Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
ECRIVAINS
AUTOGRAPHES DIVERS.— LAVEDAN Henri [Orléans, 1859 - Paris, 1940], écrivain français. Lettre autographe signée, [adressée à E. Legouvé]. 24 mai 1898 ; 3 pages 1/2 in-12. Jolie lettre sur Polyeucte. 50 euros.— SALMON André [Paris, 1881 - Sanary, 1969], poète français. Carte autographe signée, adressée au peintre Mayo. 26 décembre 1952 ; 1 page in-12 sur carte postale. 50 euros.— VILLEMAIN Abel-François [Paris, 1790 - id., 1870], littérateur français, ministre de l’Instruction publique. Lettre autographe signée à « Mon cher et éloquent orateur ». « 14 février » ; 1 page in-8°. 40 euros.— VILLEMAIN Abel-François [Paris, 1790 - id., 1870], littérateur français, ministre de l’Instruction publique. Billet autographe signé. 1 page in-16. 35 euros— VILLEMAIN Abel-François [Paris, 1790 - id., 1870], littérateur français, ministre de l’Instruction publique. Billet autographe signé. 2 pages in-16. 35 euros
Lettre autographe signée
GAUGUIN PaulLettre autographe signée, adressée à Camille Pissarro. [1883] ; 4 pages in-8 (15,6 x 10,9 cm), sous chemise demi-maroquin bleu moderne. Petite déchirure avec manque dans l’angle supérieur du premier feuillet avec atteinte à quelques lettres.Quand Gauguin émet des réserves sur l’art de Pissarro. Gauguin et Pissarro étaient liés depuis longtemps et peignaient souvent ensemble. C’est donc sans détours qu’il se permet de critiquer les œuvres qu’il vient de voir.La lettre reflète également la détresse de Gauguin, qui, en janvier 1883, avait abandonné son travail d’agent de change, suite à la crise de la Bourse. Les diverses combinaisons échafaudées resteront infructueuses, aussi sera-t-il obligé, l’année suivante, de s’installer à Rouen avec sa femme et ses cinq enfants.« J’ai vu vos deux gouaches chez Durand[-Ruel] ; évidemment la charcutière a un bras trop long mais la vieille femme tête de mort n’a rien qui laisse à désirer. Quant à l’autre qui montre ses reins il n’y a rien à retoucher et si on se met dans la voie du joli, on ne saura plus rien de ce qu’il faut faire […] Vous voulez comme Degas étudier des mouvements chercher du style en un mot faire de l’art avec la figure je crois que c’est dangereux au point de vue de la vente. On acceptera de Degas des choses qui ne passeront pas, en ce moment du moins, signées Pissarro. Tenez-vous le pour dit et faites ces choses pour vous, plus tard on viendra vous les prendre sans observation. Pour Durand[-Ruel] continuez à lui faire du paysage et toujours du paysage. Voyez ce que c’est que l’opinion et combien elle varie : il y a 4 mois j’avais voulu faire acheter à Bertaux [Emile Armand Bertaux] des Guillaumin ; j’avais été traité de fou […] J’ai fini par lui en faire acheter un grand chez Tanguy [le Père Tanguy], et maintenant qu’il est chez lui qu’il s’y est habitué il le trouve très bien et recommande aux autres d’acheter des Guillaumin comme si toute sa vie cela avait été son opinion ».Dans la seconde partie de sa lettre, Gauguin confesse son désarroi : « Je vous avoue que je suis très noir en ce moment ; quand je pense qu’au mois de janvier j’aurai un enfant de plus [son fils Pola, qui naîtra en fait le 6 décembre 1883] et que je serai sans place. Je viens de m’adresser à beaucoup de monde et partout c’est la même réponse — Que les affaires ne vont pas […] J’ai fait parler