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Ensemble de lettres autographes signées

CONCORDAT
Ensemble de 5 documents intégralement ou en partie autographes de l’abbé Bernier. De décembre 1800 à juillet 1801. Important dossier relatif au projet de concordat entre Bonaparte et Pie VII. Il témoigne des transactions interminables — émaillées d’incidents et de menaces — qui en précédèrent la signature. L’abbé Bernier qui avait pris une part active au soulèvement vendéen, fut l’un des négociateurs du Concordat. Celui-ci fut signé le 15 juillet 1801 par Bonaparte et le cardinal Consalvi, représentant du pape. Le dossier comprend : — Un document autographe de l’abbé Bernier et de Monseigneur Spina (archevêque de Gênes). [Fin décembre 1800] ; 8 pages in-4°. En-tête manuscrit sur 2 colonnes : « Rédaction proposée — Notes finales » : projet de convention n° II de la main de Bernier avec en vis-à-vis les observations (« notes finales ») de Monseigneur Spina. Dans la colonne « rédaction proposée » : « Le gouvernement de la République française reconnait que la grande majorité de la nation professe le catholicisme romain, et déclare qu’en conséquence il protegera la publicité de son exercice d’une maniere speciale et que tous les actes du gouvernement contraires au libre exercice de son culte sont annulés. […] Il sera fait daccord entre le St Siège et le Gouvernement français une nouvelle circonscription qui reduira l’église gallicane à cinquante evêchés et dix metropoles », etc. Face à la proposition de Bernier se trouvent les objections de Spina qui défendait la position du pape. — 2 lettres autographes signées de l’abbé Bernier. 31 janvier 1801 ; 4 pages in-4°. Lettres adressées à deux cardinaux qui seront appelés par le pape à délibérer sur le projet de convention proposé par le gouvernement français. « On se récriera sans doute contre plusieurs articles. Je sens, comme Votre Éminence, ce qu’ils ont de pénible mais je dois ajouter que les circonstances sont telles que le Premier Consul ne croit pas pouvoir, pour le moment, accorder autre chose sans compromettre la paix intérieure et son autorité. » — Rapport en partie autographe de l’abbé Bernier au Premier consul. 27 mai 1801 ; 5 pages 1/3 in-folio. Très important et hautement précieux rapport qui indique « les moïens de rendre admissible le projet de convention et de bulle » adressé par le Saint-Siège. Il s’agit du contre-projet romain au projet français n°V, apporté à Paris le 23 mai. « Le projet qui vous est proposé me paroît quant au fond absolument le même que celui qu’entre votre nom le ministre avoit approuvé : tout se réduit à des changemens de rédaction plus ou moins clairs, plus ou moins précis, mais qui constamment rendent la même idée sous une forme différente. » Suivent les remarques et les corrections proposées par Bernier. Ce document est arrivé sous les yeux de Bonaparte. — Lettre autographe signée de l’abbé Bernier adressée au cardinal Consalvi. Paris, 18 messidor an IX [7 juillet 1801] ; 3 pages 1/2 in-folio sur une colonne. Bernier rend compte de son entretien avec Bonaparte à propos d’un contre-projet proposé par Consalvi : le Premier consul « m’a chargé de faire encore à Votre Éminence de nouvelles observations. Elles seront courtes. Elles ont rapport à des objets qui intéressent sa personne et à l’emploi qu’il peut faire du pouvoir qui lui est confié et qu’il craint d’excéder, comme Votre Éminence redoute d’aller au-delà de ses pouvoirs […]. Je suis persuadé que Votre Éminence souscrira sans peine à ces nouveaux changemens, sans lesquels le gouvernement ne pourroit se prêter à des vues dont il désire autant que les Français catholiques l’heureux accomplissement. » Dossier extraordinaire.


