Nos plus beaux documents autographes
4524 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
DELAROCHE Paul (Paul, Hippolyte de la Roche, dit)Lettre autographe signée, [sans doute adressée à son ami, M. Le Blanc]. Dimanche, [mars 1836] ; 1 page in-8°.Très belle lettre sur sa fresque de L’Hémicycle des Beaux-Arts de l’amphithéâtre de l’École qu’il achèvera en 1841. Il s’agit d’une vue panoramique qui rassemble 75 figures des plus grands artistes de toutes les époques.« Je viens de trouver un sujet magnifique pour l’Ecole des Beaux Arts. Il est digne je vous le jure, du lieu auquel il serait destiné et je suis vraiment heureux de vous l’annoncer, car je suis tout en désir que vous avez de me voir réussir. L’important, le plus difficile est trouvé. Il faut maintenant, mon ami, que vous enleviez la place et surtout l’argent nécessaire pour qu’il me soit possible d’exécuter tranquillement ce grand ouvrage. J’y ai bien passé depuis que j’ai trouvé ma composition et je puis vous assurer qu’en demandant 80000 f je ne suis que ma dette. Faites tous vos efforts. J’attends demain à 4 h. Duban, je lui dirai d’aller vous voir après demain matin. Tout à vous Paul Delaroche. »
Lettre autographe signée
KAPODISTRIAS Ioannis AntoniosLettre autographe signée, adressée à M. Servio. 14 décembre [1813-1814] ; 1 page in-8° « Proposez, mon cher Servio, à Monsr. Franchini et à son frère de me faire lhonneur de dîner chez moi, à condition cependant que leurs cuisiniés vienne chez moi préparer le pilage, ayez la bonté de sadresser à Guillaume et cet arrangement ne soufrira aucunes dificultés. Il est entendu que vous ferez compagnie à ces messieurs. Priez les de venir sans cérémonie, et comme sils allaient chez une ancienne connaissance. Vous savez que je dine à 4 heures et demi. »
Lettre autographe signée
DELIBES LéoLettre autographe signée à un ami. mardi soir, 4 pages in-8°. Léo delibes a auditionné différents chanteurs et se dit abruti de cette journée. « Je suis abruti par ces deux journées concécutives ! Voici les résultats : Les hommes n’ont pas réussis. Rouyer, si c’est celui qui a chanté Oedipe à colonne, au fond est un bon musicien, mais n’a pas une excellente voix. Une autre Rouhier avec un H, a chanté le maître de Chapelle et a été reçu. Serait ce le votre ? Debets a de la voix, mais est tout à fait inculte. Mlle Samé a produit une charmante impréssion par sa jolie voix dans le médium. sa gentillesse et son intélligence. Elle a été reçue d’emblée. Mlle Folcher a de la voix. Mais c’est exagéré et incohérent. rien à faire pour le moment, à moins que vous obteniez de la faire admettre comme auditeur, si un professeur consent à la prendre. Et voila ! Qu’est ce que c’est qu’une demoiselle L’allemand, qui doit créer Lakmé à New-York, et que m’adresse Mlle Viardot ? Est ce la suite de votre négociation ? Dois je la voir ?Elle part jeudi, m’écrit elle, et demain, je n’ai pas une minute. »
Lettre autographe signée
FRIESZ Émile-OthonLettre autographe signée, adressée au critique d’art Adolphe Tabarant. Paris, 3 avril 1925 ; 1 page 1/2 in-4°. « En jugeant après quelques heures de plus la futilité de ces grossières attaques, je me demande pourquoi même j’y ai pris garde. Aussi, je pense qu’il faut laisser tomber, je m’excuse de vous avoir dérangé, mais je vous remercie effectivement du concours amical que vous m’aviez prêté. Connaissant la mauvaise foi de mon critique […] je n’aurai pas voulu […] qu’on se méprenne sur les sentiments envers la critique authentique décence, si sévère soit elle. Je suis au travail […] et n’ai plus le temps de m’occuper des sornettes de ce triste benêt insolent. »
Lettre autographe signée
CARJAT ÉtienneLettre autographe signée, adressée à M. Journault. Paris, 16 février 1885 ; 1 page in-8° sur papier à son en-tête. « Ainsi que je vous l’ai promis vendredi au dîner du Lion d’Or, je vous adresse par le même courrier, mon modeste volume : Artiste et Citoyen. Faites-moi l’amitié de lire jusqu’au bout, ces pauvres vers jaillis d’un cœur sincère, profondément artiste et ardemment républicain. Je sais bien que je vous inflige un rude pensum mais qui sait ? » Il a poussé « la duplicité […] jusqu’à couper les feuillets du livre. Vous ne me croyiez pas si malin que ça, n’est-ce pas ? »
Lettre autographe signée
WINTERHALTER Franz XaverLettre autographe signée. « Baden 2 Oct. 1862 » ; 1 page 1/2 in-8°, en allemand.
