Archives pour novembre 2016

avionpiJe vous informe d’une vente aux enchères particulièrement intéressante qui se tiendra à Drouot salle 12 le 1er décembre chez Tessier-Sarrou (expert M.J.E Raux).

Les archives de Maurice Bellonte seront dispersées au cours de cette vente : des documents historiques, photos et souvenirs très intéressants et émouvants.

Vous pouvez accéder télécharger le catalogue ici.

Salle 12 – Drouot-Richelieu, 9, rue Drouot 75009 Paris Jeudi 1 déc. 2016 à  14h00 Costes & Bellonte : archives et manuscrits, ordres de chevalerie et médailles, instruments de marine, souvenirs historiques, collection de 102 jouets Tessier & Sarrou et Associés mail@tessier-sarrou.com Tél. : 01 40 13 07 79 Fax : 01 42 33 61 94

Sur le site de l’étude  : TESSIER SARROU

Exposition publique : Mercredi 30 Novembre de 11h à 18h et le matin de la vente de 11h à 12h Téléphone pendant l’exposition et la vente : 01 48 00 20 12

————————————————————————————————

Jean-Emmanuel RAUX, expert en autographes et manuscrits

9 rue de l’Odéon — 75006 PARIS — Tél.: 01 43 25 60 48

Email : contact@autographe.com

28893Nous avons un choix très étendu de lettres et manuscrits rares. Témoin ce magnifique témoignage des obsèques de Nelson :

[OBSÈQUES DE NELSON Horatio [Burnham Thorpe, Norfolk, Angleterre, 1758 – Trafalgar, 1805], amiral anglais, vainqueur d’Aboukir et de Trafalgar.]

Lettre autographe signée de M. Passaert (?). Lundi 14 janvier 1832 ; 4 pages 1/2 in-4°. Intéressant témoignage sur les obsèques de Nelson en 1805. Il n’a pu assister aux obsèques de Pitt et Fox, mais a vu celles de Nelson, qui furent un magnifique spectacle : « Toutes les villes d’Angleterre et toutes les corporations avaient envoyé des députations, tous les corps de l’armée de terre des détachemens et les regimens entiers des gardes à pied et à cheval précédaient et suivaient la marche ; mais de toute la marine des trois royaumes, il y avait de chaque vaisseau suivant sa force des marins de tous grades depuis le mousse jusqu’au capitaine et tous les officiers supérieurs que leur service ne retenaient pas a leur bord. Le corbillard était remplacé par un char en forme de vaisseau représentant de la manière la plus exacte celui sur lequel l’amiral avait été tué, ayant absolument les mêmes dimensions et le même aspect. Ce vaisseau était traîné par des chevaux cachés dans la quille et aurait semblé se mouvoir et glisser sur la terre comme sur les vagues, si une quantité innombrable de marins ne s’y était attelée. Sur le pont du vaisseau, près du grand mât était un catafalque fort élevé, où le corps était déposé. Mais ce catafalque recouvert de drapeaux semblait servir de lit à l’effigie de l’amiral représentée fidèlement en cire et revêtu de ses habits. Le corps était entouré de tous les marins, mousses, mâtelots, contre-maîtres, pilote, aspirant officiers, sous-officiers de son bord et présens au combat. Tous couverts de crêpe et de lauriers paraissaient bien plus pénétrés de leur douleur que du souvenir de la victoire et c’était chose touchante, même pour un bon Français de chercher  sous cette forêt d’étendards dont le vaisseau était pavoisé au milieu de ces ……… si mâles et si consternées cette représentation d’un reste d’homme dont la moitié des membres s’était perdue dans les divers combats où il s’était signalé. En voyant l’exiguïté de l’homme et le peu qu’il lui restait de sa personne on s’étonnait que le boulet qui l’acheva y eut trouvé sa place. Encore survécut-il assez pour jouir de sa victoire et entendre les derniers hourras. » Vient ensuite la description du cortège royal, des familles nobles et notables, de toutes les cours de justice, de la population. « C’est au milieu de cette pompe vraiment triomphale qu’il fut conduit à l’abbaye de Westminster pour y être inhumé auprès des Rois et des grandes célébrités de tous les âges ». Précieux témoignage.

Voici le lien pour ce témoignage historique : NELSON

Vous pouvez acheter cette très belle pièce au prix de 1500 euros. (Emballage protégé et envoi en recommandé avec AR). Une facture et un certificat seront délivrés à l’heureux acheteur.

The price for this item is 1500 euros. An invoice and a certificate will be issued to the purchaser.

Contactez nous par email : contact@autographe.com ou par téléphone : 33 (0)1 43 25 60 48, ou à notre galerie :

Galerie ARTS ET AUTOGRAPHES

Jean-Emmanuel RAUX, expert en autographes et manuscrits

9 rue de l’Odéon — 75006 PARIS — Tél.: 01 43 25 60 48

Email : contact@autographe.com

sand-23827Nous avons un choix très étendu de lettres et manuscrits rares. Témoin cette lettre qui était perdue :

SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 – Nohant, 1876],  romancière française.