par plusieurs personnes à Petit et je dois être présenté à lui la semaine prochaine : je ne me fais pas d’illusion et il n’est pas probable que je réussirai mais je veux en avoir le cœur net. J’ai été chez Durand[-Ruel] pour le prévenir au cas où on lui demanderait des renseignements afin qu’il m’appuie. Ce dont j’ai peur c’est que Degas qui le connaît ne m’éreinte et qu’avec ses théories de l’art sans manger il ne détruise les recommandations faites pour moi [Degas n’avait aucune sympathie pour l’art de Gauguin]. J’ai entendu dire aussi que Legrand l’ancien commis de Durand[-Ruel] devait se mettre d’une façon sérieuse au commerce de tableaux […] mais je ne connais personne qui le connaisse. Il y a quelquefois dans la vie de ces petits cailloux qui accrochent et qui sont la cause de bien des choses, le tout est de rencontrer ce caillou […] Les causes de l’ouvrier n’ont jamais été écoutées que lorsque celui-ci était à craindre ou qu’il y avait bénéfice à s’en servir […] Je n’ai pas revu votre tableau. Bertaux a été le chercher lui-même, il en est très content, il tient l’argent à votre disposition.Correspondance de Paul Gauguin, 1873-1888, éd. V. Merlhès, Fondation Singer-Polignac, 1984, n° 40, p. 53-54.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Lettre au choix
THEÂTRE.Lettres autographes signées ou dactylographiées signées à détailler au choix : — André Antoine : LS sur Cagliostro. Mouillures. 30 euros. — Sarah Bernhardt. LAS. 300 euros. — C. Coquelin . 2 LAS. 65 euros les deux. — Ernest Coquelin. 3 LAS. — M. Deval. PAS. 80 euros. — C. Dormeuil. LAS. 40 euros. — B. Dussane. 2 LAS. 40 euros les deux. — Maurice Féraudy. CAS . 40 euros. — F. Galipaux. Photographie dédicacée signée. 120 euros. — Lucien Guitry. 2 LAS. 80 euros les deux. — Lugné-Poe. 2 LAS. 80 euros les deux. — E. Perrin. LAS. 40 euros. — Réjane. LAS. 80 euros. — Madame Roche. LAS. 40 euros. — Cécile Sorel. LAS. 40 euros.
Lettres de peintres, la plupart adressées à René Druart
BEAUX-ARTS.Lettres de peintres, la plupart adressées à René Druart (plusieurs avec renseignements bio-bibliographiques). Yves Alix : 80 euros. Léon Autemayou : 60 euros. Henri Avelot : 35 euros. Ferdinand Bac (4 lettres ) : 160 euros Jean Bazaine : 120 euros. Paul Balluriau : 40 euros. Henri Barnoin (carte de visite avec 3 lignes autographes) : 5 euros. François Barraud (2 LAS et 1 CAS) : 100 euros. Laszio Barta : 30 euros. L. Bellot (2) : 60 euros. Federico Beltran Masses : 150 euros. Jacques Beltrand (très intéressante lettre sur sa collaboration avec Maurice Denis) : 250 euros. Ben (Benjamain Guittoneau, dit) : 120 euros. Édouard Garcia Benito (3) : 150 euros. Édouard Bernard : 50 euros. Berr de Turique (LS) : 30 euros. Berthold-Mahn : 60 euros. Gus Bofa : 80 euros. Lucien Boucher : 80 euros. Claude-Charles Bourgonnier (5 à G. Montorgueil) : 100 euros. Paul-Adrien Bouroux (2) : 40 euros. Bernard et Maurice Boutet de Monvel (3) : 150 euros. G. Brun-Bouisson : 20 euros. Pierre Brissaud : 40 euros. Jules de Bruycker : 70 euros. Eugène Cadel : 60 euros. Jacques Camus (3) : 120 euros. Leonetto Cappiello (à F. Champsaur) : 120 euros. Marcel Capy : 60 euros. Paul Chabas : 80 euros. Jean Chaperon : 45 euros. Édouard Chimot : 150 euros. Lucien Clergue (3) : 90 euros. Paul-Émile Colin : 100 euros. Fernand Combes : 65 euros. Rachelle von Catinelli (2 CAS) : 30 euros.
