Archives pour septembre 2012

Voltaire et Mme Du Châtelet à Cirey: une découverte exceptionnelle


Pour contribuer à la sauvegarde des manuscrits d’Émilie Du Châtelet, merci de suivre ce lien.

Cet appel à dons a été lancé par le Fonds de dotation Voltaire avec l’aval des Archives de France et de la Bibliothèque nationale de France. Toute contribution reçue sera intégralement reversée aux organismes publics acquéreurs de manuscrits à la vente du 29 octobre.

Les sommes versées ne seront encaissées qu’après la vente réalisée.


Parmi les lieux de mémoire incarnant les Lumières, peu de noms résonnent à l’égal de celui du château de Cirey en Champagne, où Voltaire partagea durant quinze ans la vie d’Émilie Du Châtelet, après la publication et la censure de ses Lettres philosophiques. Le site évoque encore leur couple légendaire, une complicité rare de cœur et d’esprit, l’intensité intellectuelle d’une rencontre d’exception. C’est à Cirey que Voltaire écrivit ses Éléments de la philosophie de Newton, son Traité de métaphysique, ses Discours en vers sur l’homme. Plusieurs ouvrages qui marqueront la suite de sa carrière y furent aussi commencés : le Siècle de Louis XIV, l’Essai sur les mœursLa Pucelle entre autres. Émilie cultiva de son côté à Cirey les sciences, les mathématiques et la physique surtout, avec la passion qu’elle mettait à toutes choses, réalisant par exemple la première traduction française commentée des fameux Principia mathematica de Newton, qu’elle acheva quelques jours avant sa mort en 1749.

Le château passera en 1765 au fils d’Émilie, Louis-Marie-Florent, qui en fit don en 1789, peu avant la prise de la Bastille, à sa nièce par alliance, Mme de Simiane, née Diane-Adélaïde de Damas. Après quoi Cirey allait rester dans la famille des Damas jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Le château fut vidé sous la Révolution : quand Mme de Simiane en reprit possession, elle n’y trouva pas seulement une chaise pour s’asseoir. On pensait savoir que les archives des Du Châtelet et la bibliothèque de Cirey avaient été dispersées ou détruites, mais ce n’était pas le cas et nous avons appris en 2010 que la bibliothèque et les archives du château existaient encore, ayant survécu à la Révolution. La bibliothèque avait été installée en 1892 dans la nouvelle maison des Damas, construite pour eux à quelques lieues au nord de Cirey, en pleine campagne, et les archives, emplissant dix grandes caisses de bois, furent alors remisées dans le grenier. Elles s’y trouvaient toujours, cent vingt ans plus tard…

Les archives de famille proprement dites, vaste ensemble datant du XIIIe siècle à la Révolution, sont entrées, en août 2012, aux Archives départementales de la Haute-Marne à Chaumont.

Les manuscrits scientifiques et personnels d’Émilie Du Châtelet et Voltaire, par contre, seront vendus aux enchères à Paris le 29 octobre 2012. Parmi eux, plusieurs pièces d’un intérêt tout à fait exceptionnel : un manuscrit des Éléments de la philosophie de Newton, celui-là même qui fut offert par Voltaire à Émilie Du Châtelet, portant des notes de la main de l’un et de l’autre ; les manuscrits de l’Exposition abrégée du système du monde selon les principes de monsieur Newton, abondamment corrigés de la main de Mme Du Châtelet, qui manquaient au dépôt de sa traduction à la Bibliothèque du roi, effectué juste avant sa mort ; deux manuscrits de son étude majeure et inconnue sur l’optique de Newton ; diverses notes de la main de Voltaire ; plusieurs carnets de travail de Mme Du Châtelet sur la géométrie, l’arithmétique, l’optique ; des documents sur l’ameublement du château en 1746 ; des livres de comptes d’Émilie, évocation incomparable de la vie à Cirey ; sa correspondance avec son intendant, autre source précieuse d’informations inédites ; un volume de notes sur l’histoire de la religion, utilisé par Mme Du Châtelet, soit pour ses propres études, soit dans des travaux croisés avec Voltaire.

Les instances d’État compétentes, Archives nationales et Bibliothèque nationale de France, ont été immédiatement averties de ces découvertes et se sont aussitôt mobilisées. Des interventions de préemption sont à l’étude, mais il est clair que la sauvegarde de cet ensemble patrimonial exceptionnel dépendra en grande partie de l’accueil que vous réserverez à l’appel public lancé par le Fonds de dotation Voltaire.

Il y a urgence à agir, à sensibiliser d’autres personnes autour de vous, à donner, même modestement…


Pour contribuer à la sauvegarde des manuscrits d’Émilie Du Châtelet, merci de suivre ce lien.

Cet appel à dons a été lancé par le Fonds de dotation Voltaire avec l’aval des Archives de France et de la Bibliothèque nationale de France. Toute contribution reçue sera intégralement reversée aux organismes publics acquéreurs de manuscrits à la vente du 29 octobre.

Les sommes versées ne seront encaissées qu’après la vente réalisée.

DUFY Jean [Le Havre, 1888 – La Boissière, 1964], peintre français, frère de Raoul.

