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100 autographes de prestige trouvés


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Technique mixte

LANSKOY André (Andreï Mikhaliovitch, dit)
Composition Technique mixte sur papier. Signé « Lanskoy » en bas vers la gauche. 63 x 49 cm


Réf: 2045

16000 euros







Manuscrit musical autographe signé

LISZT Franz
Manuscrit musical autographe signé, dédicacé à Mme Bourry. Weimar, mai 1857 ; 1 page in-4° (26,5 x 20,7 cm). Fragment autographe du poème symphonique Orphée. « Pour Madame Bourry avec mille affectueux souvenirs et hommages. » Composée la même année que Les Préludes, cette page symphonique avait été initialement conçue pour être un prologue à Orphée et Eurydice, opéra de Christoph Willibald Gluck. L’œuvre a été créé à Weimar le 16 février 1854. L’œuvre est le 4e poème symphonique composé par Franz Liszt.


Réf: 29837

16000 euros







Lettre autographe signée

DIDEROT Denis
Très importante lettre autographe signée [adressée à Christian Frédéric Charles Alexandre, margrave d’Anspach et de Bayreuth]. « À Paris / ce 18. 10.bre 1776 » Paris, 18 décembre 1776 ; 3 pages in-4° (20,5 x 15,5 cm). « Je gagerais bien que Votre Altesse me trouve fort impoli, M. Diderot dit qu’il aime le vin du Rhin; on lui en envoye ; et l’on entend point parler de lui. Monseigneur le philosophe Diderot qui ne peut disposer d’un moment à la ville, où son temps, ses soins, ses idées, et même sa bourse sont abandonnés au premier venu, n’a trouvé contre tant d’indigents auxquels il n’a pas la force de se refuser, que l’asile des champs. C’est là qu’il a passé huit mois de l’année dernière ». Rentré dans sa famille, il a bu gaîment et fort bien, mais ayant appris qu’il avait à remercier Son Altesse, il décoiffe de nouveau une bouteille pour célébrer « l’excellent prince que ni son rang, ni sa naissance, ni la cour, ni la richesse, ni aucune des séductions du monde, n’avaient corrompu, dont tous les hommes étaient restés les frères malgré l’éloignement de la première tige. Pourtant ce prince a-t-il pensé que ce vieux vin du Rhin qui a conservé une fois la vie de Diderot pourrait bien la lui conserver encore... « Et savez-vous ce qu’il arrivera ? C’est que vous répondrez de toutes les folies que je ferai et que je n’aurais pas faites sans le vieux vin du Rhin. Si sur mes vieux jours, lorsqu’on n’a plus ni chaleur ni vie, je m’avisais d’aller faire une mauvaise comédie ou tragédie et que je fusse sifflé... C’est le vieux vin du Rhin qui en serait la cause » ! Il tremble aussi à la pensée qu’il pourrait indiscrètement remuer quelque question de philosophie et être envoyé méditer à la Porte Saint-Antoine « par un Ministère qui n’est rien moins que tolérant ». Pourtant il prie Son Altesse de n’en avoir pas de remords : il est devenu si sage « que ses amis en sont alarmés pour sa santé... J’avais autrefois de commun avec l’Éternel de ne connaître ni le temps, ni l’espace. J’ai perdu ces attributs divins et je me suis fait homme tout platement comme un autre ». Il termine cette belle lettre en présentant les respects des pères, mères, enfants et petits-enfants et en suppliant Son Altesse de le rappeler au souvenir de Mlle Clairon « et nous continuerons jusqu’à la dernière goutte de faire commémoration de votre altesse. Pères, mères, enfants, et petits-enfants joignent leur respect au mien. C’est avec ce sentiment profond que je suis, / Monseigneur / De votre altesse sérénissime / le très humble et très / obéissant serviteur / Diderot. / À Paris / ce 18. 10.bre 1776 / Oserai-je suppléer votre altesse de me rappeler au souvenir de Mademoiselle Clairon ; et de lui faire agréer mon respect ». Cette lettre provient du catalogue de vente Victor Degrange du 15 mars 1934, n° 7924 (de Booy, CV, n° 291) : « Diderot, L.a.s. à Son Altesse sérénissime... 3 p. in-4° », reproduction de la p. 3. Signalé avec les seules références du catalogue dans Corr., XV, 39, n° 884 bis. Vendu par la librairie Georges Blaizot avant la guerre.


