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100 autographes de prestige trouvés


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Lettre autographe signée

MONET Claude
Lettre autographe, signée, adressée à Gustave Geffroy. 8 juin [18]95 ; 2 pages in-8°. En-tête imprimé « Giverny par Vernon », enveloppe timbrée jointe avec adresse autographe. Très belle lettre évoquant Cézanne : Claude Monet apprend que son ami a des ennuis de santé, de son côté il a fait venir le médecin : « Moi non plus je ne vais pas et j’étais si mal que j’ai du faire venir le docteur. Toujours en étourdissements et cette crainte de tomber. Je suis cependant mieux aujourd’hui mais j’ai du renoncer à venir à Paris lundi et j’ai donné mon instruction pour que toile et cadre me soient renvoyés. Pourquoi n’avez vous pas dit à Cézanne de venir avec son ami Oller pendant que vous ne pouviez poser. Je serai si heureux de le voir ainsi que Oller avant le départ à Aix. »


Réf: 30979

15000 euros







Précieux objet intime

COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)
« Carnet intime ». 9,5 x 6,5 cm. Semainier inséré dans une reliure constituée de deux plaques de porcelaine décorées de bouquets floraux à base de roses dans une monture de métal doré, dos de velours bleu, restes d’un porte crayon latéral. Cette sorte d’almanach intitulé Souvenir comporte un frontispice et quelques pages où sont gravés les noms des jours. Ce précieux objet personnel de Colette montre la grande sensibilité de l’écrivain aux fleurs. Colette a écrit à trois reprises : « Aller voir Annie… » et, à la suite : « … et comme ça jusqu’à la fin des jours, c’est la grâce que je me souhaite. Colette de Jouvenel ». Colette écrivit certainement dans ce carnet dans les années 1914-1918. Il figure reproduit dans l’ouvrage de Germaine Beaumont Colette par elle-même. PÈNE Annie de [Blosseville-Bonsecours, 1871 - Paris, 1918], amie de Colette, enfant naturelle, jeune femme divorcée, mère privée de ses enfants, elle n’était pas destinée à la carrière des lettres et fut pourtant libraire, éditrice, journaliste, reporter et chroniqueuse pendant la Grande Guerre, romancière. Elle animait à la fin de la guerre un salon littéraire réputé.


Réf: 31989

15000 euros







Précieux objet intime

COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)
« Carnet intime ». 95 X 65 mm. Semainier inséré dans une reliure constituée de deux plaques de porcelaine décorées de bouquets floraux à base de roses dans une monture de métal doré, dos de velours bleu, restes d’un porte crayon latéral. Cette sorte d’almanach intitulé Souvenir comporte un frontispice et quelques pages où sont gravés les noms des jours. Ce précieux objet personnel de Colette montre la grande sensibilité de l’écrivain aux fleurs. Colette a écrit à trois reprises : « Aller voir Annie… » et, à la suite : « … et comme ça jusqu’à la fin des jours, c’est la grâce que je me souhaite. Colette de Jouvenel ». Colette écrivit certainement dans ce carnet dans les années 1914-1918. Il figure reproduit dans l’ouvrage de Germaine Beaumont Colette par elle-même. PÈNE Annie de [Blosseville-Bonsecours, 1871 - Paris, 1918], amie de Colette, enfant naturelle, jeune femme divorcée, mère privée de ses enfants, elle n’était pas destinée à la carrière des lettres et fut pourtant libraire, éditrice, journaliste, reporter et chroniqueuse pendant la Grande Guerre, romancière. Elle animait à la fin de la guerre un salon littéraire réputé.


Réf: 26191

15000 euros







Lettre autographe signée

MONET Claude
Lettre autographe signée, adressée à Gustave Geffroy. Giverny, 7 septembre 1911 ; 3 pages 1/4 in-8°, enveloppe timbrée jointe. « Je serai certainement bien content de vous voir depuis longtemps que vous remettez votre visite, et j’ai bien peur qu’à attendre Vaquez vous n’ajourniez encore, et cependant je serai heureux de vous voir ensemble, enfin faites pour le mieux, mais venez. J’ai tant besoin d’être remonté, de voir des visages amis et de ne pas songer à ma douleur. J’ai eu de bonnes visites, Clemenceau toujours bien affectueux, Renoir, et hier Mirbeau, qui va certainement mieux, mais bien déprimé, bien découragé, ce n’est plus lui. Quant à moi, je vais bien comme santé, j’ai passé bien tristement ces derniers mois ne trouvant de consolation qu’à relire toute la correspondance de ma chère femme et à revivre presque toute notre vie. Autrement je n’ai pu prendre goût à rien, anéanti par cette terrible température vraiment intolérable. Mais en voilà bien long sur moi. Venez, vous me ferez (du bien). »