Réf: 28636

8000 euros







Ensemble de lettres autographes signées

MALCOLM Clementina Elphinstone, Lady Pulteney
9 lettres autographes signées, adressées à sa cousine Margaret Elphinstone et ses tantes Miss Elphinstone et Lady Hester Keith. Sainte-Hélène [1816-1817] ; 64 pages in-4°, adresses (quelques marques postales) ; en anglais. Très intéressante correspondance de l’épouse du commandant en chef de la station navale de Sainte-Hélène. L’amiral Pulteney Malcolm (1768-1838) arriva à Sainte-Hélène le 17 juin 1816 pour remplacer l’amiral Cockburn, en même temps que les commissaires envoyés par les puissances d’Europe. Il fut bien accueilli par Napoléon, ainsi que sa femme, nièce de lord Keith ; ils furent souvent reçus à Longwood, pendant l’année qu’ils passèrent à Sainte-Hélène. Lady Malcolm tint un intéressant journal de son séjour et de ses conversations avec Napoléon. Nous ne pouvons donner ici qu’un rapide aperçu de ces longues lettres. — Briars, 28 juin [1816]. Le lendemain de leur arrivée, il y a dix jours, Bonaparte a reçu l’amiral [Cockburn] et Pulteney, et a parlé d’officiers de la marine anglaise, de vaisseaux, des nouvelles d’Europe, etc. Elle a fait sa première visite à Mme « Bertrande », qui semble, ainsi que son mari, plus déprimée que les autres ; Mme Bertrand ne dîne plus comme autrefois tous les jours à Longwood, mais dit que c’est un effet de la bonté de l’Empereur, à cause de sa mauvaise santé... Il est longuement question du contrôle de la correspondance de Longwood, et du contentieux concernant le titre d’Empereur... Première visite à Longwood : description de l’arrivée, premières impressions sur Montholon, Las Cases et Gourgaud, relation de sa conversation avec Bonaparte à propos des poèmes d’Ossian ; il enfile sans cesse des questions (à Pulteney il a parlé de Lord Hood, amiral Cornwallis, Lord Saint-Vincent) ; description du personnage, de ses manières... Remarques sur les commissaires Balmain et Montchenu... — Briars, 4 juillet. Envoi d’une relique de Bonaparte, sous forme de cheveux obtenus par l’intermédiaire de Las Cases ; remarques sur les cheveux, le teint et les yeux de Bonaparte, qui n’ont rien de féroce ; son visage est agréable et sa manière gracieuse... à Sainte-Hélène, Bonaparte a l’unique voiture tirée par des chevaux ; observations sur ses déplacements, sur ses relations avec les commissaires, et sur ce qu’on dit de l’entourage de Bonaparte, qui le trompe à tout propos... Visite à Mrs. Young, connue par la sotte lettre insérée dans les gazettes qui a tant fâché Bonaparte... Pulteney a présenté quelques-uns de ses officiers à Bonaparte : celui-ci a parlé pendant deux heures et demie de sa propre vie, et a promis à Pult quelques chapitres de son histoire. Échos de leur conversation sur la bataille de Waterloo, que Bonaparte aurait dû gagner... — The Briars, 25 juillet. Problèmes de logement à Sainte-Hélène... Habitudes de loisir de Bonaparte, et souvenirs de Bertrand sur les habitudes de travail nocturne de l’Empereur pendant les guerres... Bonaparte amateur de musique italien et physiognomoniste... Bertrand fort déprimé... Échos de la conversation de Bonaparte avec Pulteney et ses officiers, notamment sur la question de négociations d’une paix