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Communiqué du décès du maréchal Pétain à l’île d’Yeu

PÉTAIN Philippe
Communiqué original du décès du maréchal Pétain à l’île d’Yeu, le 23 juillet 1951 ; 1 page in-8° Certificat original affiché à l’île d’Yeu, signé par le médecin capitaine Maître. « Communiqué : “Le Malade est décédé ce matin à 9 heures 22”. Le 23 juillet , 9 heures 45, Le Médecin Capitaine Maître ». Est jointe une lettre autographe signée du médecin Maître authentifiant ces deux pièces. « Entre les deux pièces qui m’ont été présentées par Monsieur Pierre Bourget il m’est apparu que le certificat original affiché à l’île d’Yeu est celui qui comporte mon cachet au dessus de ma signature. » On joint l’autre certificat identique (mais sans le cachet de l’île d’Yeu). Un papier sans doute de la main de Bernard-Derosne explique l’origine : « Ce document historique a été apporté le 23 juillet 1951 à l’Hôtel des voyageurs, à l’île d’Yeu par un garde-mobile et aussitôt affiché à l’usage de la presse. Après l’enterrement de Pétain, il fut joué au 421 par deux journalistes, Ledieu de l’A.F.P. et Bernard-Derosne de l’Aurore et gagné par celui-ci. Ledieu en fit établir un second par le médecin pour sa collection personnelle. »


Réf: 29350

9000 euros







Livre aux armes

NAPOLÉON BONAPARTE — SPONTINI Gaspare Luigi Pacifico
Livre au chiffre du Premier Consul Napoléon Bonaparte. La Finta filosofa, dramma gioccoso per musica, in tre atti. (La Philosophe par feinte. Opéra-bouffon en trois actes représenté pour la première fois sur le théâtre de l’Opera-Buffa, le 21 pluviôse an 12 [11 février 1804]. Paris Mestayer, 1804 ; in-8°, maroquin rouge souple, plats couverts d’un semis d’étoiles dorées avec large dentelle Empire d’encadrement, chiffre couronné doré au centre, doublé et gardes de papier bleu avec dentelles d’encadrement, tranches dorées (Reliure de l’époque). Édition originale. [Cat. Soleinne, IV, 4766]. Charmant exemplaire dont la fine reliure parsemée d’étoiles, porte au centre le chiffre couronné NB de Napoléon Bonaparte. ce chiffre très rare, est reproduit par l’armorial Olivier (pl. 2652) qui l’a rencontré sur un volume publié également en 1804, année ou Napoléon fut proclamé par le Sénat Empereur des Français.