Cour de ferme.

Aquarelle et encre sur papier signé et daté en bas à droite « Jean Dufy 1921 ».

1921 ; 430 X 560 mm (16,77 x 21,84 in.)

Bibliographie : Cette œuvre sera répertoriée dans le catalogue raisonné actuellement en préparation par Monsieur Jacques Bailly.

Un certificat de Monsieur Jacques Bailly sera remis à l’acquéreur.

Cette oeuvre a trouvé preneur et n’est plus disponible à la vente.

Extraordinaire cette très longue lettre de 6 pages d’Yvonne Printemps à Sacha Guitry que nous avons la chance d’avoir trouvé et que nous vous présentons ici :
PRINTEMPS Yvonne (Yvonne Wigniolle, dite) [Ermont-Eaubonne, 1894 – Neuilly-sur-Seine, 1977], actrice et chanteuse française.
Lettre autographe, signée « Ton petit Von », adressée à Sacha Guitry. [Juin ou juillet 1916 ?]; 6 pages petit in-4°.
Belle lettre d’amour du début de leur passion, écrite par « une pauvre petite chose folle d’amour » à sa « chose chérie ».
Elle raconte l’après-midi dans l’attente de son télégramme: elle a cru mourir ! « Et quand j’ai sentie dans mes mains cette chose qui venait de toi je me suis mise à pleurer comme une folle n’osant pas l’ouvrir et l’ayant ouverte je ne me suis pas calmée – penses tu me disais “Tu” – oh ! ma mé ma mé comme c’est doux le “toi”. Tous tes télégrammes avaient des grands “Vous” qui me semblaient tenir toute la dépêche »… Elle déplore qu’il n’ait pas écrit une lettre de sa main; elle a tant souffert. « J’ai eu des idées effrayantes j’ai pris de l’éther j’en ai bu voulant me rendre très malade Maman pleurait au pied de mon lit. Il me semblait, qu’étant malade je t’oublierais un peu – et ça n’a rien changé […]. Maintenant que je sais qu’il y a autre chose dans la vie, je ne [peux] plus être sans toi, ma fidélité il ne faut même pas en parler. J’aimerais mieux mourir que de sentir d’autres mains que les tiennes s’approcher de moi. Tu m’as fait trouver mon pauvre petit tellement précieux. Sacha, mon Sacha je t’adresse une prière tellement chaude – “ne prends pas de grande décision avant de m’avoir revue”. Tu te rends compte par mes lettres que je suis dans un état un peu fou. Oui c’est de la folie mais c’est tellement sérieux. Aimé chéri, tu m’as appelé “Ma petite chose” […] si c’est bien ça que tu voulais, alors je suis ta chose, ta petite chose à deux genoux et qui te crie “je t’aime je t’aime” »… Elle va partir se fiant à sa promesse de répéter ensemble au début d’août, et elle supplie sa « poupée jolie » de tâcher d’être à elle. « Mets ton corps contre le mien, serre-moi très fort. Ah ! si tu étais là. Aime moi je voudrais pendant une minute oublier que tu es loin. Aime moi c’est tout ce que je te demande. Prends ma bouche »…
C’est un des très beaux documents autographes que possède la galerie Arts et Autographes. Venez nous voir, au 9 rue de l’Odéon à Paris. Tél.: 01 43 25 60 48.

Histoire : Le 25 août 1944, dès l’aube, toute la 2e D.B. entra dans Paris par les portes de Saint-Cloud, d’Orléans, de Gentilly, d’Italie. Leclerc passa porte d’Orléans, rencontra Chaban-Delmas place Denfert-Rochereau puis, par l’avenue du Maine, atteignit la gare Montparnasse où il installa son P.C.
GAULLE Charles de [Lille, 1890 – Colombey-les-Deux-Églises, 1970],  homme d’État et général français et LECLERC  (Jacques Philippe Marie de Hauteclocque, dit) [Belloy-Saint-Léonard, 1902 – près de Colomb-Béchar, Algérie, 1947], maréchal de France.
Photo dédicacée par de Gaulle et Leclerc. [Montparnasse, Quartier général de la 2e D.B. 25 août 1944] ; 175 X 235 mm, rousseurs légères au dos, coins pliés.
Exceptionnelle photographie du 25 août 1944 sur laquelle on voit De Gaulle et Leclerc revoyant ensemble les termes de la capitulation des Allemands de Paris sous les yeux du général Juin.
Les dédicaces (faibles mais lisibles).
— « À Guy Voisse, Leclerc »
— « À Guy Voisse, bien cordialement. C. de Gaulle ».
De toute rareté. C’est la seule photographie à notre connaissance signée par Leclerc et de Gaulle. Il est quasiment certain qu’elle a été signée dans les jours qui suivent.
Cette photographie ira sûrement rejoindre la collection d’un amateur à moins qu’elle ne soit achetée par un service d’archive.
Ce document est dans une collection privée.
Galerie ARTS ET AUTOGRAPHES
Jean-Emmanuel RAUX, expert
9 rue de l’Odéon
75006 PARIS
Tél.: 01 43 25 60 48
email : contact@autographe.com
Galerie ouverte du mardi au samedi inclus
De 11 h à 12 h 30 et 14 h à 18 h.
LETTRES DE NOBLESSE — FERDINAND III DE HABSBOURG  [Graz, 1608 – Vienne, 1657], roi de Hongrie, roi de Bohême et empereur du saint Empire romain germanique.
Diplôme de chevalier du Saint-Empire, décerné à M. Erasme Fovllok, signé par Ferdinand III. Donné le 5 juillet 1653 ; 13 pages in-4° (255 x 305 mm) dont 1 page avec armoiries. Le manuscrit est relié sous une couverture en velours rouge (reliure de l’époque, un peu passée), rubans attenants ; 2 perforations dans les plis du manuscrit, uniquement sur les pages 1 à 6 et dans le dos de la reliure, comme si c’était pour le garder ouvert à la page des armoiries. Manuscrit sur vélin calligraphié à l’encre brune et en lettres d’or, la 7e page est entièrement ornée d’une grande aquarelle à l’or et couleurs représentant les armoiries. Le manuscrit débute par une belle page calligraphié en lettres d’or et encre « Ferdinandus Tertius Divina Favente », etc. Le nom du récipiendaire figure en lettres d’or dans le manuscrit. Ce diplôme est délivré à Erasme Fovllok. Ces armoiries furent enregistrées le 5 juillet 1653. Beau et précieux document.
 Ce genre de document est un fleuron dans une collection. Très beau document écrit à ‘or et agrémenté d’un blason… Ne passez pas à côté de cette chance que vous avez d’acquérir un document aussi rare. Venez nous voir, au 9 rue de l’Odéon à Paris. Tél.: 01 43 25 60 48. Vous pouvez trouver ce document précieux sur le site de la galerie, ici.

