George SAND et les fleurs

SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite) [Paris, 1804 – Nohant, 1876],  romancière française.

George Sand écrivit un jour la préface de l’ouvrage « FLORE DE VICHY » de Pascal Jourdan. Cet ouvrage illustré de 12 planches lithographiée parut en 1872 aux Éditions C. Bougarel et Baillère. Nous avons retrouvé l’exemplaire que l’auteur a spécialement dédicacé à la dame de Nohant : « Voici le Livre que vous avez si hautement affirmé ; — daignez l’accepter en témoignage de la profonde gratitude de votre très humble serviteur des serviteurs. Pascal Jourdan. Nohant 1872 ». Peu de temps après le hasard nous a fait découvrir le manuscrit autographe signé de la main de George Sand de la préface. Daté de Nohant, le 1er juillet 1872, ce manuscrit de 5 pages in-8°, est la préface de ce joli livre régional. « […] La vogue des villes d’eau est souvent une affaire de mode. Vichy a peu à craindre de ce côté là, surtout que grâce à M. Pascal Jourdan, le rendement de ses précieuses sources a centuplé. Mais une localité si célèbre dans le monde entier ne doit pas mettre toute sa gloire dans l’argent que lui apporte une nombreuse clientèle […]. Voici un livre […] qui honore une ville et une province. Ce livre est un appel et un stimulant à l’étude poétique et positive de la nature ».

L’ensemble en fait un livre “truffé” de toute première importance et très précieux avec une reliure au monogramme «G.S.» de George Sand sur le premier plat.

Nous vous invitons à venir admirer cet ouvrage et ce manuscrit à notre galerie ARTS ET AUTOGRAPHES, 9 rue de l’Odéon Paris 6e. (Tél.01 43 25 60 48)

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Les autographes de célébrités contemporaines

Il faut se méfier fortement de l’authenticité des autographes d’aujourd’hui.
Le support se trouve sans difficulté et l’encre (marqueur ou encre) aussi. N’importe qui peut imiter une signature et l’apposer sur une photographie ou un livre.

Soyez particulièrement vigilants vis à vis des sites internet non reconnus proposant l’achat d’autographes en ligne : ces plate-formes de vente proposent de nombreux faux, ainsi que des autopens (signatures faites à l’identique à l’aide de machines). Ces pièces sont inexpertisables.

Plusieurs faussaires font des ravages sur internet. L’un d’entre eux diffuse notamment sa production sur des programmes de théâtre ou de concert, des photos, des livres en imitant les écritures et les signatures de personnes célèbres. Il se garde bien de montrer le détail de la partie autographe en photo, de crainte de l’intervention d’un expert qui pourrait dévoiler le pot aux roses. Néanmoins, le nombre de ses ventes et les appréciations qu’il reçoit, prouvent qu’il trouve des personnes assez crédules pour acquérir à des prix défiant toute concurrence des autographes difficiles à trouver qui atteindraient des prix plus élevés en ventes publiques.

Quoiqu’en dira l’heureux possesseur d’un autographe de Zidane ou autre célébrité, s’il ne l’a pas obtenu lui même directement de la main du signataire, un doute important planera sur son authenticité. Il est très difficile d’expertiser ces signatures, surtout qu’elles sont généralement faites debout, dans la hâte, et qu’on ne signe pas de la même façon debout ou assis. Il existe aussi des firmes étrangères qui, sans scrupules, vous certifient l’authenticité des signatures sur des photographies. Signature à l’encre et semblable à l’original, c’est vrai, mais autopen, donc reproduite par machine, donc pas authentique et par voie de conséquence, sans valeur. Si vous souhaitez posséder simplement une reproduction de la signature d’une personnalité, payez ces autopens 1 ou 2 euros, mais pas plus. Hélas, beaucoup d’acheteurs inexpérimentés se sont fait abuser et les ont achetés au prix d’un original !

Alors me direz-vous, comment constituer en toute sécurité une collection contemporaine ? Tout simplement en rencontrant ces gens au hasard de la vie ou de vos recherches pour les trouver.