Réf: 28659

9000 euros







Ensemble de 12 lettres autographes signées

VILLIERS DE L’ISLE-ADAM
Ensemble de 12 lettres : — Lettre autographe signée, adressée à « Mes chers amis ». Sans date ; 3 pages in-8°. Pas signalée dans la Correspondance (ancienne collection Colonel Sicklès). « Je vous écris à la hâte. J’ai oublié, dans mon zèle, de vous dire le titre : c’est : Fiat in Oriente Hax !.. Je m’occupe du numéro avec des noms […], ainsi que vous m’avez autorisé à le faire. Réfléchissez bien et froidement aux avantages de la chose : le Gd duc Nicolas vient de quitter San Stefano, le vent est à la Turquie libérale, c’est l’occasion même en France. De plus ce sont des vers, quand le diable y serait !... Donc honorable de les publier. Quant à la suite, je n’ai rien à ajouter, vous avez du tout comprendre d’un coup d’oeil. Mes vêtements de gala m’arrivent lundi à 4 heures je serai chez qui de droit, et vous verrez. Si vous avez su tirer parti ultérieurement de la situation cela vous regarde ! Relativement au journal, c’est un pétard terrible, une vente quintuple ou sextuple assurée là bas, enfin les choses sérieuses en plus, pour le présent ou l’avenir. Pendant que je vous cherche le reste, faites composer le plus vite possible, revoyez les vers faibles, dans la description de la fin, - mercredi je serai chez vous à 4 heures […] J’enverrai l’autographe de Victor Hugo au mieux lundi. » — Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. Sans date ; 1 page in-16. (N°481 de la Correspondance générale). « Ne cherchez plus ! J’ai trouvé, par un hasard plus qu’étonnant. Le paquet de cette épreuve 12 était roulé et enveloppé à votre adresse, et je n’avais oublié que de le porter. » — Lettre autographe signée, adressée à Louise Dyonnet. [1864] ; 1 page in- 8°. (N°28 de la Correspondance générale). En 1863, il noue une liaison avec Louise Dyonnet, une demi-mondaine, mère de deux enfants, et accomplit un séjour de quinze jours en août à Solesnes, où il rencontre Louis Veuillot. En 1864, alors qu’il rompt avec Louise Dyonnet, il fait la connaissance de Flaubert et se lie d’amitié avec Mallarmé, son père fait une nouvelle fois faillite. « Ma chère Louise, je n’ai que le temps de jeter à la poste ce petit mot. […] Mardi, vous pourrez demander au comptoir du café dont nous sommes convenus, une petite boîte que j’ai laissée hier pour vous. Vous y trouverez une lettre, dans laquelle je vais ajouter un louis, pour votre voyage et votre dîner, puisque vous êtes pauvre en ce moment. Impossible de vous offrir davantage. […] Je ne pourrai pas venir mardi. Ne m’en veuillez pas et sans adieu ». — Lettre autographe signée, adressée à sa femme. [1878] ; 1 page 1/2 in-8°. (N°183 de la Correspondance générale). « L’article de 5 colonnes paraît après-demain matin. Je suis au milieu de tout ce monde royaliste et convoqué pour l’hôtel Continental jeudi prochain à la séance des comités. […] Il faut faire l’impossible, si ce n’est pas au dessus de vos forces ; il faudrait absolument dix francs ! Songez donc, après sept années d’attente, c’est fini. Sept années, de disette, de Pharaon ! Elles ont précédé les autres avec moi. » Très intéressant ensemble entièrement inédit, concernant la préparation du drame Le Nouveau Monde, qui fut une de ses oeuvres qui donna sans doute le plus d’espoir à Villiers de l’Isle-Adam. H. Ballande, directeur du théâtre des Nations, contacta Villiers au printemps 1880. Tout en étant enthousiaste du drame, Ballande se montra prudent et entendait bien être couvert de ses frais à l’avance. La correspondance que lui adressa Villiers, et qui se trouve ici réunie, montre bien les atermoiements de Ballande durant le printemps et l’été 1880. L’affaire traîna en longueur, et la représentation ne put avoir lieu. 4 lettres autographes signées, adressées à H. Ballande, directeur du Théâtre des Nations. Formats in-8° : 21 mars 1880 : « Comme je doute que vous puissiez me donner mon manuscrit du Nouveau Monde demain au soir, à cause de la longueur des indications de mise en scène, et comme je vais à la campagne ce soir pour n’en revenir que mardi, je passerai moi-même, chez vous, mardi, vers quatre heures, pour prendre la copie et vous donner le drame en l’acte dont je vous ai parlé. Voici, ci joint, les Personnages du Nouveau Monde. J’avais oublié de vous dire que les indications de mise en scène, entre le dialogue, et à la suite des noms des personnages de ce dialogue, doivent être souligné à l’encre rouge. » ; 11 mai 1880 : « N’ayant aucune espèce de nouvelle de ce dont je vous avais parlé, ayant fait une démarche à laquelle il ne m’a pas encore été répondu, je me vois obligé, pour ne pas vous induire en des engagement qui pourraient ne pas être réalisables, de renoncer au moins, pour le moment, à la représentation du Nouveau