Nos plus beaux documents autographes
4524 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
BONVIN FrançoisLettre autographe signée, adressée à son ami Louis Martinet (directeur du Théâtre Lyrique). Saint-Germain, 1er janvier 1880 ; 2 pages in-12. Vœux de nouvel an et félicitations pour « votre succès très brillant de Paul et Virginie [de Victor Massé]. De pareils triomphes valent mieux qu’une subvention ! ». Il est devenu incurable : « je dois garder la Chambre indéfiniment (comme Gambetta). [...] Je me cramponne au travail. Je peins au pied de mon lit ; mais tout cela ne rapporte guère, puisque plus je produis moins on me paye ! Je n’ai donc qu’à me résigner »...
Tirage photographique baryté
ÉTIENNE-MARTINTirage photographique baryté. 50 x 40 cm, avec marges. Épreuve d’artiste signée par le photographe au dos, Bruno de Mones. 1977 : Le sculpteur, debout dans son atelier de l’île Saint-Louis, semble ignorer ma présence et penser à autre chose, sans se soucier en aucune façon de son image. Lorsque je lui ai présenté son portrait, qu’il a par ailleurs apprécié, il m’a dit : « vous êtes un faux-tographe ».
Tirage photographique baryté
TARDI JacquesTirage photographique baryté. 50 x 40 cm, avec marges. Épreuve d’artiste signée par le photographe (Bruno de Mones) au dos.Avril ou mai 1983 : Jacques Tardi m’a été présenté par mon éditeur avec qui je travaillais sur la préparation de mon futur album de photographies. Je suis très attaché à l’atmosphère étrange, voire surréaliste qui se dégage de cette photo et qui est due en grande partie au hasard. En effet, j’ai déclenché l’obturateur (sans le faire exprès) au moment exact ou le chat sautait du canapé. Quant aux objets, ils étaient à leur place à mon arrivée. En bas et à droite de la photo, l’animal empaillé semble, comme le chat, vouloir fuir.
Tirage photographique baryté
TRÉMOIS Pierre-YvesTirage photographique baryté. 50 x 40 cm, avec marges. Épreuve d’artiste signée par le photographe (Bruno de Mones) au dos.Avril 1980 : Pierre-Yves Trémois a été photographié dans son atelier parisien. Il n’existe qu’un seul cliché où Dürer (représenté par son portrait sur le haut de la photo) semble dessiner l’artiste avec précision.
Ensemble de lettres autographes signées
NAVARRETE Martin Fernandez deCapitaine de vaisseau, directeur de l’hydrographie espagnole, éditeur de Cervantes, des 4 voyages de Christophe Colomb, de la Collection de documentos para la historia de Espana, etc. Ensemble de deux lettres autographes signées et une lettre signée. 1824-1827 ; formats divers. Lettres très intéressantes.
Lettre autographe signée
BERNARD ÉmileLettre autographe signée, adressée à Mme Duchâteau. Pont-Aven, 15 janvier 1940 ; 4 pages in-8°. « Merci de vous être occupée de mes tableaux. Si la caisse vous gêne, ouvrez-la, retirez les tableaux et accrochez-les chez vous. Vous la ferez se rendre à la cave lorsque vous l’aurez vidée ou vous en ferez du feu. […] Merci du bon soin que vous voulez bien prendre de mes oeuvres et de mes concierges. […] Zabeth est à St Florentin auprès de Milandre, elles m’écrivent toutes deux souvent. Elles vont bien et leurs enfants prospèrent. Moi je reste ici, dans un froid assez vif mais qui ne doit pas grand chose auprès de celui des Vosges ou de l’Alsace. Je me chauffe à mes admirations du paysage et fais quelques portraits . On aime la peinture à Pont Aven et j’y ai fait quelques ventes, ce qui m’aide beaucoup. J’espère arriver à vivre en ce pays sans grosse dépense. […] Relativement à Lamorandière je suis bien peiné de son état. J’espère qu’en reprenant la santé il se remettra. C’est pour sa femme un sort bien pénible de se voir privée de toutes es relations et vivre avec un mari ombrageux. Quelle fin malheureuse pour ce grand penseur si peu apprécié et dont j’ai lu notre petite académie les plus belles pages […]. Je lui ai consacré notre 3e réunion. Il y avait assez de monde pour que son nom soit retenu. […] En pensant à vous, je pense à lui qui était comme votre second, puisque toujours on le voyait près de votre personne (n’êtes vous pas sa véritable mère !) Pourvu qu’il ne souffre pas de ce dur hiver ! Je viens de remettre à la poste le mandat de 180. Je vous remercie des soins que vous avez pris de sauver mes tableaux. Cette exposition de Lille organisée par des socialistes, est un vrai repaire de gredins. Demandez à Dupont ce qu’il en pense. Nous avons aujourd’hui une température douce, après de bien grands froid. Dieu fasse que cet enfer du froid nous quitte au plus tôt. »
Ensemble de lettres autographes signées
GROMAIRE Marcel2 lettres autographes signées, adressées au peintre Constant Baruque. 1963 ; 1 page in-8°, chaque, enveloppes timbrées jointes. « Je vous ai fait réexpédier par poste le livre et la brochure. Ayez l’obligeance de me dire s’ils sont arrivés en bon état. » — « J’ai bien reçu les deux livres et vous les dédicacerai volontiers. Par crainte du transport et n’ayant guère le loisir de faire un emballage correct et l’expédition, je préfère que, si vous avez l’occasion […] et veniez les prendre. […] Excusez moi d’être très pris ».
Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs
BÉNÉZIT Emmanuel.Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. Gründ; édition en français. Illustré, avril 1999. 14 volumes reliés ; 13300 pages. 51,6 x 36,8 x 34,2 cm.La nouvelle édition du Bénézit est parue en mars 1999. Dix années de travail auront été nécessaires pour la refonte entière de l’ouvrage, qui compte aujourd’hui dans ses 14 volumes 170000 entrées et 20000 renvois pour en faciliter la consultation. Les sources utilisées sont constituées de centaines de milliers de documents, allant de l’encyclopédie spécialisée jusqu’au plus petit article de presse, en passant par les monographies, les catalogues d’exposition, les revues d’art et les données de places de ventes publiques du monde entier.Relié: 13300 pages. Gründ; Édition en français. 51,6 x 36,8 x 34,2 cm
Grande photographie dédicacée
MISTINGUETT (Jeanne Bourgeois, dite)Grande photographie dédicacée. Sans date ; 30 x 24 cm, trous de punaises dans les marges.« À Louis Paris, toute ma sympathie. Souvenir de Paris qui Brille. Mistinguett. »
Tapuscrit signé.
GOURAUD Henri Joseph EugèneTapuscrit signé. Royat, 27 août 1942 ; 5 pages in-folio, avec lettre d’envoi à un ami.« En décembre 1916, — je commandais depuis un an la 4e Armée à Châlons-sur-Marne — je fus appelé par téléphone au ministère des Affaires étrangères où j’arrivais le lendemain. Le secrétaire général Philippe Berthelot me dit : — M. Briand veut avoir le général Lyautey comme ministre de la Guerre, et pour cela il veut vous envoyer au Maroc. Vous êtes content. Je sais que vous aimez beaucoup le Maroc. Vous allez être heureux...— Pardon... le Maroc avant la guerre, le Maroc après la guerre, d’accord ; mais maintenant, nous sommes envahis ; je commande une armée pour la défense de la Patrie... quitter mes officiers, mes soldats... Non ! »Suit le récit de l’entrevue avec le président du Conseil, Briand, qui lui fait lire la réponse de Lyautey subordonnée à que ce soit Gouraud qui reprenne son poste au Maroc. Suit le récit de son voyage au Maroc à bord du sous-marin Le Topaze qui vient d’amener Lyautey à Algésiras. Retour à Gibraltar, à cause du temps, et nouveau départ cette fois à bord d’un croiseur qui le mène à Rabat dans l’ancienne résidence. « Le Maroc était en paix. Le maréchal avait appliqué avec succès “la politique du sourire”; les foires, les expositions avaient occupé les esprits, fait gagner de l’argent. […] À la première fête musulmane, les habitants d’un quartier vinrent se plaindre que les imams de leur mosquée avaient refusé d’illuminer et demandaient à nos officiers d’intervenir. Mellier et Sicard répondirent : “Impossible, la religion musulmane exerce librement, comme la catholique ; nous ne pouvons intervenir”... Les gens s’en retournaient, lorsque l’un d’eux leur confia : “Nos imams qui ne veulent pas illuminer ont de la chance que l’affaire n’arrive pas aux oreilles du Maréchal. “ Comment ? “ C’est que le Maréchal a comme beaucoup de Français la passion de la justice et s’il apprenait que les imams, qui ont pour fonction d’illuminer les jours de fête et ne le font pas...” La mosquée fut illuminée. […] Fez avait et aura toujours son charme unique, ses rues étroites où l’on ne peut circuler qu’à pied ou à mule. Avec quelle émotion j’ai revu Karrouiine, les médersas mystérieuses, Attariine, la Médiouna, Mesboya, Sahariije, Dar Adiil, la mosquée des Andalous. »
Manuscrit de la première moitié du XIXe
ARMOIRIES — GÉNÉALOGIE FAMILLE DU BOSQUIEL.« Généalogie de la famille du Bosquiel ». Manuscrit de la première moitié du XIXe siècle en un cahier in-4° de 16 feuillets. Environ 110 blasons peints en marge du texte. Quelques blasons se présentant sous la forme de cartons. Cette famille semble avoir son berceau en Artois ou dans le Boulonnais. Beau manuscrit.
