Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
DESCHAMPS ÉmileLettre autographe signée. Paris, le 1er septembre 1841 ; 3 pages in-8°. « J’ai lu quatre fois votre magnifique prospectus et l’article si profond et si brillant du n° d’hier. […] Je crois fermement à l’avenir du 19e siècle, et ma voix donne des échos partout. Soyez sûr que de grandes sympathies vous sont acquises. Un talent si littéraire et si poétique […] ne pourrait manquer d’y porter la lumière et la flamme. Je suis très fier aussi de voir mon nom figurer parmi ceux des collaborateurs littéraires du 19e siècle […]. Je n’ai pas de loisirs pour la publication d’un nouvel ouvrage qui est tout prêt et qui va rester dans des boîtes de carton, peut-être des mois entiers. […] Le feuilleton de M. Al. Dumas est excellent. Voilà de l’histoire intéressante, comme votre grand article sur la politique inspirée. »
Dizain autographe signé
DESCHAMPS ÉmileDizain autographe signé. Sans date ; 1 page in-8° oblongue. « D’obscures travaux, de mon délire, Tiennent les flancs enchaînés,Et je ne dirai qu’à ma lyreMes vers, à l’oubli condamnés :Telle, au fond d’un bois, PhilomèleÀ ses petits, craintifs comme elle,Enseigne des airs ignorés ;Ou tel un oranger sauvageLaisse tomber sur le visageSa fleur blanche et ses fruits dorés. »
Poème autographe signé.
DESCHAMPS ÉmilePoème autographe signé. « En sortant de l'Orphéon ». Mars 1845 ; 2 pages 1/2 in-4°, avec corrections. Envoyé [ou dédié ?] à M. Serville de Vaucorbeil. Joli poème romantique en hommage à la musique. « les Arts des nations glorieux contumaces sont lents à pénétrer dans l'épaisseur des masses; la musique surtout ; car c'est un fait certain, on voit avant d'entendre ; ouvert dès le matin l'on juge ou croit juger ; et l'oreille tardive à goûter les accords péniblement arrive ; individus ou peuple ont presque tous des yeux ; l'oreille aristocrate est un luxe en tous lieux. »
Pièce autographe signée
DESCHAMPS ÉmilePièce autographe signée, adressée au baron Robert. Versailles, juillet 1861 ; 155 X 75 mm, collée sur un carton sous son portrait gravé. « Poëte, qui classez les portraits des poëtes,Si dans un humble rang le mien se trouve admis,Le modèle, toujours en pensée où vous êtes,ne craint personne au grand concours de vos amis !Emile Deschamps »
Six lettres autographe signées
DESCHAMPS Antoni (Antoine, dit)Six lettres autographe signées, adressées à l’écrivain et patriote italien Giuseppe Ricciardi. Montmartre et Passy, 9 décembre 1844 au 27 janvier 1868 ; environ 11 pages in-8 ou in-12, quelques adresses. Intéressante correspondance politique et littéraire à l’écrivain et patriote italien Giuseppe Ricciardi (1808-1882), exilé en France. Longues lettres témoignant de son profond attachement à l’Italie - à laquelle il dit devoir son amour pour les arts et la poésie -, pays dont il embrasse la « cause sacrée » de l’indépendance, rendant notamment hommage à ses martyrs de Calabre (allusion à l’exécution en 1844 des frères Bandiera et de Domenico Moro, après une tentative insurrectionnelle à Cosenza). Longs passages relatifs au journal La Presse, devenu quelque peu frileux après sa suspension en 1857, et à la littérature française dont Antoine Deschamps cite plusieurs acteurs : Edouard Ploviers, Alexandre Dumas, son frère Emile Deschamps, Alexandre Chodzko, que Ricciardi a eu le bonheur de lui faire connaître, etc. Il annonce en outre la mort du Docteur Blanche dont il a été longtemps l’hôte et dont le fils a repris l’oeuvre, commente brièvement un discours de Montalembert, évoque les magnifiques obsèques faites à Béranger dont il avait la plus haute estime, annonce qu’il se rend chez Louise Colet, cite le journaliste Léon de Wailly (de L’Illustration) qui a certaines antennes en Italie et peut oeuvrer pour la cause sacrée de l’indépendance de ce pays en agissant prudemment pour ne pas éveiller l’attention de l’Autriche.
