Nos plus beaux documents autographes
4090 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
SIGNAC PaulLettre autographe signée. Barfleur, 30 août 1934 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Société des Artistes Indépendants ». « Jaccepte avec grand plaisir de faire partie du Comité dHonneur de lExposition Rétrospectives des uvres de votre père. Il mérite cet hommage à tous points de vue ».
Lettre autographe signée
MONTEIL Parfait-LouisLettre autographe signée, adressée au directeur du « Temps ». Herblay, 28 juillet 1897 ; 2 pages in-4°. Il s'insurge contre ce qu'il vient de lire dans le Temps du 18 juillet, et notamment ceci : « Le désastre de la mission Henderson venant après l'échec de la Colonne Monteil » Monteil exprime sa ferme volonté de mettre fin à la « légende calomnieuse accréditée par une certaine presse. » Il affirme que la Colonne de Kong « n'a jamais subi d'échec. Elle a été rappelée en pleine lutte avec une légèreté totale, par un ordre venu de Paris. Quatorze combats victorieux livrés à Samory [Samory Touré (1833-1900)] du 3 au 17 mars 1895 la prise de la base de ravitaillement de l'ennemi puis de son camp sont des succès et non des échecs. En outre lorsque j'ai reçu l'ordre de rappel [ ] j'ai ramené avec la Colonne à Kadiokofi six mille habitants du Djimini et du Djamala qui ont été ainsi arrachés aux horreurs de l'esclavage. » En revanche, Monteil qualifie l'ordre de rappel de « faute politique. [ ] L'équivoque doit cesser : la Colonne de Kong n'a pu profiter de ses nombreux succès contre Samory, parce que le Gouvernement de l'époque a prononcé avec une impéritie coupable sa dislocation en présence de l'ennemi. » En septembre 1894, Parfait-Louis Monteil, ci-devant gouverneur et commandant supérieur du Haut-Oubangui, prend le commandement de la Colonne de Kong pour combattre Samory en Côte d'Ivoire. Il fait subir de nombreux revers à l'ennemi, même le jour où il est grièvement blessé, à Sobala. C'est à ce moment qu'arrive l'ordre de rappel de Paris et que la colonne est dissoute. En 1896, Monteil prend sa retraite pour écrire des ouvrages sur ses missions africaines. On joint : une copie conforme, signée par Monteil, d'une lettre adressée au président du Conseil [Charles Dupuy], le 19 février 1899, mais surtout destinée à être publiée dans les journaux. Au sujet d'une « irrégularité » commise lors de l'élection du président de la République [Émile Loubet] par le Congrès qui a siégé à Versailles le samedi 18 février. Monteil, qui semblait nourrir plus que du ressentiment envers les politiciens depuis l'affaire de la colonne de Kong, avait déposé sa candidature aux fonctions de président de la République, mais sa demande avait été rejetée. « Déduction logique, il est impossible, je puis même dire interdit à tout citoyen français qui n'est ni député, ni sénateur, de se présenter à l'élection présidentielle. La démonstration que je voulais faire en me présentant est donc acquise désormais. La Constitution de 1875 est contraire à l'esprit des institutions républicaines. »
Manuscrit autographe signé
LOUŸS PierreManuscrit autographe signé. 1 page grand in-4°, à l’encre violette. Page manuscrite extraite de son livre L’Homme de pourpre (1901). « Six esclaves sarmates s’avançaient deux par deux, chacun portant une charge d’or et un coutelas à la ceinture. Derrière eux, un négrillon tenait horizontalement, comme une patère à libations une longue crosse de cèdre rose serrée par un lacet d’or : la canne auguste du Maître. »
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé. [Vers 1948-1953] ; 4 pages 1/2 in-4°. Sur le rocher de Gibraltar : « Vu de la mer ou vu du ciel le rocher de Gibraltar fait penser à un gigantesque poing fermé. Ce que la Grande-Bretagne a voulu affirmer en s’incrustant depuis 1704 à la pointe de l’extrême occident européen c’est qu’elle entendait jouer un rôle en Méditerranée. La forteresse dont on devine malgré les secrets bien gardés qu’elle est formidable, le port et le champ d’aviation si remarquablement aménagés surtout si l’on tient compte du très petit espace dont disposaient ces constructeurs, la ville si britannique d’aspect et de mœurs […] Tout le décor de Gibraltar est une manifestation de la volonté anglaise. »
Manuscrit autographe signé
FARRÈRE ClaudeManuscrit autographe signé intitulé « Critique dramatique, Phædre, tragédie en trois actes de Gabriele d’Annunzio ». [Juin 1923] ; 15 pages 1/2 in-folio. Long article enthousiaste sur Phœdre de Gabriele D’Annunzio, publié dans Le Gaulois du 8 juin 1923. « Phèdre [...] pour en oser l’escalade après Racine, il faut être titan, ou demi-dieu. Incontestablement, M. Gabriele D’Annunzio était qualifié pour cette tentative. Je n’aperçois guère, dans la littérature contemporaine, que trois hommes qui soient tout à fait au-dessus des autres : Rudyard Kipling, Pierre Loti et Gabriele D’Annunzio [qui] me semble procéder de Pindare, et résumer en soi tout le lyrisme. Voilà qui suffit. Et Gabriele D’Annunzio a bien fait d’écrire une Phèdre : il en avait le droit. » Farrère fait ensuite une analyse détaillée de l’œuvre et la compare à Phèdre de Racine, en soulignant les différences entre les deux conceptions de l’héroïne et le déroulement du drame. Il termine en saluant les interprètes, surtout Ida Rubinstein, « une statue vivante, la plus pure et la plus mobile que l’on puisse rêver », ainsi que le traducteur André Doderet.