Réf: 662

15000 euros







Manuscrit autographe

LUMIÈRE Louis
Manuscrit autographe avec croquis. [Vers 1903] ; ensemble de 2 pages 1/2 et 1 page in-folio. Important manuscrit de Louis Lumière sur l’étude de la fécule de pomme de terre qui va le mener à l’invention de la photographie en couleurs. « Séparation de la fécule chez Demure ». Demure devait être le directeur du laboratoire municipal de la ville de Lyon chez qui les frères Lumières faisaient faire leurs analyses. « hauteur totale = 35 cm. tube d’écoulement à 15 cm du fond. hauteur de chute 20 cm. Durée une heure ou 1 heure 20 ! (à voir) Poids de fécule sèche (trempée la veille) égale à 1/5 du poids total (20 %) 6 extractions successives recueillies chacune dans un bac identique à celui du dépôt. Chaque extraction séjourne immobile pendant 2 heures au bout desquelles on vide à 15 cm du fond par un robinet latéral. On réunit le tout et on extrait à l’essoreuse ». Rappel historique : les frères Lumière inventent la photographie en couleurs le 17 décembre 1903. Déposée sous forme de brevet le 17 décembre 1903 mais dévoilée à l’Académie des Sciences le 30 mai 1904, la plaque Autochrome Lumière, inventée par Louis Lumière, est le premier procédé de photographie en couleur. Le secret de cette invention réside dans l’emploi de la fécule de pomme de terre teintée, permettant de capter et filtrer la lumière. Les couleurs sont recomposées à partir de la juxtaposition de cette multitude de points colorés qui donnent un charme pictural à ces photographies.


Réf: 31012

15000 euros







Technique mixte

LANSKOY André (Andreï Mikhaliovitch, dit)
Composition Technique mixte sur papier. Signé « Lanskoy » en bas vers la gauche. 63 x 49 cm


Réf: 2045

16000 euros







Manuscrit musical autographe signé

LISZT Franz
Manuscrit musical autographe signé, dédicacé à Mme Bourry. Weimar, mai 1857 ; 1 page in-4° (26,5 x 20,7 cm). Fragment autographe du poème symphonique Orphée. « Pour Madame Bourry avec mille affectueux souvenirs et hommages. » Composée la même année que Les Préludes, cette page symphonique avait été initialement conçue pour être un prologue à Orphée et Eurydice, opéra de Christoph Willibald Gluck. L’œuvre a été créé à Weimar le 16 février 1854. L’œuvre est le 4e poème symphonique composé par Franz Liszt.


Réf: 29837

16000 euros







Lettre autographe signée

PROUST Marcel
Exceptionnelle lettre autographe signée, adressée à Jacques Rivière. [Peu après le 15 mai 1914] ; 7 pages in-8°. « Permettez moi d’appeler votre attention sur ceci. À la page 95 à l’alinéa (après « la contenance martiale d’un général vainqueur » et avant « Même dans le trajet de Balbec à Rivebelle », il y a beaucoup trop de blanc. Il n’en faudrait pas du tout. En réalité c’est une seule idée. Je mets un alinéa après « général vainqueur » pour laisser respirer, mais par alinéa j’entends laisser en blanc la fin de la ligne (et ce n’est même pas indispensable) mais nullement laisser après cela une ligne de blanc. La petite note que vous avez mise me semble parfaite. Tout en vous laissant maître d’en décider à votre gré je crois inutile de mettre en titre « Le Côté de Guermantes » (c’est Le Côté de Guermantes, et non Du Côté de Guermantes qui avait été il me semble le titre annoncé sur ma couverture). Mais je ne suis même pas certain de maintenir ce titre pour mon second volume, pour la raison que la division en volumes correspond mal à la division en parties et est plutôt commandée par la convenance de l’éditeur. Or toute la 1ère partie du 3e volume se passera du Côté de Guermantes encore (et même bien plus que le 2e) et la 1ère partie du 2e se passe encore « du côté de chez Swann » en réalité (mais je ne vous ai pas donné cette partie-là pour que vos extraits fussent plus différents. N’étant absolument décidé à laisser ce titre pour le volume (et votre avis influera beaucoup sur ma décision, si vous voulez bien me le faire connaître, un peu plus tard), je ne crois pas nécessaire de le mettre trop en évidence en tête de ces extraits. Cependant ce ne serait pas mal non plus car dans les prochains extraits, si vous me laissez pas mal de place, il sera beaucoup question de Robert de St Loup qui un Guermantes et de la Dsse de Guermantes. Seulement comme ces fragments-ci traitent de Balbec j’ai peur que « Du Côté de Guermantes » ne fasse confusion. Enfin comme vous voudrez. Je suis obligé par la longueur des volumes etc. de ne pas trop gêner Grasset malgré l’entière latitude qu’il me laisse. Car je n’ai jamais voulu dire à Gide (je ne lui répondais jamais sur ce point), comme je gardais quelque espoir de paraître à la N.R.F. et que je tenais absolument à ce que ce fût à mes frais, que Grasset non seulement ne me laissait pas faire les frais de ce volume et les prenait à sa charge mais encore me donnait des droits d’auteur très généreux. Maintenant qu’il est convenu que le livre ne paraîtra pas à la N.R.F. je n’ai plus aucune raison de cacher ce fait. Ce sujet m’amène à vous remercier, à remercier la N.R.F. de sa généreuse insistance au sujet des frais de correction. Vous ne me persuadez pas en me disante que vous avez souvent des manuscrits aussi corrigés. Mais je comprends l’intention infiniment délicate qui vous fait dire cela, j’aurais mauvaise grâce à ne pas m’incliner enfin devant une décision qui ne fait qu’accroître ma gratitude envers vous et je vous demande de vouloir bien agréer l’expression de ma reconnaissante amitié. »