Monde sur votre scène. » ; 20 mai 1880 : « M. Marras et moi nous nous sommes infructueusement présentés ce soir, au théâtre, pour vous soumettre le projet d’une démarche immédiate uni ne pourrait qu’amener d’excellents et effectifs résultats. Comme il s’agit d’entrer en répétitions, ou tout au moins en lecture, vers le 26 du courant et que cette mise à l’étude du Nouveau Monde est subordonnée à la location d’une cinquantaine de loges, il est un moyen de hâter cette combinaison. Le premier et principal avertissement sera donné samedi matin, 22, dans le The continental gazette, journal américain très important. De plus je me suis assuré le concours de quelques chroniqueurs influents qui présenteront la chose sous le jour excellent qu’elle mérite. […] Il faudrait, soit par une lettre d’introduction qu’il vous serait facile d’obtenir, soit tout simplement par une demande d’audience immédiate au ministre des États-Unis, M. Noyes, vous présenter chez lui. Sans lui parler aucunement de souscription, ni du prix même que vous désiriez louer les loges pour les trois premières soirées, vous priez M. Noyes de vouloir bien honorer de sa présence la représentation du 4 juillet. […] Et bien, en obtenant de lui ce simple assentiment, nus acquérons le droit d’imprimer, de publier dans la presse française et américaine, — et anglaise —, que le ministre doit assister à la première soirée, ce qui donne un caractère de patronage officiel à notre affaire. […] Maintenant, il n’est pas de réclame plus sérieuse, plus attirante du public de la location, que la mise à l’étude même de l’ouvrage, que les répétitions connues et commentées par la presse, presque tous les jours. De plus, lorsqu’il s’agit d’un drame distingué, d’un prix important, revêtu déjà d’une célébrité de presse exceptionnelle, devant être représenté à propos d’un événement national, […] dans une époque où devront fermer les principaux théâtres, comment voulez-vous que, non pas les trois premiers, mais les dix première soirées au moins ne soient pas assurées à l’avance et que la location s’arrête ? Je ne comprends donc pas bien la nature de votre hésitation quant à la mise à l’étude du Nouveau Monde. » ; 10 octobre 1880 : « Je prends la liberté, mon cher Directeur, de vous recommander de la manière la plus sérieuse (si toutefois même, il est besoin de cette recommandation), Madame Leroy. Je lui crois des qualités nerveuses (chose très étrange à dire d’une artiste dramatique !) et de plus une jolie et intelligente voix, qui passe bien la rampe et qui dit juste. Quant à sa personne, il suffit de la regarder pour être fixé très vite sur le charme qu’elle doit exercer sur une salle. » — Lettre autographe signée. Janvier 1884 ; 2 pages in-8°. (N°269 de la Correspondance générale). « J’ai reçu vos deux derniers numéros et je ne sais comment vous remercier d’avoir compris qu’effectivement cette scène d’Axël, inintelligible seule (quelques efforts que j’ai faits pour la rendre même lisible, ne convenait pas au Monde militaire. […] Donc n’en parlons plus. Je vais donc vous donner, gratis (ayant déjà touché de l’or pour ce dialogue), un article rédigé pour le journal. Ceci le plus tôt possible, puisque, maintenant, je suis à peine debout. » — Lettre autographe signée. 29 décembre 1884 ; 1 page 1/2 in-8°. (N°127 de la Correspondance générale). « Vous m’avez donné, le mois dernier, un coup d’épaule qui m’a été salubre ; complétez-le, voulez-vous ! Encore quelques jours de travail et je serai sauf. Je ne suis pas venu le 25, espérant pouvoir me passer du second billet de cent francs ; mais quelle fin d’année ! J’ai bon courage, ce n’est qu’un moment ! Je rembourserai. Lorsqu’on offre les chances d’un succès réel avec des décors ordinaires, on est joué vite, et s’il faut en croire tous mes amis, j’ai en mains quelque chose de sérieux dans ces conditions. Pouvoir achever et agir n’est plus qu’une question de strict nécessaire. » — Lettre autographe signée, adressée à l’éditeur Scheuring. Paris, le 29 février 1886 ; 2 pages in-8°. (N°330 de la Correspondance générale) « Voudriez-vous s’il vous plaît m’envoyer, dans le courant de la semaine, le montant du prix de de la vente de mes Premières Poésies depuis notre dernier règlement (qui date de plusieurs années). On est venu me demander des dédicaces sur la première page de 24 exemplaires achetés ( et achetés cher) depuis moins de deux ans. » — Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. 6 août 1887 ; 1 page in-8°. (N°417 de la Correspondance générale). « Il va sans dire que la nouvelle qui paraît ce matin par hasard et enfin, savoir l’Agrément inattendu, n’est pas la chronique intitulée L’humble modèle, spécifiée dans mon bon pour toucher, consenti à la maison Quantin. Cette chronique devant seulement paraître lundi matin. »


