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Arts & Autographes
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Expertise Autographes expertise autographes de prestige

100 autographes de prestige trouvés


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Pastel signé en bas à gauche.

PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)
Deux femmes dans un intérieur Pastel signé en bas à gauche. 58 x42 cm.


Réf: 2110

7000 euros







Dessin à la plume à l’encre de chine sur papier, signé, daté

VAN DONGEN Kees (Cornelis Theodorus Marie, dit)
Felouque sur le Nil. 1928 Dessin à la plume à l’encre de chine sur papier, signé, daté et situé en bas à droite : « Van Dongen Le Caire-Février 1928.» 20,4 x 14,5 cm. Faisait partie d’un carnet de dédicaces autographes signées de personnalités artistiques et littéraires ayant voyagé entre Marseille et Alexandrie sur les bateaux Mariette Pacha et Champollion de 1924 à 1937. Un avis délivré par le Wildenstein Institute en date du 14/ 04/ 2010 faisant part de son intention d’inclure ce dessin dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Kees Van Dongen sera remis à l’acquéreur.


Réf: 2100

7000 euros







Pastel signé en bas à droite.

PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)
Femme à la broderie. Pastel signé « Peské » en bas à droite. 58 x 47 cm. La pastel représent la femme de l’artiste.


Réf: 2052

7000 euros







Correspondance

RIBEYROLLES Charles
Très importante correspondance d’exil de 42 lettres autographes signées, adressées par Ribeyrolles à ses amis. Jersey, Guernesey, Londres, Petropolis, Saint-Vincent (île du Cap-Vert), puis Rio de Janeiro, entre 1858 et 1860. Correspondance très dense adressée à Fulbert Martin (7), Pianciani, Bonnet-Duverdier à Guernesey (25), divers amis à Rio. La dernière lettre, de ses amis, datée de Rio de Janeiro le 9 juillet 1860 relate l’enterrement de Charles Ribeyrolles et le choix de la pose d’une pierre tumulaire plutôt qu’un monument grandiose. On ne peut citer tous les détails de cette importante correspondance politique, consacrée à l’exil forcé de tous ceux qui avaient fui la France à la suite des événements de 1848 puis du coup d’État de 1851. Elle évoque sa vie mouvementée, ses activités, ses publications, etc. Charles Ribeyrolles s’exile à Londres puis, après le coup d’État du 2 décembre 1851, sur l’île de Jersey. Il rendit visite fréquemment à Victor Hugo. Il devient le rédacteur en chef du journal hebdomadaire des proscrits, L’Homme, le journal de la Démocratie Universelle. Victor Hugo rédige son épitaphe, gravée sur sa tombe au cimetière de Catumbi à Rio de Janeiro : « À Charles Ribeyrolles. Il accepta l’exil ; il aima les souffrances ; Intrépide, il voulut toutes les délivrances ; Il servit tous les droits par toutes les vertus ; Car l’idée est un glaive et l’âme est une force, Et la plume de Wilberforce Sort du même fourreau que le fer de Brutus. » À cette correspondance sont joint 14 manuscrits (certains en fragments) d’articles politiques publiés dans L’Homme par Ribeyrolles et titrés « Bulletin politique », « Les dynasties », « L’assemblée de l'avenir », « La réaction espagnole », « Angleterre » « Espagne » ou « Italie », « Le 24 février », « Le traité de Paris », etc. Articles en majorité dirigés contre Napoléon III. Très bel ensemble pour chercheur ou centre d’archives.


