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Lettre autographe signée

GAUGUIN Paul
Lettre autographe signée, adressée à Camille Pissarro. [Rouen, vers le 15-20 août 1884] ; 1 page in-8°. « Mon cher Pissarro, J’attends avec plaisir l’arrivée de votre fils et j’espère assez qu’il ne va pas loger chez Murer mais chez moi. Il faut que j’envoye en Norvège le tableau ; il est temps. Si vous comptez toujours exposer, que Lucien les apporte pour que je les envoie avec les miens d’un seul envoi. Quatre, deux dessins ou aquarelles et deux peintures, je compte envoyer la même chose. A quoi pensez-vous d’avoir encore un enfant, le moment n’est pas choisi, il est vrai qu’on ne fait pas ce que l’on veut. Je vous écris à la hâte. Tout à vous. P. Gauguin. Si on arrivait à vendre en Norvège vous savez qu’avec 5 000 f une famille peut vivre superbement et que le pays est très beau. » C’est en grande partie par le truchement de Pissarro que le jeune Paul Gauguin, qui souhaite à la fois quitter Paris et adopter définitivement et exclusivement le métier de peintre, choisit à son tour de s’installer à Rouen. Il nourrit l’espoir, qui fait sourire le vieux Pissarro, de vendre facilement ses toiles aux riches négociants de la ville et trouve une maison dans le quartier Jouvenet en janvier 1884. Il y séjournera dix mois avant de rejoindre sa femme, partie avant lui, à Copenhague. La production de Gauguin à Rouen, très mal connue, est fascinante et pose des questions essentielles sur l’état de l’impressionnisme au milieu des années 1880, alors que germe le mouvement néo-impressionniste. Gauguin envoie plusieurs de ses tableaux rouennais aux dernières expositions impressionnistes et c’est certainement le moment où sa peinture est le plus en phase avec les principes du mouvement, qu’il a approfondis en compagnie de Pissarro, de Cézanne et de Guillaumin. Mais l’originalité de ces peintures tient aussi au fait qu’il se cantonne dans son quartier résidentiel, rustique, ignorant le centre-ville et ne peignant qu’exceptionnellement la Seine. Le Rouen de Gauguin est un village verdoyant et mystérieux, dont le relief très particulier suggère des visions verticales et fermées, dans lesquelles le spectateur a l’impression de s’enfoncer. Ce visage de la ville, présent aussi chez les peintres de l’école de Rouen, imprégnés de la géographie de leur cité, échappe entièrement à Monet et à Pissarro, même s’ils n’ont pas manqué d’explorer, comme il se doit à Rouen, les hauteurs environnantes. En 1884, Paul Gauguin présente plusieurs tableaux. Pour la petite histoire, Fritz Thaulow et Paul Gauguin étaient à l’époque beaux-frères ayant épousé deux sœurs danoises Ingeborg et Mette Gad. Ajoutons à cela que Gauguin et Mette eurent un fils, Pola, qui devint par la suite le biographe d’Edvard Munch. 1890 est un bon cru pour les artistes français : les œuvres de Degas, Monet et Pissaro marquent l’exposition. L’année suivante c’est au tour d’Auguste Rodin de venir en terre nordique avec L’éternel printemps. Début 1895, Claude Monet revient en Norvège pour y peindre. Il séjourne quelques mois et son tableau du Mont Kolsaas est aujourd’hui exposé au Musée d’Orsay.