Réf: 29442

9000 euros







Lettre autographe signée

LETTRE DU SANS-CULOTTE BARTAGNAC
Lettre autographe signée du sans-culotte Bartagnac, surveillant du pouvoir exécutif à Narbonne le 1er germinal an II [21 mars 1794] ; 3 pages in-4°, cachet de cire rouge monogrammé et marqué « Sans Culotte français ». La première page présente un liseré tricolore dessiné à l’aquarelle et une gouache de deux branches de laurier, de drapeaux français et du bonnet phrygien sur une pique. Lettre politique enflammée : « Brave montagnard, continuez votre ouvrage, il est digne des révolutionnaires » ; il résume la situation politique du moment : « ces hommes […] que le représentant du peuple Boisset a fait mettre en liberté et les coquins sont élargis, tandis que des milliers de patriotes languissent dans les cachots. » Il conclut : « Des orages semblent nous menacer […] et plus les ennemis intérieurs et extérieurs s’élèvent en masse et plus la terreur de la montagne les précipitera dans l’abîme. Les têtes des aristocrates et des modérés […] vont bientôt tomber sur le razoir national. » Très rare lettre illustrée révolutionnaire. MAIDIEU-BARTAGNAC Jean-François [vers 1739 - vers 1805], fils d’un des plus riches propriétaires du Lot-et-Garonne, un des membres les plus ardents du club de Villeneuve-sur-Lot, volontaire au 3e bataillon de la Dordogne, puis adjudant de l’artillerie dans la légion des Pyrénées. Exalté, il se disait le second Marat de la République et envoyait à Paris des plans de campagne et des détails sur l’Espagne où il prétendait avoir servi. Armer les galériens, exciter les Marocains à la révolte et les jeter sur Madrid, piller les églises d’Espagne et, avec les cent milliards qu’on y trouverait, rétablir les finances françaises, tels étaient quelques-uns des projets de celui qui se proclamait une « grande âme » et « un génie inventeur ». Il fut employé à l’état-major de Marbot et de Dagobert, et devint adjudant-général (chef de bataillon et commandant de la place de Leucate).


Réf: 28538

9500 euros







Lettre autographe

POMPADOUR marquise de
Lettre autographe, adressée au duc de Choiseul. 17 mars 1755 ; 1 page in-8°, adresse et sceau de cire aux armes. Très belle lettre. « Je ne puis m’empecher de vous faire part de la très grande passion qui vient de me prendre pour S.S. [Sa Sainteté] Elle a ecrit au roy une lettre digne du prince de l’Eglise, du chef de la religion, d’un bon français et d’un père tendre, je l’aime à la folie. [il s’agit de la bulle Unigenitus et des billets de confession]. Je voudrais bien que nous fussions aussy bon sujets icy, dans tous les genres, il s’en faut malheureusement beaucoup, nous sommes aux fanatiques, pour toute nouriture, et de tous les cotés. Plaignés nous et loués le St Père. Je suis fort aise que sa lettre, et la réponse passe par vous, c’est un moyen de plus d’estre utile, vous scaves touttes les raisons qui me le fonts désirer, M. Vouillé sy prête de tres bonne grace ». Très rare.


Réf: 25560

10000 euros







Important ensemble de correspondance et photographies provenant des archives de Jeanine Crispin.

CRISPIN Janine et Jules ROY
Important ensemble de correspondance et photographies provenant des archives de Jeanine Crispin. — Une très importante correspondance (plus de 200 lettres très denses) de Jules Roy à Jeanine Crispin. Correspondance littéraire et amoureuse totalement inédite et très intéressante, relative à leur relation, à ses oeuvres et au théâtre. — Une très importante correspondance amoureuse entre Jeanine Crispin et Georges Kessel (le frère de Joseph Kessel) qu’elle a finalement épousé (plusieurs centaines de lettres extraordinaires de J. Crispin et autant de G. Kessel). — Une correspondance inédite de Louis Jouvet à J. Crispin. De nombreuses autres lettres figurent dans cette correspondance, notamment de Jean-Louis Barrault qui l’a accompagné et a joué avec elle dans les tournées à l’étranger de Louis Jouvet, Jean-Louis Curtis, Maurice Druon, Joseph Kessel, Ludmilla Pitoëff, André Boll et de nombreux autres. De nombreuses photographies agrémentent cet ensemble complètement conservé. On joint le journal manuscrit de Jeanine Crispin (plusieurs centaines de pages). L’ensemble est classé dans 7 classeurs.