Réf: 23941

7500 euros







Lettre signée

HEMINGWAY Ernest
Lettre signée « Ernest », adressée à son ami Bill Davis. 5 septembre 1960 ; 6 pages in-4°. En-tête gravé : « Finca Vigia, San Francisco de Paula, Cuba ». Superbe et longue lettre à son ami qu’il avait surnommé « Negro ». Le corps de la lettre est de la main de Valerie Danby-Smith, une journaliste qu’Hemingway avait connue à Pamplona quand il avait des difficultés avec sa vue. Il est question d’un article sur la tauromachie écrit en trois parties pour le magazine Life. Le manuscrit sera finalement édité à titre posthume dans ce qui sera considéré comme son dernier roman, The dangerous Summer [L’Été dangereux]. « Thank you very much for doing such a wonderful job with the two Krauts. Annamarie’s letter finally came through and you were right that she does not know when she is well off. I cannot give her exact publication dates nor give her some clarity as to her working program for the next few years having just this morning...gone over 92,000 words on something that I hoped would not exceed 18,000 when I started with it. Still at least 15 days of steady work to go. I had to postpone the Paris Book from this fall. But you have to do one damned thing at a time... It was impossible for me to contract with Rowhowlt to write the book since over 60,000 words of it was written before he made the offer. It would be nice to have that money tax free... if Rowhowlt published it before Scribners did I could lose the American copyright... I would prefer not to have him advance me any money on anything where there are possible angles... For years I have never taken advances ever from people that I trusted. Then I took this advance from Life & it has been nothing but a headache... I could have stopped the work at a certain date... rewrite on the Paris book, had it in shape for Scribners & then returned to the bullfight thing & finished it off. But my head was forced by having to produce that cash to pay out Rice’s mistake... I hate to ask you to do anything else... [but] can you get me an account of the Cuenca fight. All I remember is the terrible state of the piso and how dangerous it was and that Pepe Casares would not deal with his bulls and that Chicuelo II & Antonio could, due to greater experience... preoccupation with the dangerous ring drives the rest of it out of my head. I also need accounts in the local papers of the fights in Muncia... I might be wrong in remembering whether Antonio did the truco of kneeling in front of the bull & throwing away the munleta & the sword in the first or the second fight... do you remember too what was done exactly about the picadorsat Cuenca, Villara... & Ronda? Juanito Quintana has looked up several of the fights... Have handled the picador business OK so far & have only one more fight to write, the Ronda one. It is a hell of a difficult book to write, Negro, because of the because of the way it ended & the moral angle & what transcends it is the only frame it goes on... I still have to keep on writing... Val has caught 2 good white marlin & is handling rod very well. Sorry this letter is all business & begging ... » Hemingway a finalement soumis un manuscrit de 75 000 mots au magazine, duquel un extrait de 30 000 mots a été édité en trois parties, la première partie a été éditée le même jour où cette lettre a été écrite. The Dangerous Summer sera publié après sa mort par Charles Scribner’s Sons en 1985.


Réf: 25473

7500 euros







Lettre signée à Louis XIV

CHARLES II d’ANGLETERRE
Lettre signée avec compliment autographe « Vostre bon frere Charles R », adressée à Louis XIV. Londres 30 avril 1669 ; 1 page 3/4 in-4°, adresse (« Au Roy Tres Chrestien Monsieur Mon Frere ») avec cachets cire rouge aux armes sur lacs de soie rouge (qqs lég. rouss.) ; en français. En faveur du prince de Ligne. Son cousin le Prince de Ligne lui a représenté que « le Roy Henry le Grand, de tres glorieuse memoire nostre Ayeul, ayant employe son Authorité à ce que les differens, que les Predecesseurs dudit Prince avoient avec les Princes d’Espinoy, fusse accommodés ; il se fit en l’an 1610, entre les parties interessés une transaction, par laquelle ceux de Ligne cedèrent aux autres des avantages, qu’on ne leur pouvoit pas disputer. Et comme le Roy Jacques de Glorieuse memoire, mon autre Ayeul, par ses recommendations donna aussy la main à ce contract, pour la reunion des deux familles illustres et proches parens l’une de l’autre ; pour toutes ces raisons je me trouve obligé d’interceder aupres de Vous pour le dit Prince de Ligne, qui se plaint de ce que soubs pretexte de confiscation, et au prejudice d’une transaction si solemnelle, et mesme sans l’avoir oüy en ses defenses, Vos Ministres ont mis le Prince d’Espinoy en possession de tous les biens qui luy appartiennent dans le quartier de Lille, comme aussy du bourg d’Anthoing aupres de Tournay &c. Vous priant d’avoir esgard à toutes ces considerations, et de permettre que le dit Prince joüisse paisiblement sous la Souverainté de la Couronne de France des biens qui luy sont acquis à si bon titre, osant me rendre Caution pour luy. »


