Un manuscrit de Mozart vendu pour 237 000 euros !

Une très bonne affaire  pour la  fondation Mozarteum de Salzbourg qui a acquis chez Sotheby’s, un des rares manuscrits de Mozart daté de 1773 encore absent de ses collections. Acheté à la barbe de tous les grands musées du monde (et de la BNF), ce document de 12 pages porte la retranscription de 9 mouvements d’un Stabat mater d’Eugenio di Ligniville (maître italien du contrepoint 1727-1778] de la main même de Wolfgang Amadeus Mozart.

Ultime particularité, ce manuscrit porte des annotations du père de Mozart, Léopold.

Cette acquisition est d’autant plus remarquable qu’il est presque impossible de trouver des manuscrits de Mozart car presque tous sont au sein de collections publiques. C’est un achat exceptionnel et une excellente affaire financière pour la fondation Mozarteum de Salzbourg.

Au vu du nombre restreint d’acquéreurs potentiels lors cette vente, on peut douter que Sotheby’s ait réellement bien ciblé ses clients susceptibles d’acquérir cette œuvre…

Dans le marché attractif des manuscrits, il est encore possible de trouver chez certains marchands ou lors de certaines ventes, des manuscrits de grande qualité à des prix intéressants.

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Vendéens et Chouans pour Dieu et le Roy

Montjoye-fabianAller en Vendée sans connaître l’épopée vendéenne, c’est bien dommage ! Nous vous conseillons pour vos lectures d’été ce bel ouvrage de Fabian de Montjoye :

L’intérêt de Fabian de Montjoye pour la Chouannerie est né d’une visite à la Chartreuse d’Auray, lorsqu’il vit le nom de sa famille sur le monument élevé à la mémoire des victimes de Quiberon. Cette découverte plongea cet ancien élève de l’École des Chartes dans les archives du temps, et poussa ce collectionneur averti à rassembler « un véritable trésor d’autographes, d’objets et d’images ».

Il a reconstitué à partir de ces documents historiques les portraits de Vendéens et de Chouans, héroïques ou mystérieux, pénétré leurs pensées, décrypté leurs gestes. « Au fil des pages, nous sommes entraînés en des lieux mythiques, aux châteaux de la Rouërie, de la Durbelière, de la Chabotterie, de la Jonchère, puis du Remblai des Sables-d’Olonne à la presqu’île de Quiberon, et, avec Georges (Cadoudal), de la place Maubert à la place de Grève, enfin dans le mausolée de Kerléano. » (extrait de la préface de Michel Chatry, président du Souvenir Vendéen)

L’ouvrage couvre un quart de siècle foisonnant, inauguré par l’esprit de résistance du marquis de La Rouërie, et conclu par la guerre de 1815 dont nous fêtons actuellement le Bicentenaire. Au cours de ces années de tumulte et de gloire défilent des figures éblouissantes : l’immortel Henri de La Rochejaquelein, le jeune Louis de Talhouët, martyr de vingt ans, l’audacieuse comtesse de La Rochefoucauld, l’intransigeant Louis de Frotté, la malheureuse Françoise de Carcado, victime de Carrier,… et Georges Cadoudal, le « Chouan des Chouans », auquel Fabian de Montjoye consacre plusieurs articles.

« En nous attachant à ces hommes (et ces femmes) en lesquels nous voulons voir les incarnations du sublime dont chacun de nous est virtuellement capable, ou les feux ardents jetés par l’étincelle divine dont chaque homme est porteur, nous espérons sans doute inconsciemment puiser de la force à leur force qui s’est éteinte à jamais, mais dont nous pressentons intimement qu’elle continue à exister par-delà l’obscurité… » (extrait du dernier chapitre inédit, Les reliques de la gloire)

Fabian de Montjoye, Vendéens et Chouans, pour Dieu et le Roy, autour d’une collection d’autographes, nouvelle édition revue et augmentée. Préface de Michel Chatry, président du Souvenir Vendéen
488 pages, 138 illustrations tout en couleurs 
29 €, frais de port gratuits si vous le commandez directement à l’auteur (Courriel : fabian (alt) fabiandemontjoye.com)

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Stefan Zweig

Zweig-StephaneNous avons des merveilles dans notre choix d’autographes et manuscrit, témoin cette correspondance de Stefan Zweig :

ZWEIG Stefan [Vienne, 1881 – Petropolis, Brésil, 1942],  nouvelliste et essayiste autrichien.

