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5 lettres autographes signées

DUCOS DU HAURON Louis
Lettre autographe signée, adressée à « A. Lumière & ses fils ». Alger, 19 juin 1896 ; 4 pages in-4°. Très importante lettre sur la photographie en couleurs, adressée aux frères Lumières. Louis Ducos du Hauron était parti à Alger de 1884 à 1896. Cette lettre est écrite juste avant son retour à Paris. « Mon frère vient d’achever un long ouvrage intitulé La Triplice Photographique des Couleurs et l’Imprimerie, système de Photochromographie, Louis Ducos du Hauron, Nouvelles descriptions théoriques et pratiques mises en rapport avec les progrès généraux de la photographie, de l’optique, des tirages photomécaniques et des arts auxiliaires. Cet ouvrage rend compte de tous les travaux que j’ai consacrés, depuis une trentaine d’années, aux moyens de réaliser cette triplice sous ses différentes formes, et il divulgue d’importantes nouveautés tenues secrètes jusqu’à ce jour. Nous venons de traiter avec la librairie Gauthier-Villars pour l’impression de ce livre qui doit paraître prochainement. Il arrive bien à son heure. Ce qui est certain, c’est qu’en ce moment l’excessive vulgarisation de la photographie noire, devenue le passe-temps de presque tout le monde, prédispose nombre de photographes, amateurs ou professionnels, à vouloir réaliser, fallut-il un travail plus attentif ou plus compliqué, ce prestigieux idéal qu’on appelle la couleur. Vous-mêmes, Messieurs, avez compris toute la puissance de cette aspiration et vous l’avez secondée. Vous l’avez secondée, non seulement par la création des plaques spéciales qui conviennent pour la mise en œuvre de la chromophotographie interférentielle de M. Lippmann, mais encore et à une date plus récente par l’inauguration d’un très beau procédé de tirages par voie de réversibilité d’empreintes, lequel rentre dans la Triplice photographique des couleurs. À notre tour, dans le livre en question, tout en y mentionnant avec soin ce procédé, nous avons fait, mon frère et moi, un exposé complet de tous les autres modes de tirages, qui, en l’état actuel de la science et de l’industrie, s’attachent à la reconstitution de nos trois couleurs. […] Il est hors de doute que cette publication venant s’ajouter soit aux projections polychromes, soit aux impressions pigmentaires effectuées un peu partout, en Europe et en Amérique, d’après le même principe de division et de synthèse des couleurs, va précipiter le mouvement. Dans ces circonstances, je vous prie, Messieurs, de prêter toute votre attention à ce que je vais vous dire : Qu’ils le veuillent ou non, tous ceux qui, sous une forme quelconque, tirages photomécaniques et accélérés ou tirages d’amateur et à petite vitesse, vont vouloir faire de la polychromie photographique en trois couleurs, seront forcément conduits à préférer aux incommodes et encombrantes triples chambres noires proposées soit par moi-même jusqu’à ces derniers temps, soit par différents constructeurs, le dispositif que j’ai imaginé et breveté sous le nom de Polyfolium Chromodialytique : c’est un mince cahier constitué par une alternance d’écrans colorés pelliculaires et de pellicules sensibles s’impressionnant les unes à travers les autres, le tout contenu dans le châssis négatif d’une chambre noire quelconque. Le livre que nous allons faire paraître contient la minutieuse description de ce dispositif. Je viens de l’expérimenter à fond : il fonctionne dans la perfection, il me procure le trio irréprochable des trois phototypes, créés, l’un par la lumière bleu-violette, le second par la lumière verte, le troisième par la rouge-orangée. Pour ces expériences j’ai dû, faute de trouver dans le commerce les trois pellicules toutes préparées, m’accommoder de pellicules Planchon mises en vente par votre maison ; j’ai dépouillé du gélatino-bromure d’argent deux de ces pellicules et j’y ai substitué les préparations transparentes voulues, la troisième, celle du rouge-orangé, étant laissée telle quelle. Une pression très modérée du livret dans le châssis a assuré la grande finesse des trois images. […] Je viens maintenant vous proposer de vous charger de la fabrication industrielle de ce polyfolium. […] Autre chose non moins importante que j’ai à vous soumettre : dans ma lointaine, trop lointaine résidence, j’ai appris les considérables succès de votre cinématographe ; je sais qu’il fait courir tout Paris ; mais j’ai appris également […] que M. Francis Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de phantoscope qui constituerait un progrès. […] Il y a un grand nombre d’années, j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux qui, théoriquement