Intéressant ensemble de documents sur le mémorialiste.
[SAINT-SIMON Louis de Rouvroy, duc de]Intéressant ensemble de documents sur le mémorialiste.— Lettre manuscrite signée du duc de Choiseul (ministre des affaires étrangères de Louis XV). 21 décembre 1760 ; 1 page in-4°, légères piqûres au début. « Les manuscrits, Monsieur, trouvés au deceds de M. de St Simon ont été renfermés, lors de la levée des scellés, dans plusieurs grandes caisses et laissés en depot au S. de La Leu notaire. Comme ils concernent les affaires du Roy […] vous vous concerterez avec M. Boudot Procureur au Chatelet pour l’exécution de cet ordre, sois pour le temps sois pour le nombre de voitures nécessaires pour les transporter » — Copie (d’époque) de la lettre du notaire du Chatelet de Paris, signée. 21 décembre 1760 ; 1 page in-4°.Ordre « que sur la simple représentation du présent ordre et nonobstant toutes oppositions faites ou à faire […] les clefs des dites caisses (des manuscrits) seront remis au Sieur le Dran premier commis du dépôt des affaires étrangères et ce sur la simple reconnaissance qu’il en donnera […]. Fait à Versailles le 21 décembre 1760 signé Louis et plus bas le Duc de Choiseul . Je soussigné que Monsieur le Dran m’a remis l’original de l’ordre du Roi dont copie cy-dessus avec sa reconnaissance de l’exécution du dit ordre de ma part. A Paris le 22 décembre 1760 » signature Delaleu (?).On joint :— la copie (d’époque) non signée d’une petite lettre (28 juin 1788 ; 1 page in-8°) adressée à Madame la comtesse de Saint-Simon déboutant celle-ci de la propriété des manuscrits des Mémoires du Duc de Saint-Simon. — Arrêt du conseil d’état du roi qui ordonne la suppression des trente premiers volumes de l’ouvrage ayant pour titre : Œuvres complètes de Voltaire : de l’imprimerie de la société littéraire typographique, 1784. Paris, Imp. Royale, 1785, 3 pages in-4°. — Arrêt du conseil d’Etat du roi, qui supprime l’ouvrage intitulé, Lettre du comte de Mirabeau, sur l’administration de M. Necker. Du 6 juin 1787. Paris, Imp. Royale, 1787, 2 pages in-4°.
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à Mlle Claude Chauvière, sa secrétaire et amie. Paris, 9 octobre 1931 ; 3 pages in-8° sur le papier de l’hôtel Claridge à Paris, enveloppe timbrée jointe.« Mon petit Claude, as-tu lu le feuilleton que te consacre - que nous consacre - Robert Brasillach dans l’Action Française ? Il nous fait honneur à toutes deux, et j’en suis très contente. On sait que Brasillach remplace Bidou, désormais aux Débats. […] Alors, c’est la gaffe, ma demande de bouquin ? Je suis désolée, j’abîme tout ! Mon petit Claude, merci de me préparer de si beaux exemplaires. Bruel va encore faire des folies ! Ce matin je reçois un beau grand papier de chez Didot, qui faut-il remercier ? Je travaille aussi, mais quelle lenteur... Il faut que je me hâte, j’ai coupé les ponts derrière moi, je passe tout de suite après Kessel »...
Dessin autographe signé « Sacha »
GUITRY SachaDessin autographe signé « Sacha ». 23,2 X 31 cm. 3 portraits légendés : « Rejane — Granier — Brandes ».
