Nos plus beaux documents autographes
4536 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à Mlle Claude Chauvière, sa secrétaire et amie. Sans date, sans doute entre 1931 et 1932] ; 1 page 1/2 in-4° sur le papier bleu du Claridge.Belle lettre sur sa ligne de cosmétiques qu’elle veut lancer dans sa boutique de la rue Miromesnil : « Non, mon petit Claude, je n’ai plus de bronchite. J’ai seulement un pied qui traîne encore et une crise d’argent, comme tout le monde. Je me hâte terriblement pour avoir mes “produits” au point, bientôt. J’ai un parfum, bientôt deux, une “eau”, une autre “eau” des rouges en train, deux trucs gras, des poudres qui ne seront faites que fin janvier ou en février, etc. etc. Tout sera très bien, mais quand ? Je me grouille du mieux que je peux »...
Lettre autographe signée
MARQUET AlbertLettre autographe signée, adressée à Élie Faure. Paris, 13 décembre 1919 ; 1 page 3/4 in-8° (17,5 x 14,5 cm).« C’est la déveine, la fatalité ou le Bon Dieu ou je ne sais quoi qui suscite tous les obstacles possibles chaque fois que je dois aller voir la collection Gangnat. Je dois partir dans une huitaine. À mon retour, si vous voulez bien, nous ferons encore une tentative pour voir ces Renoirs, peut-être que ma persévérance lassera le mauvais sort. Le tableau que vous avez vu chez Blot représente la porte de St-Cloud et date de 1903 ou 4, quant au Pont-Neuf, il a dû être fait deux ans plus tard [œuvres d’Albert Marquet, probablement exposées à la galerie Eugène Blot]. Aurai-je le plaisir de voir cette exposition avant mon départ ? Quand venez-vous ? Mes bonnes amitiés. Marquet. »L’ingénieur et industriel Maurice Gangnat, (1856-1924), beau-frère de Paul Gallimard, réunit une des plus importantes collections d’art de son temps, et fut le plus grand amateur d’œuvres de Renoir. Le catalogue de la vente aux enchères de sa collection, en 1925, fut préfacé par Robert de Flers et par Élie Faure.Marquet admirait profondément Renoir, et possédait de lui un Paysage de Cagnes, peint en 1915.
Huile sur toile.
CARELMAN JacquesNature morte au tabouret et à la guitareHuile sur toile.65 X 54 cmProvenance : Vente de la succession Carelman, 2013.
Lettre autographe signée
SAINT-SAËNS CamilleLettre autographe signée, adressée à un ami. Las Palmas, le 16 février 1899 ; 4 pages in-4°. Très belle lettre : « Votre lettre du 1er fév. me montre qu’on s’occupe sérieusement de Phrymé à l’Op.(éra) Com.(ique) ; je croyais qu’on n’y songeait plus. C’est moi qui ai demandé à Carré d’égayer le dîner du second acte et de faire une apparition plus suave dans cette nuit subite et complète qui n’a pas de raison d’être ; nul doute qu’avec son goût pour le pittoresque et son talent de metteur en scène, il ne fasse très bien ; pourvu qu’il ne fasse pas trop bien ! en cela comme en tout je n’aime pas qu’on dépasse le but. Mlle Emelen est ravissante ; je lui ai fait dire le rôle et elle y sera très bien. J’ai relu Vendetta comme vous pensez ; c’est maintenant tout à fait au point (me permettez-vous de dire qu’il me semblerait encore utile de retoucher quelques vers par-ci par là ? Mais c’est peu de choses). Oui, c’est tout à fait au point, mais c’est moi qui n’y suis plus. C’est plus fort que moi, je ne puis plus écrire pour le théâtre. Pourquoi ? est-ce une évolution naturelle, ou le résultat de tous les ennuis que j’ai eu dans ces « mauvais lieux de la musique » comme les appelait Berlioz ? Je ne sais ; peut-être les deux. Ce qui est certain, c’est la répugnance, l’horripilation que j’éprouve à l’idée d’entreprendre un travail de telle nature et il me paraît impossible, dans de telles conditions, de faire quelque chose de bon. Je viens d’écrire un quatuor qui sera interminable ; cela me fait peur, mais peur et