Lettre autographe signée
MÉRIMÉE ProsperLettre autographe signée. Cannes, 11 décembre [1860] « Par un soleil éclatant, toutes les fenêtres ouvertes » ; 4 pages in-8°.« Vous êtes un aimable homme de m’écrire et de me tenir au courant de ce qui se passe à Babylone. J’ai reçu de notre ex-colonel une lettre où il y a moins de philosophie que je n’en aurais si j’étais tombé […] sur plusieurs centaines de mille livres. Mais la façon lui a causé je crois quelque dépit et, d’après ce que j’en puis deviner, il y avait de quoi. Les circulaires de M. de Persigny me font grand plaisir et me paraissent excellentes. Je voudrais pour les rendre encore meilleures qu’il supprimât quelque grand journal et mît à pied quelques préfets des plus bêtes et des plus outrageux. […] Votre histoire de renard, si ce n’est pas un apologue ou un rébus, trop fort pour un Provençal comme moi, et des plus drôles. Je suppose que c’est un renard savant échappé de quelque saltimbanque, ou bien venait-il chasser les restes dans vos parchemins, ou bien est-ce à vos canards qu’il en voulait. J’admets comme seule vraie votre interprétation du voyage. […] Je suis bien aise qu’elle ait vu Madame Victoire. Le printemps dernier, un de nos amis qui demeure place St Georges me tourmenta beaucoup pour que je donnasse à notre maître un petit conseil, dans l’intérêt de son fils, disait-il. Avec lui tout ira bien, mais il lui manque tant de grâce si l’on change tout à coup de régime. Il demandait un peu de liberté de discussion, mais point de liberté de presse. La presse, disait-il, est une coquine qui nous a tous empoisonnés, il faut qu’elle paye ses sottises. Je contai la chose, et on m’écouta avec la plus grande attention, faisant des objections, discutant l’exécution non la théorie même. Gardez cela pour vous, bien entendu. Quelquefois, je lui ai entendu dire des choses d’un libéralisme à faire trembler. Bien que j’augure assez mal des conceptions nouvelles, comme de toutes conceptions, je trouve à celles ci deux avantages : le premier c’est qu’elles ont été spontanées et qu’elles ne laissent supposer aucune faiblesse de la part de celui qui les a faites ; le second, c’est qu’elles peuvent être fort utiles dans la situation actuelle de l’Italie. Sin ce qui est fort probable, Garibaldi fait des siennes au printemps et qu’il y ait guerre avec l’Autriche, il serait difficile au maître seul de ne pas s’en mêler. Si les chambres lui disent que le pays est pénétré de respect pour le Pape et qu’il aime à voir l’Italie libre, mais qu’il aime encore mieux que chacun reste dans sa chaumière, le maître peut sans rien perdre de son prestige laisser les chats se peigner et même dire à votre cousin le général G… de venir ici se reposer de ses circulaires. M. 1/3 a dit assez clairement à M. E... qui est venu me voir ici, qu’il n’était pas éloigné de se porter candidat à la première vacance au Corps législatif. Je ne le crois pas impossible comme ministre un jour, voire avec portefeuille. Je me creuse la tête pour savoir quel effet produira l’éloquence parlementaire en 1861. »
Lettre autographe signée
MÉRIMÉE ProsperLettre autographe signée. Cannes, 2 janvier [1861] ; 3 pages 1/2 in-8°.