Réf: 28944

7500 euros







Lettre signée

DUQUESNE Abraham, marquis
Lettre signée avec date et compliment autographes, adressée à  « Monseigneur ». Grande rade de Toulon, 30 novembre 1680 ; 4 pages in-folio. Relation d’une expédition manquée à Alger. Il est arrivé à Toulon avec toute l’escadre, les vaisseaux battus par la tempête et les équipages fatigués. « Après avoir escorté et congédié les deux prises faittes sur les Tripolins, lescadre fit la routte d’Alger mais de furieux coups de vants les plus dangereux que jaye veus sans pouvoir prendre de mesures, faisant tout le tour de la boussolle ». Le 8 octobre, ils étaient à sept ou huit lieues du cap Cassine, le plus proche d’Alger. « Un coup de vant de sud-sud-ouest et sud-ouest nous chargea avec tant dimpetuosité que la freguatte la Bien Aymée se crut en grand peril […] comme sestoit des voyes deau qui avoient un peu trop allarmé lequipage nous relachasmes le dix du courant soubs les Illes Fromentierres ou l’on mist la ditte freguatte a la bande. » Les vents étant contraires, ils ne purent aller à Alger, mais subirent les vents auxdites îles jusqu’à ce qu’ils fussent contraints, par manque de vivres, de prendre la route de la côte de Catalogne : « Nous passames a la radde de Barcelone, nous contasmes sept gualleres amarées au font du molle, il y avoit en cette radde le vaisceau que lon apelle le Vice-Amiral de Genes qui nous salua de son canon, ensuitte je lenvoié visitter par mon neveu Duquesne, ce quil soufrit sans difficulté il ne sy trouva aucun matelot françois. » Il évoque l’affaire du comte de Béthune et donne des assurances sur la conduite du marquis d’Amfreville. « Je prandray la liberté de vous dire que quoy que jaye fait mon devoir et mesme un peu trop risqué pour aller en Alger quand je me suis veu contraint de prendre la routte de France, apres avoir fait reflection, jay conclu sur laroguance ou sont ces corsaires a present que nous naurions rien optenu deux et quils auroient pris occasion de rompre les premiers, ce qui assuremant auroit causé grand prejudice au commerce et quil faudroit que le roy eust par avance pris des mesures pour avoir des vaisceaux a leur radde en nombre et en estat de leur faire connoistre ses forces. » Très rare.


Réf: 25427

8000 euros







Photographie dédicacée

ABD EL-KADER
Photographie dédicacée. 90 X 55 mm dans un feuillet cartonné de 240 x 189 mm. Rare portrait photographique ancien le représentant, tirage sépia monté sur carton avec dédicace autographe signée. Texte en arabe avec traduction en français par l’interprète de l’émir, N. Siouffi. « Les hommes sont la famille de Dieu, celui que Dieu aime le plus c’est celui qui leur est le plus utile. Au milieu de Rabbi-Esvel 1282. l’Emir Abd-el-Kader ». Très rare.


Réf: 26071

8000 euros







Ensemble de lettres autographes signées

CONCORDAT
Ensemble de 5 documents intégralement ou en partie autographes de l’abbé Bernier. De décembre 1800 à juillet 1801. Important dossier relatif au projet de concordat entre Bonaparte et Pie VII. Il témoigne des transactions interminables — émaillées d’incidents et de menaces — qui en précédèrent la signature. L’abbé Bernier qui avait pris une part active au soulèvement vendéen, fut l’un des négociateurs du Concordat. Celui-ci fut signé le 15 juillet 1801 par Bonaparte et le cardinal Consalvi, représentant du pape. Le dossier comprend : — Un document autographe de l’abbé Bernier et de Monseigneur Spina (archevêque de Gênes). [Fin décembre 1800] ; 8 pages in-4°. En-tête manuscrit sur 2 colonnes : « Rédaction proposée — Notes finales » : projet de convention n° II de la main de Bernier avec en vis-à-vis les observations (« notes finales ») de Monseigneur Spina. Dans la colonne « rédaction proposée » : « Le gouvernement de la République française reconnait que la grande majorité de la nation professe le catholicisme romain, et déclare qu’en conséquence il protegera la publicité de son exercice d’une maniere speciale et que tous les actes du gouvernement contraires au libre exercice de son culte sont annulés. […] Il sera fait daccord entre le St Siège et le Gouvernement français une nouvelle circonscription qui reduira l’église gallicane à cinquante evêchés et dix metropoles », etc. Face à la proposition de Bernier se trouvent les objections de Spina qui défendait la position du pape. — 2 lettres autographes signées de l’abbé Bernier. 31 janvier 1801 ; 4 pages in-4°. Lettres adressées à deux cardinaux qui seront appelés par le pape à délibérer sur le projet de convention proposé par le gouvernement français. « On se récriera sans doute contre plusieurs articles. Je sens, comme Votre Éminence, ce qu’ils ont de pénible mais je dois ajouter que les circonstances sont telles que le Premier Consul ne croit pas pouvoir, pour le moment, accorder autre chose sans compromettre la paix intérieure et son autorité. » — Rapport en partie autographe de l’abbé Bernier au Premier consul. 27 mai 1801 ; 5 pages 1/3 in-folio. Très important et hautement précieux rapport qui indique « les moïens de rendre admissible le projet de convention et de bulle » adressé par le Saint-Siège. Il s’agit du contre-projet romain au projet français n°V, apporté à Paris le 23 mai. « Le projet qui vous est proposé me paroît quant au fond absolument le même que celui qu’entre votre nom le ministre avoit approuvé : tout se réduit à des changemens de rédaction plus ou moins clairs, plus ou moins précis, mais qui constamment rendent la même idée sous une forme différente. » Suivent les remarques et les corrections proposées par Bernier. Ce document est arrivé sous les yeux de Bonaparte. — Lettre autographe signée de l’abbé Bernier adressée au cardinal Consalvi. Paris, 18 messidor an IX [7 juillet 1801] ; 3 pages 1/2 in-folio sur une colonne. Bernier rend compte de son entretien avec Bonaparte à propos d’un contre-projet proposé par Consalvi : le Premier consul « m’a chargé de faire encore à Votre Éminence de nouvelles observations. Elles seront courtes. Elles ont rapport à des objets qui intéressent sa personne et à l’emploi qu’il peut faire du pouvoir qui lui est confié et qu’il craint d’excéder, comme Votre Éminence redoute d’aller au-delà de ses pouvoirs […]. Je suis persuadé que Votre Éminence souscrira sans peine à ces nouveaux changemens, sans lesquels le gouvernement ne pourroit se prêter à des vues dont il désire autant que les Français catholiques l’heureux accomplissement. » Dossier extraordinaire.