plaisir à la fois, comme quand on va prendre un bain de mer et qu’il y a de grosses vagues. Que voulez-vous que j’y fasse ? J’aurais toujours la consolation de vous avoir fait faire une bonne pièce qui vous prépare au succès. Le grand effet arrivant à la fin du second acte est ainsi bien mieux préparé, tout s’enchaîne et s’équilibre à souhait. Puisque le rôle principal est destiné à Mer Héglon (et je n’en vois pas d’autres, l’astre de Deluc me semble en train de pâlir). Pourquoi ne proposeriez-vous pas à Xavier Leroux de reprendre le fardeau que je sens trop lourd pour moi et qui lui sera léger ! L’idée d’écrire un rôle pour la belle amie le surexcitera favorablement. Vous n’avez pas oublié d’ailleurs qu’il a triomphé à l’Institut sur votre Diane ! Il me semble que Vendetta lui revient de droit. Je vous perce le coeur, je le sais et cela me chagrine. Mais à quoi bon se leurrer de chimères ? Si vous faites un drame et qu’il vous fasse des choeurs et de la musique de scènes, c’est là une chose dont je me sens encore capable. Tout un opéra, décidément, je n’en suis plus. J’ai acheté tout exprès une belle cartera, comme on dit ici, en maroquin, fermant à clé, pour que votre manuscrit soit bien à l’abri. Si vous le désirez, je l’éplucherai soigneusement et vous signalerai en toute humilité, les petits détails qui me semblent encore susceptibles d’amélioration. Vous avez tenu à garder « ils s’aiment bien, ils sont heureux ! », cela plaira peut-être à un autre, mais moi, je l’aurais certainement retranché... J’ai été vivement touché de cette petite carte de Mme de Lassus ; pourvu qu’elle ne se chagrine pas trop à cause de moi ! qu’elle veuille penser à ce qu’elle ferait si on lui demandait de faire du trapèze ou de danser sur la corde raide, elle se trouvera tout à fait à ma place. Je pense que si Phrymé voit enfin les feux de la nouvelle rampe, vous me donnerez des détails bien circonstanciés sur cet événement. On peut bien dire événement, car c’en est un maintenant de voir représenter un Opéra-comique à l’Opéra-comique ! »
Lettre autographe signée
MAYENNE Henri de Lorraine, duc deLettre autographe signée « Henry de Lorraine », adressée à la Reine mère Marie de Médicis. [1620] ; 1 page in-4, adresse au verso, cachet cire rouge aux armes (petite déchirure par rupture de l’autre cachet ; portrait gravé joint). Il a bien reçu la lettre de Sa Majesté, et s’excuse de ne pouvoir exécuter son commandement, étant encore souffrant : « je la suplie treshumblement me pardonner si je ne puis si toste y obéir, estant encor un peu desbille, mais incontinent que jaures un peut plus de forsse je mi acheminer pour rendre le service treshumble que je dois à vostre Majesté ». Il prend « la hardiesse de baiser les mains de Vostre Majesté ».
Poème autographe signé « Litanies pour Ré ». 2 août 1979
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé « Litanies pour Ré ». 2 août 1979 ; 1 page in-8°.« Arc en cielAnge gardieninspiratriceexploratricesourirecourageuselucidevraieingénieusesoigneusegracieusejoliegénéreuseet j’en oubliePhilippe le maladroit2 août 1979. »
Une route seul soleil
TZARA Tristan« Une route seul soleil ». Sans date [1944] ; in-16, 16 pages, agrafé. Édition originale de cette plaquette parue dans la clandestinité. Envoi autographe à Jean Lescure. « À Jean Lescure pour son amour de la poésie et de la liberté. Tristan Tzara ». Rare.
Ça va
TZARA Tristan« Ça va ». Centre des Intellectuels, Cahors, [1943] ; in-16 (110 X 135 mm), 12 pages, agrafé tache au niveau de l’agrafe). Édition originale sur papier courant imprimée à petit nombre, il n’a été tiré que 15 pur fil en grands papiers. Envoi autographe à Jean Lescure. « À Jean Lescure avec la sympathie de Tristan Tzara ». Rare exemplaire dédicacé.