présenté plus tard par M. Maret en France et exécuté en Amérique par Edison sous une forme défectueuse, a été repris par vous dans de meilleures conditions ; je pris soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété sur cette invention. Les circonstances ne me permirent pas la mise à exécution du système. Il entre absolument dans les projets de mon frère de publier une brochure spéciale rétablissant, tout au moins dans un intérêt honorifique, mes droits d’inventeur : les mémoires ou je consignai mes descriptions d’autrefois vous fourniraient au besoin des armes à l’encontre des prétendus perfectionnements de M. Francis Jenkins dont je décrivis nettement le système procurant à la fois la continuité du mouvement et la non intermittence de l’éclairage. […] Je suis prêt, Messieurs, avant de m’adresser à tout autre[…] à vous faire bénéficier de ma science spéciale et des documents dont je dispose. Voyez, Messieurs, dans quelles conditions vous pourriez m’encourager à vous faire ouvertement mes communications ». On joint : DUCOS DU HAURON Alcide [Langon, 1830 - Savigny-sur-Orge, 1909], avocat à Alger et frère de Louis. Ensemble de 3 lettres autographes signées, adressées à Auguste Lumière. 1896-1912. — Sans date, « Mardi » ; 1 page 1/2 in-12, à l’encre rouge. « C’est avec une bien grande joie que nous voyons arriver le moment, où, enfin nous allons avoir le bonheur de faire votre connaissance. C’est par un simple mot, comme vous le feriez avec des parents, que nous vous prions de nous annoncer votre arrivée en nous disant simplement le jour où vous viendrez déjeuner ou dîner avec nous. Notre installation est simple mais n’en est pas moins confortable, et certainement ce serait de très bon coeur que nous vous verrions accepter une hospitalité entière. Nous avons une bonne chambre à offrir […] vous serez absolument chez vous, à 15 minutes du centre de Paris. » —1896 : Lettre dans laquelle Ducos du Hauron présente son travail et son ouvrage le «Triplice photographique des couleurs et de l’imprimerie » : « J’ai appris les considérables succès de votre Cinématographe […] Monsieur François Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de Phantascope […] Je vais vous faire une révélation que vous ne dédaignerez certainement pas. Il y a un grand nombre d’années j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux. […] Je vous prie soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété de cette invention ». — 11 juillet 1900 ; 4 pages in-12. Importante lettre scientifique. Il remercie L. Lumière pour son envoi de pellicules rigides. « Nos plaques colorées nous ont donné un mal de chien. Un jour les choses se passaient à la perfection, le lendemain, rien ne pouvait réussir. L’insuccès venait toujours de questions de détails, tout à fait en dehors du principe parfait en lui-même. Bref ! aujourd’hui tout va pour le mieux et à l’aide de nos Mélano A avec lesquels on obtient en une seule pose de 8 à 10 secondes et avec un seul objectif, les trois négatifs de n’importe quel sujet, il est aisé d’obtenir de très beaux résultats en couleur. Les amateurs photographes semblent s’intéresser de plus en plus à la photographie des couleurs, et certainement si nous ne réussissons pas, faute de capitaux, d’autres pourront en prenant nos affaires toutes créées, réussir pleinement. Ces derniers modèles d’appareils se vendent bien et l’amateur est heureux de réussir à coup sûr. La préfecture de police pour son service ant[h]ropométrique, vient d’adopter définitivement après essais couronnés de succès, ce nouvel appareil, qui sert non seulement à prendre les trois négatifs qu’on peut utiliser pour n’importe quel mode de tirage, mais aussi à la vision synthétique. Notre modeste exposition a semblé intéresser vivement les membres du jury. Qu’adviendra-t-il de tout ça ? Je l’ignore. Ce qu’il y a de très sûr c’est que de tous les coins de l’horizon, nous recevons des demandes de renseignements, des commandes, auxquelles nous ne pouvons pas donner satisfaction, car notre installation, aussi simple que notre personnel, ne nous permet pas une production très régulière ». On joint : une lettre autographe signée « Al. Ducos du Hauron ». 3 avril 1912 ; 2 pages in-12 sur papier de deuil. « Comment vous exprimer les sentiments que j’éprouve, et mon entourage avec moi, en apprenant l’acte si généreux que m’annonce votre lettre reçue ce matin. […] Nous sommes une fois de plus touchés. Dans les heures si cruelles que nous traversons, quelle détente, quel repos d’esprit vous venez de nous procurer » On joint une lettre très intéressante du docteur Léon Duchesne, à Louis Lumière, concernant la microphotographie (1892).


