Nos plus beaux documents autographes
4524 autographes de prestige trouvés
Ensemble de 2 lettres autographes signées :
EICHTHAL Gustave dEnsemble de 2 lettres autographes signées : Lettre autographe signée, adressée à son père, Louis d'Eichthal, fondateur de la banque Louis d'Eichthal à Paris. Londres, 2 novembre 1828 ; 4 pages in-4°, adresse avec marques postales. Lettre très dense, (écrite en travers sur le texte) « J'ai écrit en double sur cette lettre parce que je serai peut-être forcé de vous l'expédier par la poste. Vous en aurez, j'en ai peur, trop de peine à la lire. [ ] Lettre autographe signée, adressée à sa mère, épouse de Louis d'Eichthal. Francfort, 31 août 1836 ; 2 pages 1/4 in-4°, adresse avec marques postales. Il raconte son voyage de 12 heures, passant par Schwalbach, Wiesbaden, moins pittoresques qu'Ems. Il a composé et fait imprimer son livre tout entier en six semaines du 16 juin au 29 août 1936. « J'ai été visité hier le vieil hôtel de ville ou l'on élisait autrefois les Empereurs, et que nous n'avions pas eu le temps de voir. Il y a une grande salle, ou sont les portraits de tous les empereurs, et par une singulière concordance, le portrait du dernier Empereur, de François 11, a occupé la dernière place. J'ai aussi visité la vieille église, ou la Cathédrale, ou avait lieu le couronnement. » On joint un télégramme adressé en 1868 à la maison d'Eichthal annonçant le retour à paris d'Eugène .
Lettre autographe signée
MOREAU Luc AlbertLettre autographe signée, adressée à André Dunoyer de Segonzac. 20 mars 1945 ; 1 page 1/2 in-4°. « La semaine dernière, je me suis trouvé avec Dig et Daragnès à Galliere où s'organise une exposition d'artistes américains du front. [ ] En nous quittant, nous parlions du livre de Galtier Boissière et je protestais contre les faux et stupides propos qu'il a cru habile de me faire endosser lorsqu'il s'attaqua au Voyage des peintres. [ ] Dig m'a dit que tu avais été attristé par ces lignes. Je suis désolé que tu aies pu supposer un seul instant que ces ragots émanent de moi ». On joint la réponse d'André Dunoyer de Segonzac, le 23 mars 1945 ; 1 page in-4°, enveloppe timbrée jointe.
Manuscrit autographe signé
FORT PaulManuscrit autographe signé, Discours de Paul Fort, [février 1911] ; 6 pages in-8°, sur papier pelure. Discours prononcé lors du banquet donné le 11 février 1911, au restaurant Le Globe, en l’honneur de l’auteur des Ballades françaises, fondateur du Théâtre d’art et de la revue Vers et prose. Paul Fort débute son discours en se disant conscient que cette manifestation de sympathie s’adresse non pas à un grand écrivain mais à « l'homme convaincu qui, depuis plus de 20 ans, s'efforce de faire avancer par ‘le chemin montant, sablonneux, malaisé’, le coche de la renaissance lyrique, et qui, tantôt tirant dans les harnais, tantôt poussant à la roue, n'a pas eu d'autre ambition que d'aider un tout petit peu le noble véhicule à parvenir jusqu'au sommet qu’illumine le soleil, et où le coche victorieux sera reconnu par tous les habitants de la plaine pour le char même de la gloire ». Puis il rend hommage aux très nombreux hommes de valeur qui l’entourent, présents ou absents, citant presque exhaustivement tous les poètes, écrivains, dramaturges, directeurs de revues, journalistes, musiciens et artistes de l’époque : d’Alfred Vallette à Guillaume Apollinaire, « un jeune maître, déjà », d’André Gide hanté par un idéal parfait à Pierre Louÿs son parrain littéraire, de Francis Vielé-Griffin, son maître au génial Maeterlinck, de Paul Claudel, « le plus puissant dramaturge de ce temps » à son grand ami Francis Jammes, « rénovateur de la sensibilité poétique », d’André Suarès, « l’un des plus profonds maîtres de la pensée contemporaine » à Rachilde dont il vante non seulement l’œuvre magnifique mais également sa conversation pétillante et son esprit le plus vif qui soit. « Il est naturel qu'ayant sous les yeux de tels exemples, les nouveaux arrivants soient pleins du feu sacré, que les générations se transmettent les unes aux autres, feu que ces excellents ou bons poètes, je les connais, ne laisseront pas s'éteindre. Et je n'ai parlé que des littérateurs, mais tous les arts se touchent ». Il conclut son discours avec l’évocation de son illustre ami Jean Moréas [mort en mars 1910], redisant le sentiment de modestie qui l’habite. « Laissez-moi, Mesdames et Messieurs, vous proposer de lever nos verres à l'éternelle jeunesse des poètes et des artistes, et à Henri de Régnier qui ─ place aux jeunes ! ─ vient justement aujourd'hui d'être élu membre de l'Académie française. Vive la poésie ! ». Dans la marge, des instructions au crayon ou à l’encre, destinée à la composition du texte [paru dans le numéro XXIV de Vers et Prose en mars 1911].