Lettres de peintres au choix
BEAUX-ARTS.28 lettres ou pièces, la plupart L.A.S. à détailler :Félix Bracquemond (à Maurice Tourneux) : 50 euros.Cham (à Bertall) : 50 euros.Jules Dalou (6 à Bartholomé, plus carte de visite). Les 6 : 160 eurosJules Dupré (reçu pour une esquisse, 1851) : 40 euros. Paul Gavarni (à Charles d’Espinois) : 50 euros.Eugène Isabey (à Dauzats) : 70 euros.Charles Jacque : 50 euros.Jean-Paul Laurens (sur une exposition qu’il prépare) : 80 euros.Léon Lhermitte (2 à Bartholomé) : 80 euros.Ernest Meissonier (à Chenavard) : 50 euros. Jean-François Raffaëlli (renseignements pour un catalogue d’exposition) : 70 euros.Auguste Raffet (intéressante, sur la visite de la grande duchesse Marie Nicolaevna à San Donato 1858) : 80 euros.Théophile Steinlen : 120 euros.Jehan-Georges Vibert (intéressante lettre-contrat avec un marchand) : 70 euros.
Très précieux ensemble de 2 lettres et de 3 manuscrits autographes et un manuscrit
DIDEROT DenisTrès précieux ensemble de 2 lettres et de 3 manuscrits autographes et un manuscrit. — Lettre autographe signée, adressée à M. Le Breton. 1 page in-12, adresse, et cachet de cire de fermeture. « Il me parait, Monsieur, que la conclusion de notre traite ne tient plus qu’à ces Dictionnaires anglais qu’on me refuse opiniatrement et que vous sentez vous meme qu’il est très ridicule que je n’aye pas »... Le cachet de cire rouge : C’est un cachet portant un écu mi-parti : à dextre un lion rampant, à senestre une tour crénelée à trois créneaux surmontant un motif difficilement identifiable ; l’écu étant sommé d’un heaume bordé de fleurons en arabesques à dextre et senestre, qui descendent jusqu’à mi-écu. — Lettre autographe signée [adressée à Jean-Albert Euler (1734-1800)]. 25 octobre 1773 : 1 page in-8°.Le 6 juillet 1762, neuf jours exactement après le coup d’état du 28 juin qui l’a mise sur le trône, Catherine II invite Denis Diderot à venir en Russie pour y publier L’encyclopédie, qui a été interdite à Paris. Diderot arrive à Saint-Pétersbourg en octobre 1773, où il demeure cinq mois. Catherine II traite son invité en personne « distinguée » et passe beaucoup de temps avec lui. « J’ai fait passer à l’Academie, par les mains de Monsieur Stahlin que j’en croyais le secrétaire, la veritable expression de ma reconnaissance »... — Manuscrit autographe. Notice sur Clairaut. [Juin 1765] ; 3 pages in-4°. On notera de grandes différences de textes avec l’édition publiée. « Clairaut était un très-grand géomètre, presque sur la ligne des Euler, des Fontaine, des Bernoulli et des d’Alembert, il avait moins de génie que Fontaine, plus de justesse et de sûreté, et moins de pénétration que d’Alembert : ce dernier a perdu, à sa mort, un rival qui le tenait sans cesse en haleine, et c’est une grande perte »…— Manuscrit autographe Satire contre le luxe à la manière de Perse. [1767] ; 4 pages 1/2 in-4° corrections ; quelques taches. La Satire contre le luxe, que Diderot songea un temps à intégrer dans le Salon de 1767, comme en font foi l’édition Naigeon et la copie de ce Salon conservée au château de Coppet, ne figure pas dans le manuscrit autographe, tel qu’il est parvenu jusqu’à nous. Notons que les thèmes du luxe, des artistes corrompus par l’or, traversent le Salon de 1767, la Satire contre le luxe à la manière de Perse, les Regrets sur ma vieille robe de chambre, le Salon de 1769 (cette corruption explique selon lui la pauvreté de ce dernier salon). Voir notre article : « Diderot, les Salons de 1767, de 1769 et la question du luxe », Diderot Studies XXIX (2003), 65-82. — Manuscrit autographe. [1765] ; 4 pages in-4°. Important manuscrit de la dernière partie de son Essais sur la peinture pour faire suite au salon de 1765. « On dit de Saint Pierre de Rome que les proportions y sont si parfaitement gardées que l’édifice perd au premier coup d’œil tout l’effet de sa grandeur et de son étendue, en sorte qu’on en peut dire, Magnus esse, sentiri parvus »... On joint un manuscrit autographe. 