Très intéressant dossier rassemblant des documents et lettres des protagonistes.
SCANDALE DES VENTES DES DÉCORATIONS (1887).Très intéressant dossier rassemblant des documents et lettres des protagonistes.— CAFFAREL Louis Charles [Bourgoin-Jallieu, 1829 - 1907], général français qui fut impliqué dans le scandale des décorations. Lettre autographe signée, adressée à un président [de la commission d’enquête ?]. Paris 26 novembre 1887 ; 1 page in-folio avec ratures et corrections. Très intéressant document quelques jours avant sa démission suite à ce scandale. Il s’agit du brouillon de sa lettre. « Je lis, à l’instant sur les journaux de ce matin la déposition de Monsieur le général Perron devant la commission d’enquête. Je laisse de coté les appréciations de Monsieur le Ministre sur ma valeur personnelle : si la commission d’enquête avait à la juger, je demanderais simplement qu’on lui apportât mon dossier. Mais, Monsieur le ministre a dit qu’il avait la conviction d’un lien entre l’affaire Aubanel et l’affaire Caffarel. Il a dit aussi (journal Le Matin du 26 9bre) J’ai appris depuis que le Général Caffarel avait tenté de rendre certaines notes au Génie Belge. Je ne puis rester sous le coup d’une pareille accusation. Je vous supplie de m’entendre à nouveau, de me confronter si vous le jugez convenable avec Monsieur le Ministre de la Guerre. On a pu m’enlever ma croix d’honneur, mais on n’arrachera jamais de mon coeur l’amour de mon pays. Vous comprendrez mon indignation en face d’une accusation de trahison. »— ANDLAU Joseph-Hardouin-Gustave, comte d’ [Nancy, 1824 - Buenos Aires, 1892], militaire et homme politique français du XIXe siècle, général mêlé au scandale de “ventes des décorations”.Lettre autographe signée [adressée à M. Gernier Baillier]. 19 avril ; 2 pages in-8° sur papier à à lettre « 41 rue Montaigne ». « Permettez-moi de vous adresser une jeune femme dont la position plus que précaire mérite vraiment toutes les sympathies. C’est Mme la Baronne Baillot femme de ce malheureux qui a échoué si tristement l’an dernier dans la création du Skating Palais avenue du Bois de Boulogne et qui s’est sauvé, laissant cette jeune femme sans ressources avec trois enfants en bas âge. […] Mais je vous écris pour obtenir de vous si cela est possible, une intervention plus utile en sa faveur. Ne vous serait-il pas possible d’obtenir au moins une bourse pour son fils aîné qui a 8 ans, dans un collège de la ville ? »— LIMOUZIN Madeleine, tenancière de maisons closes, aventurière qui fut compromise dans l’affaire Wilson en 1887.Très rare lettre autographe signée, adressée M. Chincholle. 19 novembre 1887 ; 3 pages in-8°, sans doute incomplète. En plein scandale, elle fait allusion à un article paru dans le Figaro au lendemain d’un dîner au « Chat noir ». « Je suis absolument au courant d’une interprétation malheureuse qui m’a été méchamment donnée à notre soirée de samedi ; je serai désolée d’apporter un nuage dans la vie privée de qui que ce soit, je vous ai promis une photographie, je tiens parole, vous priant de l’accepter, non de Madame Limouzin, mais d’un bon camarade, que vous serez généreux de ne pas trop abîmer, car il est tout dévoué à votre cause. Je serais chez Liebert tous les jours à partir d’aujourd’hui de 1 hre à 6 heures maîtresse d’y recevoir qui me plaît […] que pour rien au monde, je voudrais avoir à me reprocher une mauvaise action. Je vous prie très instamment de faire insérer la lettre que je vous ai fait parvenir au sujet du Sire Salis. »
Lettre autographe signée
BRETON AndréLettre autographe signée, adressée à Maurice Noël. « Casablanca, avril 1941 » ; 1 page 1/2 in-4°. « Veuillez m’excuser si je ne suis pas à même de servir ma promesse en vous adressant un exemplaire de l’Anthologie de l’Humour noir et de Fata Morgana. Le premier de ces ouvrages, achevé d’imprimer le 10 juin 1940, m’a été retourné refusé par la censure de Clermont. Le second m’est revenu différé jusqu’à la conclusion définitive de la paix (sic). […] Je me permets de vous signaler que le poème ne comportait pas la moindre allusion à l’actualité, ni rien qui en rendit la publication incompatible avec l’ordre nouveau. […] À l’éditeur qui s’inquiétait des raisons de ce tel achoppement, il a été répondu : “ Ne nous proposez pas d’ouvrages d’auteurs qui sont la négation même de l’esprit de redressement national”. Il est ainsi établi que certains écrivains français sont privés de la parole en France en 1941. J’avais songé — pour en avoir le cœur tout à fait net — à soumettre au contrôle de presse un poème en alexandrins “impeccables” tiré de quelque anthologie et que j’eusse intitulé “ Retour à la terre” mais ne m’en suis pas trouvé le courage en dernier moment. »
Lettre signée
FRÉDÉRIC IIILettre signée. Copenhague, 13 janvier 1766 ; 1 page in-folio ; en allemand. (Ancienne vente Charavay, 24 septembre 1868.) Vœux de nouvel an. Rare.