Ensemble de lettres autographes signées
MONTHERLANT Henry Millon deCorrespondance de 12 lettres ou cartes signées ou autographes, adressées à Marcel Lobet, écrivain belge(1907-1992) entre 1933 et 1971. Montherlant y évoque certaines de ses oeuvres ou commente les articles ou critiques de Marcel Lobet.3 lettres autographes signées, 8 lettres tapuscrites signées et 1 carte postale autographe signée. In-4° en général.— Lettre autographe signée. [1938 ?]. Il évoque « une question qui, comme tout ce qui touche à l’ “Orient”, m’a toujours un peu effrayé par sa complexité ».— Lettre signée. 5 mars 1963 : « Vous avez bien vu en voyant que je cherche essentiellement à reproduire l’être humain. Et juste aussi en voyant que j’ai du respect pour la faiblesse, non pour la médiocrité ».— Lettre signée 17 mars 1969. « Ce n’est nullement par goût de l’alternance que je peux être à la fois du côté de Port-Royal et du côté du bon plaisir, ou seulement du plaisir tout court. C’est seulement parce que j’ai une nature riche et diverse et que je n’ai pas voulu y élaguer pour m’y faire une unité factice. Il y a cinquante ans que j’écris et on n’a pas encore compris cela », etc.— Lettre signée. 16 avril 1971. « Je ne suis pas un “styliste”, je suis simplement un écrivain, et je ne pense pas du tout que mon Théâtre soit supérieur à mon œuvre de romancier […] Cocteau a écrit : “Montherlant, c’est l’aigle à deux têtes. L’une de ces têtes est la tête de Malatesta, l’autre est celle du maître de Santiago” ».— Carte postale autographe signée non datée : « mais croyez-moi, les préfaces sont parfaitement inutiles ».
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé. Sans date ; 2 pages in-8° intitulé « Bagarres ».« Je me bats le jour je me bats la nuitBatailles contre la mélancolieCette vieille pieuvre toujours éveilléeQui me guette au coin des annéesAu coin des rues et des souvenirsEt lance son refrain mourirAlors que je veux vivre mille foisQue je veux aimer que je veux la joieQu’il est temps enfin d’espérerTemps de croire temps de respirerJe porte une flamme dans mon coeurElle brûle c’est mon enfant ma soeurC’est la vie qui sourit qui murmureC’est le temps qui fuit pour que dureLe grand incendie toute la vieSans remords sans mélancolieDans l’univers qu’ont crééLes rêves et toute véritéSeule vérité ma vérité lumièrePour aujourd’hui demain hier. »Publié par l’éditeur Eynard (Suisse), en 1949, dans un recueil intitulé Chansons.
Pièce signée
CAPOTE TrumanPièce signée. 11 septembre 1957 ; 1 page in-4°, trous d’épingles en haut. Contrat type entre Capote et CBS télévision employant l’écrivain pour établir les grandes lignes d’une histoire sans titre et être indemnisé de 1 000 $. L’année suivante, Capote publiera Breakfast at Tiffany’s.
Lettre autographe signée
ZOLA ÉmileLettre autographe signée adressée à un confrère. Médan, 16 juin 1883 ; 1 page in-8°, traces de pliures. Lettre de remerciements pour un livre qu’il vient de recevoir. « Merci mille fois de l’aimable envoi de votre nouveau livre. Je le lis avec interêt, vous ma paraissez y avoir fait des progrès sensibles. Les lettres demandent toute une [...] d’abnégation et de travail . »
Photographies
UTRILLO MauriceEnsemble de 4 photographies représentant le peintre et son épouse autour de ses tableaux. 175 X 125 mm. Une des photographies représente le peintre en train de peindre. Beaux plans rapprochés. Rare.