Réf: 28636

8000 euros







Ensemble de lettres autographes signées

MALCOLM Clementina Elphinstone, Lady Pulteney
9 lettres autographes signées, adressées à sa cousine Margaret Elphinstone et ses tantes Miss Elphinstone et Lady Hester Keith. Sainte-Hélène [1816-1817] ; 64 pages in-4°, adresses (quelques marques postales) ; en anglais. Très intéressante correspondance de l’épouse du commandant en chef de la station navale de Sainte-Hélène. L’amiral Pulteney Malcolm (1768-1838) arriva à Sainte-Hélène le 17 juin 1816 pour remplacer l’amiral Cockburn, en même temps que les commissaires envoyés par les puissances d’Europe. Il fut bien accueilli par Napoléon, ainsi que sa femme, nièce de lord Keith ; ils furent souvent reçus à Longwood, pendant l’année qu’ils passèrent à Sainte-Hélène. Lady Malcolm tint un intéressant journal de son séjour et de ses conversations avec Napoléon. Nous ne pouvons donner ici qu’un rapide aperçu de ces longues lettres. — Briars, 28 juin [1816]. Le lendemain de leur arrivée, il y a dix jours, Bonaparte a reçu l’amiral [Cockburn] et Pulteney, et a parlé d’officiers de la marine anglaise, de vaisseaux, des nouvelles d’Europe, etc. Elle a fait sa première visite à Mme « Bertrande », qui semble, ainsi que son mari, plus déprimée que les autres ; Mme Bertrand ne dîne plus comme autrefois tous les jours à Longwood, mais dit que c’est un effet de la bonté de l’Empereur, à cause de sa mauvaise santé... Il est longuement question du contrôle de la correspondance de Longwood, et du contentieux concernant le titre d’Empereur... Première visite à Longwood : description de l’arrivée, premières impressions sur Montholon, Las Cases et Gourgaud, relation de sa conversation avec Bonaparte à propos des poèmes d’Ossian ; il enfile sans cesse des questions (à Pulteney il a parlé de Lord Hood, amiral Cornwallis, Lord Saint-Vincent) ; description du personnage, de ses manières... Remarques sur les commissaires Balmain et Montchenu... — Briars, 4 juillet. Envoi d’une relique de Bonaparte, sous forme de cheveux obtenus par l’intermédiaire de Las Cases ; remarques sur les cheveux, le teint et les yeux de Bonaparte, qui n’ont rien de féroce ; son visage est agréable et sa manière gracieuse... à Sainte-Hélène, Bonaparte a l’unique voiture tirée par des chevaux ; observations sur ses déplacements, sur ses relations avec les commissaires, et sur ce qu’on dit de l’entourage de Bonaparte, qui le trompe à tout propos... Visite à Mrs. Young, connue par la sotte lettre insérée dans les gazettes qui a tant fâché Bonaparte... Pulteney a présenté quelques-uns de ses officiers à Bonaparte : celui-ci a parlé pendant deux heures et demie de sa propre vie, et a promis à Pult quelques chapitres de son histoire. Échos de leur conversation sur la bataille de Waterloo, que Bonaparte aurait dû gagner... — The Briars, 25 juillet. Problèmes de logement à Sainte-Hélène... Habitudes de loisir de Bonaparte, et souvenirs de Bertrand sur les habitudes de travail nocturne de l’Empereur pendant les guerres... Bonaparte amateur de musique italien et physiognomoniste... Bertrand fort déprimé... Échos de la conversation de Bonaparte avec Pulteney et ses officiers, notamment sur la question de négociations d’une paix anglo-française, et