« Je ne connais pas les jambes de Mlle Livry, mais je suis tout disposé à les croire plus fines que celles de votre ambassadrice. Ce qui est fâcheux chez les Allemands c’est qu’ils sont bêtes. L’affaire du comte Teleki n’est au fond que de la bêtise de la part de l’Autriche et de la Saxe, mais c’est avec ces bêtises là qu’on fait des révolutions. Il y a ici un Prince Trouletskoi, mari de la fille de Mlle Taglioni, qui n’est point bossue comme sa mère, mais très jolie et très aimable à ce qu’on dit. Ils demeurent ordinairement à Venise et en content de belles sur les procédés des Autrichiens. Il y a quelques semaines, un bataillon occupe militairement la rue des orfèvres. Des gens de police prennent les livres des marchands, font le compte de doit et d’avoir, trouvent qu’ils doivent avoir tant d’argent et se le font bien livrer laissant en place des reçus d’emprunt national. Une dame est arrêtée parce que son mari a émigré et on met aux orphelins un enfant de trois mois qu’elle nourrissait. Tout cela n’empêche pas que les Autrichiens se frottent les Italiens s’ils attaquent la Vénétie, mais ils mourront à la peine un de ces jours. Je me suis abstenu de croire la moitié de ce qu’on dit ici de Mirès. J’ai lu les journaux anglais qui probablement se font avec les inspirations de Rothschild et qui content des choses fabuleuses et impossibles d’un procès entre Mirès et M. de Pontalba ; mais on m’en dit encore de plus belles. L’Impératrice désolée des désagréments que l’on cause à notre St Père, s’en irait en Égypte. […] J’ai écrit à M. Walewski au sujet de la réorganisation de notre commission, que je regrettais qu’on n’en eut exclu deux membres, et qu’au moment où l’on annonçait pour la tribune et la presse une extension de libertés, il me semblait fâcheux et peu politique de faire une espèce d’armée à deux hommes qui n’avaient nullement démérité de l’archéologie et qui, dans une occasion donnée, auraient pu rendre service à notre petite affaire, comme M. de Sade l’a fait heureusement autrefois. […] Je ne me console pas de n’avoir pas été à Pékin avec notre armée et de n’avoir pas apporté mon allumette dans le palais de S.M. Dites-moi ce qu’il faut entendre par les mutilations que les Chinois ont faits à nos prisonniers ».
Ensemble de 2 lettres autographes signées
GOERG ÉdouardEnsemble de 2 lettres autographes signées :— adressée au peintre Edmond Heuzé. Sans date [1955] ; 1 page in-8°. « Je viens d’apprendre par la voix publique votre élévation dans la Légion d’honneur. J’en suis amicalement, confraternellement très heureux et mon plaisir est très grand à vous féliciter d’une distinction qui n’est pas toujours accordée avec autant de justice et de discernement. Bravo mon cher Heuzé. Si l’Institut ne s’ouvre pas demain, il s’ouvrira maintenant à coup sûr et en attendant vous avez les marques de toute l’estime de vos contemporains et plus particulièrement celle de vos confrères. »— adressée Mme Heuzé. 16 mars 1967 ; 2 pages in-8°. Il vient d’apprendre le décès d’Edmond Heuzé : « Bien que la vie nous ait séparés depuis une dizaine d’années, ma santé m’obligeant à vivre en Provence, j’avais pour Heuzé une grande amitié que je suis sûr qu’il me rendait. C’était un aîné indulgent et compréhensif même vis-à-vis d’un art dont la tendance était différente de la sienne. Ayant été élu à l’Institut sans aucun doute avec son aide, j’ai eu la joie de le revoir à chacune de mes visites à Paris. Je ne vous ai vous-même pas souvent rencontrée mais je vous ai été présenté il y a pas mal d’années. Aussi ai-je beaucoup pensé à vous depuis que j’ai appris la très triste nouvelle. Je vous prie d’accepter mes vives et très sympathiques condoléances. J’arrive à un âge où l’on meurt beaucoup autour de moi : mais cette mort, celle d’Edmond Heuzé m’affecte particulièrement. »
Ensemble de 2 cartes postales et un double carbone signé.
WACHTER CharlesEnsemble de 2 cartes postales et un double carbone signé.Cartes de la grande semaine d’aviation de Champagne au cours de laquelle Wachter trouva la mort en juillet 1910. Double carbone du 3 juillet 1910 qu’il signa avant son crash : « Je pars pour le prix de totalisation. Prix de Champagne ». Son biplan, pris dans un remous, piqua dans une chute de deux cents mètres. Émouvant document.