Réf: 627

36000 euros







Ensemble de 22 lettres autographes signées

CIORAN Emil Michel
Ensemble de 22 lettres autographes signées, adressées à Mme Laurent. De 1976 à 1990 ; formats in-8° et in-4° principalement ; quelques traces de mouillures sur 6 lettres. — Paris, 22 janvier 1976 : Il a « accepté d’écrire pour une revue un texte assez compliqué. » Il se plaint des difficultés de son âge pour travailler. « Or, le cerveau ne marche pas toujours seul ; il faut l’aider, le fouetter. Je fais exactement le contraire, puisque je vis sur des tisanes, qui l’engourdissent au lieu de le réveiller. » Dieppe, le 24 août 1976 : « La Normandie ne vaut pas la Californie […] d’abord parce que cette ville est boudée par les gens bien, ensuite parce que des amis vous y prêtent depuis longtemps chaque année une appartement somptueux. Simone a passé le mois de juillet en Vendée où elle pense retourner pour une semaine avant la rentrée. Nous sommes curieux d’en saisir plus long sur vos impressions d’Amérique. […] Je relis des ouvrages inactuels à la bibliothèque d’ici, ce qui me donne une vague illusion d’activité. » ; Saint-Julien de Concelles, le 7 août 1977 : ils sont chez des amis. « J’y fais de petits travaux de toutes sortes par plaisir bien entendu, car je suis bricoleur dans l’âme. La seule manière de surmonter un cafard invétéré est de s’adonner à des exercices physiques, plus précisément manuels. […] Le mois de juillet a été terrible pour moi : chaque jour des visiteurs de partout... Un vrai cauchemar. Simone a été malade : elle a attrapé une amibe en mangeant quelque crudité et, pour s’en débarrasser, elle doit faire une cure d’arsenic ! ». Dieppe, le 21 décembre 1977 : « Le “destin” de Dick me poursuit. Gâcher une situation comme la sienne, à cause d’une gourgandine ! Cela peut être beau dans une perspective littéraire, mais lui, n’aimait que l’efficacité et non la poésie du downfall. » Paris, 10 janvier 1978 : « Un seul événement mémorable à la B.B.C, un major survivant du Titanic, fait le récit de la catastrophe avec un détachement extraordinaire. » ; 27 mai 1978 : « De mon côté, je vois tous les jours des gens et je vous assure que je ne suis pas quelqu’un qui mérite d’être envié. La condition des morts n’est pas tellement pénible, eux du moins ne reçoivent plus de visites. J’espère que le fait d’être grand-mère a eu sur vous un effet plutôt tonique. Puisqu’il faut que la vie se perpétue, il vaut mieux que cela se fasse par des êtres qu’on aime. Et non par des Katangais ! ». Paris, le 14 juin 1979 : « Avril et mai, je les ai passés presque entièrement dans ma chambre, à cause d’une grippe et ‘une infection à la gorge. Après m’être soigné moi-même inutilement avec des plantes, il m’a fallu prendre des antibiotiques, ce qui équivaut à une défaite. Simone a été plus chanceuse que moi. » Paris, le 15 novembre 1979 : « L’article du Monde a été écrit par un ami. En revanche le dessin, j’entends la caricature est l’oeuvre d’un inconnu […]. On dirait une tête de rat ! Je ne suis tout de même pas si hideux. Ne croyez pas que je sois tellement content du bruit qu’on fait autour de mon livre. J’ n’y suis pour rien. Ce genre de cirque appartient au paysage parisien, et il faut s’y résigner. ». Dieppe, 23 juillet 1980 : « Je n’insiste pas sur l’anniversaire, car cela invite toujours à des réflexions mélancoliques? Personnellement je n’ai jamais fêté un événement quelconque de ma vie, en tout cas pas celui de ma naissance. » Il annonce que Simone est à la retraite et que l’état de santé de son frère est bon « peut-être trop bon ». Paris, le 29 décembre 1980 : « Je n’ai pas le courage de me réfugier à Dieppe à cause du climat trop vif. J’y dors en effet très mal. Où aller ? ». Dieppe, le 9 février 1682 : « Je suis devenu une sorte de personnage “culturel”, avec tout ce que cela implique de concessions, de cabotinage […]. Cela a commencé à Cologne où je me suis produit devant un public allemand […]. Ce fut un demi-échec. En revanche, invité par l’Institut Français d’Amsterdam, je m’y suis comporté comme un acteur. Il s’agissait d’un dialogue en fait : un professeur hollandais qui posait des questions et j’y répondais comme si je m’étais trouvé sur une scène...