Réf: 26376

15000 euros







Manuscrit autographe

LUMIÈRE Louis
Manuscrit autographe avec croquis. [Vers 1903] ; ensemble de 2 pages 1/2 et 1 page in-folio. Important manuscrit de Louis Lumière sur l’étude de la fécule de pomme de terre qui va le mener à l’invention de la photographie en couleurs. « Séparation de la fécule chez Demure ». Demure devait être le directeur du laboratoire municipal de la ville de Lyon chez qui les frères Lumières faisaient faire leurs analyses. « hauteur totale = 35 cm. tube d’écoulement à 15 cm du fond. hauteur de chute 20 cm. Durée une heure ou 1 heure 20 ! (à voir) Poids de fécule sèche (trempée la veille) égale à 1/5 du poids total (20 %) 6 extractions successives recueillies chacune dans un bac identique à celui du dépôt. Chaque extraction séjourne immobile pendant 2 heures au bout desquelles on vide à 15 cm du fond par un robinet latéral. On réunit le tout et on extrait à l’essoreuse ». Rappel historique : les frères Lumière inventent la photographie en couleurs le 17 décembre 1903. Déposée sous forme de brevet le 17 décembre 1903 mais dévoilée à l’Académie des Sciences le 30 mai 1904, la plaque Autochrome Lumière, inventée par Louis Lumière, est le premier procédé de photographie en couleur. Le secret de cette invention réside dans l’emploi de la fécule de pomme de terre teintée, permettant de capter et filtrer la lumière. Les couleurs sont recomposées à partir de la juxtaposition de cette multitude de points colorés qui donnent un charme pictural à ces photographies.


Réf: 26380

15000 euros







Lettre autographe signée

MONET Claude
Lettre autographe signée, adressée à Gustave Geffroy. Giverny, 7 septembre 1911 ; 3 pages 1/4 in-8°, enveloppe timbrée jointe. « Je serai certainement bien content de vous voir depuis longtemps que vous remettez votre visite, et j’ai bien peur qu’à attendre Vaquez vous n’ajourniez encore, et cependant je serai heureux de vous voir ensemble, enfin faites pour le mieux, mais venez. J’ai tant besoin d’être remonté, de voir des visages amis et de ne pas songer à ma douleur. J’ai eu de bonnes visites, Clemenceau toujours bien affectueux, Renoir, et hier Mirbeau, qui va certainement mieux, mais bien déprimé, bien découragé, ce n’est plus lui. Quant à moi, je vais bien comme santé, j’ai passé bien tristement ces derniers mois ne trouvant de consolation qu’à relire toute la correspondance de ma chère femme et à revivre presque toute notre vie. Autrement je n’ai pu prendre goût à rien, anéanti par cette terrible température vraiment intolérable. Mais en voilà bien long sur moi. Venez, vous me ferez (du bien). »