Lettre autographe signée, adressée à Edmond Combes, au consulat du Caire. [Paris, 9 novembre 1841] ; 3 pages in-8°, adresse avec cachet postal de Paris, encadrée.

« Je n’ai pu répondre à votre lettre du Caire avant aujourd’hui : en voici la raison. Je voulut répondre oui à votre demande et je ne le pouvais pas. J’étais en train de me brouiller sérieusement avec la Revue des Deux mondes, et maintenant nous avons organisé rapidement une revue dite indépendante dont le 1er n° a paru aujourd’hui. Elle est dirigée par Pierre Leroux, Louis Viardot et moi. J’ignore qui elle aura du succès. Mais elle sera faite en conscience, avec zèle, avec foi et amour. Je ne sais pas s’il sera possible de vous en faire parvenir un spécimen. Je vais m’en informer, et si cela se peut vous en recevrez le 1er n°, au consulat du Caire avec ma tardive réponse. Maintenant, mon cher Combes, si vous n’êtes pas contrain à nos idées sociales, envoyez-nous tout ce que vous voudrez, nous l’imprimerons, si vous consentez cependant à laisser ma censure […] retirer et changer peut être quelques mots, je crois que vous pouvez vous fier à moi pour cela et que vous ne craindrez pas d’être trop abîmé. J’y mettrai l’attention et la sollicitude de l’amitié. Je ne veux pas dire que je prétends mieux écrire que vous mais quelques fois les exigences d’un journal ont des particularités de forme et d’allure qui ne se peuvent pressentir d’aussi loin. Voyez, et usez de nous tant que vous voudrez. Nous appellerons l’attention tant que nous pourrons sur vos utiles travaux.

De mon côté, je vous demanderai quelque chose. Un  jeune homme de mes amis, est venu hier me demander de l’envoyer en Afrique d’une manière quelconque, comme naturaliste. J’ai pensé à vous. Auriez vous besoin d’un jeune savant pour enregistrer les premières découvertes que vous  êtes à même de faire en histoire naturelle ? Si cela était et que vous puissiez obtenir des fonds pour sa traversée, (mon jeune homme n’a rien du tout), vous m’expliqueriez tout ce qu’il doit faire auprès du gouvernement pour être autorisé à aller vous rejoindre. Je vous réponds de lui, comme d’un garçon intelligent, studieux, actif, dur à la fatigue quoique d’une apparence très frêle, décidé d’ailleurs à crever à la peine sans se plaindre. Très bon et d’un désintéressement sans limites. Voyez ce que vous pourriez faire de lui. Son unique désir est de voir du pays, et de ramasser des plantes, des insectes, des cailloux sur le bord de la mer rouge. Si cela vous est inutile  précisons que je n’ai rien dit.

Pourtant répondez-moi, et dites moi ce que vous conseillerez à un homme comme lui, dévoré du désir de voyager, et ne possédant que son savoir.

Ecrivez moi au bureau de la revue indépendante, rue des Saints pères. 16, Paris et si vous le voulez, envoyez moi vos manuscrits.

Amitiés de mes enfans, de mes amis, et croyez-moi tout à vous de coeur.

George Sand.

Je vous écris en courant, arrivée seulement hier du Berry et ne sachant à qui entendre. »

George Sand eut cependant l’occasion de voyager « par procuration », à travers les récits de proches. Edmond Combes [1758-1848], que Sand fréquentait, était parti en Orient en 1833 et avait publié plusieurs récits de voyage que la romancière possédait (Voyage en Abyssinie, Voyage en Égypte, en Nubie). Sand lui écrivit probablement plusieurs fois entre 1838 et 1848 (lettres perdues selon Georges Lubin).

COMBES Edmond [Castelnaudary, 1758 – Damas, 1848], voyageur et diplomate français. Sand lui écrivit probablement plusieurs fois entre 1838 et 1848 (lettres perdues selon Georges Lubin).

Voici le lien pour cette lettre très rare : George SAND

Vous pouvez acheter cette très belle pièce au prix de 4000 euros. (Emballage protégé et envoi en recommandé avec AR). Une facture et un certificat seront délivrés à l’heureux acheteur.

The price for this item is 4000 euros. An invoice and a certificate will be issued to the purchaser.

Contactez nous par email : contact@autographe.com ou par téléphone : 33 (0)1 43 25 60 48, ou à notre galerie :

Galerie ARTS ET AUTOGRAPHES

Jean-Emmanuel RAUX, expert en autographes et manuscrits

9 rue de l’Odéon — 75006 PARIS — Tél.: 01 43 25 60 48

Email : contact@autographe.com