[…] La vieillesse nous fait gagner en vanité ce que nous perdons en orgueil. Je suis content d’apprendre que Dick a remonté la pente. J’aimerais bien savoir ce qu’il pense de l’état actuel de l’Europe ». 6 septembre 1981 : Ils sont chez des amis où ils pratiquent le jardinage et le bricolage « Vous écrivez de bien jolies lettres ; la dernière surtout devrait figurer dans vos Mémoires si un jour vous décidez d’évoquer les évènements marquants de votre vie. » Paris, 30 décembre 1984 : « Je me fais le reproche d’avoir très peu lu Mme de Sévigné. Je vais vous imiter, je vais me plonger dans ses lettres ». Paris, le 1er janvier 1986 : « Notre voyage a été une réussite. Ce qui nous a plus surtout c’est Lecce, ville splendide non loin de Brindisi, où nous avons pris le bateau pour la Grèce. Athènes nous a déçus. Il est vrai que j’ai dû y donner deux conférences, ce qui suffit à vous gâcher un voyage. Nous nous sommes arrêtés heureusement quelques jours à Corfou qui, sans les touristes, serait une manière de paradis. » Paris, 15 avril 1986 : « Thank youfor your telegramme. But I am on evening of my birthday ». Paris, le 28 décembre 1986 : « Chacun de nous deux, vu notre âge, a des ennuis de santé plus ou moins sérieux. Simone se plaint des jambes, moi je surveille ma tention et affronte — depuis 25 ans ! — mes ennuis gastriques. » Dieppe, le 30 juin 1987 : « Ma vie est devenue un cauchemar. Aurais-je pu empêcher que les choses tournent de cette façon ? Je n’en suis pas sûr. Le résultat de tout cela est que j’ai perdu toute envie de me manifester et que j’évolue lentement vers une manière spéciale d’abrutissement. » Paris, le 11 avril 1989 : « Au long des années, je n’ai fait que maudire le jour de ma naissance et m’émerveiller en même temps d’être né. Je n’aurais donc pas vécu en vain, et c’est avec joie que je contemple cet investigateur d’optimisme qu’est le Pomerol. » Paris, le 21 février 1990. Il n’ a pas répondu plus tôt à sa lettre : « Mon excuse ? La maladie ou plutôt un état étrange qui relève de la psychiatrie et de la vieillesse. Jusqu’à présent je connaissais la fatigue comme problème, je la connais maintenant comme état. C’est ce qu’on appelle progrès.... J’espère pourtant qu’une amélioration est toujours possible. » Sans date : « Cela pourrait aller si je n’étais pas envahi par mes compatriotes et, ce qui est plus grave, par des “écrivains” d’ici et d’ailleurs qui me demandent des préfaces et d’autres stupidités. » Paris, 24 august : « We would be very pleased to see you again, if you could come to dinner next wednesday th 28. » 6 décembre : « I am very much upset by the news of the death of your husband. I know that you were very happy together ». On joint une lettre de Simone : « Dec 6. Thank you for your beautiful little card. […] I wonder if I could arrange a little dinner sometime next week. I would ask Christiane Frémont. […] We would drink the bottle of ine she brought me some time ago. A ‘82 Saint-Émilion 1er grand cru classé ! ». Nous savons que Mme Laurent était une américaine parisienne grande femme élégante et très amie de Man Ray, habitant le quartier de l’Odéon. Elle croisa Cioran rue de l’Odéon et l’aborda. Il l’invita chez lui dans son petit appartement de la rue de l’Odéon et ils sont devenus amis. A la mort de Cioran, elle resta amie avec Simone la compagne de Cioran.


