Autographes et manuscrits
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Les plus belles pièces


Lettre signée

 
Prix : 2300

ABD EL-KADER [Mascara, 1807 - Damas, 1883], émir arabe d’Algérie, écrivain, poète, philosophe, résistant militaire et théologien soufi, fondateur de l’État algérien.
Lettre signée avec son cachet à l’encre, adressée à Hussein ben Abderrakman. Octobre 1839 ; 1 page petit in-4°, en arabe, avec traduction d’époque. Appel à la guerre sainte : « Votre lettre nous est parvenue et nous avons appris que vous avez quitté votre pays à cause de l’impie ; que Dieu l’extermine ! […] Tenez-vous prêts et réunissez les musulmans ; car nous irons bientôt vous trouver, nous chasserons les chrétiens de votre pays ». La lettre a comme le mentionne un écrit sur la traduction : « saisie le 29 octobre 1839 sur un homme qui se rendait à Jigelly ». On joint 4 autres lettres en arabe signées de sceaux, et avec traductions d’époque : Achmet-Bey (2, aux scheiks d’Ouled Abd el-Nour, et à Mohammed bil el-Hadj, caïd), Mohammed, caïd de Constantine (à Mustapha ben Kerim), Moustapha ben Chiarra, caïd d’Arribs (à l’Agha, 18 novembre 1839). Bel ensemble.

Réf: 1

Pièce signée

 
Prix : 2400

ALEXANDRE Ier [Saint-Pétersbourg, 1777 - Taganrog, 1825], empereur de Russie.
Pièce signée. 1810 ; 1 page in-folio oblongue, imprimée en russe. Grand sceau sous papier (détaché) et bel encadrement gravé au chiffre « A » avec attributs militaires et aigles à deux têtes. On joint une lettre en son nom, signée du prince Volkonsky. Saint-Pétersbourg, 30 octobre 1818 ; 2 pages in-folio, en russe. En-tête imprimé et beau cachet sous papier, en allemand.

Réf: 2

 
Prix : 2000

ASSIETTE. NAPOLÉON Ier
Superbe assiette libellée au dos « Retraite de Moscou » sous une couronne impériale surmontant un N. Cette scène en couleurs, montrant l’Empereur sur un cheval blanc entouré de maréchaux, a longtemps représenté la retraite de Russie dans les manuels d’histoire. Il s’agit en réalité de la campagne de France [1814]. Décor vert avec de nombreuses frises décoratives dorées. XIXe siècle. Très plaisant.

Réf: 4

Manuscrit autographe signé

 
Prix : 2000

AUBER Daniel François Esprit [Caen, 1782 - Paris, 1871], compositeur français.
Manuscrit musical autographe signé. Paris, 8 septembre 1851 ; 2 pages in-folio oblongues avec un joli encadrement doré. Beau manuscrit d’une mélodie (chant et piano) intitulée « Paisible bois, Andante » (40 mesures), et dédiée « À Mademoiselle Palmyre » : la chanteuse Palmyre Wertheimber. Sur la page 3, figure un manuscrit musical autographe signé d’Ignaz MOSCHELES [1794-1870], 10 mesures Allegretto grazioso pour piano, avec dédicace : « À Mademoiselle Wertheimber. Fragment d’une étude Conte enfantin œuv. 95 », daté Paris, 28 juillet 1860. Très jolie pièce.