Réf: 662

15000 euros







Lettre autographe signée

MAHLER Gustav
Lettre autographe signée, adressée à son agent Gustav Lewy. Olmütz, 28 février 1883 ; 1 page in-8°, avec adresse. À son retour à Vienne, après la fin de son engagement à Laibach, on ne se précipite pas pour autant sur Mahler, qui doit attendre janvier 1883 pour trouver tant bien que mal un poste à Olmütz, théâtre alors sujet à divers problèmes, parmi lesquels les scandales provoqués par le chef précédent. L’autorité et l’idéal passionné du musicien face à une presse et un orchestre récalcitrants ne sont pas tout de suite récompensés et l’énergie qu’il déploie dans un cadre si inhospitalier explique l’absence de composition personnelle à l’époque. Cependant,  en donnant pas moins de douze opéras en à peine deux mois, Mahler parvient à attirer l’attention de Karl Überhorst, chef régisseur du théâtre de la Cour de Dresde. Le 13 février 1883, il apprend la mort de Richard Wagner à qui il vouait une vénération quasi religieuse. Rare et belle lettre de jeunesse (23 ans) dans laquelle il évoque sa prestation de l’opéra de Méhul Joseph et la fuite en Égypte : « Je ne suis mentionné qu’à la fin, mais d’une manière tellement ahurissante que j’ai de la peine à vous le dire. » [Provenance : cadeau de Bruno Walter à une chanteuse internationale, qui donna la lettre au précédent propriétaire.]


Réf: 29838

15000 euros







Technique mixte

LANSKOY André (Andreï Mikhaliovitch, dit)
Composition Technique mixte sur papier. Signé « Lanskoy » en bas vers la gauche. 63 x 49 cm


Réf: 2045

16000 euros







Manuscrit musical autographe signé

LISZT Franz
Manuscrit musical autographe signé, dédicacé à Mme Bourry. Weimar, mai 1857 ; 1 page in-4° (26,5 x 20,7 cm). Fragment autographe du poème symphonique Orphée. « Pour Madame Bourry avec mille affectueux souvenirs et hommages. » Composée la même année que Les Préludes, cette page symphonique avait été initialement conçue pour être un prologue à Orphée et Eurydice, opéra de Christoph Willibald Gluck. L’œuvre a été créé à Weimar le 16 février 1854. L’œuvre est le 4e poème symphonique composé par Franz Liszt.


Réf: 29837

16000 euros







Lettre autographe signée

FREUD Sigmund
Lettre autographe signée adressée à un jeune homme. Vienne 29 Mars 1931 ; 1 page in-8°. En-tête imprimé « Dr. Freud » en haut à gauche, et « Wien, IX., Berggasse 19 » en haut à droite, une page, en allemand. Freud répond à une lettre d’un jeune homme qui pensait devenir médecin, et exprime son intérêt pour un voyage en Grèce que le jeune homme fait avec sa fiancée. Freud a une lettre de M. Déridère, qui est l’inspecteur en chef de l’hygiène pour les sanitaires administration pénitentiaire et veut savoir si le jeune homme va rencontrer le Dr Déridère. Il termine la lettre : « Avec mes meilleurs vœux, votre dévoué Freud.» Rare.


Réf: 25445

18000 euros







Lettre autographe, signée

HEMINGWAY Ernest
Lettre autographe, signée « Papa », adressée à son ami le scénariste Peter Viertel. Ketchum, Idaho, 31 décembre 1958 ; 2 pages in-4°. Très belle lettre relatant une partie de chasse : « Nous espérons vous revoir quelquefois avant que vous écriviez un autre scénario de mes livres. Peut-être pour For Whom the Bell Tolls [Pour qui sonne le glas]. For Whom the Bell Tolls fut publié en 1940. « Dear Pete : Thanks for the letter and the word from and on Jerry W. Also Merry Christmas and Happy New Year to you too. It’s been good out here all fall and so far this winter except for the skiing – a worn 10 inches showing rocks on Baldy – down to almost six actually now. No good prospects either but the weather is very screwy and nobody knows anymore. 18 inches in N. Mexico yest. – towards south bound on way Rose Bowl – we had a long beautiful fall and very good shooting – lots of birds and very good cluckers and hen shooting – spread all the way up here to Ketchum now. Fine snipe, plenty pheasants and constant ducks, although season only has 6 more days to run and the – flight not yet down from Canada where they’ve been leaving temps of 47 to 57 for months. Have had good shooting –. Have been working good and shooting well all fall. Weigh 204 – and averaged that size last winter. Everything else ok. Hope your book goes good and keeps on and you hold to what you say and do not fuck it up writing picture shit. Could use something good by you to read. Am so glad you are happy and things ok. Did not write because I kept hearing so much shit and as in some ways it was a tough year for a while did not want to bother or bore you. The last letter I’d had from you was good so stood on that. The news that you’re working good is the best I could have. Give our love to your girl. We will be here a couple more months or maybe only six weeks.Things very bad in Cuba so may have to go there sooner. Want to finish this book before I go back. Bud Purdy and your other friends send you their best. We missed you this year. Hope we’ll see you sometime before you write another picture from some book of mine. Maybe when they do For Whom the Bell Tolls over again sometime. I can get another cap out of that one. Still have this cap and will try to make it last another ten years but that is a long time to wait to see you. Hope you have a good summer and a fine winter. Give my best to John H. if you see him. Write here if you get time. Love from Mary too. Papa. » Peter Viertel met Ernest Hemingway in Sun Valley, Idaho in 1946. Viertel was working on his book, Love Lies Bleeding (1964), a fictional account of the life of Spain’s most famous matador, which was inspired by Hemingway’s Death in the Afternoon (1932). Hemingway lambasts the screenwriting process in this letter, and felt that Viertel was demeaning himself with his Hollywood work. Almost all Hemingway’s novels and short stories were made into movies, but he disliked all of them. He must have held Viertel in high regard, though, for he jokes about making another movie from one of his books! Hemingway was working on A Moveable Feast, a memoir of his life in Paris during 1921-26, his greatest work of nonfiction