Pièce signée
FRÉDÉRIC IVPièce signée. Hafnia, 15 mars 1704 ; 3 pages in-folio, grand sceau aux armes sous papier ; en latin. Sauf-conduit donné pour la navigation entre la Norvège et Amsterdam à Jan Jacobsen Rens et son navire Gylden Haab. Rare.
Lettre signée
FRÉDÉRIC IVLettre signée, avec compliment autographe, adressée à la duchesse Maria Elisabeth de Schleswig-Holstein, abbesse de Quedlinbourg. Copenhague, 3 janvier 1728 ; 2 pages in-folio ; en allemand. Vœux de nouvel an. On joint une lettre signée de son épouse, Anne Sophie [1693-1743], 6 janvier 1728, à la même (2 pages in-folio).
Ensemble de 24 lettres autographes signées (dont 2 lettres avec dessins) et une pièce signée
GOLAY MaryEnsemble de 24 lettres autographes signées (dont 2 lettres avec dessins) et une pièce signée. 1939 ; formats in-4° principalement.— « C’est la veille de Noël. J’espère que vous avez reçu mes petits signes d’amitié et que vous pensez sans cesse que je suis avec vous, mon adorable ami dont je m’ennuie à cette distance si cruelle qui nous sépare et qui nous prive de cette joie de nous voir. » Elle a été souffrante et a dû garder le lit mais « aujourd’hui je suis debout et comme vous j’admire le ciel bleu si pur et si rayonnant qui dit guérir bien des maux ». Elle ne doit pas lire les journaux mais entend peu loin « les grondements qui nous annoncent des visites indésirables : et cela n’est pas bien gai de savoir sur nos têtes des vautours si cruels et sans foi ni lois ». Elle l’informe qu’elle ne souhaite pas déménager chez des personnes étrangères et préfère rester chez elle, pour ne pas perdre son confort. — « Pourquoi j’apprécie tant votre caractère en vous, cher Ami, c’est sur son élévation et son amour de la beauté !... C’est parce que vous admirez ce que j’admire et vous rêvez, en artiste à tout ce qui n’est pas sous vos yeux. Ce bonheur de créer autre chose que la banalité présente, pour moi c’est l’idéal de notre existence. […] Et je m’évade de cette effroyable tristesse en m’obligeant de pendre un pinceau consolateur, de songer à autre chose qu’à ma douleur. » — « Je suis heureuse de savoir que je puis encore vous être utile et que mes petits croquis rêvés peuvent arriver malgré tout, à vous servir peut-être comme idées ! » — « J’ai tout caché à la maison, tout est voilé, presque invisible. Je cherche à oublier tout ce que j’adore dans la vie et je me remettrai à mon chevalet seulement lorsque ma mentalité sera moins inquiète et moins banalisée par l’affreuse situation que nous sommes obligés de tolérer. » — « Mon art, ne doit pas souffrir de tout cela. »Correspondance très mélancolique en ce début de la Seconde Guerre Mondiale.
Lettre autographe signée
RENARD JulesLettre autographe signée, adressée à M. Valette. Sans date ; 1 page in-4°. « A. Gallois, qui découpe toujours, m’adresse cette note parue le 25 juillet dernier, dans la Revue de l’Est (Nancy). Elle n’est pas signée. Mais le nom, je le crains, n’ajouterait rien à la chose. Voulez vous la reproduire, afin que je la relise encore, au Mercure de France. » Sous cette missive figure l’article recopié ici par Jules Renard : « Sans doute, il y a au Mercure de purs artistes, sans doute il y a de fins lettrés et des écrivains de goût ; mais, chaque fois que nous y lirons.... des articles de fond comme Mon ardoise, de ce pauvre Jules Renard — qui décidément est touché et où nous relevons les énormités suivantes. » Suivent les phrases citées.