Réf: 21099

Ensemble de 3 lettres autographes et une aquarelle

 
Prix : 1800

AUGUSTA DE PRUSSE [Weimar, 1811 - Berlin, 1890], reine de Prusse puis impératrice allemande.
Ensemble de 3 lettres autographes, signées de son paraphe, adressées à Apollonie de Bruges marquise de La Rochelambert. De 1868 à 1869 ; 10 pages in-8°, mention « la Reine Augusta » à l’encre rouge. —Elle la remercie de sa correspondance et de son « ancien attachement » pour elle. Dieu daigne veiller comme Il l’a fait jusqu’ici sur le sort de ma fille chérie qui est vraiment une intéressante jeune personne, mais encore jeune et délicate et pour moi l’objet spécial de la sollicitude maternelle. Nous avons passé le mois de septembre et le commencement de ce mois dans un grand mouvement à cause des visites et des fêtes, et cela me fait du mal de manière que je dois me soigner à présent. Je regrette vivement que la visite que je dois faire au mois de janvier à Berlin ne m’apporte pas la bonne chance que j’aurai eu l’année dernière de vous y retrouver […]. J’ai entendu dire avec intérêt beaucoup de bien de vos filles. » — Berlin, 2 mars 1868 ; 3 pages in-8°. « Acceptez mes plus affectueux remerciements de votre aimable lettre. Elle m’a touchée par son accent vrai et sympathique en me retraçant les souvenirs du passé et ceux du présent. Paris compte en première ligne parmi mes meilleures impressions d’actualité. Votre constant dévouement est apprécié par nous comme de droit. Le Roi a été satisfait d’apprendre votre plaisir maternel [...]. La vie n’est facile pour personne, vous en avez specialement fait l’expérience l’année dernière et je ne saurais penser à votre pauvre fille sans la plaindre. Transmettez aux trois aimables personnes qui sont très flattées de vous comme Maman et qui me font toujours l’effet d’être mes sœurs ». — Berlin, 5 janvier 1869 ; 2 pages in-8° accompagnées de son enveloppe avec cachet de cire aux armes. « Je m’empresse de répondre à votre aimable lettre, ma cheèe Apollonie, en vous félicitant de l’évènement de famille que vous m’annoncez, et vous priant d’exprimer à votre fille les vœux que je forme pour son bonheur. Vous connaissez l’intérêt que je vous porte, ainsi qu’à vos enfants. Vous ne douterez donc pas des sentiments que je vous exprime dans ces lignes, consacrées en même temps au changement d’année. Puisse-t-il nous offrir une époque de paix et de prospérité générale. J’espère bien que nous vous reverrons en Allemagne. Le Roi me charge de mille choses et je tiens à ce que vous disiez à vos enfants ainsi qu’aux enfants de Madame Valon, que je leur garderai toujours un bon souvenir. J’ai parlé de vous avec notre vieille amie Pauline. » On joint : une aquarelle, signée datée « A. 1836 » [Augusta], représentant une scène champêtre où figurent un petit berger se reposant au bord d’un ruisseau, à l’orée d’un bois et ses deux chèvres, avec une note à l’encre, au verso, sans doute de la main de la marquise de La Rochelambert : « Souvenirs de S.A.R. la Princesse Guillaume de Prusse, en partant pour Weimar, mardi 7 juin 1836. » Très joli ensemble.

Réf: 21594

Lettre autographe signée

 
Prix : 2200

BARBEY D’AUREVILLY Jules Amédée [Saint-Sauveur-le-Vicomte, 1808 - Paris, 1889], écrivain français.
Lettre autographe signée [adressée à Joséphin Soulary ?]. Paris, 18 janvier 1860 ; 3 pages in-8°. Il est en retard pour lui répondre, « mais au moins le retard est une preuve que le temps qui passe ne me fait pas oublier […]. Votre lettre m’a causé le plaisir le plus vif que pût me faire mon article [sur son correspondant]. Je suis bien touché de vous voir si touché. Mais vous ne me devez pas de reconnaissance. Je ne veux que votre amitié [...] La ville de Lyon m’aura été heureuse. J’y ai déjà un ami d’idées et de coeur. J’en aurai deux maintenant. Cet ami, Monsieur, est un grand poëte aussi à sa manière. C’est M. Blanc Saint Bonnet [1815-1880, penseur catholique lyonnais, grande figure du mouvement contre-révolutionnaire]. […] Là où Dieu plante des talents comme le vôtre et le sien, ils doivent se toucher par le tronc et la tige. M. Saint Bonnet est un Génie et c’est un Saint. Si vous ne le connaissez pas, allez à lui en toute confiance […]. Et puisque nous voilà amis, comme si nous nous étions vus — et ne nous sommes-nous pas vus, moi dans vos vers et vous, dans mon article ? — puisque nous voilà amis, comme s’il y avait du passé entre nous, permettez-moi de vous demander un service. Un de mes amis vous a écrit, il y a deux jours, c’est M. Léopold Giraud [auteur d’ouvrages scientifiques], jeune homme de la plus haute espérance scientifique, il voudrait bien faire de la science dans votre Progrès et il a pensé que vous deviez avoir de l’influence dans ce journal », etc. Le destinataire est probablement le poète lyonnais Joséphin Soulary (1815-1891) surnommé le « Benvenuto de la rime ». Belle lettre.

Réf: 19767

Rarissime envoi adressé au maréchal Pétain

 
Prix : 5000

BARRÈS Maurice [Charmes-sur-Moselle, 1862 - Neuilly-sur-Seine, 1923], écrivain et homme politique français.
« LE GÉNIE DU RHIN ». Librairie Plon, Paris, 1921 ; 130 X 195 mm, broché. Édition originale. Exemplaire non coupé. Rarissime envoi adressé au maréchal Pétain : « À Monsieur le Maréchal Pétain, avec mes respects, fidèlement, Maurice Barrès ». Précieux envoi.