Réf: 26207

19000 euros







Portrait dédicacé

WAGNER Richard
Portrait dédicacé au compositeur Samuel David. « Souvenir de Vienne en mai 1861 » ; 420 X 320mm (à vue). Beau portrait lithographié de R.Wagner, jeune. (d’après un portrait par Clementine Stocker Esher gravé par Franz Seraph Hanfstaengl [1804-1877] à Dresde. Bel envoi autographe signé « À Monsieur Samuel David, Richard Wagner. » À gauche de la signature deux portées musicales sont le prélude de Lohengrin.


Réf: 29143

20000 euros







Lettre autographe signée

CURIE Marie
Lettre autographe signée, adressée à un recteur. Paris, 11 avril 1919 ; 2 pages in-4°. En-tête imprimé « Faculté des Sciences de Paris — Institut du Radium — Laboratoire Curie ». Très belle lettre relative à l’enseignement de la radiologie : « Je prends la liberté de vous écrire au sujet de la demande qui vous a été faite par Mlle Marthe Klein, professeur au Lycée de Versailles actuellement chargée du cours de radiologie pour les infirmières militaires à l’Institut du Radium. […] L’enseignement de Radiologie établi par moi pour former des manipulatrices pour les hôpitaux militaires est un enseignement assez particulier, exigeant l’explication de notions scientifiques assez délicates à des personnes dont les études préparatoires sont très sommaires. Mlle Klein a su s’adapter avec beaucoup de souplesse à ces fonctions et a développé dans leur exécution des facultés réelles de méthode, d’organisation et de clarté dans l’exposition. Avec beaucoup de dévouement, elle consacrait tout le temps nécessaire aux leçons, interrogations et surtout aux travaux pratiques. En même temps, elle a bénéficié elle-même d’une augmentation de connaissances utiles et de l’habileté expérimentale. Je puis considérer son passage à l’Institut du radium comme très favorable au développement de ses aptitudes de professeur et cela d’autant plus que douée d’un grand intérêt pour le travail de Laboratoire, elle n’a cessé de consacrer tous ses moments libres à prendre une part active à ce travail, ce qui lui a permis de prendre connaissance d’un bon nombre des méthodes de recherche et de faits scientifiques. […] D’autre part l’enseignement de radiologie dont elle est chargée, est destiné à subsister dans des conditions modifiées. Le succès très grand de cet enseignement a engagé le service de santé à le rendre permanent. Dans cet essai de réorganisation, Mlle Klein pourra encore rendre de grands services, si elle est professeur à Paris. Elle pourra m’aider à diriger et à former les personnes qui auront à prendre la suite de l’enseignement. […] D’autre part, je vous prie de bien vouloir accorder une audience à Mlle Irène Curie qui désire vous demander conseil au sujet de ses projets d’avenir pour l’année prochaine. […] Mlle Curie m’accompagne comme préparateur de conférence en Espagne ».


Réf: 25407

24000 euros