anglo-française, et appréciation des commissaires que Bonaparte refuse de voir : Balmain fort supérieur à Sturmer, l’Autrichien, et à Montchenu, qui en véritable Français se met toujours en avant... — Cape Town, 17 octobre : la veille de leur départ de Sainte-Hélène, Pult a rendu visite à Bonaparte, qui l’a reçu avec sa bonté habituelle. Il n’a pas évoqué ses différends avec Sir Hudson Lowe, ni rien de désagréable, mais a parlé des événements maritimes de la dernière guerre, du passage au Cap et des Hollandais, qu’il estime un peuple stupide, très arriéré par rapport aux autres nations... — Cape Town, 2 novembre : Elle espère que le successeur de Pulteney a été nommé ; s’ils avaient dû rester, elle aurait regretté que Cape Town ne fût pas leur quartier général plutôt que Sainte-Hélène, l’endroit et la société étant beaucoup plus agréables... — Newlands [près de Cape Town], 6 novembre : leur retour à Sainte-Hélène est fixé à mercredi prochain, sauf mauvais temps... — Sainte-Hélène, 26 janvier [1817]. Bonaparte reste toujours à la maison, avec pour tout exercice des billards. Description d’un nouveau jeu que Bonaparte a inventé, et qu’il joue avec son entourage. Il a reçu Pulteney plus de trois heures, il y a quinze jours. Le capitaine et Mme Devon connaissent bien sa suite : ils reviennent de Longwood, mais n’ont pas vu Bonaparte ; les Montholon et les Bertrand ont dit qu’il était toujours en robe de chambre, le matin... — [Londres], 3 septembre. Pulteney est allé à Longwood la veille de leur départ, pour prendre congé et présenter son successeur. Le général Bonaparte avait un mal de dents et le visage gonflé, ce qui a retardé d’un jour la rencontre avec Lord Amherst (1er juillet) ; Pulteney l’a revu le 3 et il allait bien. Elle-même a reçu les visites de Bertrand et Gourgaud le 4 juillet, jour du départ. Le 19 juin ils avaient eu un long entretien avec Bonaparte. Il paraît incroyable qu’il ne se laisse pas parfois aller à une dépression profonde, mais si on le dit souvent en colère, personne ne prétend l’avoir vu abattu. Chaque fois que Pulteney lui a rendu visite, il a parlé et ri avec vivacité d’événements dont il avait été l’acteur principal. Il passe encore le plus clair de son temps à revoir son histoire. La fuite est évidemment impossible, mais il pourrait concevoir que dans un monde en mutation constante on pourrait un jour le libérer de Sainte-Hélène. Son seul exercice est la promenade, et elle est rare... Description des appartements de Bonaparte et sa suite à Longwood, observations sur Gourgaud et les Bertrand, et appréciation du Dr O’Meara, que Bonaparte voit presque tous les jours, pour causer parfois pendant des heures, souvent en italien. Elle déplore que les Bertrand n’écrivent à personne pour éviter de soumettre leur correspondance à Lowe, et aussi qu’à Londres on soit si mal informé concernant Sainte-Hélène... — 6 septembre. Elle a beaucoup souffert du mal de mer, au retour... Elle parle avec réticence du mariage de sa cousine Marguerite avec le comte de Flahaut... On joint une L.A. (incomplète ?), à Marguerite Elphinstone, East Lodge 30 juin, et une lettre d’une autre main, à Sophy, inspirée par la lettre de Lady Malcolm du 28 juin 1816 (6 et 4 pages in-4, déchir. ; en anglais).