Réf: 31589

17000 euros







Lettre autographe signée

PROUST Marcel
Lettre autographe signée, adressée à Jacques Rivière. [Peu après le 15 mai 1914] ; 7 pages in-8°. « Permettez moi d’appeler votre attention sur ceci. À la page 95 à l’alinéa (après « la contenance martiale d’un général vainqueur » et avant « Même dans le trajet de Balbec à Rivebelle », il y a beaucoup trop de blanc. Il n’en faudrait pas du tout. En réalité c’est une seule idée. Je mets un alinéa après « général vainqueur » pour laisser respirer, mais par alinéa j’entends laisser en blanc la fin de la ligne (et ce n’est même pas indispensable) mais nullement laisser après cela une ligne de blanc. La petite note que vous avez mise me semble parfaite. Tout en vous laissant maître d’en décider à votre gré je crois inutile de mettre en titre « Le Côté de Guermantes » (c’est Le Côté de Guermantes, et non Du Côté de Guermantes qui avait été il me semble le titre annoncé sur ma couverture). Mais je ne suis même pas certain de maintenir ce titre pour mon second volume, pour la raison que la division en volumes correspond mal à la division en parties et est plutôt commandée par la convenance de l’éditeur. Or toute la 1ère partie du 3e volume se passera du Côté de Guermantes encore (et même bien plus que le 2e) et la 1ère partie du 2e se passe encore « du côté de chez Swann » en réalité (mais je ne vous ai pas donné cette partie-là pour que vos extraits fussent plus différents. N’étant absolument décidé à laisser ce titre pour le volume (et votre avis influera beaucoup sur ma décision, si vous voulez bien me le faire connaître, un peu plus tard), je ne crois pas nécessaire de le mettre trop en évidence en tête de ces extraits. Cependant ce ne serait pas mal non plus car dans les prochains extraits, si vous me laissez pas mal de place, il sera beaucoup question de Robert de St Loup qui un Guermantes et de la Dsse de Guermantes. Seulement comme ces fragments-ci traitent de Balbec j’ai peur que « Du Côté de Guermantes » ne fasse confusion. Enfin comme vous voudrez. Je suis obligé par la longueur des volumes etc. de ne pas trop gêner Grasset malgré l’entière latitude qu’il me laisse. Car je n’ai jamais voulu dire à Gide (je ne lui répondais jamais sur ce point), comme je gardais quelque espoir de paraître à la N.R.F. et que je tenais absolument à ce que ce fût à mes frais, que Grasset non seulement ne me laissait pas faire les frais de ce volume et les prenait à sa charge mais encore me donnait des droits d’auteur très généreux. Maintenant qu’il est convenu que le livre ne paraîtra pas à la N.R.F. je n’ai plus aucune raison de cacher ce fait. Ce sujet m’amène à vous remercier, à remercier la N.R.F. de sa généreuse insistance au sujet des frais de correction. Vous ne me persuadez pas en me disante que vous avez souvent des manuscrits aussi corrigés. Mais je comprends l’intention infiniment délicate qui vous fait dire cela, j’aurais mauvaise grâce à ne pas m’incliner enfin devant une décision qui ne fait qu’accroître ma gratitude envers vous et je vous demande de vouloir bien agréer l’expression de ma reconnaissante amitié. »