2 lettres autographes signées
[VUILLARD Édouard]. Docteur WEIL.2 lettres signées chacune d’une initiale, sans doute adressées par le docteur Weil, à Édouard Vuillard, enveloppe jointe (Morgat, Finistère, juillet 1926).— « Vendredi, Les Goëlands, Morgat par Crozon Finistère » ; 2 pages in-4°.« Vite que je vous écrive avant que ne m’envahisse le flot de paresse. Je le sens qui menace et monte ! C’est déjà signe de “vacances” et il y a d’autres symptômes encore : quelque peu de rose sur les joues, quelques coups de soleil sur le cou, quelques haricots du jardin dans l’estomac, quelque je m’en fichisme dans l’âme ; enfin des préoccupations purement météorologiques. Demain 1ere trempette de la famille Weil-Fenouillard ! [Mme Weil et ses enfants]. Chaque objet, en sortant de la malle, a repris seul et magiquement sa place de l’an passé. Rien n’a changé en ce cadre, sinon que les gosses et les arbres d’alentour ont grandi et rien non plus, n’a changé en moi sinon mon attachement pour vous, qui a fait comme les plantes. J’ai hâte d’un mot de vous (à défaut hélas de présence). J’ai hâte surtout des nouvelles de santé... vous, votre maman, Roussel. Vos occupations, vos préoccupations, vos pensées... je vous tiens quitte avec cela. Voyez mon peu d’exigence. Je viens de lire les lettres de Tourguenief à Mme Viardot. Mais pourquoi est-ce que les lettres des “autres” me passionnent si peu ? Seuls les points de suspension me semblent offrir quelque intérêt. Je pense que c’est parce qu’ils représentent le plus proche, le plus intime et le meilleur, aussi j’en mets ici ........................ un tas pour vous. »— « Dimanche » ; 4 pages in-4°. « Décidément, cher ami à moi, j’aime le pointillisme ! […]. Et si les points d’interrogation ont ce pouvoir de le faire apparaître, vous en verrez surgir une trombe. J’en ai plein un sac ! Coco est reparti après 3 glorieuses ! Naturellement il ne m’a rien raconté surtout de vous, et il est bien certain qu’il en sera de même de nous lorsqu’il vous verra ! Pourtant quel beau sujet de conversation et que de merveilleuses choses à vous dire. Journées de soleil et de gaieté, faites de randonnées d’auto à travers des forêts enchantées par Merlin — visites des petites chapelles discrètement blotties dans ces bois et dont vous aimeriez la pierre et le mystère — l’une d’ailleurs, enrichie de fresques, largement chantées par votre ami Denis [Maurice Denis]. Bons déjeuners, ce qui n’est pas du tout à dédaigner - et puis... une nuit inoubliable. Partis au clair de lune à 10 heures, rentrés à.... je vous le donne en 1000... à 8 h 1/2 le matin ! —Nuit pleine de joyeuses péripéties, agrémentée d’un lever de lune, aurore, lever de soleil ! — pimentée de fous rires, de souper avec feu de bois improvisé, belle humeur générale. Impossibilité de réembarquer par une mer si violente qu’elle a brisé un aviron et jeté nos 2 marins, pourtant vigoureux, à l’eau. Alors il a fallu comme des Robinsons, camper toute la nuit dans notre île, trempés d’eau salée, blottis les uns contre les autres, cassés de rires ; et revenir au petit jour en luttant vaille que vaille contre le courant. Pas même dormi le lendemain ! Voilà comme nous sommes ! On est quand même reluisants de belle mine et cela malgré les atteintes d’une épidémie de détraquage digestif qui nous rend tous, à tour de rôle , plus ou moins malade 24 heures. Je continue la politique d’autruche et de vacances et ne prends plus la température. Voulez-vous que je vous rapporte de nouvelles photos? Les regarderiez-vous l’an prochain ? Dites-moi cela et puis racontez moi de vous, votre maman, votre installation. Voici presque réalisé le rêve d’Isabelle “être homme à tout faire dans une grande maison en est-elle souriante ? Votre maman heureuse de votre repos? et vous accomplissant votre devoir de vacances qui est celui bien portant et heureux pour son bonheur à elle. Avez-vous de nouveau trempé vos pinceaux? Quels hôtes au château ? Quel emploi de votre temps ? Ah ! vous en avez des points d’interrogation ! - jusqu’à quand restez-vous ? - Dites mille choses de ma part à la Dame des Clayes et avec mes affectueux souvenirs pour votre maman, mon amitié inchangeable pour vous. Si cette lettre vous parait indéchiffrable, la faute en est à un vent du diable contre lequel je lutte pour écrire. »