Réf: 8

Importante correspondance

 
Prix : 3300

BARRÈS Maurice [Charmes-sur-Moselle, 1862 - Neuilly-sur-Seine, 1923], écrivain et homme politique français.
Importante correspondance. Environ 70 lettres autographes signées, adressées à divers correspondants et 3 manuscrits autographes. Intéressantes lettres évoquant ses ouvrages (Sous l’œil des barbares, Un homme libre, etc., sa candidature à l’Académie, la Ligue des patriotes, etc.) : — « Je vous remercie des deux livres et des deux croquis. Voici depuis qu’ils m’ont entraîné trop loin et que je fais un discours sur Callot plutôt que sur Richepin. » — « Les déluges de ce samedi m’intimident. S’il pleut ainsi demain, ne pensez-vous pas que nous devrions remettre à huitaine notre projet ? » — « Je suis bien fier et bien touché […]. Quelle terrible chose de voir les meilleurs sauver les pires et disparaître en laissant la place libre à ces derniers. » — « Oui, je suis content que nous ayons réussi. […] Pomanols ne doit pas douter de ma sympathie et j’ai toujours désiré qu’il fût des nôtres. Ceci dit, je suis de plus en plus décidé à ne prendre jamais d’engagement et à voter […] sans rendre compte à personne de mon vote. » —« Merci de votre premier livre. Il est intéressant comme fermentation d’un jeune cerveau. ». — « Vous m’avez fait écrire cette préface dans des conditions exécrables […] n’ayant ni un volume de Stendhal, ni une note […] ni même la correspondance. » — « Je m’intéresse extrêmement à la candidature de M. Boucher. A-t-il des chances sérieuses ? Je le crois. Comment voyez-vous la chose ? » — « Je suis candidat à l’Académie pour le fauteuil de M. Guillaume. Je serai très heureux et très honoré si vous pouviez approuver ma candidature. » — « Ce jeudi 7 nov, je reçois enfin les deux gravures mais dans quel état ! Enfin rien d’irréparable. Veillez à l’emballage. » — Épreuves corrigées d’un article sur le général Boulanger. 3 pages in-folio, avec en marge de très nombreuses corrections autographes et phrases ajoutées modifiant la rédaction primitive et 1 page in-4° de texte autographe.« À de certains instants, un peuple n’attend plus rien de ses vieux partis ; il s’en désintéresse et l’on dirait qu’avant de retrouver de nouvelles positions de batailles, toutes les fractures de la politique intérieure veuillent s’accorder pour enterrer les querelles épuisées. Dans ces instants, les qualités d’un directeur, d’un leader sont insuffisantes, on cherche un excitateur du Génie National. L’examen de la situation conclut à ceci, qu’un nouveau venu qui posséderait le don du Général Boulanger […] s’imposerait comme l’homme nécessaire aux destinées de la République transformée. Vous le sentez bien, on n’attend pas un génie […]. L’un quelconque d’entre nous, un Français de France, ni voleur, ni sectaire, ni maussade, c’est assez pour que sur lui se fasse la cristallisation. » — Manuscrit autographe intitulé Le Scandale Dreyfus-Gonzalès. 7 pages in-8°. Manuscrit de premier jet portant des nombreuses corrections et ratures. Violent article sur les relations entre les familles Waldeck-Rousseau et Dreyfus-Gonzalès et sur l’incident qui opposa le fils Dreyfus à un journaliste auteur d’un article injurieux pour sa mère. « M. Albert Monniot, journaliste, reçoit d’innombrables témoignages des patriotes. Bernheim et Dreyfus-Gonzalès comptent sur les félicitations d’Alfred qui bave de fureur satisfaite. Voilà, Français, les mœurs des Dreyfus. » — « Le jardin de Bérénice paraît dans quelques jours. C’est l’ancien Qualis A.P. Il paraîtra immédiatement après un examen de ces trois volumes, suite de commentaires à placer en tête de cette petite série. » — 2 lettres adressées à Mme Level [1922] : « Je ne peux pas vous rendre le service si simple que vous me demandez. Je vous en dirai la raison que je ne peux pas vous écrire. » « Je ne fais pas partie de la commune de législation, c’est aussi d’elle qu’il faudrait agir. » — Lettre autographe signée, adressée à Léon-Paul Fargue. Sans date ; 1 page 2/3 in-4°. « C’est avec grand plaisir que je dis “oui”. Mais je suis en province, je serai rentré vendredi. Quel courrier, quelles obligations trouverai-je ? […] J’accepte votre invitation dont je suis honoré, mais je vous prie d’admettre que je pourrai être empêché. » — 3 lettres autographes signées, adressées à son éditeur. Sans date ; formats in-8° principalement. Concernent la publication de Sous l’œil des Barbares. — « Vous allez recevoir le Génie du Rhin ; vous en aurez également l’édition allemande […]. Tout ce que vous pourriez faire pour m’aider à faire connaître ces thèses que vous m’avez aidé à établir dès le premier moment, me serait précieux. » — « Merci de mon nom sous votre plume et merci de m’avoir fait connaître Carcassonne. » — « J’ai emporté les Cœurs malades en Auvergne. Je voyais les plus beaux paysages et les plus doux ; je n’en dégageais que de la douleur. C’est la phase centrale, n’est-ce pas ? Quelle analyse, quelle luxure sur les cœurs d’esclaves ! » — « Une œuvre ne s’épanouit et ne produit son effet que si elle est accueillie, si on lui donne de l’air, si l’on coupe et brutalise tout autour la mauvaise herbe. » — Il félicite un officier dont le poème sur le drapeau vient d’être couronné par l’Académie. « J’admire vote poème enthousiaste, sonore, et plein d’âme […]. Les poètes, les esprits supérieurs sont justement ceux qui s’émeuvent le plus vivement de ce qui toujours semble beau, noble, utilise à l’ordinaire des humains. Lamartine, Hugo, Musset ont développé les thèmes éternels de la famille et de la patrie, de l’amour et de l’inquiétude devant le destin […]. Le Drapeau était attaqué […] vous accourez à la rescousse. » — « J’avais tenu à vous témoigner tout l’intérêt avec lequel j’avais lu votre remarquable étude sur Corneille en vous envoyant un volume vers juillet-août. ». — « Je ne désapprouve nullement que les catholiques s’organisent, mais ce n’est pas mon affaire. Mon affaire plus étroite est d’émouvoir l’opinion si possible, de rallier des intellectuels adversaires, au nom de l’âme. » — « Je serais disposé à vous donner, pour le prochain numéro de la Revue, un fort chapitre de mon roman Un homme libre, faisant un tout. » — « Nos adversaires, les utopistes qui ne savent rien construire et qui veulent tout détruire, sont des scolaires ivres d’une théorie. Quant à nous, si nous voyons quelque chose qui existe, une réalité, et ici, c’est un vrai talent, allons-nous le briser, le rejeter ? » — « Je pense dans le mois de novembre faire une conférence […] sur l’état des choses en Alsace. » — « En m’envoyant votre beau livre, vous avez bien voulu me dire que nous devrions faire connaissance. » — « À jeudi midi 1/2. J’y vois cet avantage que nous pourrons causer plus librement étant seuls. » — « Permettez-moi de vous offrir cette récompense d’un livre vieux de 29 ans. Il ne prétend pas à occuper votre critique », etc. On joint le faire-part de mariage de son fil, Maurice.

