Nos plus beaux documents autographes
4586 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
NOWOWIEJSKI FeliksLettre autographe signée « Felix Now », adressée à Joseph Debroux. Paris, 3 janvier 1904 ; 1 pages in-12, en français, avec portées musicales sur une carte pneumatique.« Recevez tous mes remerciements pour l’agréable soirée que vous m’avez fait passer et surtout pour le délicieux concert […] que vous avez joué que je n’ai jamais entendu exécuté d’une façon si parfaite. Veuillez m’excuser auprès de Mme Debroux que j’a été un peu distrait ». Il donne ensuite l’adresse du compositeur Max Bruch et finit sa correspondance avec deux portées musicales.
Lettre autographe signée
ORMANDY EugeneLettre autographe signée, adressée à M. Konn. Paris, 21 mai 1953; 1 page in-8°, carrée, en anglais.Tous les solistes ont été engagés pour la prochaine saison et tous les pianistes sur la saison 1954/55. Il ne pourra donc rien faire.
lettre autographe signée
HENRIOT ÉmileLettre autographe signée adressée à Marcel Schneider, [Paris] 5 avril 1956 ; 3 pages obl. in-8°, enveloppe. À propos du roman de Schneider, Les Deux Miroirs, auquel Émile Henriot a consacré un article dans lequel il reprochait à l’auteur de n’avoir pas traité assez sérieusement ou gravement son sujet. Henriot justifie ce jugement, tout en protestant de sa sympathie pour son correspondant et de sa sincérité de lecteur. « Je ne suis nullement certain d'avoir raison contre vous, mais admettez que si je vous choque en vous disant ma vérité, vous puissiez aussi me choquer (moi public), en imprimant la vôtre. Je ne crois pas au diable et je crois très peu au Dieu qu'on nous dit. Mais à penser à ces entités formidables, je ne les conçois certainement pas avec la légèreté, la fantaisie, la malice et la malalice [un des protagonistes du roman de Schneider se prénomme Alice], fut-ce par pudeur et discrétion. […] Je ne crois pas à votre méchanceté, je ne crois pas à votre diabolisme. Malentendu, me dites-vous ? Mais de qui tient-il et qui l'a créé ? […] Les relations de votre héros et d'Alice ne me semblent fondés que sur une étrange confusion de personnes et de sentiments. Et je ne vois pas que vous ayiez traiter la question en soi bien amorcée de l'amour de cette femme pour son père reportée (physiquement) sur ce garçon. […] Je crois très bien à la gravité, à l'inquiétude, au tourment d'un équilibriste, d'un danseur de cordes, d'un trapéziste. Les exercices difficiles comportent pour lui de l'angoisse. Mais il faut sourire et faire étinceler les paillettes… Ceci dit, pour vous assurer que je crois volontiers à votre tourment intérieur et que je le prends au sérieux ─ mais je vous avertis que c'est surtout votre sourire, vos malices, vos paillettes qui apparaissent dans votre livre. Et que votre vérité douloureuse reste cachée. […] Mais n'oubliez pas que je suis aussi romancier, conteur, analyste de mes sentiments personnels. Et que je sais ainsi la part de malentendu qui peut m’incomber si je crois constater parfois que je suis mal lu, mal compris. La grande faute en est naturellement au lecteur. Il peut y avoir aussi de ma faute. Je ne vous condamne pas à la malédiction, j'ai constaté seulement que vous aboutissiez à la solitude. Voulez-vous tout le fond de ma pensée ? Eh bien, ce n'est pas si mal la solitude quand on a les épaules qu'il faut pour la supporter. C'est dans la solitude qu'on se trouve, c'est dans la solitude qu'on est soi. […] Ne soyez pas attristé par le fait d'une critique ou d'une contradiction. Elle aussi ont une valeur d'exorcisme. C'est vous qui me soufflez le mot. ─ Soyez fort ».