Réf: 30552

38000 euros







SOUVENIRS du baron Tristan LAMBERT.

PRINCE IMPÉRIAL
Souvenirs du Prince Impérial recueillis par le baron T. Lambert. — Médaille en cuivre par Cavelier — 1856 : La Ville de Paris offre à l’Empereur et à l’Impératrice le berceau du Prince Impérial. — Paire de chaussons de bébé du Prince Impérial. — 2 lettres de Marie Stuart. — 14 dessins du Prince Impérial. — Bretelle à boutons porté par le Prince à l’âge de 7 ans. — Livret du Prince Impérial. — Cheveux du Prince Impérial. 1864. — Cheveux de Napoléon III. 1864. — Cheveux de Napoléon III et de l’impératrice. 1864. — Manuscrit du déjeuner du samedi 9 juillet 1864. — Mouchoir carré brodé au chiffre « N » Mouchoir du Prince Impérial à son chiffre brodé. — 2 morceaux de feuille de la palme bénite qui était à son chevet aux Tuileries entre 1867 et 1868, donnés par le Prince Impérial au baron Tristant Lambert. — Boîte à bonbons avec le portrait de l’Impératrice d’Autriche, prise par Napoléon III à Salzbourg à la table de l’Empereur d’Autriche, rapporté par lui au Prince Impérial. — Carte de membre du Cercle des patineurs pour « M. S.A.I. le Prince Impérial, membre du cercle, carte personnelle valable du 1er Xbre 1868 au 1er Xbre 1869 ». En carton vert à pan bordé d’un filet noir. — Ensemble de 3 signatures à l’encre du Prince Impérial. — Photographie de Napoléon IV en buste, en uniforme, arborant ses décorations, assis dans un fauteuil, un livre à la main. Photographie de Le Jeune. Signée à l’encre « Napoléon » et au dos « St Cloud Octobre 1869 ». 105 X 60 mm. — Mouchoir de la Duchesse de Berwick et d’Albe. — Guêtres d’uniforme du Prince Impérial. — Photographie du Prince Impérial en uniforme, arborant ses décorations, assis dans un fauteuil, un livre à la main. Photographie de Le Jeune. Dédicacée « Louis-Napoléon, le 20 9bre 1869, souvenir affectueux de Compiègne ». 105 X 60 mm. — Photographie du Prince Impérial en uniforme, de trois-quart, arborant ses décorations. Photographie de Le Jeune. Dédicacée « Louis-Napoléon, le 20 juillet 1870 ». 105 X 60 mm. — Photographie du Prince Impérial en uniforme, de trois-quart, arborant ses décorations. Photographie de Le Jeune. Dédicacée « Louis-Napoléon, le 6 février 1871 ». 100 X 60 mm. — Photographie légendée « Wilhelmshöhe 16 fev 71 ». Photographie par Emil Rothe Cassel, représentant sept hommes sur un balcon. De gauche à droite : M. Adolphe Abeille (secrétaire du Prince Impérial), le commandant baron Lambert (Commandant des chasses), Tristan Lambert (engagé volontaire), le général marquis de Forton, M. O’Connor S.lieutenant aux Guides, S.A. le général Prince Joachim Napoléon Murat, Comte Louis de Turenne S.lieutenant aux Guides, avec leurs signatures. 185 X 230 mm. — Crayon de bois verni. Acvec étiquette manuscrite à l’encre « Porte-plume, plume, crayon, boîte à cigarette de S.M. L’Empereur Napoléon III, pris par moi dans le cabinet de S.M. et avec sa permission le jour de notre départ de Wilhemshöhe, avant la messe, le 19 mars 1871. Tristant Lambert ». Au dos « Porte-plume et crayon de Napoléon III à Wilhemshöhe ». — 2 photographies du Prince Impérial: * de 3/4 en uniforme, portant ses décorations, par Le Jeune avec dédicace à l’encre « Louis-Napoléon le 15 août 1871 ». * en buste en civil avec la plaque de la Légion d’honneur, par Camden Place Chislehurst. 105 X 60 mm. — 2 photographies du Prince Impérial: * Par Downey London avec dédicace à l’encre « Louis-Napoléon 1872 ». * Par Downey London avec dédicace à l’encre « Louis-Napoléon le 5 janvier 1872 ». 105 X 60 mm. — Photographie du Prince Impérial en buste, en civil, portant la plaque de la Légion d’Honneur. Par Downey London. Signé « Napoléon ». Au dos : Signé « A Tristan Lambert, souvenir de Camden, le 26 juillet 1872 ». 105 X 60 mm. — Photographie du Prince Impérial en buste, en civil. Par Elliot & Fry London. 165 X 110 mm. — L’Empereur Napoléon III, assis, en civil, portant ses décorations. — Paire de chaussettes en fil blanc du Prince Impérial. Avec coutures brodées. En partie haute, chiffré en fil rouge « N » et numéro sur l’une 5 et l’autre 8 — Porte-cigares. En paille tressée, vert et blanc. Avec étiquette manuscrite légendée à l’encre « Porte-cigares donné par le Prince Impérial à Chislehurst T. Lambert ». — Brin de laine et petit morceau de tissu taché de sang. — Fleurs artificielles. Fleurs posées sur le cercueil du Prince Impérial. 1879. — Fleurs artificielles. Fleurs posées sur le cercueil du Prince Impérial. 1879. — Fleurs artificielles. Fleurs posées sur le cercueil du Prince Impérial. 1879. — Fleurs de lierre et fleurs séchées. Fleurs posées sur le cercueil du Prince Impérial. 1879. — 2 franges en argent. Franges du poële mortuaire du Prince Impérial. — Manuscrit autographe du Prince Impérial. « Prière composée par le Prince Impérial et trouvée écrite de sa main dans son livre de messe après sa mort par l’Impératrice ».