Lettre signée
DESCAVES PierreLettre signée, adressée à Mme Marcelle Wildschitz. Paris, 24 janvier 1958 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Comédie-Française ». Belle lettre. « J’ai appris […] que la pièce de Paul Géraldy, intitulée Duo était jouée actuellement au Théâtre Royal du parc à Bruxelles. Cette pièce a été reçue le 20 mai 1952 par la Comédie-Française et représentée le 25 juin de la même année. Par la suite, elle n’a cessé de figurer au répertoire d’une façon régulière. C’est le type même de la pièce “sous privilège”, en vertu de l’article 24 du décret du 27 février 1946. » Ayant appris que M. Géraldy a donné son accord pour la représentation à Bruxelles, il lui demande dans quelles conditions cette pièce a pu abusivement être affichée à Bruxelles et comment « les dommages subis pourraient être réparés ».
Lettre autographe signée
DESCAVES LucienLettre autographe signée, adressée à la Société des auteurs et compositeurs. Senonches, 21 décembre 1945 ; 1 page in-12. « Je vous remercie du soin que vous prenez de mes intérêts ; laissez-moi néanmoins regretter qu'ils se bornent au cinéma qui ne m'a pas contenté quand la pièce y a été adaptée. Une reprise à la Comédie Française me serait autrement agréable ! Songez-y ».
Poème autographe, intitulé « Avant le collège ».
DESBORDES-VALMORE MarcelinePoème autographe, intitulé « Avant le collège ». Sans date ; 3 pages 1/4 grand in-4°. Publié en 1860 dans Poèsies inédites sous le titre : « À mon fils avant le collège ».Notre manuscrit présente des différences avec celui publié :« Un soir, l’âtre éclairait notre maison fermée,Par le travail et toi doucement animée.Ton ayeul tout rêveur te prit dans ses genoux,Il n’a jamais sommeil pour veiller avec nous.Il parla le premier de départ, de collège,De travaux, de la gloire aussi qui les allège,Content d’avoir été, (jeune alors comme toi),Emmené par sa mère… il le disait pour moi.Puis, traçant des tableaux pour étendre ta vue,De nouveaux horizons découvrant l’étendue,Il dit que, tout petit qu’il fût, par le chemin,Il soutenait sa mère et lui tenait la main.Il raconta comment cette femme prudenteL’avait porté loin d’elle en sa tendresse ardente.Ses yeux étaient mouillés me fixant en dessous…De ce poignant effort je l’aime ! et je l’absous.Sur quoi, me voyant coudre un manteau de voyage,Il m’embrassa deux fois pour louer mon courage,Et toi, voyant qu’à tout je n’opposais plus rien,Tu répondis : « Père, je le veux bien ! »...
Lettre autographe signée
DESBORDES-VALMORE MarcelineLettre autographe signée adressée au docteur Ducastaing à Bordeaux. Paris, 31 janvier 1843 ; 3 pages in-8°. Lettre pleine de tendresse, d’amour et de remerciement pour son médecin qui à mit au monde sa fille Inès. « L’un de mes plus cher amis, dont je garde se souvenir le plus profond, qui en d’autre temps m’a comblée de soins, de consolations tendres, n’a reçu qu’à peine et par ci par là quelques témoignage du sentiment éternel qu’il a laissé en moi, cet ami là, c’est Monsieur Ducastaing. Si bon, si philosophique et par conséquent si indulgent qu’il ne songe pas à m’en vouloir de mon silence. [...] Je vous ai beaucoup écrit, beaucoup aimé en moi même, cher docteur. Ca n’a jamais été sans souffrance que j’ai senti glisser les jours et les mois sans qu’aucun vous ait porté directement mes voeux, mes serments de mains, ses bon saluts de coeur de Valmore et ses prières qu’Ines fait constamment de voir un jour celui qui l’a mise au monde, dans un des plus beaux pays de la terre. Votre lettre m’a causé de ces joies qui ne passent pas. Le travail, la mauvaise santé, des [...] pour lutter contrer l’adversité ont absorbé mon temps. Je vous envoie un pauvre fruit labeur presque sterile. Ce fruit doux et amer, c’est un livre que je vous prie mon bien bon ami, de mettre un moment sur votre coeur. Après quoi, l’ayant-là, vous direz un peu ému de ce travail de [tournoi] : «Est t-elle bete! » et puis vous me tendrer la main, ce qui voudra dire : femme, je te comprends et je t’absous car moi aussi j’ai souffert, tout homme, tout gai, tout philosophe que je suis [...] Mon cher Valmore est à l’odéon comme régisseur général et