Réf: 31635

17000 euros







Lettre autographe signée

GAUGUIN Paul
Lettre autographe signée, adressée à Camille Pissarro. [1883] ; 4 pages in-8 (15,6 x 10,9 cm), sous chemise demi-maroquin bleu moderne. Petite déchirure avec manque dans l’angle supérieur du premier feuillet avec atteinte à quelques lettres. Quand Gauguin émet des réserves sur l’art de Pissarro. Gauguin et Pissarro étaient liés depuis longtemps et peignaient souvent ensemble. C’est donc sans détours qu’il se permet de critiquer les œuvres qu’il vient de voir. La lettre reflète également la détresse de Gauguin, qui, en janvier 1883, avait abandonné son travail d’agent de change, suite à la crise de la Bourse. Les diverses combinaisons échafaudées resteront infructueuses, aussi sera-t-il obligé, l’année suivante, de s’installer à Rouen avec sa femme et ses cinq enfants. « J’ai vu vos deux gouaches chez Durand[-Ruel] ; évidemment la charcutière a un bras trop long mais la vieille femme tête de mort n’a rien qui laisse à désirer. Quant à l’autre qui montre ses reins il n’y a rien à retoucher et si on se met dans la voie du joli, on ne saura plus rien de ce qu’il faut faire […] Vous voulez comme Degas étudier des mouvements chercher du style en un mot faire de l’art avec la figure je crois que c’est dangereux au point de vue de la vente. On acceptera de Degas des choses qui ne passeront pas, en ce moment du moins, signées Pissarro. Tenez-vous le pour dit et faites ces choses pour vous, plus tard on viendra vous les prendre sans observation. Pour Durand[-Ruel] continuez à lui faire du paysage et toujours du paysage. Voyez ce que c’est que l’opinion et combien elle varie : il y a 4 mois j’avais voulu faire acheter à Bertaux [Emile Armand Bertaux] des Guillaumin ; j’avais été traité de fou […] J’ai fini par lui en faire acheter un grand chez Tanguy [le Père Tanguy], et maintenant qu’il est chez lui qu’il s’y est habitué il le trouve très bien et recommande aux autres d’acheter des Guillaumin comme si toute sa vie cela avait été son opinion ». Dans la seconde partie de sa lettre, Gauguin confesse son désarroi : « Je vous avoue que je suis très noir en ce moment ; quand je pense qu’au mois de janvier j’aurai un enfant de plus [son fils Pola, qui naîtra en fait le 6 décembre 1883] et que je serai sans place. Je viens de m’adresser à beaucoup de monde et partout c’est la même réponse — Que les affaires ne vont pas […] J’ai fait parler par plusieurs personnes à Petit et je dois être présenté à lui la semaine prochaine : je ne me fais pas d’illusion et il n’est pas probable que je réussirai mais je veux en avoir le cœur net. J’ai été chez Durand[-Ruel] pour le prévenir au cas où on lui demanderait des renseignements afin qu’il m’appuie. Ce dont j’ai peur c’est que Degas qui le connaît ne m’éreinte et qu’avec ses théories de l’art sans manger il ne détruise les recommandations faites pour moi [Degas n’avait aucune sympathie pour l’art de Gauguin]. J’ai entendu dire aussi que Legrand l’ancien commis de Durand[-Ruel] devait se mettre d’une façon sérieuse au commerce de tableaux […] mais je ne connais personne qui le connaisse. Il y a quelquefois dans la vie de ces petits cailloux qui accrochent et qui sont la cause de bien des choses, le tout est de rencontrer ce caillou […] Les causes de l’ouvrier n’ont jamais été écoutées que lorsque celui-ci était à craindre ou qu’il y avait bénéfice à s’en servir […] Je n’ai pas revu votre tableau. Bertaux a été le chercher lui-même, il en est très content, il tient l’argent à votre disposition. Correspondance de Paul Gauguin, 1873-1888, éd. V. Merlhès, Fondation Singer-Polignac, 1984, n° 40, p. 53-54. Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.