4 pages in-4°, très abîmé dans un angle, touché par l’humidité.« Le souper fini, on causa, on plaisanta, on fit de la musique, on dansa. Cependant le chargé d’affaires Cotenski etait seul dans un coin, et etendu sur un grand fauteuil, la tête baissée, les yeux fermés, faisant semblant de dormir, mais ne dormant pas. De tems en tems, nos danseurs qui le regardaient ……………… et l’abandonnèrent à des eclats de rire qu’ils attribuaient à un faux pas, au manque de la cadence, et à tout ce qui leur venait en tête, mais que notre faux dormeur ne se manifestait pas... Sur les deux heures du matin, nous nous separames »... PRIX SUR DEMANDE
Lettre autographe signée
GAUGUIN PaulLettre autographe signée, adressée à Charles Morice. [Tahiti], avril [18]98 ; 3 pages et demie in-8 (19,8 x 15,5 cm), sous chemise demi-maroquin bleu moderne.Sévère et douloureuse lettre de Tahiti, à propos de Noa Noa. Apparemment inédite.Fixé à Tahiti en 1895, pour son deuxième séjour, Gauguin, très démuni et malade, désespérait de son sort. Trois mois avant cette lettre, il avait tenté de se suicider. Durant ce même mois d’avril, il obtint en ville un petit emploi au cadastre lui permettant de subsister. Il répond à une lettre de reproches de Charles Morice, qui avait écrit avec lui Noa Noa, ce récit du premier séjour du peintre à Tahiti, publié dans La Revue blanche d’octobre et novembre 1897. Morice s’efforçait alors de placer ce livre chez un éditeur (Noa Noa sera publié en 1901 aux éditions de La Plume, mais Gauguin ne verra jamais ce volume). Un désaccord éclatera entre eux, Morice ayant touché seul et sans partage les droits de la publication en revue.Morice lui ayant reproché d’oublier ses efforts en sa faveur, Gauguin riposte vivement : « il faut avouer que tes courtes lettres, si spirituelles qu’elles soient, deviennent inintelligibles pour moi, deviennent des rébus que je ne peux déchiffrer dans l’état pitoyable où je suis. Si tu n’as pas le temps nécessaire pour m’écrire, abstiens-toi totalement ; j’ai encore peu de temps à vivre et il vaut mieux ne pas me tourmenter. A quoi fais-tu allusion en m’accusant d’oublier tes efforts ? Je n’ai pas de copie de lettres comme les commerçants et je ne sais laquelle de mes lettres longues et explicatives a pu te blesser [...] Est-ce ma réponse à ta demande de toucher l’argent de Noa Noa [les droits d’auteur de La Revue blanche, que Gauguin, qui n’avait rien touché, refusait de partager avec lui] ? [...] tu agis avec sévérité en me refusant la bouchée de pain - la seule - qui se présente possible dans un temps toujours à venir [...] je souffre physiquement depuis deux ans [...] je n’ai plus de forces - tout sombre devant moi, et tu viens me tourmenter, toi l’ami et non l’ennemi [...] Hors de la société, hors de la famille, - je n’ai jamais lu ces mots (cher père) écrits par mes enfants [Gauguin avait, l’année précédente, rompu avec sa femme] [...] à défaut d’expansion mes actes et mes paroles témoignaient pour moi du peu d’oubli de ce que l’on fait pour moi [...] quoiqu’il en soit, pour conclure, je te dirai alors sévèrement : “Mon cher Morice, cessons cette correspondance à bâtons rompus qui ne rime à rien ; mieux vaut encore le pur souvenir d’une bonne amitié d’autrefois, désormais dans le silence” […] P.S. Je venais de terminer un tableau que je crois une belle œuvre et je te l’avais dédié, considérant que la nécessité cruelle, qui m’obligeait à te refuser ce que tu me demandais, me forçait à un dédommagement. Il est vrai que mon tableau n’a aucune valeur pécuniaire, mais l’intention vaut le fait […] En le regardant, tu penseras peut-être que j’ai toujours été et que je suis encore plus ton ami que tu ne le pensais ».Rousseurs éparses, insignifiantes déchirures.