appréciation des commissaires que Bonaparte refuse de voir : Balmain fort supérieur à Sturmer, l’Autrichien, et à Montchenu, qui en véritable Français se met toujours en avant... — Cape Town, 17 octobre : la veille de leur départ de Sainte-Hélène, Pult a rendu visite à Bonaparte, qui l’a reçu avec sa bonté habituelle. Il n’a pas évoqué ses différends avec Sir Hudson Lowe, ni rien de désagréable, mais a parlé des événements maritimes de la dernière guerre, du passage au Cap et des Hollandais, qu’il estime un peuple stupide, très arriéré par rapport aux autres nations... — Cape Town, 2 novembre : Elle espère que le successeur de Pulteney a été nommé ; s’ils avaient dû rester, elle aurait regretté que Cape Town ne fût pas leur quartier général plutôt que Sainte-Hélène, l’endroit et la société étant beaucoup plus agréables... — Newlands [près de Cape Town], 6 novembre : leur retour à Sainte-Hélène est fixé à mercredi prochain, sauf mauvais temps... — Sainte-Hélène, 26 janvier [1817]. Bonaparte reste toujours à la maison, avec pour tout exercice des billards. Description d’un nouveau jeu que Bonaparte a inventé, et qu’il joue avec son entourage. Il a reçu Pulteney plus de trois heures, il y a quinze jours. Le capitaine et Mme Devon connaissent bien sa suite : ils reviennent de Longwood, mais n’ont pas vu Bonaparte ; les Montholon et les Bertrand ont dit qu’il était toujours en robe de chambre, le matin... — [Londres], 3 septembre. Pulteney est allé à Longwood la veille de leur départ, pour prendre congé et présenter son successeur. Le général Bonaparte avait un mal de dents et le visage gonflé, ce qui a retardé d’un jour la rencontre avec Lord Amherst (1er juillet) ; Pulteney l’a revu le 3 et il allait bien. Elle-même a reçu les visites de Bertrand et Gourgaud le 4 juillet, jour du départ. Le 19 juin ils avaient eu un long entretien avec Bonaparte. Il paraît incroyable qu’il ne se laisse pas parfois aller à une dépression profonde, mais si on le dit souvent en colère, personne ne prétend l’avoir vu abattu. Chaque fois que Pulteney lui a rendu visite, il a parlé et ri avec vivacité d’événements dont il avait été l’acteur principal. Il passe encore le plus clair de son temps à revoir son histoire. La fuite est évidemment impossible, mais il pourrait concevoir que dans un monde en mutation constante on pourrait un jour le libérer de Sainte-Hélène. Son seul exercice est la promenade, et elle est rare... Description des appartements de Bonaparte et sa suite à Longwood, observations sur Gourgaud et les Bertrand, et appréciation du Dr O’Meara, que Bonaparte voit presque tous les jours, pour causer parfois pendant des heures, souvent en italien. Elle déplore que les Bertrand n’écrivent à personne pour éviter de soumettre leur correspondance à Lowe, et aussi qu’à Londres on soit si mal informé concernant Sainte-Hélène... — 6 septembre. Elle a beaucoup souffert du mal de mer, au retour... Elle parle avec réticence du mariage de sa cousine Marguerite avec le comte de Flahaut... On joint une L.A. (incomplète ?), à Marguerite Elphinstone, East Lodge 30 juin, et une lettre d’une autre main, à Sophy, inspirée par la lettre de Lady Malcolm du 28 juin 1816 (6 et 4 pages in-4, déchir. ; en anglais).


Réf: 28843

8000 euros