Henriette 5. - Aux huit ouvriers de la ville de Paris (5 f par tête).-7h dîner (14 p.). - 11h coucher. 5 mars. Lever et dej. 1h 1/2. - touché de Hetzel, Quentin, Maurice 3000. - JJ et Georges au lit. Journée triste. - Dîner 7h. - Coucher 11h. 6 mars. lever et dej. JJ se lève.


Réf: 33117

7400 euros