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Expertise Autographes expertise autographes de prestige

100 autographes de prestige trouvés


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RELIURE AUX ARMES.

BONAPARTE Joseph, prince, comte de Survilliers
« Lettera pastorale » de Bernardo Della Torre. Napoli, nella stamperia Simoniana [probablement 1807] ; in-4°, 14 pages -2 blanches. Basane fauve marbré, dos lisse orné d’une frise de rubans et de fleurs dorée, large encadrement doré sur les plats avec aigle impérial doré au centre frangé de rinceaux végétaux, coupes guillochées (reliure de l’époque). Le vicaire général de Naples compose là un panégyrique de Napoléon et de son frère Joseph (roi de Naples depuis le 30 mars 1806), à l’occasion de la paix qui suivit la victoire de Friedland (14 juin 1807). Exemplaire de dédicace offert par l’auteur à Joseph Bonaparte (fer armorié inconnu à Olivier), estampille couronnée à l’encre rouge « R.B » avec, en dessous, une estampille à l’encre bleue : « duplicado ». Splendide reliure italienne aux armes de Joseph Bonaparte, roi de Naples.


Réf: 28690

8000 euros







RECUEIL DE POÈMES, DE PENSÉES et dessins

LIVRE D’OR
Livre d’or pour le fils de Georges Ricou, Tony Ricou. Superbe album amicorum richement illustré à pleine page de dessins et de pensées autographes signées. De 1913 à 1938 ; 220 x 285 mm. Tony Ricou alias “Richard Tavernier” [1912-1944] fut un résistant français et un dirigeant de combat Zone Nord. Avant-guerre, il est adjoint au chef de cabinet de Camille Chautemps. En juin 1940, affecté au 2e bureau de la Place de Paris, arrêté le 5 février 1942, il est emprisonné à Fresnes au Cherche-Midi puis déporté à la prison de Sarrebruck il est condamné à mort et guillotiné à la prison de Cologne. Le livre d’or a été commencé en 1913, par son père Georges, homme politique de gauche, il avait alors 1 an, les derniers écrits sont de 1933. De très nombreux artistes ont laissé une trace de leurs passages dans la vie de cet homme courageux qui a exposé et perdu sa vie au service de la France. — Un petit poème de Jean Richepin 1919 — Poème de Louis Marsolleau. — Une chanson de l’écrivain Maurice Maeterlinck. — Poème autographe signé d’André de Lamandé 1920. « Le vieux Mal est toujours tout près d’être vainqueur, Et le bien ne prévaut qu’en s’y rompant le coeur! » de Fernand Gregh poète et critique littéraire — Un petit air composé par Claude Terrasse qui a écrit la musique de la pièce Ubu Roi d’Alfred Jarry 1913. — Petit poème d’Albert du Bois, homme de lettre de langue française et diplomate belge militant wallon 1919. — Une page musicale autographe signée par Manuel de Falla, 1913. — Un dessin de Charles Granval acteur 1919 — Page de texte du dramaturge français Henri Bernstein. « Ou donc est-il ce temps charmant où le mot m’arrivait si vite! Le mot venait d’abord, et la pensée ensuite... J’était un poète vraiment! » de Tristan Bernard. — Superbe dessin de Don 1920 — Superbe dessin de E. Clair-Guyot 1926. — Poème autographe signé de Paul Bourget. — Superbe dessin à la gouache de Joseph Hémard. — Poème d’Henry Marx écrivain français, auteur de romans, de poèmes, de pièces de théâtre et d’essais. — Petit écrit d’Henri Bataille dramaturge et poète français . — Petit écrit de Jean Sarment acteur et écrivain français. — Très beau poème de Paul Fort, poète et dramaturge français « La Ronde autour du Monde Si toutes les filles du monde voulaient s’donner la main, tout autour de la mer elles pourraient faire une ronde Si tous les gars du monde voulaient bien être marins, ils f ’raient avec leurs barques un joli pont sur l’onde Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gens du monde voulaient s’donner la main». — Très beau dessin colorié de Bétout costumier pour le théâtre et le music hall 1921. — Un dessin au crayon de couleur de Jean Gabriel Domergue. — Très beau portrait signé par Henri Rudaux artiste peintre. — Page de musique autographe signée de Manuel de Falla, 1928. — Une page musicale autographe signée d’Alfred Bachelet, compositeur et chef d’orchestre français 1928 . — Une portée musicale autographe signée Georges Hüe compositeur de musique français (prix de Rome en 1879) — Une page musicale autographe signée de Max d’Ollone chef d’orchestre, compositeur et musicographe français 1930. - Et bien d’autres encore... Un magnifique livre d’or.


