Nos plus beaux documents autographes
4536 autographes de prestige trouvés
Ensemble de 2 lettres signées sans doute autographes
MIRANDA HENRIQUES António José deEnsemble de 2 lettres signées sans doute de sa main.— 3 avril 1809 ; 1 page in-4°, trous et fentes ; en anglais. « I am obliged to tell you that His Excellence the marechal Beresford ordered me to counter mand the mouvements of my division, what forbid me not only of going as I wished, but also I am obliged to retire the Brigade, that followed the first ………, I sent you, and only you can ……… with the escadron, and bataillons, whilst I would not have a contrary order. I will be very glad to meet, and take knowledge with you. »— Head Quarters of Toman 1er april 1809 ; 1 page in-4°, papiers collés sur le bord ; en anglais. « As soon as I received the news from Porto, I intended to march with all my division, what I did not wanting orders of the Marshall Sir Beresford, and sending immediatly one Aidecamp, and after another, and two postillons no such order I received ; mean wile I send to Coimbra after the two bataillons, and the escadron you know, three more battaillons and two escadrons comanded by the brigadier Mosinho to whom I gave order to combinate theis mouvements with you. I know that if the ennemy will arrive in such strench, that will oblige you to retreat, you will cut the bridg, but I believe me obliged to tell you arriving of the Brigadier Victoria, the state and number of his troupes. I assure you of my confidence and estim.»
Lettre autographe signée
FLOTOW Friedrich VonLettre autographe signée, adressée à M. Deslandes. Sans date [1830-1850 ?] ; 3 pages in-8°. « En souvenir de nos anciennes relations amicales, je n’hésite pas vous demander un service, persuadé que vous ne m’en voudrez pas de m’adresser à votre bienveillance d’artiste et de directeur. Un de mes amis, homme de talent et d’avenir, M. Viard ne pouvant forcer les portes de l’opéra comique vient de faire jouer un charmant petit opéra en un acte, intitulé « La tête de Méduse ». […] Si vous vouliez bien donner à mon ami la satisfaction de se voir jouer sur le grand Th. de Rouen, vous me rendrez un véritable service auquel je vous serai vivement reconnaissant. » Rare.
2 lettres autographes signées
SAINT-SAËNS Camille2 lettres autographes signées, adressées à un ami. 1893 et s. d. ; 2 pages in-12 chaque :— 9 novembre 1893 : « Je ne vois plus qu’à combler les vœux du grand chef. On aura un professeur consciencieux, qui ne sera pas distrait de sa classe par les œuvres ; c’est moins brillant mais plus pratique ! et cela vaudra mieux que des nullités comme on en a eu jadis ou des écervelés dont les tendances sont inquiétantes. […] Maintenant, je m’en lave les mains. » —« Dimanche » : « Je l’ai vu, et comme je vous l’avais promis, j’ai été d’une discrétion absolue. Il est décidé à poser sa candidature et ira voir le plus tôt possible Mme T. pour lui parler à ce sujet et tâcher d’obtenir qu’on le propose officiellement à côté du candidat préféré. »
Photographie
MATISSE HenriPhotographie représentant le peintre de face en train d’écrire. [1939] ; 235 X 180 mm. Photographie provenant du fonds Erich Chlomovitch de Belgrade. Rare.
