Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe « Istambul ». [Vers 1949] ; 4 pages in-4° avec ratures et corrections, au dos de feuillets à en-tête du « Journal of Applied Physics ».« Peut-on écrire, comme le prétendent beaucoup de voyageurs, qu’Istamboul est sans doute la plus belle ville du monde ? Sans aller jusqu’à ce superlatif, on doit reconnaître que cette cité est d’une beauté incomparable. Toute une littérature a été consacrée à ce merveilleux site et l’on est un peu accablé par tant de louanges. Évidemment cette ville qui fut Bysance, Constantinople, ou Istanboul est auréolée d’un passé glorieux. Le rôle qu’elle a joué dans l’histoire de l’univers autant que l’influence qu’elle a exercé sur les civilisations du monde lui a conféré une sorte de majesté et une impressionnante grandeur. »
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe « À l’abattoir », publié dans Poèmes retrouvés (1918-1981), Éditions Lachenal et Ritter, 1982.[Daté au dos 1950] ; 1 page in-8°. 4 quintils, avec quelques corrections.Magnifique poème. « Adieu lézards adieu corbeauxBonsoir les hommes et vous les veauxTout est à recommencerQuand vous gueulezComme des damnésJe sais bien que tout s’effondreChaque jour et chaque nuitQue je n’ai plus rien à attendreEt que tout ce qui s’ensuitC’est de savoir que je suis dupeLes soirs tombent comme les annéesJe ne sais même plus les compterCe n’est plus jamais à prendreMais pour toujours tout laisserRien ne peut recommencerAdieu vantard adieu salaudBonsoir crétin et toi le veauC’est moi qui ai commencéQuand je gueulaisComme un damné. »
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe, « Méditerranée 1953 ». 1953 ; 3 pages 1/4 in-4° avec ratures et corrections.« Espagne : le plus irritant des problèmes. Pour l’Europe, un des plus difficiles, un des plus délicats et des plus irritants des problèmes à résoudre est celui que pose l’Espagne. Géographiquement sa position en Méditerranée est presque aussi forte que celle de la France et de l’Italie. Cependant dès qu’il s’agit de la péninsule ibérique, les diplomates et les stratèges évitent de se prononcer. Un brouillard politique entoure l’Espagne depuis plus de dix ans. On connaît quelques-unes des raisons de cette situation équivoque, on en soupçonne quelques autres, mais, à vrai dire, on ignore généralement pourquoi cette situation se prolonge. Les démocraties peuvent elles “reconnaître” officiellement un État dictatorial imité de ceux qu’elles ont combattus et vaincus et oublier les conditions dans lesquelles le général Franco a imposé et maintenu son régime ? »
Manuscrit autographe
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe [« Célébrité d’un sot »]. [1955] ; 9 pages in-8° avec ratures et corrections, au dos de feuillets à en-tête de l’UNESCO. Cet article sur la traduction française de la Vie de Samuel Johnson de James Boswell (Gallimard, 1954) a été publié dans Le Journal de Genève (28 novembre 1955). « Considérée comme un classique par la majorité des anglo-saxons, la Vie de Samuel Johnson par James Boswell vient d’être traduite en français. Ceux qui avaient lu cette biographie dans le texte originel avaient déjà été frappés par la figure singulière de Samuel Johnson et se demandaient si sa gloire n’était pas la conséquence d’un malentendu. Mais, craignant de ne pas saisir toutes les nuances des conversations du Docteur et de son biographe, ils se gardaient de porter un jugement et s’étonnaient seulement qu’on puisse admirer avec tant de ferveur ce discoureur impétueux et intarissable. »
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe « Rien », publié dans Poèmes retrouvés (1918-1981), Éditions Lachenal et Ritter, 1982.[1967] ; 1 page in-4°. 19 vers, avec quelques corrections.« Plus rien même pas de la cendremême pas le souvenir Plus rienPlus rien sauf cette joie de l’oublice vent de l’oubli qui arrache toutdétruit tout et saccage le resteLe moment est enfin venu de ne plus espérer de ne plus attendre de ne plus croire de ne plus s’imaginer de ne plus trembler savoir qu’on ne craint plus le vide que tout est consommé consumé désincarné que ce qui était n’est plus plus rien même plus rien même pas le néantJe ne ricane plus je ne souris plusje ne baisse plus les yeux ni ne les lèveje ne les frotte même plus je ne dors pasje veille comme une pierre sans son ombreet je suis transparent comme le tempsje vis comme vivent les nuages et la fuméeje m’efface et jusqu’aux dernières traces. »
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé « Pour danser seulement ». [1946] ; 1 page 1/2 in-8°. Publié par l’éditeur Eynard (Suisse), en 1949, dans un recueil intitulé Chansons.« Pour danser seulementMisere misere en lambeauxcrimes en dentellespour les cœurs et les cerveauxau rendez-vous des demoisellesSommes-nous nusou démontablesà la lueur des chalumeauxquand la lune se met à tableHeure des aveux pour les aveuglesminuit tapantaux portes des grandes villesoù le sang coule dans les ruisseauxSauvez la face sauvez le feuvolez au secours des oiseauxnous retrouverons les hirondellesles libellules les demoisellesPhilippe Soupault. »Tirée de Trois chansons du jour et de la nuit (1946).