Réf: 29412

8000 euros







Lettre autographe signée

DREYFUS Alfred
Lettre autographe signée, adressée à un procureur. 15 juillet 1906 ; 1 page in-8°. « Je tiens à vous exprimer toute ma reconnaissance et toute mon admiration pour le courage et la conscience avec lesquels vous avez requis lors de la première révision, sans souci des calomnies et des injures. »


Réf: 29652

8000 euros







Dessin signé

FOUJITA Léonard (Fujita Tsuguharu, dit)
Mère au voile et sa fillette. 28,8 x 22 cm. Dessin à la mine de plomb et estompe sur papier calque. Signée en bas vers la droite. Provenance : succession Kimiyo Foujita. Certificat de la vente. Cette œuvre a été conçue dans l’esprit de la Renaissance durant l’année 1965 pour la décoration de la chapelle Notre Dame de la Paix surnommée chapelle Foujita à Reims.


Réf: 29992

8000 euros







Correspondance de 84 lettres ou cartesautographes signées

HAHN Reynaldo
Correspondance de 84 lettres ou cartes autographes signées adressées à Magda Tagliaferro [Pétropolis, Brésil, 1893 - Rio de Janeiro, 1986], pianiste française et brésilienne. 1929-1937 ; formats divers, in-4°, in-8° et in-12. Intéressante correspondance évoquant le mariage de la pianiste avec André Bernheim. R. Hahn la qualifie de « plus grande virtuose de notre temps ». Dans une lettre, il exprime sa joie « d’apprendre que vous n’aviez pas joué la musique de cet insupportable imbécile. Gracias a Dios ! […] Je trouve inadmissible de se faire payer pour diriger sa propre musique, donc si je ne dois diriger que le Concerto, je demanderai simplement les frais de voyage. » Il raconte en avril 1929 qu’il « travaillotte à la fantaisie pour piano et orch. Il ne faudrait pas manquer cela l’hiver prochain, car je crois que cela va marcher admirablement. […] Si j’arrive à faire ce que je rêve, ce sera un nouveau coup de pied à la sale musique. Le Co [concerto] pour violon a eu un retentissement que je ne prévoyais pas, à cause qu’il est chantant et construit. Ecco ! » Un autre billet nous renseigne sur l’envoi d’un souvenir de Chopin : « Je retrouve dans un fouillis de souvenirs ces lignes composées par Risler il y a cent ans, sur une boucle de cheveux de Chopin. Je vous l’envoie, conservez-la en souvenir d’Edouard. » Il lui envoie des biscuits pour un voyage : « Grignotez, sommeillez, reposez vous, triomphez et REVENEZ. » Il évoque les musiciens d’Ollone, Laparra, Rouché, etc. Il évoque une « atmosphère régnant autour des incertains : Magda T. [Tagliaferro] est une pianiste du plus grand talent, une artiste remarquable. Mais : elle est riche ; mais elle n’a pas encore fait de professorat ; mais elle est obligée de s’absenter souvent pour ses concerts. » En 1933, il apprend la mort de Painlevé « qui m’a beaucoup peiné. J’ai toujours admiré cet homme si noble et si pur, ce grand cerveau si au-dessus de tous ceux qu’il a côtoyés dans sa vie politique et dont il n’avait ni les tares ni les ridicules. » Correspondance amicale à consonance musicale, où beaucoup de lettres reflètent l’admiration que se vouaient les correspondants. Quelques petites portées musicales enjolivent l’ensemble. On joint : 7 télégrammes de R. Hahn, 3 lettres de correspondants divers dont Gérard Bauër, 1 pièce dactylographiée (allocution prononcée le 26 mai au Café Versailles à l’occasion de la réception de M. Reynaldo Hahn, 5 pages in-4°). Très bon ensemble.