Lettre autographe signée
POULENC FrancisLettre autographe signée, adressée à Henri Prunières, musicologue, fondateur de la Revue musicale. « Lundi » [8 juin 1936] ; 1 page in-4°. En-tête gravé « Le Grand Coteau, Noizay, Indre-et-Loire ».Sur son concerto en sol mineur pour orgue, cordes et percussion (1936). « Mon concert par suite de mon mauvais état de santé a été remis au vendredi 19 juin, c’est pourquoi vous n’avez pas encore reçu votre “service”. Comment avez-vous pu croire un instant que je vous avais oublié. C’est très mal de votre part. Comme la salle Chopin est fort exiguë, j’invite de la Revue vous et Cœuroy qui m’a demandé à faire le compte rendu. Si d’autres personnes veulent venir elles seront placées tant bien que mal, au contrôle, sur présentation de carte rouge. »
Manuscrit autographe signé
LANGEVIN PaulManuscrit autographe signé, intitulé « Le Congrès d’éducation nouvelle de Nice ». Sans date [1932] ; 5 pages in-4°. Le sixième Congrès de la Ligue internationale d’éducation nouvelle s’est tenu à Nice du 29 juillet au 12 août 1932. Ce congrès a été d’une importance capitale, réunissant dix-huit cents personnes, avec la présence du ministre de l’Éducation Nationale français, M. de Monzie. « Cette belle réunion doit appeler l’attention de note pays sur un mouvement commencé il y a onze ans à Calais où se rencontrèrent une centaine d’éducateurs animés parla conviction qu’un renouvellement des méthodes anciennes était nécessaire pour obtenir, en s’appuyant sur les résultats de l’observation de l’enfant, une meilleure préparation de celui-ci à la vie individuelle et collective dont les conditions changent, à note époque, avec une telle rapidité. L’enseignement de l’école, en particulier, exagérément verbal, réceptif et uniforme, n’est plus adapté aux besoins, si tant est qu’il l’ait jamais été. […] Les principes qui unissent tous les membres de la Ligue ont été exprimés en ces termes […]. L’enseignement actuel ne donne pas une véritable éducation ; il est surtout verbal et livresque, de surface plus que de fond, il tend à imposer les conceptions et la culture d’époques révolues et de civilisations disparues. […] L’organisation du corps social, l’agriculture, l’industrie et le commerce, la presse et le théâtre, le cinéma, la radiodiffusion , toutes les activités de la vie collective doivent intervenir dans l’éducation et celle-ci doit se poursuivre à tous les âges de la vie, enfance, adolescence, maturité, vieillesse. […] L’éducation doit développer l’esprit scientifique, l’habitude de la réflexion et de la décision personnelles, de la critique, des faits et des opinions ; elle doit mettre en garde contre es préjugés, la propagande, etc. […] Il veut encore obtenir que l’on utilise dans l’éducation pour en augmenter l’efficacité et en assurer les progrès, les connaissances scientifiques fournies par la sociologie et la psychologie et que des procédés de contrôle sérieusement employés permettent de comparer entre eux les résultats des diverses méthodes. [...] Enfin le groupe français veut unir en une action commune les praticiens novateurs, les savants inclinés vers l’enfance, les parents anxieux du bonheur et de l’élévation de leurs enfants, , les hommes d’état préoccupés de l’avenir de la civilisation ; il voudrait, par les lumières des uns, les expériences des autres, guider l’action sociale de ceux qui, par leur nombre et leur pouvoir, détiennent la force agissante. »
Lettre autographe signée
SCHWEITZER AlbertLettre autographe signée, adressée à Mme Doll. Gunsbach, 29 avril 1929 ; 3 pages in-12, en français.« N’est-ce pas, vous êtes bien Madame Doll que je connais du Chant Sacré ? À mon concert à Melbourne, je voulais venir vous saluer, mais j’étais si fatigué que j’ai dû abandonner toutes les visites que je voulais faire. Mais j’espère vous voir à un prochain séjour. Que vous avez été touchante de vous associer à la souscription de l’office colonial de Mulhouse pour Lambaréné ! Cela m’a profondément ému et votre don a une valeur toute particulière pour moi. Merci de pout cœur. Je pense retourner à Lambaréné en automne. Cet été, j’aurais encore à terminer un travail sur la mystique de st Paul auquel je suis occupé depuis 25 ans. A Lambaréné, il y a en ce moment 4 médecins, 6 infirmières européennes et 6 infirmiers noirs... et tout ce monde ne suffit pas pour faire face à la besogne... Quelquefois j’ai l’impression que cette oeuvre, toujours grandissante, va m’écraser. La sympathie que j’ai trouvé à Mulhouse a été un grand réconfort pour moi. Permettez-moi, chère Madame, de vous donner en souvenir cette photographie prise à un orgue de Hollande. »
Photographie signée
NADAR (Félix Tournachon, dit)Photographie avec dédicace autographe signée. Mai 1905 ; 16,3 x 10,7 cm sur carton à la marque Nadar (quelques légères usures).Beau portrait photographique de Nadar âgé en buste (par son fils Paul), avec cet envoi : « à notre très gentille petite amie Renée Marconi-Journet, Nadar mai 05 ».