HEMINGWAY Ernest [Oak Parks, Illinois, 1899 – Ketchum, Idaho, 1961], romancier et nouvelliste américain.

Lettre signée « Ernest », adressée à son ami Bill Davis. 5 septembre 1960 ; 6 pages in-4°. En-tête gravé : « Finca Vigia, San Francisco de Paula, Cuba ». Superbe et longue lettre à son ami qu’il avait surnommé « Negro ». Le corps de la lettre est de la main de Valerie Danby-Smith, une journaliste qu’Hemingway avait connue à Pamplona quand il avait des difficultés avec sa vue. Il est question d’un article sur la tauromachie écrit en trois parties pour le magazine Life. Le manuscrit sera finalement édité à titre posthume dans ce qui sera considéré comme son dernier roman, The dangerous Summer [L’Été dangereux]. « Thank you very much for doing such a wonderful job with the two Krauts. Annamarie’s letter finally came through and you were right that she does not know when she is well off. I cannot give her exact publication dates nor give her some clarity as to her working program for the next few years having just this morning…gone over 92,000 words on something that I hoped would not exceed 18,000 when I started with it. Still at least 15 days of steady work to go. I had to postpone the Paris Book from this fall. But you have to do one damned thing at a time… It was impossible for me to contract with Rowhowlt to write the book since over 60,000 words of it was written before he made the offer. It would be nice to have that money tax free… if Rowhowlt published it before Scribners did I could lose the American copyright… I would prefer not to have him advance me any money on anything where there are possible angles… For years I have never taken advances ever from people that I trusted. Then I took this advance from Life & it has been nothing but a headache… I could have stopped the work at a certain date… rewrite on the Paris book, had it in shape for Scribners & then returned to the bullfight thing & finished it off. But my head was forced by having to produce that cash to pay out Rice’s mistake… I hate to ask you to do anything else… [but] can you get me an account of the Cuenca fight. All I remember is the terrible state of the piso and how dangerous it was and that Pepe Casares would not deal with his bulls and that Chicuelo II & Antonio could, due to greater experience… preoccupation with the dangerous ring drives the rest of it out of my head. I also need accounts in the local papers of the fights in Muncia… I might be wrong in remembering whether Antonio did the truco of kneeling in front of the bull & throwing away the munleta & the sword in the first or the second fight… do you remember too what was done exactly about the picadorsat Cuenca, Villara… & Ronda? Juanito Quintana has looked up several of the fights… Have handled the picador business OK so far & have only one more fight to write, the Ronda one. It is a hell of a difficult book to write, Negro, because of the because of the way it ended & the moral angle & what transcends it is the only frame it goes on… I still have to keep on writing… Val has caught 2 good white marlin & is handling rod very well. Sorry this letter is all business & begging … » Hemingway a finalement soumis un manuscrit de 75 000 mots au magazine, duquel un extrait de 30 000 mots a été édité en trois parties, la première partie a été éditée le même jour où cette lettre a été écrite. The Dangerous Summer sera publié après sa mort par Charles Scribner’s Sons en 1985.

Cette pièce est un fleuron pour une collection d’autographes. Ne passez pas à côté de cette chance que vous avez d’acquérir un document aussi rare. Venez nous voir, au 9 rue de l’Odéon à Paris. Tél.: 01 43 25 60 48. Vous pouvez trouver ce document précieux sur le site de la galerie, ici.