Ensemble de 3 lettres signées et 1 lettre autographe signée, adressées à l’écrivain Joseph (Bela) Szekely à Budapest.

— Salzburg, 15 novembre 1929. « Ich erhalte soeben von Andreas Latzko die mir zunächst ganz unverständliche Mitteilung, dass Sie Schwierigkeiten hätten wegen jenes seinerzeit über mich veröffentlichten Aufsatzes. Ich habe ihn leider selbst nicht lesen können, weil ich die ungarische Sprache nicht beherrsche, und bitte Sie sehr herzlich, mir eine genaue Uebersetzung zukommen zu lassen und mir vielleicht auch zu sagen, an welche Behörde ich mich direkt wenden kann, um dort klar zu machen, wie wenig glücklich ein solcher Versuch wäre, mir politische Einstellungen subversiver Art zuzumuten. Meine Aufsätze über dieses Themen sind seinerzeit in der Neuen Freien Presse, im Hamburger Fremdenblatt, im Berliner Börsenkurier und einer Reihe anderer ausländischer Zeitungen erschienen, durchaus in bürgerlichen Blättern, und es ist schliesslich hinreichend bekannt, dass meine Einstellung eine absolut unpolitische, eine absolut pazifistische ist, und jede andere Auslegung würde doch in weiten Kreisen als eine gewaltsame empfunden werden. Ich würde mich direkt an die Behörde wenden, ehe ich einen Schritt in die Oeffentlichkeit unternehme, und bitte Sie nur, mir 1.) den Aufsatz in Uebersetzung zu schicken, und zweitens, die Instanz zu nennen, mit der ich mich, sei es durch unsere Gesandtschaft, sei es durch die ungarische in Wien, direkt in Verbindung setzen kann »

— 21 novembre 1929. « Ich habe sofort an einen mir sehr lieben und einflussreichen Freund nach Budapest geschrieben und ihn gebeten, der Sache nachzugehen. Solange die Anklage nicht erhoben ist, mšchte ich jede öffentliche Discussion vermeiden besonders im Ausland, weil dies erfahrungsgemäss (siehe Hatvany) die Angelegenheit vergiftet und verschärft. Vielleicht lässt sich die Sache noch auf gütlichem Wege ordnen und aufklären: alles Nähere kann ich erst schreiben, sobald ich den exacten Text kenne ».

— Salzburg, 27 novembre 1929. « Ich erhalte soeben Ihren Brief, die teilweise Uebertragung des Aufsatzes und das Fragment der Anklageschrift. Leider kann ich mich zu Ihrem Wunsche, mich dem Texte solidarisch zu erklären, unmöglich bereitfinden, ich hätte ihn niemals gebilligt und kann ihn also heute nicht nachträglich billigen. Sie haben — leider muss ich es sagen — unser privates Gespräch in einem politischen Sinne verschärft — ich habe z. B. niemals von einem ‘Verrat’der ungarischen Schriftsteller gesprochen, weil ich es für Sache jedes Einzelnen halte, ober zu politischen Dingen sprechen will oder nicht. Ebenso habe ich in den Aufsätzen über Russland mit Absicht vermieden, das politische System zu bejahen, weil dort im geistigen Sinne eine vielleicht noch strengere Unterdrückung der freien Meinung herrscht als überall in Europa. Ich kann also nicht etwas bezeugen, zu dem ich mich nicht bekenne. Deshalb würde ich in Ihrem Interesse trachten eine Sache beizulegen, die in jedem Sinne keine erfreuliche ist und von der Sie eine moralische und sachliche Wirkung nicht erwarten können. Hoffentlich gelingt es auch Ihrem Herrn Anwalt in diesem Sinne zu wirken »