Réf: 28843

8000 euros







RELIURE AUX ARMES.

BONAPARTE Joseph, prince, comte de Survilliers
« Lettera pastorale » de Bernardo Della Torre. Napoli, nella stamperia Simoniana [probablement 1807] ; in-4°, 14 pages -2 blanches. Basane fauve marbré, dos lisse orné d’une frise de rubans et de fleurs dorée, large encadrement doré sur les plats avec aigle impérial doré au centre frangé de rinceaux végétaux, coupes guillochées (reliure de l’époque). Le vicaire général de Naples compose là un panégyrique de Napoléon et de son frère Joseph (roi de Naples depuis le 30 mars 1806), à l’occasion de la paix qui suivit la victoire de Friedland (14 juin 1807). Exemplaire de dédicace offert par l’auteur à Joseph Bonaparte (fer armorié inconnu à Olivier), estampille couronnée à l’encre rouge « R.B » avec, en dessous, une estampille à l’encre bleue : « duplicado ». Splendide reliure italienne aux armes de Joseph Bonaparte, roi de Naples.


Réf: 28690

8000 euros







RECUEIL DE POÈMES, DE PENSÉES et dessins

LIVRE D’OR
Livre d’or pour le fils de Georges Ricou, Tony Ricou. Superbe album amicorum richement illustré à pleine page de dessins et de pensées autographes signées. De 1913 à 1938 ; 220 x 285 mm. Tony Ricou alias “Richard Tavernier” [1912-1944] fut un résistant français et un dirigeant de combat Zone Nord. Avant-guerre, il est adjoint au chef de cabinet de Camille Chautemps. En juin 1940, affecté au 2e bureau de la Place de Paris, arrêté le 5 février 1942, il est emprisonné à Fresnes au Cherche-Midi puis déporté à la prison de Sarrebruck il est condamné à mort et guillotiné à la prison de Cologne. Le livre d’or a été commencé en 1913, par son père Georges, homme politique de gauche, il avait alors 1 an, les derniers écrits sont de 1933. De très nombreux artistes ont laissé une trace de leurs passages dans la vie de cet homme courageux qui a exposé et perdu sa vie au service de la France. — Un petit poème de Jean Richepin 1919 — Poème de Louis Marsolleau. — Une chanson de l’écrivain Maurice Maeterlinck. — Poème autographe signé d’André de Lamandé 1920. « Le vieux Mal est toujours tout près d’être vainqueur, Et le bien ne prévaut qu’en s’y rompant le coeur! » de Fernand Gregh poète et critique littéraire — Un petit air composé par Claude Terrasse qui a écrit la musique de la pièce Ubu Roi d’Alfred Jarry 1913. — Petit poème d’Albert du Bois, homme de lettre de langue française et diplomate belge militant wallon 1919. — Une page musicale autographe signée par Manuel de Falla, 1913. — Un dessin de Charles Granval acteur 1919 — Page de texte du dramaturge français Henri Bernstein. « Ou donc est-il ce temps charmant où le mot m’arrivait si vite! Le mot venait d’abord, et la pensée ensuite... J’était un poète vraiment! » de Tristan Bernard. — Superbe dessin de Don 1920 — Superbe dessin de E. Clair-Guyot 1926. — Poème autographe signé de Paul Bourget. — Superbe dessin à la gouache de Joseph Hémard. — Poème d’Henry Marx écrivain français, auteur de romans, de poèmes, de pièces de théâtre et d’essais. — Petit écrit d’Henri Bataille dramaturge et poète français . — Petit écrit de Jean Sarment acteur et écrivain français. — Très beau poème de Paul Fort, poète et dramaturge français « La Ronde autour du Monde Si toutes les filles du monde voulaient s’donner la main, tout autour de la mer elles pourraient faire une ronde Si tous les gars du monde voulaient bien être marins, ils f ’raient avec leurs barques un joli pont sur l’onde Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gens du monde voulaient s’donner la main». — Très beau dessin colorié de Bétout costumier pour le théâtre et le music hall 1921. — Un dessin au crayon de couleur de Jean Gabriel Domergue. — Très beau portrait signé par Henri Rudaux artiste peintre. — Page de musique autographe signée de Manuel de Falla, 1928. — Une page musicale autographe signée d’Alfred Bachelet, compositeur et chef d’orchestre français 1928 . — Une portée musicale autographe signée Georges Hüe compositeur de musique français (prix de Rome en 1879) — Une page musicale autographe signée de Max d’Ollone chef d’orchestre, compositeur et musicographe français 1930. - Et bien d’autres encore... Un magnifique livre d’or.


Réf: 29412

8000 euros







Lettre autographe signée

DREYFUS Alfred
Lettre autographe signée, adressée à un procureur. 15 juillet 1906 ; 1 page in-8°. « Je tiens à vous exprimer toute ma reconnaissance et toute mon admiration pour le courage et la conscience avec lesquels vous avez requis lors de la première révision, sans souci des calomnies et des injures. »


Réf: 29652

8000 euros







Dessin signé

FOUJITA Léonard (Fujita Tsuguharu, dit)
Mère au voile et sa fillette. 28,8 x 22 cm. Dessin à la mine de plomb et estompe sur papier calque. Signée en bas vers la droite. Provenance : succession Kimiyo Foujita. Certificat de la vente. Cette œuvre a été conçue dans l’esprit de la Renaissance durant l’année 1965 pour la décoration de la chapelle Notre Dame de la Paix surnommée chapelle Foujita à Reims.