Lettre autographe signée
CHARCHOUNE Serge (en russe : , Sergueï Ivanovitch Charchoun)Lettre autographe signée, adressée à une amie. 16 juillet 1960 ; 2 pages in-8° (21 x 13,5 cm), trous d’archivage.Lettre intéressante : « C’est avec mes plus grands et sincères remerciements, que je viens de recevoir l’almanach Ruperto-Carola. Un si beau cadot pour moi. Ah, vous autres les Allemands, vous avez les coeurs chauds. Cela me plaît beaucoup. Malgré que j’étais étonné le premier moi-même d’apprendre que je suis “des bendeutens se gegenstandloser Maler Europes” [peintre dépourvu de sens sans signification] — je remercie M. Joachim Geissler pour ses paroles sur moi ! J’avoue que je suis flatté. Mais je suppose que d’être honoré de cette façon... encore avec la reproduction faite par le Dr Scharschuck — ne s’est pas passé — sans vos efforts. Merci 1 000 fois... Oui, ne sommes-nous pas, Dr Scharschuck et moi, des parents ? Mon père était slovaque. Où êtes-vous partie pour les vacances ? Moi — pas encore, d’abord parceque mon expos n’est permis que le 8 XII, et encore parceque ma soeur, qui habite Moscou, me demande de venir en Russie. Mais, mon frère qui habite Irkoutsk est sérieusement malade. Je l’ai demandé s’il peut venir à Moscou, pour que nous nous revoyons tous, après 1/2 siècle de séparation. Alors, j’attends sa réponse. Si elle sera négative, j’irai volontiers en Allemagne et Autriche. Dans ce cas n’y a-t-il pas moyens d’y récupérer mes peintures que vous gardez à la galerie, en les remettant à une personne (le gardien du musée, par ex.), si vous même serez absente ?[…] En vous remerciant encore une fois et en vous priant de remettre mes meilleures amitiés à toutes mes connaissances heidelbergeoises, veuillez agréer, chère Amie, mes salutations les plus dévoués.»
Lettre autographe signée
DURAND-ROSÉ AugusteLettre autographe signée, adressée à Raymond Nacenta, directeur de la galerie Charpentier. Paris, 10 avril 1955 ; 1 page in-4°, trous d’archivage à gauche.« Je prends la liberté de vous rappeler votre promesse et avoir le plaisir de vous recevoir à mon atelier, mardi ou mercredi pour voir mes peintures et vous attendrai à l’heure que vous voudrez bien me fixer. […] Les peintures que je vous ai montrées m’ont valu vos compliments mais j’ose ajouter en toute sincérité pouvoir vous montrer mieux »…
2 lettres autographes signées, 1 lithographie (4/100) signée, une carte de voeux de 1956 avec une oeuvre sur la couverture, adressées à Raymond Nacenta
PLANSON AndréIntéressant dossier comprenant 2 lettres autographes signées, 1 lithographie (4/100) signée, une carte de voeux de 1956 avec une oeuvre sur la couverture, adressées à Raymond Nacenta, directeur de la galerie Charpentier.La Ferté, 12 septembre 1951 ; 1 page in-4°. « J’écris par le même courrier à Jules Cavaillès qui, comme l’a annoncé le Figaro, est l’organisateur du Salon des Tuileries. J’irai juste à Paris pour porter mes toiles et ne rentrerai guère avant la fin du mois si la température le veut bien. Je demande - si cela est possible - d’inviter mon beau frère Desmeures qui exposait l’an passé. Son envoi était plus qu’honorable et vous vous souvenez que la fameuse séance de guillotine il ne pouvait être question d’envisager certaines invitations. Mais chaque année nous connaissons au dernier moment des défections et un certain nombre de refus. Je pense que l’on peut envisager honnêtement la participation d’artistes tels que Desmeures »…
Lettre autographe signée
HUGHES David E.Lettre autographe signée, adressée au professeur Joubert. Paris, 4 mai 1884 ; 1 page in-8°, en français.« J’ai reçu le beau volume des Mémoires de Coulomb, que la Société Physique de Paris m’a présenté. Je suis dans l’instant de départ. mais je désire exprimer mes remerciements sincères à la Société Physique. Veuillez avoir la bonté de porter mes remerciements à la Société Physique ».
Ensemble de 2 lettres autographes signées.