Réf: 28913

40000 euros







Gouache sur papier

VLAMINCK Maurice de
Maison Dupuis - rue de village. Gouache sur papier cartonné. Signée en bas à droite. 44,5 x 54 cm Etiquette au dos de la galerie Le Niveau 133 Bld du Montparnasse — Collection du docteur G. Avec certificat du comité Wildenstein.


Réf: 2108

48000 euros







Huile sur toile, signée

ATLAN Jean-Michel
Composition. Huile sur toile. Signée en bas à droite. 1959 ; 100 x 65 cm. Provenance : — Ancienne collection André Verdet, St Paul de Vence. — Collection particulière, France.


Réf: 31040

78000 euros







Huile sur toile, signée

ATLAN Jean-Michel
Composition Huile sur toile. Signée en bas à droite 1959 ; 100 x 65 cm. Provenance : — Ancienne collection André Verdet, St Paul de Vence. — Collection particulière, France.


Réf: 2042

78000 euros







Lettre autographe signée

BEETHOVEN Ludwig van
Lettre autographe signée « L. v. Beethoven », adressée à un employé de la K. k. Universalkameralamt à Vienne. [26 octobre 1819 ?] ; 1 page in-8° oblongue. « P.P. Ich bitte dem überbringer dieses den Pensions Antheil für meinen Neffen gefälligst einzuhändigen. ergebenster l. v. Beethoven ». « Je vous prie de bien vouloir payer au porteur de cette lettre la part de la pension de mon neveu. [Votre] dévoué L. v. Beethoven » En novembre 1815, décédait un des frères de Beethoven, Karl, laissant son épouse Johanna (dont l’inconduite était notoire et n’inspirait à Beethoven qu’horreur et mépris) et un fils âgé de neuf ans, appelé lui aussi Karl. La tutelle de ce dernier fut confiée d’abord à Beethoven, puis conjointement à lui et à Johanna. Cette situation se révéla chaotique pour tout le monde et à l’origine de cinq ans de procès acharnés et de drames. Au prix de grands sacrifices, Beethoven s’occupa tant bien que mal de l'éducation de ce neveu difficile. Les soucis et les déceptions seront à la hauteur de ses ambitions pour le jeune Karl, tiraillé entre sa mère et son oncle idéaliste. La présente missive est adressée à l’administration compétente pour le paiement de la pension de Johanna. Dans un contrat du 10 mai 1817, celle-ci s’était engagée à céder la moitié de sa pension comme contribution à l’éducation de son fils Karl. Cette participation, payable tous les trois mois en avance, se montait à 41 Gulden 6 Kreuzer et la somme annuelle à 166 Gulden 30 Kreuzer. Le 26 octobre 1819 Beethoven a essayé, en vain, d’obtenir de cet office le paiement de la part due à son neveu de la pension de sa belle-sœur (voir lettre 1349 du 27 octobre 1819 à Johann Baptist Bach). Ce document est peut-être en rapport avec cette démarche. (Cette lettre est publiée sous le n° 1346 dans la Correspondance générale de Beethoven. (Très belle signature).