Réf: 31635

17000 euros







Lettre autographe signée

PROUST Marcel
Lettre autographe signée, adressée à Jacques Rivière. [ Peu après le 15 mai 1914] ; 7 pages in-8°. « Permettez moi d’appeler votre attention sur ceci. À la page 95 à l’alinéa (après « la contenance martiale d’un général vainqueur » et avant « Même dans le trajet de Balbec à Rivebelle », il y a beaucoup trop de blanc. Il n’en faudrait pas du tout. En réalité c’est une seule idée. Je mets un alinéa après « général vainqueur » pour laisser respirer, mais par alinéa j’entends laisser en blanc la fin de la ligne (et ce n’est même pas indispensable) mais nullement laisser après cela une ligne de blanc. La petite note que vous avez mise me semble parfaite. Tout en vous laissant maître d’en décider à votre gré je crois inutile de mettre en titre « Le Côté de Guermantes » (c’est Le Côté de Guermantes, et non Du Côté de Guermantes qui avait été il me semble le titre annoncé sur ma couverture). Mais je ne suis même pas certain de maintenir ce titre pour mon second volume, pour la raison que la division en volumes correspond mal à la division en parties et est plutôt commandée par la convenance de l’éditeur. Or toute la 1ère partie du 3e volume se passera du Côté de Guermantes encore (et même bien plus que le 2e) et la 1ère partie du 2e se passe encore « du côté de chez Swann » en réalité (mais je ne vous ai pas donné cette partie-là pour que vos extraits fussent plus différents. N’étant absolument décidé à laisser ce titre pour le volume (et votre avis influera beaucoup sur ma décision, si vous voulez bien me le faire connaître, un peu plus tard), je ne crois pas nécessaire de le mettre trop en évidence en tête de ces extraits. Cependant ce ne serait pas mal non plus car dans les prochains extraits, si vous me laissez pas mal de place, il sera beaucoup question de Robert de St Loup qui un Guermantes et de la Dsse de Guermantes. Seulement comme ces fragments-ci traitent de Balbec j’ai peur que « Du Côté de Guermantes » ne fasse confusion. Enfin comme vous voudrez. Je suis obligé par la longueur des volumes etc. de ne pas trop gêner Grasset malgré l’entière latitude qu’il me laisse. Car je n’ai jamais voulu dire à Gide (je ne lui répondais jamais sur ce point), comme je gardais quelque espoir de paraître à la N.R.F. et que je tenais absolument à ce que ce fût à mes frais, que Grasset non seulement ne me laissait pas faire les frais de ce volume et les prenait à sa charge mais encore me donnait des droits d’auteur très généreux. Maintenant qu’il est convenu que le livre ne paraîtra pas à la N.R.F. je n’ai plus aucune raison de cacher ce fait. Ce sujet m’amène à vous remercier, à remercier la N.R.F. de sa généreuse insistance au sujet des frais de correction. Vous ne me persuadez pas en me disante que vous avez souvent des manuscrits aussi corrigés. Mais je comprends l’intention infiniment délicate qui vous fait dire cela, j’aurais mauvaise grâce à ne pas m’incliner enfin devant une décision qui ne fait qu’accroître ma gratitude envers vous et je vous demande de vouloir bien agréer l’expression de ma reconnaissante amitié. »


Réf: 17000

17000 euros







Lettre autographe signée

MILLET Jean-François
Lettre autographe signée, adressée à Durand-Ruel. Cherbourg 20 décembre 1870 ; 3 pages 1/2 in-8°, fente sur la dernière page. « Vous devez vous demander pourquoi je ne vous ai point fait encore l’envoi des tableaux dont je vous ai parlé. Plusieurs raisons m’en ont empêché. Quand j’ai répondu à votre première lettre je venais de mettre en train un tableau plus important que ceux dont je vous parlais, et j’ai voulu le continuer en laissant les autres pour un moment. Il m’est survenu un rhûme horrible qui m’a mis en de telles souffrances que j’ai été forcé de ne pas travailler pendant quelque temps. Les jours sont devenus si sombres qu’on n’y voyait véritablement pas. Puis la tête pleine de nouvelles menaces d’invasion et par terre et par mer, à ce point qu’on se tenait prêt à partir. Voici enfin mon tableau terminé & un des petits. Je le laisse seulement un peu sécher pour y revoir certaines choses après que je l’aurai desambuer. Pour comble de malchance, revoici des journées si tristes et si sombres qu’on ne peut se rendre compte au juste de ce qu’on a fait. Je crois donc qu’il vaut mieux pour vous comme pour moi que je garde ce tableau quelques jours encore, pour tâcher de lui faire gagner un degré de mieux. Mais les nécessités de la vie n’en vont pas moins leur train, & je me trouve si à court que je prends le parti de vous demander une nouvelle avance d’argent. J’aurai pourtant bien voulu n’en point venir là avant de vous envoyer mes tableaux, mais je vous le répète, j’aurai la conscience et l’esprit plus calmes en revoyant tranquillement mon tableau désambu. Je pourrais bien vous l’envoyer en l’état qu’il est, mais encore une fois, je serai plus satisfait en le gardant quelques jours de plus, très persuadé que vous comprendrez cela. Si vous pouvez faire ce que je vous demande, faites le aussi promptement que possible, je vous en prie. Je ne vois point de honte à avouer qu’il y a nécessité. Je vais prendre des informations sur la manière de vous envoyer mes tableaux. Comme il faut tenir compte des nécessités du moment comme vous me le disiez dans votre première lettre, et c’est bien raison, je vous demanderai de mes deux tableaux 2,500 f. Vous êtes à Londres au moins, aussi bien informés que nous ici. Vous savez donc comment Le Hâvre est menacé & le reste. Pourvu qu’on ne nous débusque pas d’ici ! Je n’ai point de nouvelles de Sensier depuis déjà longtemps. J’imagine qu’il a dû suivre le gouvernement à Bordeaux, mais je n’en sais pourtant rien & ne peux lui écrire sans savoir son adresse. Recevez de moi, cher Monsieur Durand-Ruel, ma très cordiale poignée de main. J.F. Millet. » Les lettres de Jean-François Millet sont d’une insigne rareté.