LEVASSEUR ÉmileEnsemble de 2 lettres autographes signées ; formats in-8° et in-12 :— Villerville, 19 juin 1891. « Je reçois ici la convocation pour la séance de notre section. J’aurai le regret de ne pas y assister. Je suis ici, travaillant avec plus de liberté d’esprit que dans mon cabinet et espérant achever, outre plusieurs travaux arriérés et urgents, le troisième volume de la Population française. J’ai l’intention de ne rentrer qu’au commencement de juillet. Nous sommes d’accord sur le classement des trois premières mémoires, je crois, du prix Faucher, c’est l’important. Quant au rapport, étant confié à L. Say, je suis sûr qu’il sera bon. »— Vienne, le 26 septembre 1891. « Je suis arrivée hier à Vienne et je vous écris ce matin en vous envoyant ma signature ou plutôt ma lettre commencée hier matin ne sera mise à la poste qu’aujourd’hui, second jour de mon séjour, parce que la journée d’hier a été entièrement absorbée par les travaux préparatoires de notre session qui commence lundi. Celle-ci le sera aussi. »
Lettre autographe signée
MASCART ÉleuthèreLettre autographe signée. Paris, 23 novembre 1883 ; 2 pages in-8°. « Je vais m’absenter quelques jours pour aller dans le Nord. Tu trouveras au besoin sur mon bureau à droite les seules figures que j’ai. Je crois bien que ce sont de vieilles épreuves. J’ai vu Masson ce matin. Quand tu voudras allez chez Fernique, passe chez Masson et Yankowski ira avec toi. Tache de voir ce que devient l’affaire des bustes de Guillaume. Sandoz doit avoir la liste des personnes qui ont demandé des réductions et il ne faudrait pas tarder à envoyer à l’Association du Lycée Henri IV le plâtre grand modèle qui lui revient. […] Tu dois avoir à moi un traité de Lamont “Erdmagnetismes” ou simplement “Magnétismes”. J’en aurais besoin. Si tu n’as rien d’autre pour la prochaine séance de la Société tu pourrais m’inscrire : “Instruments pour l’observation du magnétisme terrestre” »…
Photographie signée
NÉEL LouisBelle photographie, dédicacée au dos à Jacqueline Bonfils. 21 janvier 1992 ; 15 X 11 cm. Photographie en noir et blanc.
Lettre signée
L’HERBIER MarcelLettre signée, adressée à Marcel Ballot. 26 novembre 1928 ; 1 page in-4°, au crayon. En-tête illustré « Cinégraphic — Entreprise de production des films L’Herbier ». « Je vous retourne […] l’avenant du contrat relatif au Portrait de Dorian Gray. »
Carte autographe signée
L’HERBIER MarcelCarte autographe signée. Sans date ; 1 page in 16 oblongue. « J’ai été très heureux (bien que fatigué) de vous voir et de m’entretenir avec vous, Cher Raymond Barcan. Et voici — en complément de ces livres — le petit livre dont je vous ai parlé. Il reproduit au dos de la couverture une déclaration à laquelle j’ai été naguère fort sensible. Elle est signée de votre (de mon) ami Henri Fescourt et répond bien à une sotte accusation de François Truffaut. »
Photographie dédicacée
WEYGAND MaximePhotographie autographe signée, dédicacée au colonel de dragons Deschesnes. 24 x 17,5 cm. « Amical souvenir au Colonel Deschesnes, Weygand ». Il s’agit d’une remise du drapeau. Photographie de l’agence LAPI. Belle photographie.