2 lettres autographes signées
CANALS Y LLAMBI RicardoEnsemble de 2 lettres autographes signées, adressées à M. Teyssier :— Madrid, 22 juin 1903 ; 2 pages in-8°. « Je vous prie de m’excuser du retard à vous envoyer les deux esquisses. C’est bien de ma faute, pour avoir laissé le soin de faire l’envoi au même encadreur pendant une excursion que j’ai faite à Salamanca. À mon retour, j’ai du l’envoyer moi-même. »— Grenade, 25 mai 1905 ; 2 pages in-8°. Il fait un voyage en Espagne et en rentrant à Paris il « aurait grand plaisir à vous montrer mes nouvelles productions et comme de juste vous pourrez choisir. Je vous prie de m’excuser ce retard mais réellement j’ai eu beaucoup de mal avec ce tableau et m’a empêché de rien faire d’autre assez intéressant pour vous montrer. »
Lettre autgraphe signée
SAINT-SAËNS CamilleLettre autographe signée, adressée à un ami. Las Palmas, le 16 février 1899 ; 4 pages in-4°. Très belle lettre : « Votre lettre du 1er fév. me montre qu’on s’occupe sérieusement de Phrymé à l’Op.(éra) Com.(ique) ; je croyais qu’on n’y songeait plus. C’est moi qui ai demandé à Carré d’égayer le dîner du second acte et de faire une apparition plus suave dans cette nuit subite et complète qui n’a pas de raison d’être ; nul doute qu’avec son goût pour le pittoresque et son talent de metteur en scène, il ne fasse très bien ; pourvu qu’il ne fasse pas trop bien ! en cela comme en tout je n’aime pas qu’on dépasse le but. Mlle Emelen est ravissante ; je lui ai fait dire le rôle et elle y sera très bien. J’ai relu Vendetta comme vous pensez ; c’est maintenant tout à fait au point (me permettez-vous de dire qu’il me semblerait encore utile de retoucher quelques vers par-ci par là ? Mais c’est peu de choses). Oui, c’est tout à fait au point, mais c’est moi qui n’y suis plus. C’est plus fort que moi, je ne puis plus écrire pour le théâtre. Pourquoi ? est-ce une évolution naturelle, ou le résultat de tous les ennuis que j’ai eu dans ces « mauvais lieux de la musique » comme les appelait Berlioz ? Je ne sais ; peut-être les deux. Ce qui est certain, c’est la répugnance, l’horripilation que j’éprouve à l’idée d’entreprendre un travail de telle nature et il me paraît impossible, dans de telles conditions, de faire quelque chose de bon. Je viens d’écrire un quatuor qui sera interminable ; cela me fait peur, mais peur et plaisir à la fois, comme quand on va prendre un bain de mer et qu’il y a de grosses vagues. Que voulez-vous que j’y fasse ? J’aurais toujours la consolation de vous avoir fait faire une bonne pièce qui vous prépare au succès. Le grand effet arrivant à la fin du second acte est ainsi bien mieux préparé, tout s’enchaîne et s’équilibre à souhait. Puisque le rôle principal est destiné à Mer Héglon (et je n’en vois pas d’autres, l’astre de Deluc me semble en train de pâlir). Pourquoi ne proposeriez-vous pas à Xavier Leroux de reprendre le fardeau que je sens trop lourd pour moi et qui lui sera léger ! L’idée d’écrire un rôle pour la belle amie le surexcitera favorablement. Vous n’avez pas oublié d’ailleurs qu’il a triomphé à l’Institut sur votre Diane ! Il me semble que Vendetta lui revient de droit. Je vous perce le coeur, je le sais et cela me chagrine. Mais à quoi bon se leurrer de chimères ? Si vous faites un drame et qu’il vous fasse des choeurs et de la musique de scènes, c’est là une chose dont je me sens encore capable. Tout un opéra, décidément, je n’en suis plus. J’ai acheté tout exprès une belle cartera, comme on dit ici, en maroquin, fermant à clé, pour que votre manuscrit soit bien à l’abri. Si vous le désirez, je l’éplucherai soigneusement et vous signalerai en toute humilité, les petits détails qui me semblent encore susceptibles d’amélioration. Vous avez tenu à garder « ils s’aiment bien, ils sont heureux ! », cela plaira peut-être à un autre, mais moi, je l’aurais certainement retranché... J’ai été vivement touché de cette petite carte de Mme de Lassus ; pourvu qu’elle ne se chagrine pas trop à cause de moi ! qu’elle veuille penser à ce qu’elle ferait si on lui demandait de faire du trapèze ou de danser sur la corde raide, elle se trouvera tout à fait à ma place. Je pense que si Phrymé voit enfin les feux de la nouvelle rampe, vous me donnerez des détails bien circonstanciés sur cet événement. On peut bien dire événement, car c’en est un maintenant de voir représenter un Opéra-comique à l’Opéra-comique ! »














