Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
2 lettres autographes signées
[VUILLARD Édouard]. Docteur WEIL.2 lettres signées chacune d’une initiale, sans doute adressées par le docteur Weil, à Édouard Vuillard, enveloppe jointe (Morgat, Finistère, juillet 1926).— « Vendredi, Les Goëlands, Morgat par Crozon Finistère » ; 2 pages in-4°.« Vite que je vous écrive avant que ne m’envahisse le flot de paresse. Je le sens qui menace et monte ! C’est déjà signe de “vacances” et il y a d’autres symptômes encore : quelque peu de rose sur les joues, quelques coups de soleil sur le cou, quelques haricots du jardin dans l’estomac, quelque je m’en fichisme dans l’âme ; enfin des préoccupations purement météorologiques. Demain 1ere trempette de la famille Weil-Fenouillard ! [Mme Weil et ses enfants]. Chaque objet, en sortant de la malle, a repris seul et magiquement sa place de l’an passé. Rien n’a changé en ce cadre, sinon que les gosses et les arbres d’alentour ont grandi et rien non plus, n’a changé en moi sinon mon attachement pour vous, qui a fait comme les plantes. J’ai hâte d’un mot de vous (à défaut hélas de présence). J’ai hâte surtout des nouvelles de santé... vous, votre maman, Roussel. Vos occupations, vos préoccupations, vos pensées... je vous tiens quitte avec cela. Voyez mon peu d’exigence. Je viens de lire les lettres de Tourguenief à Mme Viardot. Mais pourquoi est-ce que les lettres des “autres” me passionnent si peu ? Seuls les points de suspension me semblent offrir quelque intérêt. Je pense que c’est parce qu’ils représentent le plus proche, le plus intime et le meilleur, aussi j’en mets ici ........................ un tas pour vous. »— « Dimanche » ; 4 pages in-4°. « Décidément, cher ami à moi, j’aime le pointillisme ! […]. Et si les points d’interrogation ont ce pouvoir de le faire apparaître, vous en verrez surgir une trombe. J’en ai plein un sac ! Coco est reparti après 3 glorieuses ! Naturellement il ne m’a rien raconté surtout de vous, et il est bien certain qu’il en sera de même de nous lorsqu’il vous verra ! Pourtant quel beau sujet de conversation et que de merveilleuses choses à vous dire. Journées de soleil et de gaieté, faites de randonnées d’auto à travers des forêts enchantées par Merlin — visites des petites chapelles discrètement blotties dans ces bois et dont vous aimeriez la pierre et le mystère — l’une d’ailleurs, enrichie de fresques, largement chantées par votre ami Denis [Maurice Denis]. Bons déjeuners, ce qui n’est pas du tout à dédaigner - et puis... une nuit inoubliable. Partis au clair de lune à 10 heures, rentrés à.... je vous le donne en 1000... à 8 h 1/2 le matin ! —Nuit pleine de joyeuses péripéties, agrémentée d’un lever de lune, aurore, lever de soleil ! — pimentée de fous rires, de souper avec feu de bois improvisé, belle humeur générale. Impossibilité de réembarquer par une mer si violente qu’elle a brisé un aviron et jeté nos 2 marins, pourtant vigoureux, à l’eau. Alors il a fallu comme des Robinsons, camper toute la nuit dans notre île, trempés d’eau salée, blottis les uns contre les autres, cassés de rires ; et revenir au petit jour en luttant vaille que vaille contre le courant. Pas même dormi le lendemain ! Voilà comme nous sommes ! On est quand même reluisants de belle mine et cela malgré les atteintes d’une épidémie de détraquage digestif qui nous rend tous, à tour de rôle , plus ou moins malade 24 heures. Je continue la politique d’autruche et de vacances et ne prends plus la température. Voulez-vous que je vous rapporte de nouvelles photos? Les regarderiez-vous l’an prochain ? Dites-moi cela et puis racontez moi de vous, votre maman, votre installation. Voici presque réalisé le rêve d’Isabelle “être homme à tout faire dans une grande maison en est-elle souriante ? Votre maman heureuse de votre repos? et vous accomplissant votre devoir de vacances qui est celui bien portant et heureux pour son bonheur à elle. Avez-vous de nouveau trempé vos pinceaux? Quels hôtes au château ? Quel emploi de votre temps ? Ah ! vous en avez des points d’interrogation ! - jusqu’à quand restez-vous ? - Dites mille choses de ma part à la Dame des Clayes et avec mes affectueux souvenirs pour votre maman, mon amitié inchangeable pour vous. Si cette lettre vous parait indéchiffrable, la faute en est à un vent du diable contre lequel je lutte pour écrire. »
Ensemble de lettres autographes signées
TISSANDIER Albert2 lettres autographes signées, adressées à son frère Gaston Tissandier. Jérusalem, 24-25 septembre et Port-Saïd, 2 octobre 1892 ; 5 pages 1/2 in-8°, en-têtes « Grand New Hotel Jérusalem » et « Grand Hôtel Continental Port-Saïd » (quelques petites déchirures). Inauguration du chemin de fer de Jérusalem. — 24-25 septembre. Arrivé à Jérusalem hier soir, il est réuni avec M. Collas et les administrateurs du chemin de fer, en attendant l’inauguration lundi matin, à Jaffa. « Jérusalem est vraiment extraordinaire. Son aspect est unique en son genre. Un grand nombre de rues voûtées montent et descendent suivant les pentes de la montagne formant le bazar, l’endroit le plus pittoresque qu’on puisse voir. Viennent ensuite tous les curieux sanctuaires pleins de souvenirs bibliques – le Saint Sépulcre avec le tombeau du Christ et le calvaire, la colonne contre laquelle il a été flagellé, l’endroit où on l’a mis en croix, etc. […] Dans la ville ce sont les sanctuaires musulmans qui sont les plus intéressants pour les personnes qui n’ont pas la foi. » Ils feront l’ascension du mont des Oliviers ; hier ils étaient à Bethléem ; « tout cela est poétique et pittoresque ». — 2 octobre. « Notre séjour de courte durée à Jérusalem et l’excursion à la mer Morte et au Jourdain, y compris Jéricho, ont été de touts points du plus haut intérêt. Les paysages extraordinaires et les souvenirs qui sont attachés partout dans Jérusalem sont curieux au possible […]. Nous sommes arrivés à Port-Saïd ce matin, Mr Villard a frété pour nous une barque à vapeur qui nous remontera par le Canal jusqu’à Ismailia. Nous prendrons là le chemin de fer pour le Caire et Alexandrie ». On joint 4 lettres autographes signées et 3 lettres signées à lui adressées par son frère, leur collaborateur Th. Villard (3), l’administrateur délégué du chemin de fer ottoman de Jaffa à Jérusalem et le chef du secrétariat de la Société de travaux publics et constructions (2), toutes relatives au voyage des Tissandier, août-novembre 1892.
Manuscrit autographe signé
BRACQUEMOND PierreManuscrit autographe signé. 5 pages in-folio. « Considérations maussades sur la peinture », manuscrit abondamment corrigé. Belle défense des artistes anciens face aux modernes : « Les problèmes de technique sont négligés. On ne peint plus, on remue des boues, des gravats, des glaises luisantes plus ou moins de savoir-faire, de tour de main, de patte, mais le respect, la tendresse à l’égard de la matière n’existe plus. » (Provenance fonds des archives de Paul Brach.)
Pièces signées
LALO ÉdouardPièces signées par des compositeurs. Sans date ; 1 page in-8° oblongue chaque. En-tête imprimé « Monument Édouard Lalo ». Bulletins de souscription au monument Édouard Lalo, par le statuaire Maurice Quef. Ont rempli et signé sur chaque bulletin : Henri Rabaud, Paladilhe, Georges Hüe, Théodore Reinach, Jules Lemaître. On joint les bulletins de souscription autographes (mais non signés) de Camille Saint-Saëns, Reynaldo Hahn, Gustave Charpentier. Bon ensemble.