Réf: 661

18000 euros







Portrait dédicacé

WAGNER Richard
Portrait dédicacé au compositeur Samuel David. « Souvenir de Vienne en mai 1861 » ; 42 x 32 cm (à vue). Beau portrait lithographié de R.Wagner, jeune. (d’après un portrait par Clementine Stocker Esher gravé par Franz Seraph Hanfstaengl [1804-1877] à Dresde. Bel envoi autographe signé « À Monsieur Samuel David, Richard Wagner. » À gauche de la signature deux portées musicales sont le prélude de Lohengrin. La seconde portée est le thème principal du « Vaisseau fantôme » (Der fliegende Holländer).


Réf: 31773

18000 euros







Lettre autographe signée

CURIE Marie
Lettre autographe signée. Paris, 11 avril 1919 ; 2 pages in-4°. En-tête imprimé « Faculté des Sciences de Paris — Institut du Radium — Laboratoire Curie ». Très belle lettre relative à l’enseignement de la radiologie : « Je prends la liberté de vous écrire au sujet de la demande qui vous a été faite par Mlle Marthe Klein, professeur au Lycée de Versailles actuellement chargée du cours de radiologie pour les infirmières militaires à l’Institut du Radium. […] L’enseignement de Radiologie établi par moi pour former des manipulatrices pour les hôpitaux militaires est un enseignement assez particulier, exigeant l’explication de notions scientifiques assez délicates à des personnes dont les études préparatoires sont très sommaires. Mlle Klein a su s’adapter avec beaucoup de souplesse à ces fonctions et a développé dans leur exécution des facultés réelles de méthode, d’organisation et de clarté dans l’exposition. Avec beaucoup de dévouement, elle consacrait tout le temps nécessaire aux leçons, interrogations et surtout aux travaux pratiques. En même temps, elle a bénéficié elle-même d’une augmentation de connaissances utiles et de l’habileté expérimentale. Je puis considérer son passage à l’Institut du radium comme très favorable au développement de ses aptitudes de professeur et cela d’autant plus que douée d’un grand intérêt pour le travail de Laboratoire, elle n’a cessé de consacrer tous ses moments libres à prendre une part active à ce travail, ce qui lui a permis de prendre connaissance d’un bon nombre des méthodes de recherche et de faits scientifiques. […] D’autre part l’enseignement de radiologie dont elle est chargée, est destiné à subsister dans des conditions modifiées. Le succès très grand de cet enseignement a engagé le service de santé à le rendre permanent. Dans cet essai de réorganisation, Mlle Klein pourra encore rendre de grands services, si elle est professeur à Paris. Elle pourra m’aider à diriger et à former les personnes qui auront à prendre la suite de l’enseignement. […] D’autre part, je vous prie de bien vouloir accorder une audience à Mlle Irène Curie qui désire vous demander conseil au sujet de ses projets d’avenir pour l’année prochaine. […] Mlle Curie m’accompagne comme préparateur de conférence en Espagne ».


