Archives pour Garde Impériale

 

 

Dans le dernier catalogue que nous venons de publier figuraient plusieurs lettres de soldats dont des lettres de cantinières. Une seule estencore disponible à la vente. C’est une pièce originale et peu commune. Les lettres de soldats, dites de cantinières, sont rares et donc peu connues, mais éblouissantes de beauté.

Cette lettre est exceptionnelle, il est très rare en effet d’avoir de la couleur dans les lettres sous le Premier Empire et on ne trouve ces lettres illustrées quand dans certains papiers à lettres, vendus par les cantinières au bivouac aux soldats un peu fortunés. Ces lettres étaient souvent lues dans les villages, à haute voix, sur la place du village, pour tout le voisinage rassemblé à cette occasion. Ainsi au fin fond de la France on avait des récits publics des évènements qui se déroulaient sur les champs de bataille de l’Europe. La lettre représentait le conscrit parti porter les couleurs de la France au fin fond de l’Europe, parfois encadré de deux cartouches dans lesquels figuraient Napoléon et l’Impératrice Marie-Louise.

Cette pièce est un fleuron pour une collection sur Napoléon ou pour un musée.

Un amateur n’a pas hésité à l’acheter. Voici la fiche descriptive de cette lettre :

LETTRE DE SOLDAT DE LA GARDE IMPÉRIALE.

Lettre autographe du soldat Jean Batiste Potier, grenadier tirailleur de la Garde Impériale au 10e régiment, 2e compagnie, 1er bataillon, adressée à son oncle, M. Duchateau à Lille. Saint-Denis, 20 juin 1815 ; 2 pages 1/2 in-4°, adresse sur la 4e page avec marque postale de Saint-Denis. Belle et grande vignette imprimée et aquarellée représentant un tirailleur de la Garde Impériale encadré par les portraits de Napoléon et Marie-Louise. « Mon tres chere oncle je vous ecrit cest pour minformer de letat de votre santé, quand a moi je me porte bien […] Nous avons été désigné à court-Bauxvoir nous avons été a Vaisselle et a present nous sommes revenu en garnison a St Denis. Nous somm assez bien mais nous ne recevons pas dargent. Nous faisons lexercise six heure par jour, nous somme assez fatigé apresent mais nous speron de partir sous peut… Je suis malade depuis que je suis entrer à Saint Denis, je vous prie de menvoyer un peut d’argent. »