Réf: 30215

10000 euros







Poème signé

GOETHE Johann Wolfgang von
Poème signé, imprimé, Die Feier des siebenten avec signature et date autographes. 28 août 1831; 1 page in-8° avec encadrement imprimé ; en allemand. Très belle pièce décorative. Poème célébrant les festivités du 50e anniversaire de l’arrivée de Goethe à Weimar, le 7 novembre 1775 (Goethe l’avait en fait composé en 1819, en remerciement aux félicitations pour son 70e anniversaire) : le poète s’y compare à un chevalier entouré de ses nombreux fils s’avançant vers le trône de l’empereur. Il est ici envoyé le 28 août 1831 à l’occasion de son 82e anniversaire. « Sah gemalt, in Gold und Rahmen, Grauen Barts, den Ritter reiten Und zu Pferd an seinen Seiten An die vierundzwanzig kamen » Traduction : « J’ai vu, dans un cadre doré, le chevalier à barbe grise, en selle, entouré de deux douzaines de cavaliers. Ils s’avançaient vers le trône de l’Empereur, accueillis avec plaisirs, gaillards plein de vigueur, un air en même temps de grâce et de décence, et tous félicitaient le père entouré de ses fils et filles, brillantes étoiles, bien formés, vigoureux, éprouvés dans l’action, d’esprit libre, maîtres d’eux-mêmes, toujours soucieux de la besogne présente, dévoués et tous silencieusement persévérants.» Sous le poème, Goethe a inscrit à l’encre brune sa signature « JWGoethe », et la date « erneut d. 28 Aug. 1831 » [renouvelé le 28 août 1831].


Réf: 28293

10000 euros







Manuscrit autographe signé

JAMMES Francis
Manuscrit en partie autographe signé et édition originale de son ouvrage biographique sur le cardinal Lavigerie. 2 volumes en maroquin rouge sous étuis. Importante biographie du cardinal Lavigerie [1825-1892], archevêque d’Alger à partir de 1867 puis chef de l’église d’Afrique, qui engagea un effort important d’évangélisation en Afrique, fondant notamment la société des Pères Blancs (1868), et s’illustra dans la lutte contre l’esclavagisme. — Le manuscrit est en grande partie autographe, signé en six endroits. Environ 130 pages in-folio dont environ 100 de la main de Francis Jammes et 30 dictées à sa fille Bernadette. Nombreuses ratures et corrections autographes, aussi bien sur les pages autographes que sur celles dictées. Le tout relié en un volume in-folio, maroquin rouge, dos lisse, plats ornés d’un listel vertical de veau crème entre deux filets dorés coupant un filet doré horizontal, encadrement intérieur de maroquin rouge où se poursuivent le listel et les filets des plats, étui. Sur la première page de titre, Jammes a précisé : « Hasparren. Basses-Pyrénées. Livre sur le cardinal Lavigerie commencé le 7 juillet 1926 », et a rappelé le lieu sur les pages de titre des deux autres parties du texte. Une note manuscrite, signée « Ginette Francis Jammes» et datée du 25 décembre 1942 à Hasparren, certifie l’authenticité de l’écriture du poète et de sa fille. Comparé à l’édition originale, le texte comprend de très nombreuses variantes (dans sa structure et dans le détail) dont plusieurs passages supprimés. En frontispice a été relié un portrait gravé du cardinal par Jasinski d’après Bonnat. — L’édition originale. Lavigerie. Paris, E. Flammarion, 1927, in-8° carré, (2)-201-(2) pages, maroquin rouge, dos lisse, tête dorée sur témoins, étui. Un des cinquante exemplaires de tête sur hollande. Portrait-frontispice à l’eau-forte tiré sur japon. On a relié en tête de cet exemplaire un manuscrit autographe de Francis Jammes (9 pages in-folio avec ratures et corrections), intitulé « Cambo» et correspondant au chapitre XVIII de Lavigerie. Il présente un état primitif du texte imprimé avec diverses variantes. Est jointe une lettre autographe signée de Charle Lavigerie, datée du 22 mars 1859, en tant que prêtre et professeur à la Sorbonne, à Charles Jourdain ; 2 pages in-8°, en-tête Œuvre des Ecoles d’Orient. Le Conseil d’administration de l’Œuvre le charge de demander à Jourdain s’il accepterait de faire partie de ses membres. « Il me prie de vous dire, Monsieur, combien il s’estimerait heureux de profiter des lumières de votre expérience et de voir votre nom, si honorable à tous les titres, se joindre à ceux des membres illustres qu’il compte déjà dans son sein. »…