Réf: 28061

8500 euros







Lettre autographe signée

JACQUES II
Lettre autographe signée « Jacques », adressée à l’amiral d’Estrées. Londres, 4 juin 1673 [14 juin 1673, nouveau style]. 2 pages 1/4 in-4°, en français, adresse au dos, cachets de cire rouge aux initiales «D» et «J » inversé [« Duke James »] et vestiges de lacs de soie rose, second feuillet monté sur un fin encadrement de papier. Très belle lettre sur la bataille navale de Schoneveld où s’affrontèrent la flotte franco-anglaise du prince Rupert et de l’amiral d’Estrées à la flotte hollandaise de l’amiral de Ruyter. Dans le cadre de la guerre de Hollande, les redoutables tacticiens qu’étaient les amiraux holandais, résistèrent victorieusement aux trois attaques engagées contre eux, d’abord dans la baie de la Sole le 7 juin 1672 (bataille navale éponyme) et les 7 et 14 juin 1673 (batailles navales de Schoneveld), puis devant l’île de Texel le 21 août 1673. À la suite de ces événements, la France dut évacuer les Provinces-Unies à la fin de 1673 et l’Angleterre signa une paix séparée en 1674. «J’ay esté bien aise d’aprendre […] que vous estiez si bien sorti d’affaire de parmy les enemys et bancs de sable, du dernière desquls il y avoit plus à apréhender que des premiers. Je vous assure qu’icy, ausi bien que dans notre flotte, on est fort satisfait de vous, et de tout votre esquadre. Et le capitaine du Cambridg m’a dit que sans le secours qu’il a eu de vous et de quelques-uns de vos vaisseaux, il couroit grand risque de demeurer parmi les enemys. Nous sommes après à envoyer toute chose nécessaires pour notre flotte, et le pluspart est déjà embarqué, mais le vent contraire qu’il fait les empêche de sortir de la rivier, et la semaine qui vient tous le vaisseaux de guerre qui sont revenu avec le cap. Narboroug [le capitaine et futur amiral John Narborough] seront prest, et au mesme temps le pluspart de notre infantrie sera arrivez au rendé-vous près de cette ville et les vaisseaux pour les transporter sont déjà prest pour les recevoir, voilà tout ce que j’ay le temps de vous dire asteur [à cette heure?] que de vous assurer la continuation de mon amitié...» Le duc d’York, qui fut grand amiral d’Angleterre (Lord high admiral of England) de 1660 à 1673 puis en 1684-1685, et qui conserva de fait la tutelle de la Marine dans l’intervalle. Neveu de la maîtresse d’Henri IV et fils du maréchal Jean d’Estrées [1624-1707], débuta sa brillante carrière militaire dans l’infanterie sous les ordres de Condé puis de Turenne, devenant lieutenant général en 1655, et la poursuivit à partir de 1668 dans la Marine, promu au grade de vice-amiral en 1671 et au rang de maréchal de France en 1681. Il servit dans la guerre de Hollande, remportant des succès à Cayenne (1676), à Gorée et à Tabago (1677), puis contre les Barbaresques, obtenant d’heureux résultats à Tripoli et Tunis (1685) puis à Alger (1688). Il devint duc en pair à la mort de son frère en 1687.


Réf: 25487

9000 euros







Très beau portrait en fixé sous verre

ÉCOLE ITALIENNE DU XIXe SIÈCLE — GARIBALDI Giuseppe
Très beau portrait en fixé sous verre. XIXe siècle. Garibaldi est représenté en uniforme de major-général de l’armée piémontaise. On peut dater le tableau de 1859-1860. Présenté dans son cadre d’origine. (Hauteur 580 mm). Giuseppe Garibaldi est la grande figure du risorgimento italien, un personnage emblématique, élevé au rang de mythe par la République italienne. Très jolie peinture.