Conseil d’expert : demandez leur de préférence une pensée autographe. Quelques mots sur leur vie, leur métier ou autre… N’oubliez pas que leurs lettres seront beaucoup plus difficiles à trouver à l’ère du téléphone et des messages électroniques que celles des personnages du passé. Une pensée autographe, même courte, prendra donc avec le temps une valeur certaine.
Et puis si vous avez un doute sur un achat, demandez-nous, nous essaierons de vous aider.

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La jeunesse de Napoléon : une conquête mystérieuse ?

Nous avons eu entre nos mains une lettre très mystérieuse, adressée à Napoléon Ier.

La signataire de cette lettre n’a pas été identifiée et nous restons toujours dans un de ces mystères que l’histoire nous a léguée. Les faits remontent à la jeunesse de Napoléon et de ses premiers amours. Qui est donc cette Pétronille Bonaparte? Quelqu’un connait-il ces faits que nous n’avons pas retrouvés dans les livres d’histoire ?

BONAPARTE Pétronille, cousine éloignée de Napoléon Ier. Lettre autographe signée de Pétronille Bonaparte, adressée à Napoléon Ier. Ajaccio, 15 mai ; 2 pages in-4°. Estampille de la collection Crawford (Bibliotheca Lindesiana). Lettre des plus curieuses, adressée à Napoléon, peu après son couronnement. L’auteur de la lettre, dont la filiation n’a pas encore été retrouvée, semble avoir été une amie d’enfance de Napoléon. Elle lui rappelle les leçons qu’elle a reçues de lui et fait discrètement allusion à leurs amours et à la pauvreté du lieutenant d’artillerie, puis à un enfant qui serait issu de leur liaison : « J’ai peur de vous ecrire, on dit d’ailleurs que lorsque vous etiez consulte vous avés envoyé bien des gens dans le nouvo ou dans l’autre monde parce qui zavaient ecri ce que vous ne vouliés pas qu’on lut. A presan que vous etes ampereur ce cera peut etre encore pi. Je me decide pourtant à vous ecrire persudée que vous navé pas oublié votre ancienne amie et couzine petronilla Buonaparte. […] Le petit est en pancion [pension], mais je m’épuise pour l’entretenir et je pance [pense] que je n’orais pas de jupon si notre vieil oncle le notaire Geronimo ne m’avé pas prêté 18 francs. On m’a bien conseillé de vous écrire, mais je n’en ai pas eu le courage parce qu’on dizait que depuis que vous vous étiez fe francois vous ne voulié plus reconetre tous les Buonaparte, qui sont resté en Corse. » Cette lettre est extrêmement piquante par le style, par les insinuations sur Marbœuf et Madame Mère. Sa contemporanéité est certaine ; elle a été trouvée dans les archives de Lucien Bonaparte, parmi les lettres adressées à l’Empereur et son authenticité ne fait aucun doute. Cette lettre figure maintenant dans une collection privée.

© 2011 ARTS ET AUTOGRAPHES

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Notre carte de voeux 2011 ou la lettre d’un ange

Quelle part de merveilleux nous avons trouvé dans cette lettre découverte dans nos archives :

Lettre de voeux d’un jeune garçon à sa mère au début du siècle dernier.

« Chère maman,

On dit que chaque soir le bon Dieu envoie vers les petits enfants un bel ange tout rose, qui nous couvre de ses ailes et nous garde quand nous dormons. C’est le bon Ange, l’Ange de la prière, du sommeil et des songes.

C’est lui que j’ai vu cette nuit ; il est beau ; bien beau, ma chère maman et sa voix en répétant ton nom était d’une douceur extrême. Oh ! bon Ange lui je dis, écoutes, écoutes bien ma prière et porte la vite à Jésus. Qu’il accorde à celle que mon coeur ne cessera d’aimer le bonheur, la santé, des jours sereins et nombreux, qu’il répande sur elle ses plus douces faveurs. Et qu’il lui rende un jour dans son beau Paradis toute la tendresse dont elle entoure mon enfance.

L’Ange a entendu ma prière. Il a souri et déployant ses ailes, il a porté au ciel tous mes voeux. Antonio Bastiani.»