Réf: 29400

10000 euros







Lettre signée

VOLTAIRE (François-Marie Arouet, dit)
Lettre signée « V » avec six lignes autographes, adressée à Théodore Tronchin. Les Délices (Suisse), 18 avril 1756 ; 3 pages 1/2 in-8°. Lettre célébrant l’inoculation que Théodore Tronchin [1709-1781], médecin suisse, venait de pratiquer sur les enfants du duc d’Orléans. Elle est partiellement rédigée en vers : « Depuis que vous m’avez quitté, Je retombe dans ma souffrance Mais je m’immole avec gaité, Quand vous assurez la santé Aux petits-fils des rois de France [...]. Une vieille duchesse anglaise aima mieux autrefois mourir de la fièvre que de guérir avec le quinquina, parce qu’on appelait alors ce remède la poudre des jésuites. Beaucoup de dames jansénistes seraient très fâchées d’avoir un médecin moliniste. Mais, Dieu merci, messieurs vos confrères n’entrent guère dans ces querelles, ils guérissent et tuent très indifféremment les gens de toute secte. » Voltaire rajoute de sa main après sa dictée : « Vos deux enfants me sont venus voir aujourd’hui. Je les ai reçus comme les fils d’un grand homme. Mille compliments à Mr de La [Batte, biffé] si vous avez le temps de lui parler. Je vous embrasse tendrement. » Lettre éditée dans la correspondance de Voltaire par Théodore Besterman, d’après l’original peut-être olographe conservé à la bibliothèque de Saint-Pétersbourg dans lequel « M. de la [Batte] » est remplacé par « M. de Labat ». Besterman n’ayant pas vu la lettre, il semble que l’originale soit celle-ci et que Saint-Pétersbourg ne possède qu’une copie. Rare.


Réf: 25614

11000 euros







Recueil unique contenant les aquarelles originales

SAMAIN
« ŒUVRES ». Édition d’art H. Piazza, Paris, 1936, 4 volumes : — 3 volumes de texte. 155 X 210 mm. Exemplaire unique imprimé spécialement pour M. Laurent Meeus sur japon impérial, contenant 25 illustrations de W. Fel et, à la fin de chaque volume, une suite en couleurs et une suite en noir des illustrations. Dos et titres conservés. Reliures plein maroquin bleu avec les plats mosaïqués agrémentés de violettes aux quatre coins dans un entrelacs de filets dorés, dos à nerfs mosaïqués par des violettes. — volume d’aquarelles, Recueil unique contenant les aquarelles originales et accompagnant l’exemplaire unique imprimé sur japon pour M. Laurent Meeus. Paris, 1936 ; 200 X 280 mm. Volume contenant les 75 aquarelles originales de William Fel, relié dans un format plus grand que les volumes de textes. Reliure plein maroquin bleu avec les plats mosaïqués agrémentés de violettes aux quatre coins dans un entrelacs de filets dorés. Les contreplats (ou doublures) de la reliure de ce volume sont ornés d’un décor mosaïqué de violettes aux quatre coins dans une plaque de filets dorés, gardes de soie moirée vieux vert, doubles gardes, tranches dorées. Dos à nerfs mosaïqué par des violettes. Reliure de Cretté sous étui pour tous les volumes. Exemplaire hors norme.


Réf: 25581

12000 euros