Réf: 615

9000 euros







Communiqué du décès du maréchal Pétain à l’île d’Yeu

PÉTAIN Philippe
Communiqué original du décès du maréchal Pétain à l’île d’Yeu, le 23 juillet 1951 ; 1 page in-8° Certificat original affiché à l’île d’Yeu, signé par le médecin capitaine Maître. « Communiqué : “Le Malade est décédé ce matin à 9 heures 22”. Le 23 juillet , 9 heures 45, Le Médecin Capitaine Maître ». Est jointe une lettre autographe signée du médecin Maître authentifiant ces deux pièces. « Entre les deux pièces qui m’ont été présentées par Monsieur Pierre Bourget il m’est apparu que le certificat original affiché à l’île d’Yeu est celui qui comporte mon cachet au dessus de ma signature. » On joint l’autre certificat identique (mais sans le cachet de l’île d’Yeu). Un papier sans doute de la main de Bernard-Derosne explique l’origine : « Ce document historique a été apporté le 23 juillet 1951 à l’Hôtel des voyageurs, à l’île d’Yeu par un garde-mobile et aussitôt affiché à l’usage de la presse. Après l’enterrement de Pétain, il fut joué au 421 par deux journalistes, Ledieu de l’A.F.P. et Bernard-Derosne de l’Aurore et gagné par celui-ci. Ledieu en fit établir un second par le médecin pour sa collection personnelle. »


Réf: 29350

9000 euros







Livre aux armes

NAPOLÉON BONAPARTE — SPONTINI Gaspare Luigi Pacifico
Livre au chiffre du Premier Consul Napoléon Bonaparte. La Finta filosofa, dramma gioccoso per musica, in tre atti. (La Philosophe par feinte. Opéra-bouffon en trois actes représenté pour la première fois sur le théâtre de l’Opera-Buffa, le 21 pluviôse an 12 [11 février 1804]. Paris Mestayer, 1804 ; in-8°, maroquin rouge souple, plats couverts d’un semis d’étoiles dorées avec large dentelle Empire d’encadrement, chiffre couronné doré au centre, doublé et gardes de papier bleu avec dentelles d’encadrement, tranches dorées (Reliure de l’époque). Édition originale. [Cat. Soleinne, IV, 4766]. Charmant exemplaire dont la fine reliure parsemée d’étoiles, porte au centre le chiffre couronné NB de Napoléon Bonaparte. ce chiffre très rare, est reproduit par l’armorial Olivier (pl. 2652) qui l’a rencontré sur un volume publié également en 1804, année ou Napoléon fut proclamé par le Sénat Empereur des Français.