Ensemble de lettres autographes signées
TISSANDIER Albert2 lettres autographes signées, adressées à son frère Gaston Tissandier. Jérusalem, 24-25 septembre et Port-Saïd, 2 octobre 1892 ; 5 pages 1/2 in-8°, en-têtes « Grand New Hotel Jérusalem » et « Grand Hôtel Continental Port-Saïd » (quelques petites déchirures). Inauguration du chemin de fer de Jérusalem. — 24-25 septembre. Arrivé à Jérusalem hier soir, il est réuni avec M. Collas et les administrateurs du chemin de fer, en attendant l’inauguration lundi matin, à Jaffa. « Jérusalem est vraiment extraordinaire. Son aspect est unique en son genre. Un grand nombre de rues voûtées montent et descendent suivant les pentes de la montagne formant le bazar, l’endroit le plus pittoresque qu’on puisse voir. Viennent ensuite tous les curieux sanctuaires pleins de souvenirs bibliques – le Saint Sépulcre avec le tombeau du Christ et le calvaire, la colonne contre laquelle il a été flagellé, l’endroit où on l’a mis en croix, etc. […] Dans la ville ce sont les sanctuaires musulmans qui sont les plus intéressants pour les personnes qui n’ont pas la foi. » Ils feront l’ascension du mont des Oliviers ; hier ils étaient à Bethléem ; « tout cela est poétique et pittoresque ». — 2 octobre. « Notre séjour de courte durée à Jérusalem et l’excursion à la mer Morte et au Jourdain, y compris Jéricho, ont été de touts points du plus haut intérêt. Les paysages extraordinaires et les souvenirs qui sont attachés partout dans Jérusalem sont curieux au possible […]. Nous sommes arrivés à Port-Saïd ce matin, Mr Villard a frété pour nous une barque à vapeur qui nous remontera par le Canal jusqu’à Ismailia. Nous prendrons là le chemin de fer pour le Caire et Alexandrie ». On joint 4 lettres autographes signées et 3 lettres signées à lui adressées par son frère, leur collaborateur Th. Villard (3), l’administrateur délégué du chemin de fer ottoman de Jaffa à Jérusalem et le chef du secrétariat de la Société de travaux publics et constructions (2), toutes relatives au voyage des Tissandier, août-novembre 1892.
Manuscrit autographe signé
BRACQUEMOND PierreManuscrit autographe signé. 5 pages in-folio. « Considérations maussades sur la peinture », manuscrit abondamment corrigé. Belle défense des artistes anciens face aux modernes : « Les problèmes de technique sont négligés. On ne peint plus, on remue des boues, des gravats, des glaises luisantes plus ou moins de savoir-faire, de tour de main, de patte, mais le respect, la tendresse à l’égard de la matière n’existe plus. » (Provenance fonds des archives de Paul Brach.)
Pièces signées
LALO ÉdouardPièces signées par des compositeurs. Sans date ; 1 page in-8° oblongue chaque. En-tête imprimé « Monument Édouard Lalo ». Bulletins de souscription au monument Édouard Lalo, par le statuaire Maurice Quef. Ont rempli et signé sur chaque bulletin : Henri Rabaud, Paladilhe, Georges Hüe, Théodore Reinach, Jules Lemaître. On joint les bulletins de souscription autographes (mais non signés) de Camille Saint-Saëns, Reynaldo Hahn, Gustave Charpentier. Bon ensemble.
Lettre autographe signée
LAKANAL JosephLettre autographe signée, adressée à un confrère. 26 mars 1839 ; 1 page in-4°. « Si jamais un candidat à notre académie vous inspire un vif intérêt, vous pouvez compter sur mon vote, convaincu que je suis que je ne saurais faire un meilleur choix. Cette inaltérable disposition de mon esprit m’enhardit à vous demander votre suffrage pour M. Berriat de St Prix que j’estime et que j’aime depuis près d’un demi-siècle ! […] Il est superflu d’observer que cette lettre n’appelle pas de réponse. Tendre respect. Lakanal ». Autographe peu commun.
Lettre autographe signée
FAURÉ GabrielLettre autographe signée. Vendredi ; 3 pages in-8°. Gabriel Fauré annonce « qu’il a le dernier salut de L’Adoration Perpétuelle à la Madeleine et que je pourrais arriver chez Pleyel que longtemps après le quatuor !! J’en suis extrémement contrarié. »
Pièce signée
VICTOR-EMMANUEL IIIPièce signée. Rome, 18 mars 1909 ; vélin oblong in-folio en partie imprimé. En-tête imprimé : « Vittorio Emmanuele III - Re d’Italia ». Il nomme M. Reginald Gambier Macbeau, consul britannique à la résidence de Palerme.