Réf: 22262

Manuscrit autographe signé

 
Prix : 2000

BARRUCAND Victor [Poitiers, 1864 - El Biar, Algérie, 1934], journaliste, écrivain français d’abord militant anarchiste puis fédéraliste et enfin humaniste bourgeois, défenseur des droits des musulmans algériens..
Manuscrit autographe signé. Cabourg, juillet 1888 ; 95 x 148 mm, plusieurs centaines de pages. « Notes Philosophiques ». Important manuscrit daté de Cabourg, juillet 1888, comportant de nombreuses notes de lectures, des pensées, des poèmes.

Réf: 21679

Ensemble de 3 cartes d’état-major

 
Prix : 1500

BAZAINE François Achille [Versailles, 1811 - Madrid, 1888], maréchal de France.
Ensemble de 3 cartes d’état-major, montées sur toiles : Metz, Wissembourg et Sarrebourg. [1870] ; 900 x 600 mm, chaque, trous de vers sur la carte de Wissembourg. Chaque carte est revêtue du cachet rond à l’aigle impériale, « Le Maréchal de France - Bazaine » au recto et au verso. Ces cartes ont servi auprès de Bazaine aux plus forts moments de la guerre de 1870 et de l’enfermement de l’armée à Metz. Objets précieux et exceptionnels.

Réf: 21264

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