Pièce autographe signée
BATAILLE HenriPièce autographe signée, intitulée « La légende du gros Tilleul », dédicacée « à Louis Madelin, un modeste hommage dun compatriote. Henri Bataille. » Sans date ; 2 pages in-4°. « Ce matin là, lair était léger, le soleil rajeuni, cétait laube du jour et de lannée ; et, dans leur beffroi ajouré, les cloches de la Collégiale Notre Dame Sainte Marie de Vaucouleurs, assoupies sous la robe fraîche que leur avait mis la rosée, séveillèrent soudain, dans un carillon plus gai, plus claire, qui sen alla, par dessus les toits où rodèrent les premières fumées, réveiller la population... Cest que ce fut un grand jour, ce jour là en 1428. LArc que découpe dans le ciel, la Porte de France, sauréole de lumière matinale comme il devait rayonner au milieu du transport populaire quand la toute jeune Jehanne darc la franchit pour aller sauver la France ! Ramu, rugueux, trapu, le gros Tilleul ramasse sa noueuse membrane et cramponne ses racines au bord de lescarpement qui domine la vallée. Il a cinq fois cent ans. Le temps a gravé cela dans sa chair en creusant son flanc jusquà lécorce dune caverne où lon nicha une statue de pierre ! Les oiseaux sétaient rassemblés sur les plus hauts rameaux, et coulissaient pendant que sonnaient les cloches, leurs petits yeux pleins de convoitise vers les bourgeons renflés et luisants, pleins de promesses évocateurs de nid. Or tel fut ce qui se passa, voilà cinq siècles, au vu et su des oiseaux de ce temps et de ce même tilleul qui est là : cétait le moment solennel du départ de Jehanne, le peuple de Vaucouleurs entourait lhéroïne de ses acclamations, cétait une minute de joie, unique, et lheure de lespoir. Le salut nétait pas encore venu, car Orléans était encore assiégée, et Charles VII encore roi de Bourges ; mais déjà la vue de cette jeune guerrière, équipée, escortée et prête à partir, cétait le salut en puissance... Tout comme ces petits bourgeons déjà renflés, déjà luisants, cétait le feuillage en puissance. [ ] Aussi toutes les petites feuilles, menues et sensibles, blotties au sein des bourgeons, tressaillirent dans la joie unanime, tant que sous une brise merveilleuse, venue du frémissement de larbre autant que de frisson des profondeurs de lair, tout le feuillage se répandit dun coup sur la vaste ramure, et que ce pullulement de feuillez se mit à sagiter à la vue de la Libératrice comme les milliers de mains dun peuple entier pour souhaiter bon voyage à la gente héroïne. À cet instant le cheval quelle allait monter, alléché par cette verdure sapprocha dun beau tendron, le happa dune lèvre frémissante, en broya sous sa dent le jus [ ]. Ce fut cette scène miraculeuse, qui répandit dans ses veines cette vigueur inouïe nécessaire à la chevauchée record de Vaucouleurs à Chinon ! ... Ainsi est la légende du gros Tilleul telle quelle me fut racontée le 23 février 1934 par un pinson descendu des branches à côté de moi, sur la pierre des contemplations. »
Lettre autographe signée
BATAILLE HenryLettre autographe signée, adressée à Louis Madelin. Vaucouleurs, le 13 mai 1934 ; 2 pages in-4°. « Jallais vous écrire pour vous faire part de loeuvre que je viens de mettre en route pour en exhumer les ruines du château de Vaucouleurs, qui fut (avec Domrémy pour linspiration) le point de départ de lépopée. Le fait que vous avez écrit de si belles choses sur Jehanne (et dautres) est que vus êtes né dans la même région que moi, me font espérer que vous me laissez exprimer, cher Maître, à ce double titre toute ma sympathie. [ ] Je partage votre opinion que la fête de Jehanne dArc est mollement célébrée. Cest pour vous dire mon indignation que je vous écris.. À Vancouleurs, ville Jehannique tout se borne à une petite procession dans léglise !!! et quelques poteaux à oriflammes provenant du don de 100 000 F alloué par le Gouvernement au Ve centenaire ! Cest lamentable de penser quici on ne la célèbre quindividuellement. Tant pis pour eux, moi je la célèbre ! Je me suis rendu moi-même, ce matin, dans le clocher de la chapelle du château, et jai sonné tout seul les trois cloches, à tour de bras, jusquà ce que je nen puisse plus. Et à midi, à la minute où je vous écris, le carillon vole encore, éperdument par dessus la vallée historique. Cette fois, cest une douzaine denfants qui se sont fait une joie de répondre à mon appel. Rien des autorités. Mais jai résolu de leur en donner pour leur compte ! Les petites cloches qui martèlent leurs sons aigus au dessus de la plume qui vous écrit, sonneront de 11 h 1/2 à midi sans arrêt ! Le 23 février dernier, jour anniversaire du départ de Jehanne [ ] je vins masseoir sur le banc de pierre doù lon contemple limmense et douce prairie, sous le tilleul cinq fois séculaire, et jai contemplé et rêvé. Puis me levant, jai gravi lescalier aux cloches et jai sonné le réveil des âmes engourdies, le réveil du grand souvenir, assoupi comme la sève dans larbre vieux à lécorce rigide. Et puis jai pris ma plume et jai envoyé aux journaux locaux la petite légende donc je vous envoie le texte. »