Lettre autographe signée
LIFAR SergeLettre autographe signée, adressée à Nina Vyroubova. [Paris], 24 décembre 1953 ; 1 page in-8°. « Voulez-vous me faire l'amitié de m'apporter votre précieux concours lors de la soirée du 16 janvier prochain en l'honneur de Diaghilev dans le ballet Variations. Avec mes remerciements, Serge Lifar. (Commémoration de Diaghilev le 16 janvier 1952.) »
Tapuscrit signé 2 fois, avec corrections autographes
LIFAR SergeTapuscrit signé 2 fois, avec corrections autographes, intitulé « À la mémoire d'un héros [Napoléon] ». « Épopée choréographique de Serge Lifar. Sur le deuxième mouvement de la Symphonie héroïque de Beethoven ». Sans date ; 3 pages in-4°. « Ce ballet sera créé à Paris au Théâtre des Champs-Élysées le 20 février 1946 ». « L'empereur va mourir. L'aigle qui fut symbole de son rêve de gloire avant d'être emblème de sa puissance l'aigle est à ses côtés afin de déployer ses ailes fidèles sur la revue suprême : celle des souvenirs et pour celle-ci, Bonaparte revêt la pourpre de Napoléon. » Suit le scénario du ballet : « Sa jeunesse, [ ] la campagne d'Égypte, [ ] la pompe du couronnement, [ ] le sabre d'un grenadier, [ ] le Drapeau : témoins héroïques de cent victoires. Ses lèvres maintenant prononcent une prière, la dernière. Et il s'enveloppe lui-même dans ce linceul magnifique : les trois couleurs qu'il immortalisa. » On joint un tapuscrit signé de ses initiales, intitulé « Prière sur le 2E mouvement de la 7e symphonie de Beethoven » et 2 notes autographes. Ensemble intéressant.
Lettre autographe signée
LABOUREUR Jean-ÉmileLettre autographe signée, adressée à Jean René Thomé. Paris, le 18 mars 1936 ; 1 page in-8°. « Votre dictionnaire des graveurs contemporains peut certainement rendre des services, surtout dans l'avenir, mais je me demande en quoi je pourrais vous aider, les indications que je pourrais vous fournir, vous les connaissez ou les possédez certainement dès maintenant. »
Lettre autographe signée
JOINVILLE François dOrléans, prince deLettre autographe signée « Fr. d'Orléans », adressée au baron de Las Cases à Chalonnes sur Loire. Claremont, 14 septembre 1850 ; 4 pages et demie in-8°, enveloppe jointe. Sur la mort de Louis-Philippe le 26 août dernier. « Notre père est mort grandement, sans faiblesse sans ostentation sans récrimination contre personne. Il s'est éteint simplement comme il avait vécu. L'Histoire et ses successeurs vengeront sa mémoire. [...] Politiquement nous sommes aussi bien tristes. L'état du pays est aussi bien triste. Notre pauvre pays se relèvera-t-il du coup qui l'a frappé. Retrouvera-t-il les vertus nécessaires pour s'arrêter sur la pente de la décadence ou est-il destiné à s'accommoder de tout ce qu'il rencontrera sur sa route, s'en rapportant seulement au hasard du soin de guérir ses plaies et d'assurer son avenir »...