Lettre d’un jeune garçon à sa mère. ©ARTS ET AUTOGRAPHES

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Expertise de vos autographes

Jean-Emmanuel Raux, est expert depuis de longues années dans les ventes publiques. Il expertise à la galerie Arts & Autographes, gracieusement toutes vos lettres autographes !

Vous pouvez lui apporter vos documents, vos lettres dans sa galerie d’autographes.

Sa documentation importante, ses nombreuses références photographiques, son expérience de près d’un demi-siècle et son travail acharné sur l’expertise des documents autographes sont une garantie de son sérieux.

Il vous dira si votre document est authentique, vous donnera son avis sur l’intérêt des documents, leurs valeurs sur le marché.

Il se charge en plus de les mettre en vente dans ses beaux catalogues et pour les pièces les plus rares dans de grandes ventes publiques qu’il organise régulièrement à l’Hotel Drouot.

Son fichier de clients internationaux permettra à vos documents autographes de trouver preneur. Il recherche et achète activement tous textes importants de l’Histoire de la Littérature ou de Peintres célèbres.

Vous pouvez le joindre par email ou lui téléphoner pour prendre rendez-vous au 01 43 25 60 48.

Il est présent tous les samedis à sa galerie pour des expertises gracieuses. ARTS ET AUTOGRAPHES, 9 rue de l’Odéon-75006 PARIS

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Exposition Marcel Pagnol : jusqu’au 25 janvier 2011 !

La galerie Arts & Autographes vous propose de venir voir l’exposition Marcel Pagnol qu’elle présente jusqu’au 25 janvier 2011.

A travers ses lettres, ses manuscrits, ses photographies signées, c’est tout le merveilleux monde de Marius, Topaze et Fanny qui sentent bon notre belle Provence que vous pourrez découvrir.
Le grand Raimu y a aussi sa place. Des documents fondateur de Fortunio, des lettres étonnantes, son testament sont rassemblés dans un magnifique catalogue.

Venez découvrir au 9 rue de l’Odéon, Paris 6e, cette exposition … Entrée gratuite !

Un catalogue riche en reproductions de lettres et manuscrits du célèbre écrivain et cinéaste, vous présente des lettres inédites, des correspondances riches en éclats de rires et en émotions.

Ce catalogue commence par des photographies de la région d’Aubaine, du Galarban, de la garrigue ou le petit Marcel Pagnol courait dans la nature et dont les souvenirs ont fait le succès de ses ouvrages. Ces collines constitueront ce paradis de l’enfance heureuse où se déroulent les plus beaux épisodes de ses fameux Souvenirs d’enfance.

L’exposition, bien retracée dans le catalogue, commence par le règlement de la revue Fortunio fondée par Pagnol en 1914. Le 10 février 1914, Marcel Pagnol fonde avec quelques copains de khâgne la revue Fortunio, « revue littéraire artistique et théâtrale » à Marseille. Ce document est la mise sur pied de la revue, son règlement intérieur et son mode de fonctionnement : « Art. 1er. Il est constitué entre vous et les soussignés, à la date du 1er octobre 1920 un groupe dit “Fortunio” ayant pour but la création et l’administration de la revue littéraire “Fortunio” ». Ses membres sont Jean Ballard (notre document doit être son exemplaire), Charles Brun, Marcel Pagnol, A. Pressoir, docteur Eugène Eypiès, Marcel Gras, F. Mouren.

Le 17  juin 1923, il écrit une longue lettre de 4 pages sur un papier à en-tête de la revue littéraire « Fortunio ». Longue lettre détaillée, relative à la nouvelle entreprise qu’il veut monter, fondée à Paris, sous sa seule responsabilité financière : une revue littéraire intitulée Le cahier bi-mensuel. Les nouveaux collaborateurs et associés seront Malot, Rim, Ch. Brun, Myrriam, Bourdet, Jean Garat et quelques autres. Ils seraient douze en tout. Cette revue serait mise en vente par la maison Hachette et bénéficierait de correspondants, directeurs régionaux à Saint-Étienne, Marseille, Lyon, Nice, Toulouse. Il explique ensuite l’esprit qu’il voudrait donner à la revue : « La tendance de la revue : classicisme moderne, les œuvres idéales pour nous devraient être celles que Rabelais, Montaigne, Villon eussent écrites, vivant aujourd’hui. Et surtout guerre acharnée au commerce littéraire. »