Carte autographe signée
CREVEL RenéCarte autographe signée, adressée à Georges Sadoul. Pension Richelieu, 9 avril 1934 ; sur carte postale représentant Davos (Suisse). « La Suisse est toujours égale à elle-même. La neige ne veut pas tomber ce qui nous épargne les gens du bel air aux sports dhiver. Mais puisque je cite Aragon, comment va son roman ? Quelle réaction du public, de la presse ? Une enquête du problème sexuel à laquelle jai répondu ma donné loccasion de constater et de dire que là comme ailleurs, un réformisme particulier ne servirait à rien. Est-ce léloignement ? La lecture de journaux avec les Yougos et Hongrois [ ] redevient affolante ».
Lettre autographe signée
UBAC Raoul (Rudolf Gustav Maria Ernst Ubach, dit)Lettre autographe signée « Raoul Michelet », adressée aux « Chers Camarades » [du Groupe Mauvais Temps]. Paris, 10 janvier 1936 ; 3/4 page in-4°, fentes aux plis, restaurée.« Venant d'apprendre que vous aviez édité un petit catalogue lors de l'exposition surréaliste organisée par vous il y a quelques mois, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'en envoyer deux exemplaires. Monsieur Mesens avait voulu se charger de ce service, malheureusement je n'ai encore rien reçu jusqu'à ce jour. Ayant en mains votre cahier annuel "Mauvais Temps" j'aimerais vous dire combien l'esprit d'une telle publication est encourageante et combien son actualité politique correspond aux nécessités du moment ».Toute la correspondance doit être adressée à "Raoul Ubac-Michelet, 23 rue du Moulin Vert, Paris 14e".
Manuscrit autographe signé
LHOTE AndréManuscrit autographe signé « André Lhote ». [23 mars 1953]. 2 pages in-4° (marques au crayon rouge pour la lecture).Bel hommage à Raoul Dufy (décédé le 23 mars 1953). [Ce texte a dû être lu à la radio, comme l'indiquent les pauses marquées au crayon rouge; il a été ensuite publié, sous le titre Mon compagnon, dans Les Lettres françaises du 26 mars 1953.] « Cest avec grande émotion que j'ai appris il y a un instant la mort de Raoul Dufy. Je regrette à la fois la perte d'un excellent peintre et celle d'un camarade fidèle et généreux. Oui. La France perd en Dufy un grand coloriste qui, devant le chevalet était également homme d'esprit. Il avait en effet le sens de la retenue à une époque où le génie n'est accordé qu'à la démesure. Artiste savant, il professait que la science du peintre ne doit pas peser d'un trop grand poids sur son oeuvre et que le tableau le mieux combiné doit se présenter avec la grâce d'une improvisation ». Lhote souligne la mesure naturelle de lartiste et sa thématique récurrente, puis parle du début de leur relation, en 1909, à Orgeville, relation marquée en tout temps par la générosité de son aîné, « déjà notoire », qui mit « au carreau » des esquisses du « jeune peintre inconnu » pour sa première exposition particulière, comme plus tard, il recommanda Lhote à son propre marchand : « Je vis un jour Dufy arriver chez moi, essoufflé par mes trois étages sans ascenseur, accompagné du marchand. Il fallut que je montre toutes mes toiles... Je demande quon me signale un pareil cas de désintéressement, de folie! chez un peintre contemporain. Raoul Dufy, gentil compagnon, je te vois partir avec grande peine et grand effroi. Tu es un peu de mon passé qui disparaît, et ce vide réduit dun peu plus lhorizon de mon avenir ».On joint une photographie dAndré Lhote.