— Salzburg, 23 décembre 1929. « Ich hatte keine Ahnung, dass Sie nicht schon längst von der glücklichen Ordnung jener Angelegenheit verständigt wurden. Ich musste Ihnen damals ziemlich hart und ablehnend schreiben, weil ich leider durch Ihr Ausbleiben beim Hofrat Weiss, dem gütigsten aller Menschen, der Meinung war, Sie wollten die stille Beilegung der Angelegenheit verhindern. Aber Sie sehen, dass ich mein Wort gehalten habe und alles Denkbare getan, um das Ihnen und mir gleich erwünsche Resultat herbeizuführen ».

Belle correspondance.

Vous pouvez acheter cette très belle correspondance au prix de seulement 3000 euros. (Emballage protégé et envoi en recommandé avec AR). Une facture sera délivrée à l’acheteur.  Voir le lien avec la fiche ici.

The price for this item is 3000 euros. An invoice and a certificate will be issued to the purchaser.

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9 rue de l’Odéon — 75006 PARIS — Tél.: 01 43 25 60 48

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Waterloo… triste bataille

Waterloo_aquarelleWaterloo a été la fin d’un règne, la fin d’une époque. La France s’est tournée vers un autre destin. Celui qui avait inventé l’Europe avant tout le monde perdait son avenir et ses rêves.

Le 17 juin, la veille de la bataille de Waterloo, le Maréchal Ney écrivait une lettre « cérémonieuse » au moment de charger avec sa cavalerie… On n’était plus dans le contexte des conquêtes, déjà l’amorce de la fin se profilait. Il n’y a qu’à lire cette lettre extraordinaire pour le comprendre. Chaque mot a son importance.

NEY Michel, duc d’Elchingen, prince de la Moskowa [Sarrelouis, 1769 – Paris, 1815], maréchal d’Empire.

Lettre signée, adressée au maréchal SOULT, duc de Dalmatie. Frasne, le 17 juin 1815 ; 1 page in-4° avec adresse et contreseing manuscrit.

À LA VEILLE DE WATERLOO : Extraordinaire missive de Ney :

« L’ennemi présente plusieurs colonnes d’infanterie et de cavalerie qui semblent vouloir prendre l’offensive. L’infanterie du comte d’Erlon est enfin réunie ; je tiendrai avec elle et la cavalerie du général Roussel, jusqu’à la dernière extrémité et, espère même repousser l’ennemi jusqu’à ce ce que Sa Majesté m’ait fait connaître sa détermination dans ces circonstances. Je ferai prendre une position intermédiaire aux troupes du comte Reille. Je vous renouvelle, Monsieur le Maréchal, l’assurance de ma haute considération. Le Mal Pce de la Moskowa. Ney ».

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Richard Wagner écrit à l’un des ses principaux interprètes

Wagner-RichardDans notre dernier catalogue d’autographes et manuscrits, figure une lettre exceptionnelle de 3 pages de Richard Wagner :

WAGNER Richard [Leipzig, 1813 – Venise, 1883], compositeur allemand.

Lettre autographe signée, adressée au ténor Josef Tichatschek. Paris, le 2 mars 1855. 3 pages in-8° en allemand sur papier vert. «  Reçois mille mercis pour ta lettre si affectueuse ! Sache seulement que cela me touche douloureusement de savoir que là où je ne reviendrai pas, quelques cœurs sont toujours près de moi. J’ai déjà entendu parler de votre petit cercle : prenez-moi comme membre et acceptez-moi comme compagnon !

Tes nouvelles m’ont fait très plaisir, le fait que tu doives bientôt chanter Lohengrin est l’accomplissement d’un de mes plus chers désirs. Je tiendrais beaucoup, avant tout à ce que tu puisses chanter ce rôle tellement composé pour toi à Breslau et à Hambourg. Je ne peux savoir exactement comment cet opéra est accueilli à Hambourg ; à Breslau, malheureusement, j’ai appris qu’il est au plus bas, à cause de la nullité du chanteur dans le rôle de Lohengrin. Cela me fait beaucoup de souci de ne pouvoir diriger moi-même cet opéra une fois en Allemagne, car je sais comment on le donne habituellement !