metteur en scène ce qui l’empêche de jouer très souvent. Il semble que le sort est un peu las de nous battre et ce théâtre marche très bien depuis deux mois surtout. Si la providance n’est pas, comme on le dit, en colère contre les théâtres, nous trouverons enfin dans celui là un refuge contre tant ... passées. espérer-la pous nous, bon Docteur car je sais que le bonheur des autres est nécéssaire au votre. » Puis elle donne des nouvelles de son mari et de la pièce jouer au théâtre de l’Odéon: « Mon cher Valmore est à l’Odéon comme régisseur général et metteur en scène. Ce qui l’empêche de jouer très souvent. Il semble que le sort est un peu las de nous battre et ce théâtre marche très bien depuis deux mois surtout si la providence n’est pas, comme on le dit, en colère contre nos théâtres, nous trouverons enfin dans celui là un refuge contre tant de peine passer »
Poème autographe, intitulé « Trilby ou le Lutin d’Argail ».
DESBORDES-VALMORE MarcelinePoème autographe, intitulé « Trilby ou le Lutin d’Argail ». Sans date ; 1 page 1/4 in-4°. En haut du feuillet, Marceline Desbordes-Valmore a écrit : « Cette petite pièce est imitée d’un conte écossais, traduit ou développé par Monsieur Nodier ».Trilby ou le Lutin d’Argail, ou plus simplement Trilby, est un roman français de Charles Nodier publié en juillet 1822. Il s’est inspiré des écrits de Walter Scott pour la trame de ce récit.« À vous Lutin qu’il me faut oublier,Qui fit ensemble et ma joie et mon crime,Ne viendra plus au bord de mon foyerBaiser les pleurs de sa chère victime.Il pleut, j’ai froid. Le feu s’endortTrilby sur mes genoux ne daigne plus descendre !Mon Dieu... ne pleurons pas si fort :S’il était caché sous la cendre !Qu’il était triste et charmant ce Lutin,Quand il pleurait d’amour à mon oreille !Quand de mon rêve, il sortait le matin,En murmurant comme la bonde abeille.Sans m’endormir, le jour s’endortSur mon sommeil, Trilby ne daigne plus descendre !Méchant ! ... Ne grondons pas si fortHélas ! S’il dormait sous la cendre !Pauvre Gollet ! Soumise à mon devoir,Je t’ai banni de notre humble chaumièreEt malgré moi, je cherche à t’entrevoir,Dès qu’au château brille un peu de lumièreJe n’y vois plus, mon coeur s’endortSans toi Trilby l’espoir ne peut plus y descendreEt ce coeur qui brûla si fortVoudrait s’éteindre sous la cendre !Adieu Trilby. Sous les lambris dorésTu n’entends plus si mon âme t’appelleUne autre femme à ses pieds adorésTe tient captif. On dit qu’elle est si belle !Adieu Trilby, ma voix s’endortDe mon âme, ton nom peut à peine descendreMais ce nom que j’aimais si fortQui le tracera sur ma cendre ! »
Poème autographe signé
DESBORDES-VALMORE MarcelinePoème autographe signé adressée à Madame Henriette Savier. [6 ou 7 août 1833] ; 3 pages in-8° avec adresse et cachet postale. Document problablement incomplet, il manquerai le début avec les premières strophes du poèmes. Deuxième partie du poème « le rêve du Mousse » publié en 1936 dans les « Pauvres fleurs». « Viens ! m’a dit votre image ; L’eau seule est entre nous ; Trop vite, ton jeune âge A quitté mes genoux. Viens ! que je berce encore Tes rêves de printemps ; Les flots en font éclore, Qui nous calment long-temps ! Et mon âme étonnée, Se réveille entraînée Par les baisers de l’eau… Mais, bon jour, ma mère ! Oh ! Que mon rêve était beau ! La flotte aux grandes ombres En silence glissa ; Avec ses ailes sombres, Mon vaisseau s’effaça : Sous sa lampe pieuse, Sans cesser de courir, La lune curieuse, Me regardait mourir : Je n’avais pas de plainte ; Trois fois ma force éteinte S’évanouit dans l’eau… Mais, bon jour, ma mère ! Oh ! Que mon rêve était beau ! C’en était fait du mousse, Mère ! sans votre voix ; Sa clameur forte et douce, Me réveilla trois fois : Sous les vagues profondes, En vain nageait la mort ; Vos doux bras sur les ondes, Me poussaient vers le port ; Et votre âme en prière, Semait une lumière Entre le ciel et l’eau… C’est moi ! moi, ma mère ! Oh ! Que le réveil est beau ! » Elle explique ensuite être très attristée d’avoir vu Henriette souffrir. Elle explique être dans les madaes car son beau-père est paralisé du bas du corps et son mari a de la fièvre.