Lettre autographe signée
GANCE AbelLettre autographe signée, adressée à M. et Mme Tedesco. « Fin 1938 » ; 1 page in-4° sur papier bleu à son nom gravé en rouge. « Ma petite Aimée, si vous lisez dans le ciel, vous y verrez certainement que 1939 nous trouvera vous deux ensemble. Les clairières du ciel mentent moins que la terre, l'affection est un sentiment qui monte et qu'on ne trouve donc que là-haut. Les deux écharpes nous valent des regards d'envie [ ]. Mille bons souhaits pour tous deux. Nous serons à Paris jeudi prochain. Vous pourrez m'appeler au montage de Paramount que je ne quitterai guère pendant une semaine ou me mettre un mot 95 Champs Élysées à Flora Films. [ ] Nous vous embrassons affectueusement. Abel. »
lettre autographe signée
AUTANT-LARA ClaudeLettre autographe signée adressée à Jean Chazal, La Poterie, 8 juillet 1979 ; 2 pages in-4° à son adresse imprimée à Biot, dans les Alpes-Maritimes. Longue et virulente lettre à propos de l’abandon forcé de son adaptation La Chartreuse de Parme pour la télévision. Il remercie son ami pour son soutien : « peu de vos confrères ─ instruits comme vous ─ ont répondu à l'appel… Par contre, des sénateurs comme le docteur Miroudot, Jean Cluzel, ont réagi tout à fait comme vous ─ surtout devant la mollesse, effarante, du ministre (qui cherche toujours ‘une solution’ !). Et de P. Viot [Pierre Viot, alors directeur du CNC] qui, sa lanterne à la main, cherche, lui aussi ─ sans rire ─ quelqu'un à qui parler... !! Tout cela est plaisanterie : la forteresse télévision fait ce qui lui plaît, un point c'est tout. Et les caïds au Palais-Gruyère commandent tout, même les saloperies. Et c’en est une de taille, je ne vous ai pas dit le pire. Agir comme ils ont agi, croyez-moi, c'est ignoble ». Même s’il est persuadé de perdre son procès, comme la Société des Auteurs qui a déjà perdu dix procès pour défendre les auteurs, il ira justice. « Je fais le onzième parce que je le répète, comme Alceste, je veux le perdre. Pour que cette télévision-là et la justice de ce pays se déshonorent. J'y tiens. Cela me coûtera plus que ce que la T.V. m’a donné pour mes deux ans de travail, mais je le fais ce procès pour les autres. Par solidarité. Il y aura bien un jour où, soudain, on aura honte de ce fonctionnement abusif, intolérable ─ malhonnête, de faire travailler des gens pour rien. […] A part cela, ma ─ si j’ose dire ─ ma ‘Chartreuse’, cela aurait été une émission MERVEILLEUSE ! Si la presse m'aidait un peu ─ comme vous avez eu le courage de le faire ─ on pourrait arriver à forcer un compromis, à la longue. C'est criminel de fourguer cela à un Comencini ─ pas chaud par ailleurs, il me l'a dit, pour la faire... ». Cette adaptation, en épisodes, de la Chartreuse de Parme ne fut jamais réalisée et le cinéaste effectivement perdit le procès qu’il intenta aux producteurs. En 1981, il fit paraître Télé-Mafia pour régler ses comptes avec les décideurs de toutes sortes, rendant cependant hommage au cinéaste italien Luigi Comencini qui s’était retiré volontairement du projet, projet qui sera finalement confié à Mauro Bolognini avec une production européenne.
Livre dédicacé
CLAUDEL Paul« La jeune fille Violaine ». Éditions Excelsior, Paris, Cahiers Latins n°3, 1926 ; 12 X 19 cm, broché. Deuxième version. Édition originale, exemplaire hors commerce sur papier japon (mention « Japon » sur le dos de la couverture et mention manuscrite à l’encre : « Exemplaire hors commerce A »). Préface de Jean Royère. Envoi autographe signé : « À M. Georges Pécout bien amicalement P. Claudel. » Très bon état. La Jeune Fille Violaine - Paraît pour la première version en 1892 : c’est un drame familial inséré dans la région natale de Claudel, le Tardenois. - La seconde version (notre exemplaire), 1898-1899 : l’histoire paysanne devient un drame mystique du sacrifice et de la sainteté. - La troisième version en est la réécriture sous le titre L’Annonce faite à Marie.