Réf: 29992

8000 euros







Correspondance de 84 lettres ou cartesautographes signées

HAHN Reynaldo
Correspondance de 84 lettres ou cartes autographes signées adressées à Magda Tagliaferro [Pétropolis, Brésil, 1893 - Rio de Janeiro, 1986], pianiste française et brésilienne. 1929-1937 ; formats divers, in-4°, in-8° et in-12. Intéressante correspondance évoquant le mariage de la pianiste avec André Bernheim. R. Hahn la qualifie de « plus grande virtuose de notre temps ». Dans une lettre, il exprime sa joie « d’apprendre que vous n’aviez pas joué la musique de cet insupportable imbécile. Gracias a Dios ! […] Je trouve inadmissible de se faire payer pour diriger sa propre musique, donc si je ne dois diriger que le Concerto, je demanderai simplement les frais de voyage. » Il raconte en avril 1929 qu’il « travaillotte à la fantaisie pour piano et orch. Il ne faudrait pas manquer cela l’hiver prochain, car je crois que cela va marcher admirablement. […] Si j’arrive à faire ce que je rêve, ce sera un nouveau coup de pied à la sale musique. Le Co [concerto] pour violon a eu un retentissement que je ne prévoyais pas, à cause qu’il est chantant et construit. Ecco ! » Un autre billet nous renseigne sur l’envoi d’un souvenir de Chopin : « Je retrouve dans un fouillis de souvenirs ces lignes composées par Risler il y a cent ans, sur une boucle de cheveux de Chopin. Je vous l’envoie, conservez-la en souvenir d’Edouard. » Il lui envoie des biscuits pour un voyage : « Grignotez, sommeillez, reposez vous, triomphez et REVENEZ. » Il évoque les musiciens d’Ollone, Laparra, Rouché, etc. Il évoque une « atmosphère régnant autour des incertains : Magda T. [Tagliaferro] est une pianiste du plus grand talent, une artiste remarquable. Mais : elle est riche ; mais elle n’a pas encore fait de professorat ; mais elle est obligée de s’absenter souvent pour ses concerts. » En 1933, il apprend la mort de Painlevé « qui m’a beaucoup peiné. J’ai toujours admiré cet homme si noble et si pur, ce grand cerveau si au-dessus de tous ceux qu’il a côtoyés dans sa vie politique et dont il n’avait ni les tares ni les ridicules. » Correspondance amicale à consonance musicale, où beaucoup de lettres reflètent l’admiration que se vouaient les correspondants. Quelques petites portées musicales enjolivent l’ensemble. On joint : 7 télégrammes de R. Hahn, 3 lettres de correspondants divers dont Gérard Bauër, 1 pièce dactylographiée (allocution prononcée le 26 mai au Café Versailles à l’occasion de la réception de M. Reynaldo Hahn, 5 pages in-4°). Très bon ensemble.


Réf: 28061

8500 euros







Lettre autographe signée

NERVAL Gérard de
Lettre autographe signée. Passy, 24 septembre 1862 ; 2 pages 1/2. « Je vous remercie de la lettre affectueuse que vous avez bien voulu m’écrire […]. Je m’empresse de vous adresser toutes les pièces dont je vous ai parlé qui peuvent vous intéresser, et je n’ai pas besoin de vous dire que j’approuve d’avance tel usage qu’il vous plaira d’en faire. » À la suite de cette lettre, le remarquable passage sur Gérard de Nerval « Gérard de Nerval est entré pour l’avant-dernière fois dans la maison de Passy le 8 8 bre 1853. Il en est sorti le 27 mai 1854 pour voyager en Allemagne. Il a été ramené à la Maison de santé le 8 août 1854. Il en est sorti définitivement le 18 8 bre 1854. Il est mort le 26 janvier 1855. » Le 27 janvier 1855, le docteur Blanche écrivait :  « Se croyant la même énergie d’imagination et la même aptitude au travail, Gérard de Nerval comptait pouvoir vivre, comme autrefois, du produit de ses œuvres ; il travailla plus que jamais, mais il fut déçu dans ses espérances. Sa nature indépendante et sa fierté de caractère s’opposaient à ce qu’il voulût rien recevoir, même des amitiés les plus éprouvées ; sa raison s’est égarée, et c’est bien certainement dans un accès de folie qu’il a mis fin à ses jours. »