Lettre autographe signée
LAKANAL JosephLettre autographe signée, adressée à un confrère. 26 mars 1839 ; 1 page in-4°. « Si jamais un candidat à notre académie vous inspire un vif intérêt, vous pouvez compter sur mon vote, convaincu que je suis que je ne saurais faire un meilleur choix. Cette inaltérable disposition de mon esprit m’enhardit à vous demander votre suffrage pour M. Berriat de St Prix que j’estime et que j’aime depuis près d’un demi-siècle ! […] Il est superflu d’observer que cette lettre n’appelle pas de réponse. Tendre respect. Lakanal ». Autographe peu commun.
Lettre autographe signée
FAURÉ GabrielLettre autographe signée. Vendredi ; 3 pages in-8°. Gabriel Fauré annonce « qu’il a le dernier salut de L’Adoration Perpétuelle à la Madeleine et que je pourrais arriver chez Pleyel que longtemps après le quatuor !! J’en suis extrémement contrarié. »
Pièce signée
VICTOR-EMMANUEL IIIPièce signée. Rome, 18 mars 1909 ; vélin oblong in-folio en partie imprimé. En-tête imprimé : « Vittorio Emmanuele III - Re d’Italia ». Il nomme M. Reginald Gambier Macbeau, consul britannique à la résidence de Palerme.
Manuscrit autographe signé
JALOUX EdmondManuscrit autographe signé intitulé « Malwide von Meysenbug ». 5 pages grand in-folio (38 x 25 cm).Très intéressant manuscrit, publié sans doute au Temps, sur la grande féministe et amie de Richard Wagner.
Correspondance
GUIREC JeanCorrespondance de 16 lettres autographes signées, adressée à R. Vigo, président des Écrivains et artistes de Champagne. 1958-1985 ; pages de formats divers.Très intéressante et dense correspondance :« J’avais demandé mi-mars à notre ami Charles Thibault de s’entendre directement avec vous. » (21 juin 1958) ; « Je sors du Comité des Gens de Lettres qui vient de vous élire Sociétaire à l’unanimité des voix. Je tiens à vous annoncer tout de suite cette brillante élection et à vous en féliciter de tout cœur. » (29 juin 1958).« Votre action est efficace, même si vous ne venez pas à nos réunions. Je vous considère comme notre membre du Comité le plus éminent, le plus solide et le plus utile. » (18 mars 1959) ; « Heureux message de votre amitié et de votre talent, votre dernier livre nous est arrivé fin décembre. Ma femme l’a lu aussitôt et l’a beaucoup apprécié ; elle vous félicite sincèrement pour ce beau roman, original, très attachant. » (24 février 1959) « Ce que vous pourrez faire dès maintenant, c’est contribuer à créer un mouvement en faveur d’une belle réélection au Comité pour moi et de mon élection à la Présidence. » (24 juin 1959) ; « J’achève la lecture des Jeux imprudents […]. Quelle joie, de l’esprit et de l’amitié ! Quelle révélation — excusez le mot — car si heureusement averti que je fusse de votre talent, je n’attendais cependant pas un tel livre dont la résonance est si forte, l’atmosphère si pressante, le style si ferme et si cadré. […] Je vous félicite. Oui, je vous dis, en homme qui comprend et dénote ces choses de la création littéraire, que vous avez affirmé, avec les Jeux Imprudents, un tempérament et un métier de romancier qui a de l’originalité, de la puissance et de l’accent. » (22 août 1959) ; « Je ne sais plus si je vous ai félicité pour votre ruban Arts et Lettres, mais […] je tiens à le faire ou à le confirmer de tout cœur. Et je profite de ce mot pour vous dire que votre dernière lettre m’a beaucoup touché, et pour vous apporter tous mes encouragements et mes voeux de travail littéraire. » (14 novembre 1959).« J’ai appris avec beaucoup de peine que la fin de l’année avait été marquée pour vous par un grand deuil, et je tiens à vous exprimer d’abord mes condoléances bien vives, nos sympathies très attristées et celles des Écrivains de Champagne. » (11 janvier 1960).