Lettre autographe signée
DAUDET AlphonseLettre autographe signée adressée à Philippe Gilles, directeur de la rubrique Echos du Figaro. 2 pages in-16° sur papier de deuil, enveloppe jointe. « Mon Gille, On n’est pas plus spirituellement affectueux que toi, mon cousin de Champigny doit être, ce matin, fou de bonheur et son petit jardin doit lui sembler grand comme le parc de Versailles [Champigny est ici l’Abbé Favre dont Gille a annoncé dans le Figaro la sortie du livre comme lui avait annoncé Daudet dans une précédente lettre]. Comment est-on chez toi? Répètes-tu ? Es-tu content ? Moi je n’ai que la tête de libre et j’en profite pour travailler, avec le coeur par moment bien gros. Tes quelques lignes adroites et charmantes sur l’Immortel, me font songer à un mot qu’un académicien vient de m’écrire avec ce post-scriptum : « C’est à Zola que l’Immortel a fait du bien ». Un jour tu iras chez Hecq, monte me serrer la main, tu appelleras ça ta tournée des invalides »
Lettre autographe signée
CUSTINE Astolphe , marquis deLettre autographe signée, adressée au comte Jules de Resseguier. Sans date ; 1/2 page in-8°. Cachet de cire rouge. « Les hommes qui nous raccommodent avec notre tems sont trop rares pour qu’on refuse les occasions de se rapprocher d’eux. J’ai déjà beaucoup entendu parler de la tragédie que vous voulez bien me faire connaître et je me promets un grand plaisir à vous prédire un succès ».
Lettre autographe signée
LAMENNAIS Félicité Robert deLettre autographe signée, adressée à M. A. Four, curé de Jussey. Paris, le 7 octobre 1831 ; 1 page in-4°. « Ce n’est pas seulement dans votre diocèse, Monsieur, mais dans une grande partie de la France, qu’on répand des bruits semblables à ceux dont vous nous donnez avis. C’est la continuation du système d’attaques sourdes, de détérioration et de calomnies, auquel nous avons été en butte dès le moment où l’avenir a paru. […] Nous n’avons pas reçu de Rome, ni directement ni indirectement, la moindre marque d’improbation, le moindre avertissement, ni enfin la plus petite insinuation quelconque qui puisse nous faire penser qu’on y voit d’un mauvais œil nos travaux. […] Espérant que Dieu qui voit le fond des cœurs nous jugera avec plus d’indulgence que les hommes ? »
Photographie originale
LÉVI-STRAUSS ClaudePhotographie originale de l’ethnologue assis dans un fauteuil. 30,5 X 24 cm. La photographie tirée sur papier baryté argentique mat à tout petit tirage (entre 1 et 5 ex.) a été réalisée par Bruno de Monès, septembre 1985. Faite pour le Magazine Littéraire. Elle est signée par le photographe au recto et au verso (« Épreuve d’artiste »).
5 lettres autographes signées, adressées au compositeur André Jolivet
BEZOMBES Roger5 lettres autographes signées, adressées au compositeur André Jolivet. 1952-1966 ; 5 pages 1/2 in-4°.Au sujet d’un texte d’André Jolivet [pour L’Exotisme dans l’art et la pensée par Roger Bezombes, 1953], lui conseillant d’élargir le paragraphe historique, craignant que le public soit surpris de ne pas voir citées certaines œuvres exotiques de Saint-Saëns, Boieldieu, Lully, Rameau, Félicien David, Moussorgski, Tchaïkovski, Gluck, Albert Roussel, Bartók, etc. Remerciements pour l’envoi du disque des Pastorales de Noël, félicitations pour ses succès à Moscou, souhaits d’anniversaires, etc.