Ensemble de 2 lettres autographes signées, adressées à Paul Brach
DESBORDES JeanEnsemble de 2 lettres autographes signées, adressées à Paul Brach [1893-1939]. Sans date, vers 1937 ; 1 page in-4°, chaque. Je vous ai aperçu à la N.R.F. ce matin, et j'aurai voulu vous parler. [ ] Après 5 ans d'abrutissement, j'écris de nouveau des livres totalement différents des premiers. La N.R.F. commence par en publier 2 au printemps. M. Sachs me parle d'un prix Goncourt possible. En même temps il redit : Pourquoi ne proposerais tu pas les Maudits à Marianne ? Voilà qui est fait. Serait-ce possible ? Le manuscrit est à la N.R.F. Mais je peux, si ma proposition vous intéresse le moins du monde, vous remettre un second manuscrit tout à fait corrigé. J'aimerai beaucoup que vous jetiez les yeux dessus. C'est l'histoire d'un amour excessif, violent, extrême, d'un amour invivable et promis à l'enfer - je veux dire à la mort. je me suis condamné à supprimer toute littérature, toute psychologie, tout modernisme ». « Voici mon manuscrit : Les Maudits [Les Forcenés]. Il va paraître à la N.R.F. au printemps. Je ne vous l'ai pas apporté plus tôt car je tenais à le revoir et le corriger une dernière fois. Il y a 5 ans que je n'ai rien publié. Et dans quelques mois paraîtront deux romans. Bourdet va faire jouer une pièce de théâtre. Je serai comblé si pour cette petite rentrée (la mienne) Marianne publiait ce manuscrit ».
Lettre autographe signée
DESBORDES JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Cayrol. Sans date ; 1 page in-4°. « Vous écrivez de belles choses, vous êtes influencé par le soleil. Cest très joli. Revenez-vous bientôt à Paris ? Je pars pour un petit voyage dune douzaine de jours puis je rentrerai quelque temps à Paris. Vous y verrai-je ? Je serais heureux. Puis-je compter sur votre amitié ? Les plus belles amitiés viennent des livres écrits avec lamour. Les lettres de réponse sont forcées par lémotion véritable. »
Lettre autographe signée
DESBORDES JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Cayrol. Sans date ; 3 pages in-8°. « Je suis réellement flatté et heureux de votre lettre et de lintérêt que chez les jeunes, on semble maccorder. peut-être est-ce parce que ces jeunes sentent que du fond de lâme et des années je suis un des leurs. Et rien ne me touche davantage que cet intérêt. Cocteau mavait parlé de votre revue avec sympathie. Je nai rien en ce moment, comme article, contes, rien de détaché. Je nai pas commencé ce second livre si difficile à présenter et à écrire. Écoutez : voulez-vous, quand la revue paraîtra, mécrire de nouveau ? »
Belle gravure, avec son portrait dans un cercle
DESAIX Louis-Charles-AntoineBelle gravure, avec son portrait dans un cercle, gravée par Charles Francois Gabriel Levachez, avec une vignette gravée représentant sa mort à Marengo. Avec un texte biographique en dessous. XIXe siècle ; 47,5 x 30,5 cm, traces de mouillures dans la marge du haut. Mezzotinte dessinée et gravée par Jean Duplessis-Bertaux à partir de sa collection complète de 60 portraits des personnages qui ont le plus figurés dans la Révolution française.