Importante correspondance de 33 lettres ou cartes autographes signées
MERSON Luc OlivierImportante correspondance de 33 lettres ou cartes autographes signées, adressée à Mlle Marcelle Lambrette [1879-1951], artiste peintre. Principalement durant l'année 1913, enveloppes jointes. Longues lettres du maître, âgé de 67 ans, à la jeune artiste de 34 ans. Marcelle Lambrette qui avait eu L.O. Merson comme professeur. Nous en citerons quelques unes. 3 janvier 1913 : « J'ai des monceaux de lettres et de cartes à répondre. C'est pourquoi je vous demande de me permettre d'abréger ma correspondance. [...] Mon genou est usé. [ ] L'après midi suis allé à l'Odéon avec Madeleine, nous avons vu Faust. Très médiocre exécution, décors sans intérêt, costumes falots. Les principaux rôles étaient au mains des doubleurs ». 22 mars 1913 : « Votre lettre a charmé les ennuis de l'atelier quelque peu sinistre. j'y retourne demain, mais je doute que j'y remette les pieds. [ ] J'ai vu hier soir le jeune et beau Magne. Il m'est arrivé chargé d'études, de dessins, de croquis pour la Coupole. Eh bien, non, ça n'est pas ça du tout. Pour de l'assurance, il en a à revendre, mais ça ne fait ni mon affaire ni celle de la mosaïque. [ ] Je vais tenter quelques dessins d'après nature.[ ] Ce matin je suis allé voir le groupe de votre ami Sudre, une Esmeralda et Quasimodo. C'est médiocre, mais pourra rapporter à son auteur un succès populaire. [ ] Reçu de l'inépuisable Arthur Meyer, votre ami, deux paquets, l'un pour vous, l'autre pour moi. C'est nos oeufs de Pâques ». 26 mars 1913 : Il lui envoie un cadeau de la part d'Arthur Meyer, le directeur du Gaulois. Châtel-Guyon, 13 août 1913 : « Pas très gai, hélas, ce séjour de Châtel-Guyon. Naturellement on ne voit que des malades, jaunes, maigres et souffreteux. Triste spectacle [ ] Le docteur qui soigne Madeleine est peut-être dans le vrai. Toujours est il qu'il considère son état comme assez grave ». Châtel-Guyon, 19 août 1913 : « Le pays est toujours beau. je n'en dirai pas autant du ciel qui se montre inclément et trop chargé de nuages. [...] Mon triste et malheureux bras en est toujours au même point. Hier ce fut la fête de St Hippolyte et de Rochepradière. Naturellement j'y fus [ ] Madeleine me semble vouloir aller un peu mieux. Ce n'est pas encore très reluisant. [ ] Si nous causions renard et poules. Si nous parlions herbes et pommes. Il y en a ici des pommiers. Citrons de maigreur et de pauvreté. Pas de fruits, pas de feuilles, à peine des branches, des squelettes. Les herbes, très belles [ ] Vous avez raison d'aller à Limoges faire des provisions. Ca ne vous amènera pas à grand chose pour votre tableau, mais au moins vous ne mourrez pas de faim. [ ] Faire des pages de croquis nombreux mis en train ensemble et auxquels on travaille quand l'animal veut bien se présenter dans la pose ». Bourbon l'Archambault, [27 août 1913] : « Voilà commencée la dernière période de mon voyage et de nos vacances. Aujourd'hui j'ai pris mon quatrième bain, ma quatrième douche, et j'ai subi mon quatrième massage ! [ ] Quand donc toutes ces sales histoires seront-elles finies ? si encore au bout de cette sué il y avait espoir de guérison bien radicale et bien complète ! Mais entre nous , je n'ai que très médiocre confiance dans le traitement que je me fais appliquer. [ ] Le docteur D. ne voulait pas de massage. Le docteur d'ici en veut tant et plus ». Il évoque les gens rencontrés, des artistes, mais a hâte de rentrer à Paris. Il évoque l'affaire des professeurs de dessin qui était pendante au Conseil d'État. Il la conseille de continuer à faire « de belles, bonnes nombreuses études. Je ne saurais trop vous répéter qu'il vous en faut plus qu'il n'est nécessaire. Il faut que vous ayez de quoi choisir ». Bourbon-L'Archambault, 15 septembre 1913 « Mon rôle de patron est difficile. Je vous avais bien recommandé de faire une étude grandeur nature d'un groupe de personnes, et, crac, voilà que vous m'annoncez que cette étude sera exécutée en petite dimension. Et bien, il faudra en faire une autre. Voilà tout. A cela je tiens absolument , quand vous l'aurez faite, vous comprendrez pourquoi je désire que vous suiviez mon conseil. ». Dans une autre lettre 25 septembre 1913 : « J'aspire au moment où mon travail me tiendra éloigné de la maison ». 26 octobre 1913 : « J'ai couché à Pornic chez François »[son fils] L'état de sa mère est très critique. On joint deux cartes de sa fille, Madeleine [1876-1965].