Réf: 28659

9000 euros







Ensemble de 12 lettres autographes signées

VILLIERS DE L’ISLE-ADAM
Ensemble de 12 lettres : — Lettre autographe signée, adressée à « Mes chers amis ». Sans date ; 3 pages in-8°. Pas signalée dans la Correspondance (ancienne collection Colonel Sicklès). « Je vous écris à la hâte. J’ai oublié, dans mon zèle, de vous dire le titre : c’est : Fiat in Oriente Hax !.. Je m’occupe du numéro avec des noms […], ainsi que vous m’avez autorisé à le faire. Réfléchissez bien et froidement aux avantages de la chose : le Gd duc Nicolas vient de quitter San Stefano, le vent est à la Turquie libérale, c’est l’occasion même en France. De plus ce sont des vers, quand le diable y serait !... Donc honorable de les publier. Quant à la suite, je n’ai rien à ajouter, vous avez du tout comprendre d’un coup d’oeil. Mes vêtements de gala m’arrivent lundi à 4 heures je serai chez qui de droit, et vous verrez. Si vous avez su tirer parti ultérieurement de la situation cela vous regarde ! Relativement au journal, c’est un pétard terrible, une vente quintuple ou sextuple assurée là bas, enfin les choses sérieuses en plus, pour le présent ou l’avenir. Pendant que je vous cherche le reste, faites composer le plus vite possible, revoyez les vers faibles, dans la description de la fin, - mercredi je serai chez vous à 4 heures […] J’enverrai l’autographe de Victor Hugo au mieux lundi. » — Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. Sans date ; 1 page in-16. (N°481 de la Correspondance générale). « Ne cherchez plus ! J’ai trouvé, par un hasard plus qu’étonnant. Le paquet de cette épreuve 12 était roulé et enveloppé à votre adresse, et je n’avais oublié que de le porter. » — Lettre autographe signée, adressée à Louise Dyonnet. [1864] ; 1 page in- 8°. (N°28 de la Correspondance générale). En 1863, il noue une liaison avec Louise Dyonnet, une demi-mondaine, mère de deux enfants, et accomplit un séjour de quinze jours en août à Solesnes, où il rencontre Louis Veuillot. En 1864, alors qu’il rompt avec Louise Dyonnet, il fait la connaissance de Flaubert et se lie d’amitié avec Mallarmé, son père fait une nouvelle fois faillite. « Ma chère Louise, je n’ai que le temps de jeter à la poste ce petit mot. […] Mardi, vous pourrez demander au comptoir du café dont nous sommes convenus, une petite boîte que j’ai laissée hier pour vous. Vous y trouverez une lettre, dans laquelle je vais ajouter un louis, pour votre voyage et votre dîner, puisque vous êtes pauvre en ce moment. Impossible de vous offrir davantage. […] Je ne pourrai pas venir mardi. Ne m’en veuillez pas et sans adieu ». — Lettre autographe signée, adressée à sa femme. [1878] ; 1 page 1/2 in-8°. (N°183 de la Correspondance générale). « L’article de 5 colonnes paraît après-demain matin. Je suis au milieu de tout ce monde royaliste et convoqué pour l’hôtel Continental jeudi prochain à la séance des comités. […] Il faut faire l’impossible, si ce n’est pas au dessus de vos forces ; il faudrait absolument dix francs ! Songez donc, après sept années d’attente, c’est fini. Sept années, de disette, de Pharaon ! Elles ont précédé les autres avec moi. » Très intéressant ensemble entièrement inédit, concernant la préparation du drame Le Nouveau Monde, qui fut une de ses oeuvres qui donna sans doute le plus d’espoir à Villiers de l’Isle-Adam. H. Ballande, directeur du théâtre des Nations, contacta Villiers au printemps 1880. Tout en étant enthousiaste du drame, Ballande se montra prudent et entendait bien être couvert de ses frais à l’avance. La correspondance que lui adressa Villiers, et qui se trouve ici réunie, montre bien les atermoiements de Ballande durant le printemps et l’été 1880. L’affaire traîna en longueur, et la représentation ne put avoir lieu. 4 lettres autographes signées, adressées à H. Ballande, directeur du Théâtre des Nations. Formats in-8° : 21 mars 1880 : « Comme je doute que vous puissiez me donner mon manuscrit du Nouveau Monde demain au soir, à cause de la longueur des indications de mise en scène, et comme je vais à la campagne ce soir pour n’en revenir que mardi, je passerai moi-même, chez vous, mardi, vers quatre heures, pour prendre la copie et vous donner le drame en l’acte dont je vous ai parlé. Voici, ci joint, les Personnages du Nouveau Monde. J’avais oublié de vous dire que les indications de mise en scène, entre le dialogue, et à la suite des noms des personnages de ce dialogue, doivent être souligné à l’encre rouge. » ; 11 mai 1880 : « N’ayant aucune espèce de nouvelle de ce dont je vous avais parlé, ayant fait une démarche à laquelle il ne m’a pas encore été répondu, je me vois obligé, pour ne pas vous induire en des engagement qui pourraient ne pas être réalisables, de renoncer au moins, pour le moment, à la représentation du Nouveau Monde sur