En octobre 1931, il remercie un critique pour sa lettre : « C’est un bien grand encouragement, pour un auteur dramatique […]. En général l’auteur dramatique est enfermé dans un dilemme : ou bien il écrira des pièces littéraires (on les appelle à tort littéraires, car une pièce sans valeur ne peut être littéraire et c’est mépriser fortement la littérature) c’est-à-dire des pièces qui contiennent quelques pages des manuels de philosophie à l’usage des candidats au bachot, et quelques imparfaits du subjonctif, autour d’une situation freudienne — ou bien il écrira de vraies pièces de théâtre, et alors la critique littéraire (et même dramatique) l’appellera aussitôt “fabricant” ou “fournisseur”. J’en ai fait l’expérience ». Il raconte alors le succès critique de sa première pièce Les Marchands de Gloire qui fut un four, et comment Marius a été boudé. « Pour ma prochaine pièce, naturellement, ce sera bien pire. Les dix mille représentations de Topaze, dans le monde entier, et les quatre ou cinq mille représentations de Marius, qui continue sa carrière un peu partout (surtout en Norvège, Italie, Roumanie et Amérique du Sud, dans d’excellentes traductions) — ne me facilitent guère ma tâche. Je sais que l’on m’attend au coin du bois […]. Je ne voulais plus faire jouer un seul acte. » Mais son contrat avec Volterra l’oblige à faire jouer Fanny ; il vient de relire sa pièce : « Elle est bien meilleure que Marius. Je vais y travailler encore […] j’ai la maladie d’écrire des pièces qui durent deux heures de trop, et il me faut couper cent pages. »

Le 8  novembre 1932, Pagnol et Giono signent un contrat entre la Société Les Films Marcel Pagnol et les éditions Grasset. « Les éditions Bernard Grasset cèdent à la Société Les Films Marcel Pagnol, aux conditions ci-dessous énumérées, les droits d’adaptation cinématographiques de l’un des cinq livres suivants de Giono, et un droit d’option sur les quatre autres : Colline, Regain, Un de Baumugnes, Jean le Bleu, Le Serpent d’étoiles. » La cession est consentie pour une durée illimitée.

De longues lettres, écrites avec une calligraphie parfaite, nous montrent l’évolution de Pagnol sa vie durant. Des documents de Raimu, le grand acteur et ami de Marcel Pagnol, prennent naturellement leur place au milieu des lettres de Pagnol, dont une lettre manuscrite donnant la distribution de Marius.

Il répond à une enquête sur l’art du théâtre : « Non, mon cher Maître, je n’ai pas dit que l’art du théâtre était mort, je n’ai pas dit que MOLIÈRE, RACINE, CORNEILLE, MUSSET étaient morts pour jamais ! Permettez-moi de vous faire une longue citation de mon article des Cahiers du film, et croyez que si je me cite moi-même ce n’est point par vanité : c’est pour ma défense… J’ai écrit ceci :Le muet est mort, le théâtre est à l’agonie. Précisons : je ne veux pas dire que l’art du muet, ni que l’art du théâtre soient morts ; aucun art ne peut mourir ; aucun bouleversement social, aucune catastrophe, même géologique, ne pourra faire qu’Œdipe-Roi ou Cyrano n’aient pas été écrits. Mais une œuvre d’art ne doit pas seulement être pensée : son créateur doit la réaliser ; il faut une tonne de marbre pour sculpter la Vénus de Milo ; il faut dix bonnes livres d’or pour une coupe de Cellini ; il faut un four et du charbon pour les émaux de Palissy ». […] Si, un jour, la réalisation du MALADE IMAGINAIRE ou d’ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR atteint, en quinze mois, sa vingt-cinq millième représentation, je serai content qu’on ne me dise pas que c’est impossible : si une œuvre comme Fanny a pu obtenir ce résultat, que ne peut-on espérer d’un chef-d’œuvre ? Si j’échoue, ce sera tant pis pour moi : mais il me restera l’orgueil d’avoir perdu, pour servir le théâtre, tout l’argent qu’il m’a fait gagner. »