« Vous avez parfaitement organisé la soirée, vu la présence du Ministre et des personnalités...Évidemment notre ami Arnaud a été un peu long et “orienté”. Mais dans l’ensemble, ce fut un succès pour les écrivains et artistes de Champagne. » (22 novembre 1977). « Je suis confus que l’information littéraire le plus souvent défaillante à l’heure actuelle m’ait privé de vous écrire spontanément. Le regret aussi — et d’autant plus — de ne pas m’être trouvé à Troyes le 21 juin auprès de vous et des jeunes amis fraternels. » (10 juillet 1979). « Je tiens à vous dire tout de suite que je reçois aujourd’hui votre Tragédie à Clairvaux dont la dédicace m’a touché beaucoup, en attendant le très vif intérêt que je prendrai à la lecture. » (12 juillet 1979) ; « Voulez-vous me dire si vous recevez bien le Cerf-volant ? Dans la négative, je vous en ferai parvenir un exemplaire et pourrais à votre choix, en adresser un autre à Arnaud. » (14 novembre 1979). « En ce qui concerne mon activité littéraire durant l’année 1980, il n’y a rien à en dire, à moins que vous ne jugiez utile de reparler de Jean Guirec, romancier de l’Humain et de l’Absolu » (1er mars 1981).« Je me souviens très bien d’André Planson qui était, comme moi, mais par la peinture, Lauréat de la Fondation. » (3 février 1982). « Je n’ai pas connu Henri Vendel, ne l’ayant même pas rencontré ! et […] je ne me sens pas capable de rendre hommage à sa mémoire […] Je n’ai appartenu aux Écrivains de Champagne qu’assez tard, sur la demande de Gandon […] Marcel Arland est assez fatigué, il n’est pas venu au déjeuner annuel des Amis de Rimbaud » (13 mars 1983) ; « La mort d’Armand Lanoux m’a profondément et douloureusement bouleversé, il était pour moi un ami fraternel » (4 avril 1983).Il est question de la célébration de Gaston Bachelard « lors d’un banquet au Procope » et de Jean Follain (2 avril 1985).
Lettre autographe signée
BRISSAC Jean-Paul Timoléon de Cossé-Brissac, duc deLettre autographe signée, adressée à l’abbé Alary, prieur de Gournay et membre de l’Académie française. Paris, 20 septembre 1768 ; 1 page 1/2 in-4°, adresse avec cachet de fermeture avec armoirie sur cire noire. (Ancienne vente Charavay, 1961).Très amusante lettre dans laquelle il regrette que son âge l’oblige à respecter le beau sexe. Il attend avec impatience le retour de son cher abbé « qui seul instrumente ma joye et mon plaisir, car il ne vous manque que des cornettes pour estre ma maîtresse chérie mais je ne vous nourirai que de meringues car je ne veux pas blesser un régime que nos âges exigent, cher abbé ... »
Lettre autographe signée
GORZ AndréLettre autographe signée, adressée à Jean-Paul Sartre. 6 juin 1971 ; 3 pages 1/2 in-8° à l’encre rouge sur papier glacé. « C’est toujours avec retard que vos sorties incidentes (mais quand sont-elles incidentes ?) me travaillent. Et alors je me dis : “ Un de ces jours, il ne sera plus d’accord avec moi tandis que je serai encore d’accord avec lui. Ou avec ce que vous aurez cru comprendre de moi et moi de vous. De vous, en l’occurrence, je comprends que vous ne souhaitez accorder aucune position privilégiée dans les TM à aucun courant ou groupe et je suis d’accord avec vous. Mais d’où vient alors que vous me soupçonnez de “double allégeance” vis-à-vis du “Manifesto” ? De ce que j’ai dit ? Sûrement pas. » Il cite les quatre textes publiés. « Enfin, depuis la création du Manifesto, il m’a été offert au moins trois fois d’être le collaborateur permanent, le correspondant permanent, ou, au moins, occasionnel du groupe. J’ai toujours refusé, tout en les laissant libres de publier ce que je n’écrirai pas exprès pour eux. »
5 lettres autographes signées