Lettre autographe signée
GAUGUIN PaulLettre autographe signée, adressée à Arsène Alexandre. [Février 1895] ; 2 pages in-4°. Très belle lettre de Gauguin dévoilant la technique picturale: « Mon cher ArsèneAvant tout je tiens à vous remercier davoir répondu à mon appel pour lexposition Seguin de lavoir comprise en amoureux dart que vous êtes. Certainement je suis tout votre pour les secrets de mon voisin (secrets de Polichinelle du reste).Le vernis même de qualité extra nest jamais dun enduit de résine, si blanchie quelle soit elle retourne toujours à son origine qui est jaune : elle a en outre par sa nature elle même le défaut de supprimer lair sur la peinture sans avoir la qualité dempêcher les acides décomposer les tons. La résine est bon conducteur de tout. Vous savez comme moi que les Rembrandt non vernis sont restés frais et gris comme au premier jours. A qui attribuer cette différence, ci ce nest au vernis. La cire blanche na aucun de ces inconvénients, nous en avons la preuve dans les tableaux anciens fait à la cire. Mon voisin en a fait lexpérience avec de la cire par dessus et il a obtenu le même résultat. La cire empêche sur la peinture comme sur le bois tout espèce de crasse et de détérioration. Pour les réparations de tableaux voici lopération délicate qui doit être faite par des mains intelligentes. Auparavant je veux vous expliquer les défauts de la réparation à lhuile. Les couleurs sont posées sur la toile avec une matière agglomérante soit la colle soit lhuile. Quand ils sont anciens pas conséquent désagrégés de leur huile, la couleur parfaitement sèche est une matière dure mais poreuse sensible au corps gras. Il est hors de doute que tout huile nouvelle viendra petit à petit être absorbée par la couleur à lhuile nouvelle sèche avoisinante la partie malade. De là ces taches jaunes qui grandissent de jour en jour. Ceci établi il est du Faites en lessai sur un bloc poreux de couleur sèche, le blanc dEspagne par exemple? Ceci établi il est donc de toute évidence que lhuile est lennemi - Voici un tout autre moyen - Il faut remplir les trous avec de la couleur agglomérée par de la colle de caséine la seule que lhumidité nattaque pas nétant soluble que dans un bain prolongé damoniaque. Retrouver aussi le ton exact voisin nest pas commode je le sais, mais il est facile de terminer lopération par un glacis de couleur à lhuile très dégraissée par une essence qui volatilisable comme lessence minérale ou la benzine. Le corps gras disparaît presque entièrement et il vous reste une matière dure. Amicalement tout à vous. P. Gauguin. Autre chose : ci inclus deux lettres qui vont être imprimées à la revue blanche du 15 février et dans le catalogue de ma vente qui a lieu le 18 de ce mois. Elle vous intéressent je suis sûr. Cette vente précède mon départ en cas de réussite. Je suis sure que vous le demandez vous ferez pour le mieux dici le 18. merci davance. »Lexposition Armand Seguin (février-mars 1895) chez Le Barc de Boutteville, fit lobjet dun catalogue préfacé par Paul Gauguin. Armand SEGUIN [Paris, 1869 - Châteauneuf-du-Faou, 1903], peintre, graveur et illustrateur français, disciple de Gauguin, il est proche des peintres de lÉcole de Pont-Aven.