votre scène. » ; 20 mai 1880 : « M. Marras et moi nous nous sommes infructueusement présentés ce soir, au théâtre, pour vous soumettre le projet d’une démarche immédiate uni ne pourrait qu’amener d’excellents et effectifs résultats. Comme il s’agit d’entrer en répétitions, ou tout au moins en lecture, vers le 26 du courant et que cette mise à l’étude du Nouveau Monde est subordonnée à la location d’une cinquantaine de loges, il est un moyen de hâter cette combinaison. Le premier et principal avertissement sera donné samedi matin, 22, dans le The continental gazette, journal américain très important. De plus je me suis assuré le concours de quelques chroniqueurs influents qui présenteront la chose sous le jour excellent qu’elle mérite. […] Il faudrait, soit par une lettre d’introduction qu’il vous serait facile d’obtenir, soit tout simplement par une demande d’audience immédiate au ministre des États-Unis, M. Noyes, vous présenter chez lui. Sans lui parler aucunement de souscription, ni du prix même que vous désiriez louer les loges pour les trois premières soirées, vous priez M. Noyes de vouloir bien honorer de sa présence la représentation du 4 juillet. […] Et bien, en obtenant de lui ce simple assentiment, nus acquérons le droit d’imprimer, de publier dans la presse française et américaine, — et anglaise —, que le ministre doit assister à la première soirée, ce qui donne un caractère de patronage officiel à notre affaire. […] Maintenant, il n’est pas de réclame plus sérieuse, plus attirante du public de la location, que la mise à l’étude même de l’ouvrage, que les répétitions connues et commentées par la presse, presque tous les jours. De plus, lorsqu’il s’agit d’un drame distingué, d’un prix important, revêtu déjà d’une célébrité de presse exceptionnelle, devant être représenté à propos d’un événement national, […] dans une époque où devront fermer les principaux théâtres, comment voulez-vous que, non pas les trois premiers, mais les dix première soirées au moins ne soient pas assurées à l’avance et que la location s’arrête ? Je ne comprends donc pas bien la nature de votre hésitation quant à la mise à l’étude du Nouveau Monde. » ; 10 octobre 1880 : « Je prends la liberté, mon cher Directeur, de vous recommander de la manière la plus sérieuse (si toutefois même, il est besoin de cette recommandation), Madame Leroy. Je lui crois des qualités nerveuses (chose très étrange à dire d’une artiste dramatique !) et de plus une jolie et intelligente voix, qui passe bien la rampe et qui dit juste. Quant à sa personne, il suffit de la regarder pour être fixé très vite sur le charme qu’elle doit exercer sur une salle. » — Lettre autographe signée. Janvier 1884 ; 2 pages in-8°. (N°269 de la Correspondance générale). « J’ai reçu vos deux derniers numéros et je ne sais comment vous remercier d’avoir compris qu’effectivement cette scène d’Axël, inintelligible seule (quelques efforts que j’ai faits pour la rendre même lisible, ne convenait pas au Monde militaire. […] Donc n’en parlons plus. Je vais donc vous donner, gratis (ayant déjà touché de l’or pour ce dialogue), un article rédigé pour le journal. Ceci le plus tôt possible, puisque, maintenant, je suis à peine debout. » — Lettre autographe signée. 29 décembre 1884 ; 1 page 1/2 in-8°. (N°127 de la Correspondance générale). « Vous m’avez donné, le mois dernier, un coup d’épaule qui m’a été salubre ; complétez-le, voulez-vous ! Encore quelques jours de travail et je serai sauf. Je ne suis pas venu le 25, espérant pouvoir me passer du second billet de cent francs ; mais quelle fin d’année ! J’ai bon courage, ce n’est qu’un moment ! Je rembourserai. Lorsqu’on offre les chances d’un succès réel avec des décors ordinaires, on est joué vite, et s’il faut en croire tous mes amis, j’ai en mains quelque chose de sérieux dans ces conditions. Pouvoir achever et agir n’est plus qu’une question de strict nécessaire. » — Lettre autographe signée, adressée à l’éditeur Scheuring. Paris, le 29 février 1886 ; 2 pages in-8°. (N°330 de la Correspondance générale) « Voudriez-vous s’il vous plaît m’envoyer, dans le courant de la semaine, le montant du prix de de la vente de mes Premières Poésies depuis notre dernier règlement (qui date de plusieurs années). On est venu me demander des dédicaces sur la première page de 24 exemplaires achetés ( et achetés cher) depuis moins de deux ans. » — Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. 6 août 1887 ; 1 page in-8°. (N°417 de la Correspondance générale). « Il va sans dire que la nouvelle qui paraît ce matin par hasard et enfin, savoir l’Agrément inattendu, n’est pas la chronique intitulée L’humble modèle, spécifiée dans mon bon pour toucher, consenti à la maison Quantin. Cette chronique devant seulement paraître lundi matin. »


Réf: 29442

9000 euros