[Comte de CHAMBORD] MONTBEL Guillaume-Isidore, baron de5 lettres autographes signées, adressées au comte de Rochelines, lieutenant colonel dartillerie en 1838 attaché à létat-major de Son Altesse Impériale le Grand Duc Michel à Saint-Pétersbourg. 1845-1849 ; 13 pages in-8°.Intéressantes lettres : 1845 : « Jai lu attentivement les memoires que vous mavez fait parvenir et je les ai remis à Madame la comtesse de Marnes : ils font honneur à vos principes politiques, à votre bravoure et à vos talents militaires. Puisque vous me demandez mon avis, jajouterai quil y a toujours de graves inconvénients à montrer au public les faiblesses et les torts des grands personnages encore vivants, par là on risque de leur enlever le respect qui devrait du moins entourer et consoler leur infortune et lon fournit des armes à ceux dont les mauvaises passions repoussent les princes legitimes en leur imputant une nullité absolue de caractère et de capacité [ ]. Il est dans les idées de Monsieur le duc de Chambord dapporter la plus grande réserve dans ses jugements. Surtout à une époque de récrimination tatillonne ». Janvier 1848 : la comtesse de Marnes [la duchesse dAngoulême] a reçu son poème : « Le siècle nest pas poétique. Les hommes de notre époque qui ont le plus de talent ne trouvent pas de lecteurs pour leur publication en vers. Le théâtre est le seul assisté des muses. On écoute languissamment une tragédie plus gaiement une comédie, beaucoup plus volontiers un mesquin vaudeville. Telle est notre époque ! Je suis loin de lui en faire mon compliment. Par suite les journaux se taisent complètement sur les poëmes, parce que leur premier soin est de servir le public en suivant son gout. Monsieur le comte et Madame la comtesse de Chambord sont allés passer lhyver à Venise. Nous en avons de bonnes nouvelles, ainsi que de Madame la Princesse héréditaire de Parme qui se trouvait à Turin. » Vienne, 29 novembre 1848 : « Votre lettre a été remise à Monsieur le comte de Chambord [ ]. Il compte sur la loyauté dont vous avez donné des preuves dans tant de circonstances.[ ] Monsieur le comte de Chambord est un prince instruit dun esprit remarquable, et ce qui vaut mieux encore doué dune grande rectitude de jugement. Ses ennemis ne peuvent pas lui reprocher de fausses démarches. Dernièrement lun deux a lu à la tribune de lAssemblée une lettre du comte de Chambord. Toute lEurope a pu juger de lélévation de ses pensées et de ses sentiments, et jamais pareil ennemi ne fut plus maladroit. Deux camps opposés partagent la société actuelle : lun combat pour lordre, lautre pour le désordre. Lon voit le bien dans la subversion de toutes les institutions sociales, lautre voit le mal dans la destruction de la propriété de la famille, de lautorité gouvernementale ; lun appelle progrès la révolte de Lamberg, à Francfort par lassassinat de Lichnowsky et dAuerswald à Prague par lassassinat de la princesse de Windischgratz, à Vienne par lassassinat de Latour. Lautre appelle ce progrès par son nom, un mouvement rétrograde vers la barbarie des hordes sauvages des forêts [ ]. Ainsi jai vu bon nombre de magnats hongrois soutenir avec un enthousiasme frénétique les progrès de Kossuth qui les a anéantis et en a déjà fait pendre quelques-uns [ ]. M. le comte de Chambord sait que lhumanité progresse nécessairement parce que comme le dit si bien Pascal, lhumanité est un homme qui apprend toujours. [ ] De toutes les stupidités la plus niaise est celle des aristocrates qui applaudissent aux idées dont lapplication est leur anéantissement. » Frohsdorf, 3 février 1849 : il lui annonce quil peut compter sur lintérêt de la comtesse de Marnes et du comte de Chambord et quil ne veut pas de relation avec la famille impériale russe : « Ils ne sont pas en correspondance avec la famille impériale. Ils se sont fait une loi dobserver à cet égard la plus grande réserve. Bien des circonstances