Lettre autographe signée
GAUGUIN PaulLettre autographe signée, adressée à George-Daniel de Monfreid. Août 1900 ; 2 pages 1/2 in-4° (22,5 x 17,5 cm), avec rare bois gravé à ses initiales imprimé en haut à droite. « Mon cher DanielJe vous écris un peu davance car maintenant nos courriers nous donnent à peine le temps daller à Papeete et de répondre sur le pouce. Le mois dernier je ne vous ai écrit ni à vous ni à Vollard car je navais aucune lettre aucun argent et cependant jattendais des nouvelles de mes tableaux qui devraient être arrivés déjà depuis 2 mois; ce serait pour moi une catastrophe. Jespère que ce courrier va me rassurer. Je crois quavec Vollard vous navez pas fait attention que les courriers par voie de Marseille partent tous les 28 jours et après tous les mois; du reste à partir de Novembre nous allons avoir le courrier par voie dAmérique bateau à vapeur et nos lettres arriveront régulièrement 28 jours après. Jinforme, vous donc exactement des départs de courriers qui ceux là partiront je crois tous le 34 jours - à propos de Vollard jai reçu un premier envoi de couleurs mais les tubes sont à peine de moitié de ceux de Lefranc ce qui fait une grosse différence - voyez-celà puis je ne sais si jai oublié sur la lettre de marquer les tubes de blanc dargent mais il en faut à tout prix. Ceux de Lefranc sont excellents. Enfin espérons que petit à petit toutes les difficultés sapplaniront mais ce qui ne va pas du tout cest la maladie : Impossible encore de me remettre au travail ; cest désolant et je ne fais cependant que me soigner. Ce mois-ci jai vu un médecin de la marine qui va aux Marquises. Il avait une commission à me faire un de vos amis et le sien Paul Louis de Béziers peintre lui aurait recommandé de me dire quà Béziers il y aurait amateur pour mes tableaux. Un de mes tableaux ferait fureur à Béziers dans une exposition. Naturellement je ne sais ce que cela veut dire et il est probable que vous en savez plus long que moi. Je vous laisse loin de débrouiller ce mystère et dagir à votre guise. Du reste je reçois votre lettre qui éclaircit : comme vous le voyez les anciennes toiles dont on faisait fi avant viennent à leur heure faire chorus. Certainement que vous pensez vendre à 1000 ; du reste je vous lai dit avant agissez toujours sans attendre mon avis. Je ne sais ce que sont devenues mes toiles ainsi quun paquet de gravures. Certes vous men parleriez si vous les aviez reçues. Cest quelles sont égarées et comment en retrouver la trace maintenant. Cest vraiment de la déveine et surtout cette année de lExposition Universelle. Je comptais là dessus pour en refaire complètement et avoir de lavance, dautant plus que dici un an je ne sais pas comment jarriverai à combler les avances faites par Vollard, ne pouvant sérieusement peindre dans létat maladif où je suis. Pour Charedat à qui jai écrit je ne sais que lui dire à nouveau puisque je lui ai écrit quil était impossible de comprendre les comptes de son frère et que jen faisais mon deuil. Cordialement tout à vous Paul Gauguin.»
Ensemble de lettres autographes signées
AUTOGRAPHES LITTÉRAIRES.Nous avons conservé la présentation dans laquelle figure chacun de ces autographes, issus d'une collection rassemblée avec amour. — BANVILLE Théodore de. Lettre autographe signée. 70 euros. — BARRIÈRE Théodore. Lettre autographe signée. 30 euros. — COQUELIN Jean (avec Léo Claretie sur la même lettre). 60 euros. — COURTELINE Georges. Lettre autographe signée. 100 euros. — DUHAMEL Georges. Lettre autographe signée. 80 euros. — DURTAIN Luc. Lettre autographe signée. 50 euros. — GÉRALDY Paul. Lettre autographe signée. 50 euros. — MAUCLAIR Camille. Lettre autographe signée. 40 euros. — MEURICE Paul. Lettre autographe signée. 30 euros. — PELLETAN Camille. 2 lettres autographes signées. 40 euros. — TAILHADE Laurent. Lettre autographe signée. 45 euros.
Portrait
GLAIS BIZOINZ Al.Portrait lithographié par Auguste Lemoine d’après une photographie de Pierson. 230 X 265 mm, sur chine.
Portrait gravé.
FRANÇOIS Ier de ValoisPortrait gravé. XIXe siècle ; 40 X 45 mm sur un feuillet de 130 X 210 mm.
Portrait gravé
BARTHÉLÉMY Jean-Jacques, abbéPortrait gravé par L. Meurillon. XIXe siècle ; 42 X 55 mm.
Portrait gravé.
BONALD Louis Gabriel Ambroise, vicomte dePortrait gravé. XXe siècle ; 125 X 175 mm sur une feuille de 215 X 290 mm. Portrait à l’eau-forte par Georges Gorvel. Belle épreuve.
Portrait gravé
BORDE CharlesPortrait gravé sur acier. XIXe siècle ; 85 X 135 sur un feuillet de 200 X 285 mm. Gravure faite par C. Boily. Belle gravure.