Réf: 33478

18000 euros







Lettre autographe signée

GAUGUIN Paul
Lettre autographe signée, adressée à Camille Pissarro. [Rouen, vers le 15-20 août 1884] ; 1 page in-8°. « Mon cher Pissarro, J’attends avec plaisir l’arrivée de votre fils et j’espère assez qu’il ne va pas loger chez Murer mais chez moi. Il faut que j’envoye en Norvège le tableau ; il est temps. Si vous comptez toujours exposer, que Lucien les apporte pour que je les envoie avec les miens d’un seul envoi. Quatre, deux dessins ou aquarelles et deux peintures, je compte envoyer la même chose. A quoi pensez-vous d’avoir encore un enfant, le moment n’est pas choisi, il est vrai qu’on ne fait pas ce que l’on veut. Je vous écris à la hâte. Tout à vous. P. Gauguin. Si on arrivait à vendre en Norvège vous savez qu’avec 5 000 f une famille peut vivre superbement et que le pays est très beau. » C’est en grande partie par le truchement de Pissarro que le jeune Paul Gauguin, qui souhaite à la fois quitter Paris et adopter définitivement et exclusivement le métier de peintre, choisit à son tour de s’installer à Rouen. Il nourrit l’espoir, qui fait sourire le vieux Pissarro, de vendre facilement ses toiles aux riches négociants de la ville et trouve une maison dans le quartier Jouvenet en janvier 1884. Il y séjournera dix mois avant de rejoindre sa femme, partie avant lui, à Copenhague. La production de Gauguin à Rouen, très mal connue, est fascinante et pose des questions essentielles sur l’état de l’impressionnisme au milieu des années 1880, alors que germe le mouvement néo-impressionniste. Gauguin envoie plusieurs de ses tableaux rouennais aux dernières expositions impressionnistes et c’est certainement le moment où sa peinture est le plus en phase avec les principes du mouvement, qu’il a approfondis en compagnie de Pissarro, de Cézanne et de Guillaumin. Mais l’originalité de ces peintures tient aussi au fait qu’il se cantonne dans son quartier résidentiel, rustique, ignorant le centre-ville et ne peignant qu’exceptionnellement la Seine. Le Rouen de Gauguin est un village verdoyant et mystérieux, dont le relief très particulier suggère des visions verticales et fermées, dans lesquelles le spectateur a l’impression de s’enfoncer. Ce visage de la ville, présent aussi chez les peintres de l’école de Rouen, imprégnés de la géographie de leur cité, échappe entièrement à Monet et à Pissarro, même s’ils n’ont pas manqué d’explorer, comme il se doit à Rouen, les hauteurs environnantes. En 1884, Paul Gauguin présente plusieurs tableaux. Pour la petite histoire, Fritz Thaulow et Paul Gauguin étaient à l’époque beaux-frères ayant épousé deux sœurs danoises Ingeborg et Mette Gad. Ajoutons à cela que Gauguin et Mette eurent un fils, Pola, qui devint par la suite le biographe d’Edvard Munch. 1890 est un bon cru pour les artistes français : les œuvres de Degas, Monet et Pissaro marquent l’exposition. L’année suivante c’est au tour d’Auguste Rodin de venir en terre nordique avec L’éternel printemps. Début 1895, Claude Monet revient en Norvège pour y peindre. Il séjourne quelques mois et son tableau du Mont Kolsaas est aujourd’hui exposé au Musée d’Orsay.


Réf: 32511

18000 euros