Réf: 30175

9000 euros







Lettre autographe signée

JACQUES II
Lettre autographe signée « Jacques », adressée à l’amiral d’Estrées. Londres, 4 juin 1673 [14 juin 1673, nouveau style]. 2 pages 1/4 in-4°, en français, adresse au dos, cachets de cire rouge aux initiales «D» et «J » inversé [« Duke James »] et vestiges de lacs de soie rose, second feuillet monté sur un fin encadrement de papier. Très belle lettre sur la bataille navale de Schoneveld où s’affrontèrent la flotte franco-anglaise du prince Rupert et de l’amiral d’Estrées à la flotte hollandaise de l’amiral de Ruyter. Dans le cadre de la guerre de Hollande, les redoutables tacticiens qu’étaient les amiraux holandais, résistèrent victorieusement aux trois attaques engagées contre eux, d’abord dans la baie de la Sole le 7 juin 1672 (bataille navale éponyme) et les 7 et 14 juin 1673 (batailles navales de Schoneveld), puis devant l’île de Texel le 21 août 1673. À la suite de ces événements, la France dut évacuer les Provinces-Unies à la fin de 1673 et l’Angleterre signa une paix séparée en 1674. «J’ay esté bien aise d’aprendre […] que vous estiez si bien sorti d’affaire de parmy les enemys et bancs de sable, du dernière desquls il y avoit plus à apréhender que des premiers. Je vous assure qu’icy, ausi bien que dans notre flotte, on est fort satisfait de vous, et de tout votre esquadre. Et le capitaine du Cambridg m’a dit que sans le secours qu’il a eu de vous et de quelques-uns de vos vaisseaux, il couroit grand risque de demeurer parmi les enemys. Nous sommes après à envoyer toute chose nécessaires pour notre flotte, et le pluspart est déjà embarqué, mais le vent contraire qu’il fait les empêche de sortir de la rivier, et la semaine qui vient tous le vaisseaux de guerre qui sont revenu avec le cap. Narboroug [le capitaine et futur amiral John Narborough] seront prest, et au mesme temps le pluspart de notre infantrie sera arrivez au rendé-vous près de cette ville et les vaisseaux pour les transporter sont déjà prest pour les recevoir, voilà tout ce que j’ay le temps de vous dire asteur [à cette heure?] que de vous assurer la continuation de mon amitié...» Le duc d’York, qui fut grand amiral d’Angleterre (Lord high admiral of England) de 1660 à 1673 puis en 1684-1685, et qui conserva de fait la tutelle de la Marine dans l’intervalle. Neveu de la maîtresse d’Henri IV et fils du maréchal Jean d’Estrées [1624-1707], débuta sa brillante carrière militaire dans l’infanterie sous les ordres de Condé puis de Turenne, devenant lieutenant général en 1655, et la poursuivit à partir de 1668 dans la Marine, promu au grade de vice-amiral en 1671 et au rang de maréchal de France en 1681. Il servit dans la guerre de Hollande, remportant des succès à Cayenne (1676), à Gorée et à Tabago (1677), puis contre les Barbaresques, obtenant d’heureux résultats à Tripoli et Tunis (1685) puis à Alger (1688). Il devint duc en pair à la mort de son frère en 1687.


Réf: 25487

9000 euros







Très beau portrait en fixé sous verre

ÉCOLE ITALIENNE DU XIXe SIÈCLE — GARIBALDI Giuseppe
Très beau portrait en fixé sous verre. XIXe siècle. Garibaldi est représenté en uniforme de major-général de l’armée piémontaise. On peut dater le tableau de 1859-1860. Présenté dans son cadre d’origine. (Hauteur 580 mm). Giuseppe Garibaldi est la grande figure du risorgimento italien, un personnage emblématique, élevé au rang de mythe par la République italienne. Très jolie peinture.


Réf: 615

9000 euros