Réf: 30399

18000 euros







Lettre autographe signée

FREUD Sigmund
Lettre autographe signée adressée à un jeune homme. Vienne 29 Mars 1931 ; 1 page in-8°. En-tête imprimé « Dr. Freud » en haut à gauche, et « Wien, IX., Berggasse 19 » en haut à droite, une page, en allemand. Freud répond à une lettre d’un jeune homme qui pensait devenir médecin, et exprime son intérêt pour un voyage en Grèce que le jeune homme fait avec sa fiancée. Freud a une lettre de M. Déridère, qui est l’inspecteur en chef de l’hygiène pour les sanitaires administration pénitentiaire et veut savoir si le jeune homme va rencontrer le Dr Déridère. Il termine la lettre : « Avec mes meilleurs vœux, votre dévoué Freud.» Rare.


Réf: 30405

18000 euros







Manuscrit autographe signé

SARTRE Jean-Paul
Manuscrit autographe (signé sur la page 1) concernant la crise du RDR (Rassemblement démocratique révolutionnaire). [Vers 1948] ; Ensemble de 14 pages in-4°, numérotées 1 à 14, ratures et corrections. Sartre participe en 1947 à l’action du « Rassemblement démocratique révolutionnaire » (RDR), parti militant français fondé avec David Rousset et Georges Altman. Ce parti qui souhaita des solutions politiques décisives inspirées par le trotskysme ne dura qu’un an. C’est le bilan de ce mouvement politique qui est traité ici par son fondateur un an après son lancement. La première page concerne les conseils de publication par J.-P. Sartre : « Je crois qu’il serait bon de supprimer la première partie (l’historique) : Raisons du RDR, qui est trop longue, assez peu rigoureuse et qui manque d’égarer dans des discussions inutiles. Pour ma part, je suggère de commencer le papier directement par : le Bilan. » Le manuscrit commence donc à la page foliotée 2 titrée « Le Bilan » : « À sa naissance le RDR de définissait comme un rassemblement de prolétaires et d’hommes libres pour lutter contre la guerre et la dictature par la Révolution Sociale. En face de l’état totalitaire russe aussi bien que de la démocratie américaine du dollar, il affirmait son entière indépendance. Repoussant à la fois le recours exclusif aux moyens parlementaires qui sont inefficaces et l’utilisation des méthodes staliniennes qui sont anti-démocratiques, il entendait faire appel à l’initiative des masses et donner à la démocratie une base populaire […] Aujourd’hui le RDR à plus d’un an d’existence ou en est-il ? Le bilan négatif est malheureusement très lourd : Après un départ encourageant, le recrutement s’est vite arrêté. […] Le Franc-Tireur n’a pas soutenu le RDR comme nous pouvons le constater […] But du congrès : Il convient d’abord de définir l’esprit dans lequel ce congrès doit se réunir. Nous devons d’abord nous persuader qu’il ne s’agit pas de la réunion annuelle des délégués d’un grand parti ou d’un mouvement de masse. Avec ses deux mille adhérents, le RDR est une avant-garde révolutionnaire. » Dans un autre chapitre « Les Principes », Sartre rappelle l’esprit du mouvement : « Le RDR lutte contre la dictature qu’elle soit de nature économique, politique, policière ou coloniale. En France il entend rassembler les antifascistes pour faire barrage contre toute tentative gaulliste d’instaurer un pouvoir fort ». Le manuscrit se termine par « L’organisation intérieure » : « Nous devons procéder de manière à mettre les dirigeants staliniens au pied du mur : s’ils refusent de s’associer à nous, ils font la preuve de leur sectarisme, s’ils acceptent, ils reconnaissent immédiatement que le RDR sert les intérêts de la classe ouvrière. Si nous avons assez de cohésion, d’indépendance et d’habileté, nous devons gagner à tous les coups et sur tous les tableaux. » La dernière page, foliotée 14, est en fait la page de titre de l’article : « Titre proposé : La crise du RDR devant la conférence nationale », avec la liste des sous titres. Magnifique manuscrit politique.


Réf: 30605

18500 euros