Dessin à la mine de plomb
FREMY Antoine Alexandre AugusteDessin à la mine de plomb, signé en bas à droite. [XIXe siècle] ; 19 X 30 cm. Dessin représentant un vaisseau de guerre au mouillage.
Lettre signée avec 3 lignes autographes
DUBUFFET JeanLettre signée avec 3 lignes autographes. mardi 31 octobre [1950], adressée à son cher René [de Solier] ; 1 page in-8 dactylographiée. Trop « occupé en ce moment avec mes peintures que je fais à tour de bras », Dubuffet n'a pas encore pu aller en librairie « feuilleter un peu ce sale livre [Les dieux ne nous aiment pas de Max Servais] [ ] Quelle drôle d'idée de donner mon nom à l'un de ses sales personnages ! ». Il ne connait pas Max Servais mais a déjà rencontré le directeur des éditions Corréa et sa femme qui « s'affuble d'un nom grotesque dans le genre de Solange de Poutrailles et Ghislaine de Calembredaine pour signer dans des feuilles obscures des articles prétendant être de critique d'art, d'ailleurs remarquablement ineptes. Enfin tant pis tout cela on s'en fout : qu'ils vivent heureux ensemble ! » Il prie de saluer de sa part « l'adorable Germaine Richier que nous aimons tous deux très fort, et que d'ailleurs tout le monde aime beaucoup. Quelle drôle d'idée elle a eue de mettre une statue dans cette affolante église de Savoie [Notre-Dame-de-Toute-Grâce sur le plateau d'Assy] où il y a des inepties de Matisse, Léger, Lurçat et les autres ». Il n'a jamais vu de statue de Germaine Richier et aimerait bien en voir une. Son ami Constant Rey Millet n'a jamais rien vu d'aussi « faux et imbécile que cette église ». Il ajoute de sa main que son ami « Afonso Ossorio a entièrement décoré une grande église aux îles Philippines et cette uvre gigantesque est extrêmement belle ».
Manuscrit autographe signé
FARRÈRE ClaudeManuscrit autographe signé, intitulé « Un Sujet de Roman, par Sacha Guitry ». [Janvier 1923] ; 22 pages in-4°. Bel article de critique dramatique sur la pièce de Sacha Guitry, Un sujet de roman (créée au Théâtre Édouard VII le 4 janvier 1923). « Le public de M. Sacha Guitry a accoutumé de venir au théâtre Édouard VII pour y rire à gorge déployée. Hier, confiant dans son habitude acquise, il riait comme à l’ordinaire. Mais peut-être avait-il tort... [...] La nouvelle pièce de M. Sacha Guitry, réputé l’amuseur de Paris, est une pièce pleine de vérités très rares […] L’auteur du Blanc et du Noir, qui venait de commettre une façon de vaudeville, a jugé qu’il se devait de commettre, immédiatement après, une manière de tragédie. Et cette tragédie m’a bien l’air d’être un chef-d’œuvre. » Farrère décrit l’intrigue dramatique, rapporte quelques répliques frappantes, et conclut sur l’interprétation de « la plus belle pièce, à mon goût, de toute l’œuvre de Sacha Guitry, parce que la plus cruellement inhumaine » : « M. Levaillé, c’est Lucien Guitry, celui qui n’a pas besoin de texte. [...] Tout ce qu’avait créé Sacha, Lucien l’a multiplié. Et il semble, en vérité, qu’un seul cerveau, celui du père et celui du fils, ait mis debout ce résultat superbe. »