Manuscrit autographe signé
JALOUX EdmondManuscrit autographe signé intitulé « Malwide von Meysenbug ». 5 pages grand in-folio (38 x 25 cm).Très intéressant manuscrit, publié sans doute au Temps, sur la grande féministe et amie de Richard Wagner.
Correspondance
GUIREC JeanCorrespondance de 16 lettres autographes signées, adressée à R. Vigo, président des Écrivains et artistes de Champagne. 1958-1985 ; pages de formats divers.Très intéressante et dense correspondance :« J’avais demandé mi-mars à notre ami Charles Thibault de s’entendre directement avec vous. » (21 juin 1958) ; « Je sors du Comité des Gens de Lettres qui vient de vous élire Sociétaire à l’unanimité des voix. Je tiens à vous annoncer tout de suite cette brillante élection et à vous en féliciter de tout cœur. » (29 juin 1958).« Votre action est efficace, même si vous ne venez pas à nos réunions. Je vous considère comme notre membre du Comité le plus éminent, le plus solide et le plus utile. » (18 mars 1959) ; « Heureux message de votre amitié et de votre talent, votre dernier livre nous est arrivé fin décembre. Ma femme l’a lu aussitôt et l’a beaucoup apprécié ; elle vous félicite sincèrement pour ce beau roman, original, très attachant. » (24 février 1959) « Ce que vous pourrez faire dès maintenant, c’est contribuer à créer un mouvement en faveur d’une belle réélection au Comité pour moi et de mon élection à la Présidence. » (24 juin 1959) ; « J’achève la lecture des Jeux imprudents […]. Quelle joie, de l’esprit et de l’amitié ! Quelle révélation — excusez le mot — car si heureusement averti que je fusse de votre talent, je n’attendais cependant pas un tel livre dont la résonance est si forte, l’atmosphère si pressante, le style si ferme et si cadré. […] Je vous félicite. Oui, je vous dis, en homme qui comprend et dénote ces choses de la création littéraire, que vous avez affirmé, avec les Jeux Imprudents, un tempérament et un métier de romancier qui a de l’originalité, de la puissance et de l’accent. » (22 août 1959) ; « Je ne sais plus si je vous ai félicité pour votre ruban Arts et Lettres, mais […] je tiens à le faire ou à le confirmer de tout cœur. Et je profite de ce mot pour vous dire que votre dernière lettre m’a beaucoup touché, et pour vous apporter tous mes encouragements et mes voeux de travail littéraire. » (14 novembre 1959).« J’ai appris avec beaucoup de peine que la fin de l’année avait été marquée pour vous par un grand deuil, et je tiens à vous exprimer d’abord mes condoléances bien vives, nos sympathies très attristées et celles des Écrivains de Champagne. » (11 janvier 1960).« Vous avez parfaitement organisé la soirée, vu la présence du Ministre et des personnalités...Évidemment notre ami Arnaud a été un peu long et “orienté”. Mais dans l’ensemble, ce fut un succès pour les écrivains et artistes de Champagne. » (22 novembre 1977). « Je suis confus que l’information littéraire le plus souvent défaillante à l’heure actuelle m’ait privé de vous écrire spontanément. Le regret aussi — et d’autant plus — de ne pas m’être trouvé à Troyes le 21 juin auprès de vous et des jeunes amis fraternels. » (10 juillet 1979). « Je tiens à vous dire tout de suite que je reçois aujourd’hui votre Tragédie à Clairvaux dont la dédicace m’a touché beaucoup, en attendant le très vif intérêt que je prendrai à la lecture. » (12 juillet 1979) ; « Voulez-vous me dire si vous recevez bien le Cerf-volant ? Dans la négative, je vous en ferai parvenir un exemplaire et pourrais à votre choix, en adresser un autre à Arnaud. » (14 novembre 1979). « En ce qui concerne mon activité littéraire durant l’année 1980, il n’y a rien à en dire, à moins que vous ne jugiez utile de reparler de Jean Guirec, romancier de l’Humain et de l’Absolu » (1er mars 1981).« Je me souviens très bien d’André Planson qui était, comme moi, mais par la peinture, Lauréat de la Fondation. » (3 février 1982). « Je n’ai pas connu Henri Vendel, ne l’ayant même pas rencontré ! et […] je ne me sens pas capable de rendre hommage à sa mémoire […] Je n’ai appartenu aux Écrivains de Champagne qu’assez tard, sur la demande de Gandon […] Marcel Arland est assez fatigué, il n’est pas venu au déjeuner annuel des Amis de Rimbaud » (13 mars 1983) ; « La mort d’Armand Lanoux m’a profondément et douloureusement bouleversé, il était pour moi un ami fraternel » (4 avril 1983).Il est question de la célébration de Gaston Bachelard « lors d’un banquet au Procope » et de Jean Follain (2 avril 1985).