De nombreuses lettres à Henri Alibert sont mises au grand jour : Été 1944 : « Plus je travaille à César, plus j’en suis effrayé : il y a tout à faire et à récrire. Jules m’écrit qu’il nous quittera le 3  janvier. Si Fanny peut aller jusque-là, je crois plus sage de remettre César à 1945, puisque Jules promet de le jouer. Il serait navrant de faire ma rentrée au Théâtre par un demi-four. Je ne suis pas prêt, je le vois chaque jour devant ma table. Il faut reprendre et mettre en place toute la charpente de la pièce. Je suis incapable de le faire avant Noël. Je t’envoie quand même ce que j’ai préparé, mais ce n’est pas bon. Affectueusement à toi ; Marcel »

Et cette lettre extraordinaire, pétillante de vie et de rires : Lettre signée, adressée à Henri Alibert. Paris, le 5 août 1944 : à la fin de la guerre, sur sa rencontre avec Jacqueline Bouvier, sa future femme, et sur son activité théâtrale. « Mon cher Tintin, Tu dois te demander ce que je suis devenu, depuis ce souper mémorable (pour moi) où je t’ai raconté mes malheurs. Ces malheurs sont oubliés, et je suis au moulin d’Ignères, dans la Sarthe, tout près du front, avec la plus jolie petite fille que tu aies jamais vue, et qui s’appelle Jacqueline Bouvier. (Celle qui a créé Jupiter.) Elle a un grand tort, elle a 21 ans. Ce n’est pas bête de sa part. Mais j’ai la sottise de m’approcher de la cinquantaine. Cinquantaine verdoyante et fleurie, heureusement, comme celle de Panurge. Quelqu’un lui dit qu’il a les cheveux blancs, et il répond Moi je suis comme les poireaux, qui ont la tête blanche, mais la queue verte et raide”. Pour moi, elle n’est pas verte.

Ici nous sommes pratiquement sur le front. On voit chaque jour des centaines d’avions. Ils laissent parfois tomber des bombes tout près du moulin ; mais les plus proches sont tombées à 400 mètres. Çà m’a fait sauter dans mon lit, sans autre dommage. Le bon Dieu de la Provence m’a certainement suivi ici, ou il a tout au moins délégué quelqu’un : j’espère te revoir.

À ce moment-là que ferons-nous ? J’ai à te proposer trois choses :

1° Reprise de Marius avec Pellegrin et Jacqueline Bouvier, qui feraient un couple extraordinaire. Jacqueline, c’est Demazis à 20 ans mais un peu plus grande.

Ou

2° Reprise de Topaze avec la troupe de Monte-Carlo (Pellegrin, Jeannette Trémont, Georges Vallée, Louis Lyons).

Puis

3° Création de César avec le forçat libéré, M. Jules.

Et puisque je t’en ai proposé trois, en veux-tu une quatrième ?

Une revue, que j’écris en ce moment, avec comme vedettes M. Alibert, M. Tino, M. Fernandel, Jacqueline et les femmes que tu me désigneras.

Qu’en penses-tu ?

Là-dessus, je vous embrasse, Nénette et toi. Je te préviens tout de suite que quand tu me verras, tu ne me reconnaîtras plus. La vie à la campagne m’a donné six kilos. Mes pantalons sont devenus si petits pour moi que si une jolie fille passe sur la route, on entend “ping” dans les vitres. Ce sont mes boutons de braguette qui s’envolent.

Je t’embrasse,

Marcel »

Avril 1945, c’est sur sa candidature à l’Académie Française qu’il écrit à Alibert : « Mon cher Alibert,

Tu me rendrais un grand service, pour appuyer ma candidature à l’Académie, en reprenant Marius ou Fanny, avec ou sans notre grand Jules.

En septembre.

Affectueusement

Marcel Pagnol

Si tu ne joues que 30 fois, çà ne fait rien. »

Le testament de Pagnol clôture cette précieuse réunion de documents.

Cette exposition est à voir jusqu’au 25 janvier 2011. ©ARTS ET AUTOGRAPHES2010

ARTS ET AUTOGRAPHES

9 rue de l’Odéon

75006 PARIS

(Métro Odéon)

01 43 25 60 48

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