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe. [Vers 1948-1953] ; 5 pages in-8°. « Bien que l’on n’ose plus, comme jadis, reprocher aux femmes de prendre grand soin de leur apparence et d’y consacrer une part de leur activité, on entend souvent reprocher aux femmes leur “coquetterie” un mot qui a gardé un sens péjoratif. […] J’estime cependant qu’aucun charme n’est plus puissant, plus persistant que celui d’une voix. […] S’écouter parler est une épreuve qu’on devrait s’imposer comme de se regarder dans un miroir.»
Lettre autographe signée, adressée à Ré Soupault.
SOUPAULT PhilippeLettre autographe signée, adressée à Ré Soupault. Paris, 10 mars 1969 ; 2 pages in-8°. En-tête de « L’hôtel du Quai Voltaire », enveloppe jointe. « Chère Ré, j’étais un peu triste de te laisser partir toute seule. Mais c’est un peu de ta faute.[…] J’espère que tout s’est bien passé pour toi. Tiens moi au courant de ton itinéraire. Demain, c’est la grève. » Il poursuit sa lettre, le lendemain, mardi 11 mars : « La grève est très largement suivie. Tu as bien fait de partir hier car le tram Paris-Mulhouse (d’après la radio) n’est pas parti aujourd’hui. Paris est triste. […]. J’attends le discours de de Gaulle. Je t’écrirai mon impression. ». Il termine sa lettre, le lendemain, 12 mars : « Très décevant. Des mots et des mots. Mais rien de positif ou d’explosif. […] Paris est très triste. Nuages. Et puis un malaise social. Je tâche de me reposer et de moins fumer. » Est collée sur la lettre une petite coupure de presse dans laquelle est citée Ré Soupault, pour avoir donné des renseignements concernant la mort de Karl Jaspers.
Poème autographe
SOUPAULT PhilippePoème autographe. [1976] ; 1 page in-8°. Texte du recueil Poésies pour mes amis les enfants (Lachenal & Ritter, 1983). Emmanuele m’a dit« Je n’aime pas tellement les sourisni les cafards ni les punaisesJe n’aime pas les vers de terreet encore moins les limacesles mouches et les puceronsles poux et les moucheronsJ’aime surtout les papillonsdu jour et de la nuitles coccinelles et leurs amisles libellules et les lucioleset aussi les vers luisantsles scarabées et même les fourmisMais les fleurs sont mes préféréesj’aime les narcisses et les coquelicotsles orchidées les anémonesles jonquilles et les chrysanthèmesJe préfère encore les pâquerettesmais surtout les boutons d’or. »
Lettre signée « Souleïma »
SOULEÏMA MlleLettre signée « Souleïma », adressée à M. André de Fouquières. Vitry, 28 juin 1933 ; 1 page in-4°, grande enveloppe jointe « Je mexcuse de vous écrire sans avoir lhonneur de vous connaître, je suis la créatrice des Ballets Lumineux que jai présenté pour le première fois le 3 février 1932 au bal de la Médecine Française. Jai pu lan passé faire travailler mon spectacle, en particulier à lHôtel de Ville de Paris. Malheureusement depuis des mois le travail manque totalement et malgré lappui moral que les Beaux-Arts ont bien voulu maccorder pour ma création je me trouve dans une situation financière si horrible que pour une somme modique mes meubles vont être vendus le 5 juillet prochain. Je sais combien vous aimez et combien vous êtes bon à légard des Artistes, et je me permets en désespoir de cause de madresser à vous qui pourrez peut être me donner un conseil, me dire combien je puis me sauver de cette vente qui va menlever mes derniers souvenirs de famille » Il est très curieux que lon ne trouve rien sur cette danseuse-étoile ni sur les Ballets Lumineux qui portent son nom dans les dictionnaires sur la danse (Larousse de la Danse) ou sur le web. Comme si lon avait voulu occulter quelque chose !
Pièce signée
SOREL Cécile (Céline Seurre, dite)Gravure la représentant sur la scène avec envoi autographe signé, adressé à Maurice Escande. 305 X 440 mm. « C’était pour représenter la race française que Dieu nous avait fait beaux, Maurice, continue, et remercie-le. Je t’aime en Lui. Cécile. »
Lettre autographe signée
SOREL CécileLettre autographe signée [de la main d’un secrétaire], adressée au couturier Auguste Julien. Milan, 16 décembre 1898 ; 1 page in-12 oblongue sur entier postal italien. « Je viens vous rappeler par la présente de ne pas oublier d’ajouter à l’envoi du costume de Mignon, la toque à l’Hongroise que vous avez oublié de me prendre, mesure dont voici le numéro de tour de tête 52 centimètres. »
Ensemble de 2 lettres autographes signées.
SOREL Cécile (Céline Seurre, dite)Ensemble de 2 lettres autographes signées.— 12 mars 1918; 1 page 1/2 in-12. « J’apprends seulement aujourd’hui par vos remerciements dans les journaux qu’une bombe est tombée devant chez vous. Dieu merci elle vous a épargné et du même coup mon coeur est alarmé et rassuré. »— 5 février 1923 ; 1 page in-8°, à l’encre violette. « Depuis la guerre où nous étions folles des poilus nous semblons oublier le peuple. J’ai pensé à lui et crois que c’est bon de le dire. »
Lettre autographe signée
SOREL Cécile (Céline Seurre, dite)Lettre autographe signée. 14 octobre 1913 ; 1 page in-16 sur papier de la Comédie-Française. « J’aurai le plaisir de vous attendre mercredi à 6 heures. »
Photographie signée
SOREL Cécile (Céline Seurre, dite)Photographie signée. 18 x 13 cm. Photographie du studio Harcourt. 2 petites déchirures dans la photographie.