leur ont appris que le malheur doit se respecter lui-même et quil ne doit pas se faire accuser dindiscrétion. Nous avons souvent entendu dire : Res sacra miser... mais linfortune doit se tenir à lécart et cest le parti qua pris Monsieur le comte de Chambord, ainsi que son auguste tante. [ ] Puissent les circonstances changer et donner à Monsieur le comte de Chambord la possibilité dutiliser les talents et la loyauté ce sont des qualités qui nulle part ne sont en assez grande abondance pour quelles soient negligées par un prince intelligent. Lannée 1848 a produit des événements terribles et dutiles enseignements. Ce qui sest passé en Autriche est digne de meditation. Un empire dissous en un instant par des pédants et des folliculaires, et reconstitué rapidement par lénergie des troupes et la fermeté des chefs. Cest lorganisation et la discipline triomphant de lanarchie. En France je crains bien que lanarchie nait le temps de faire encore bien du mal. »
Manuscrit
[BEAUHARNAIS Hortense de]Manuscrit. Arenenberg 12 octobre 1837 ; 2 pages in-4° sur papier deuil, marges effrangées et petites déchirures. Récit des obsèques de la reine Hortense, décédée le 5 octobre. Après 4 jours de recueillement dans la chapelle du château d’Arenenberg, le cortège s’est dirigé vers l’église d’Ermätigen. « Le prince Napoléon Louis marchait le premier, et seul, opposant à la douleur un mâle courage, mais trahissant par la pâleur et l’altération de ses traits les angoisses de son cœur déchiré ». Le service funéraire a débuté par l’oraison funèbre de l’abbé Nicolai de Constance, puis après avoir entendu le requiem de Mozart, a suivi deux heures de cérémonie religieuse avant que le cercueil ne soit porté à nouveau dans la chapelle d’Arenenberg. « On attend la réponse du gouvernement français à la demande qui lui a été adressée pour répondre aux vœux exprimés par la Reine mourante. Elle a désiré être ensevelie à Rueil et se reposer à côté de l’Impératrice Joséphine, sa mère ». Une mention d’une autre main dans la marge indique que cet article fut envoyé par Napoléon III [à son ami le bonapartiste Louis Belmontet] L’autorisation de transférer le corps de la reine en France fut accordée et en janvier 1838, eut lieu l’inhumation dans la crypte de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil- Malmaison.
Lettre autogrape signée
FORT PaulLettre autographe signée adressée à [ Antoine Girard]. Paris, 26 juillet 1919 ; 3 pages in-8°. Paul Fort donne des nouvelles rassurantes de sa femme et demande à son ami un chèque de 300 francs en échange du manuscrit “ Hélène en fleurs et Charlemagne ”pour pouvoir aller à Verrières le buisson. « Avant que je puisse faire agréer chez un éditeur le volume nouveau que je viens de terminer ( le livre à 7 francs est un coup de poignard dans le dos des poêtes), la nouvelle oeuvre inédite que j’ai pu composer malgré toutes mes peines, et qui a pour titre Hélène en Fleur et Charlemagne, je viens vous demander si vous voudriez bien consentir à en posséder le manuscrit (que je vous enverrais aussitôt votre bonne réponse).Le manuscrit est écrit sur un très bon Japon et dans le sens de la hauteur du modèle que je me permets de vous remettre. »
Ensemble de lettres autographes signées
AMAN-JEAN Edmond3 lettres autographes signées, adressées à Georges Moreau, directeur de la Revue Encyclopédique Larousse. Formats divers. Il est question dans cette petite correspondance d’autorisations de reproductions d’œuvres dont en mai 1893, « portrait de ma belle sœur », et d’envie de publier son dernier tableau « la Vie renaissant de la mort » qu’il envoie au Champ de Mars : « Il est destiné à décorer l’amphithéâtre de Chimie à la Sorbonne. ». On joint une lettre de son épouse. Peu commun.