Toi seul peux faire quelque chose pour moi, car tu peux au moins montrer aux gens comment on doit chanter et jouer le rôle principal, qui doit attirer à lui le maximum d’intérêt.

Après ton interprétation de Rienzi, je suis profondément convaincu que ce rôle doit être tout à fait dans ton tempérament ; son caractère doux, brillant, élevé, sa grande force, etc… te réussiront à merveille. A propos de tes capacités vocales, toujours aussi solides, je m’étonne souvent de ton extraordinaire résistance. Je pense en souriant à l’époque, il y a maintenant presque 12 ans, où Lüttichau s’est tellement hérissé à l’idée de reconduire un nouveau contrat de dix ans avec toi.

Mais Röckel disait déjà à l’époque : “Aussi longtemps que Tichatschek vivra, il conservera sa voix, c’est sa particularité”. Tu montres bien la vérité de ce jugement !

Tu me questionnes sur Londres ? S’il m’arrivait de t’y voir, ce serait une très grande joie. Tu peux en être sûr ! Je reste là-bas jusqu’à fin juin, où je dirige le dernier concert le 25 juin. Au reste, je ne m’engage en rien de plus.

L’invitation de la Société Philharmonique m’a fait grand plaisir parce qu’elle est arrivée rapidement et courageusement, comme une revanche sur l’échec de mon ouverture de Tannhäuser lorsqu’elle avait été dirigée par le précédent chef d’orchestre de ces concerts. Comme la Société est déjà terriblement attaquée et insultée de m’avoir choisi, cela me fait un immense plaisir de diriger superbement leurs concerts.

Cependant, je ne donnerai rien ou presque de moi ; cela ne me tente pas de donner en concert des extraits de mes œuvres. Pourtant, si tu venais, et que tu veuille chanter quelque chose de moi, cela me plairait beaucoup, et je serais volontiers prêt à tout. Écris-moi donc un peu plus de nouvelles ! Fischer à mon adresse provisoire.

Je suis encore très fatigué et pris par beaucoup d’obligations parmi lesquelles on veut finalement me retenir à Zürich : même le Tannhäuser, j’ai encore dû le diriger dans ce théâtre ridicule (naturellement pour l’amour de quelques dignes étrangers).

Adieu, salue mes amis de Dresde, et garde dans ton cœur ton ami

Richard Wagner »

Magnifique lettre à l’un de ses principaux interprètes, créateur des rôles-titres de Rienzi et Tannhäuser.

Cette lettre a trouvé un amateur passionné qui a fait aussi un excellent investissement.

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Edith Piaf et son mari Jacques Pills

Edith-PiafÀ l’occasion de la célébration de la naissance d’Édith PIAF et de l’exposition à la Bibliothèque Nationale (exposition très pauvre en documents !), nous vous proposons cette photographie.

Photographie avec dédicace autographe signée. 180 x 130 mm. Photographie signée par les trois personnages représentés. Edith Piaf, son mari Jacques Pills et le troisième non identifié.

Ce cliché doit sans doute dater de sa visite à Montréal en 1955 : Après avoir présenté leur spectacle dans plusieurs villes américaines, Édith Piaf et sa troupe s’installent au Théâtre Her Majesty’s (1421, rue Guy) du 9 au 22 mai 1955. Sa Continental Revue comprend le chanteur Jacques Pills, les danseurs The Rivieras, le mime Harry Mimmo, les acrobates Les Marcellis de même que les fantaisistes Les Arnaut.

Voici le lien sur la fiche : ici

Vous pouvez acheter ce rare document au prix de 900 euros. (Emballage protégé et envoi en recommandé avec AR). Une facture sera délivrée à l’acheteur.

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