Réf: 30645

80000 euros







Feutre et papier collé sur carton, signé

DUBUFFET Jean
Personnage Signé de ses initiales « J.D » et daté « 73 » ; daté du 19 mars 1973 au verso. Feutre et papier collé sur carton. 41,8 x 19 cm. Provenance: — Galerie Beyeler, Basel — Private Collection — Sotheby's, New York, 4 October 1990, Lot 77 Acquired from the above by the present owner Bibliographie : Max Loreau, Catalogue des Travaux de Jean Dubuffet: Dessin, Fascicule XXVII, Paris 1976, p. 123, no. 240a, listed.


Réf: 2114

85000 euros







Manuscrit autographe.

COCTEAU Jean
Manuscrit autographe « De l’ordre considéré comme une anarchie ». 64 pages ; 165 X 240 mm dans un cahier. Allocution prononcée au Collège de France, le jeudi 3 mai 1923. C’est un vibrant hommage à Radiguet qui venait de publier en début d’année « Le Diable au corps ». Le texte original diffère sensiblement du texte publié. Cette allocution fut publiée dans Le Rappel à l’ordre, en 1926. Nombreuses corrections. Après la mort de Radiguet, Cocteau déclara : Ce malheur termine une longue période pendant laquelle, avec un groupe de musiciens et sous le patronage d’Érik Satie, je désensorcelais la musique française. Elle succombait sous les charmes. Érik Satie donnait l’exemple d’un saint musical… le titre de mon allocution au Collège de France : D’un ordre considéré comme une anarchie, résume l’esprit d’un météore de rires, de scandales, de prospectus, de dîners hebdomadaires, de tambours, d’alcool, de larmes, de deuils, de naissances et de songes qui étonna Paris entre 1918 et 1923 (op. cit., p. 31). Ce manuscrit très important dans la vie de Jean Cocteau est un vibrant hommage à Radiguet.


Réf: 29369

90000 euros







Lettre autographe signée

CHOPIN Frédéric
Très belle lettre autographe signée, adressée à son ami le banquier Auguste Léo. Château de Nohant, 30 août 1846 ; 2 pages in-8° en français. « Très cher ami. Je voulais vous remercier à Auteuil pour votre bon petit mot dans la lettre de la Psse Czosnowska — J’ai pensé porter mes manuscrits à Paris, mais la belle saison me retient encore, et je viens vous ennuyer avec mon envoi pour Londres. Comme ordinairement vous avez la bonté de faire passer en même temps une traite à 2 mois de date, ayez l’obligeance de me l’envoyer pour signer, s’il le faut absolument. Elle montera cette fois-ci à 30 livres sterl. J’espère que vous avez profité ainsi que Madame Leo et vos chers enfants de cet été miraculeux et que le séjour d’Auteuil vous aura fait du bien. Je tousse moins qu’à l’ordinaire, — je travaille un peu et vous aime toujours. Votre dévoué de cœur. F. Chopin. Mes hommages à Madame Leo ; veuillez me rappeler je vous prie au souvenir de M. et Mme Valentin. » L'état de la lettre est remarquable, la signature parfaite et complète. C'est vraiment une des plus belles lettres vues de Chopin !


Réf: 28369

120000 euros