Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
2 lettres signées
DUFY Raoul2 lettres signées (la première avec 3 lignes autographes), adressées à son amie Marcelle Laclais à Marseille. 1948-1951 ; 2 pages in-4 dactylographiées.— Perpignan 15 mars 1948. Nouvelles de leurs amis et condoléances… « Pour ton lumbago je te conseille le traitement électrique : diathermie profonde. C’est ce que Berthe vient de faire et elle s’en trouve très bien. Il va mieux mais a eu un coup dur, et comme je suis à la diète […] j’ai perdu un peu de forces ».— Paris 19 octobre 1951. Il revient d’un long séjour en Amérique, « tellement occupé par les soins et toutes les autres choses que j’ai bien négligé toute correspondance. Et puis, c’était toujours la même chanson : dire que j’allais mieux sans que ce soit absolument vrai. Mais aujourd’hui, après ce long et dur traitement, je peux dire que je suis vraiment amélioré ». Ils descendront bientôt dans le Midi et espèrent l’y voir. Il la félicite pour son mariage et leur envoie « tous nos vœux à tous les deux ».
Lettre autgraphe signée
BERNARD ÉmileLettre autographe signée adressée à une bonne amie. Paris, le 2 août 1927 ; 2 pages in-4°. Très belle lettre parlant de ses peintures. « Emile Baumann est venu poser Jeudi, pour son portrait, que j’ai réussi à souhait et selon ses voeux, en trois heures ; par contre j’ai manqué absolument celui de Grolleau, sur lequel j’ai travaillé six heures. Puis je me suis remis à mon grand tableau de “ La lutte de l’homme contre la Femme ou d’Hercule contre les Amazones ” Je l’ai assez bien conduit, je crois, mais cela m’a causé de grandes fatigues, je n’en dormais pas, tant j’avais à réfléchir à son sujet. Finalement il est en voie de conclusion et je lui ai, je crois, arraché l’âme ».
Ensemble de 17 lettres autographes signées
MAUROIS André (Émile Herzog, dit)Ensemble de 17 lettres autographes signées, adressées à son épouse. 1er octobre 1960 au 24 octobre 1960 ; formats divers, enveloppes timbrées jointes. Belle correspondance envoyée durant un voyage aux États-Unis. Il ne nous est pas possible de retranscrire toute cette correspondance très intéressante sur son périple, nous décrivons les premières lettres.— New York, 1er octobre 1960 : « Je t’ai télégraphié hier soir que tout allait très bien. C’était une vue volontairement optimiste des choses. Et j’avais raison de feindre, puisque ce matin, tout va réellement très bien. […] Le bond de huit heures; 10 000 mètres m’avait donné un accès de tachycardie — ou de fièvre — je tombais de sommeil et ne pouvais dormir […] sans une merveilleuse hôtesse d’Air France, j’aurais été perdu. Heureusement elle m’a fait passer immigration et douane sans trop de formalités. Prends un minimum de bagages à main. Il n’y a pas de porteurs de l’avion à la douane. […] Les rois américains sont bien timbrés. J’espère qu’ils ne me feront pas dire de bêtises ; je n’en ai pas dit au moins je le crois. On n’a pas parlé de politique. L’hôtel est bourré de policiers à cause des grands dignitaires qui le remplissent. Le prince impérial du Japon et sa fiancée ont tout un étage. On vous demande vos papiers pour vous laisser entrer. Toute la nuit on entend les sirènes de la police qui déblaient la route pour quelque prince de ce monde, noir ou jaune, voire même blanc, s’il en reste. Il faut une heure pour obtenir un breakfast. Bref tous les plaisirs des voyages. »Washington, 3 octobre : « Tu es une bonne et sûre et fidèle épouse. Moi, de mon côté, je t’ai écrit dès le premier jour. […] N’hésite pas à avoir de l’excédent de bagages et prends peu de colis à main. […] Le Waldorf est un détestable hôtel. Service nul, impossible d’avoir un breakfast. Au contraire, celui-ci (Le Jefferson) est adorable, meublé à ravir et très gentil. J’ai eu une première conférence de presse. […] On vient me chercher pour le dîner avant la conférence. Après, il y a une réception à l’Ambassade de France. Je serai de nouveau liquéfié ce soir. Je t’embrasse, chérie, André. »—4 octobre : « Ma chérie, il est neuf heures du matin. Je commence cette lettre avant d’aller prendre l’avion ; je la terminerai à Boston. Hier soir ma première conférence. Elle a très bien marché. À la fin toute la salle debout applaudissant pendant dix minutes. Et pourtant j’avais dis des vérités assez sévères. Ma voix est ce matin très fatiguée. Il est dur de parler tout le jour. Mais ils sont insatiables. »— Saint-Catharines, Ontario, Canada 6 octobre : il lui écrit en anglais « I am still alive and it seems miraculous ». Il poursuit sa lettre le 7 octobre de Greencastle (Indiana) : « This is a university of 200 students, a campus like Princeton. Delightful people, but it was hard to get here. 40 miles by car from St Catahrines to Buffalo. Plane from Buffalo to Eleveland 3 hours a Cleveland Airport waiting for a plane to Indianapolis. 40 miles by car from Ind. to Greencastle. I had travelled all day and asked permission to go to bed as soon I arrived. »
Lettre autographe signée
POULENC FrancisLettre autographe signée. « Cannes » ; 1 page 1/2 in-4°.« Après bien des pérégrinations, j’ai reçu votre aimable lettre m’invitant à dîner chez vous à Versailles. Il y a en effet bien longtemps que je n’ai eu le plaisir de vous voir et depuis j’ai changé de domicile. Je n’habite plus Paris qu’en passant, ayant maintenant une maison en Touraine où je travaille entre mes divers concerts, cependant on peut parfois me joindre […] chez un ami chez lequel je descends souvent. […] Je serai ravi de vous revoir au printemps quand je serai parisien car je n’oublie pas votre charmant accueil d’autrefois. »
Lettre autographe signée
BEAUHARNAIS Hortense deLettre autographe, signée « H », adressée à Mme Frappe chez la duchesse de Montebello. 21 novembre 1830 ; 1 page in-8°, adresse avec marques postales. « On m’a remis votre lettre à Florence, elle m’a beaucoup touchée, j’étais inquiette de vous, mon intérêt était trop réel pour ne pas être affligée de demeurer étrangère à tout ce qui vous touchait et d’ailleurs je comprends si bien la douleur, qu’elle doit me rechercher, je vous remercie au milieu de votre chagrin de vous être affligée sur moi, manquer un bonheur n’est rien en comparaison d’un malheur qui nous frappe, aussi je n’ose rien desirer, mais je demande de conserver toutes les affections qui me restent et je sais très bien supporter tous les mécomptes qui ne touchent pas à mon coeur. J’ai revu l'Italie avec le doux sentiment qu’elle inspire, Venise a pour moi un charme que je ne puis exprimer, Rome m’a paru triste. J’ai jouis à Florence parce que j’y suis restée 19 jours avec mes enfants dont j’ai été bien contente. »
Lettre autographe signée
LA GOULUE (Louise Weber, dite)Lettre autographe signée adressée à Adrien Hébrard, directeur du journal « Le Temps ». Sans date ; 1 page 1/2 in-8°. Elle conteste que deux voleurs, pris par la police, n'étaient en aucun cas ses domestiques. « Je viens de prendre connaissance d’un article paru dans votre journal en date du 3 juin sous la rubrique fait divers dans lequel on désignait 2 pickpockets pris à l’esplanade des Invalides qui c’étaient donné le titre de domestique chez moi. Je vous prierai donc, Monsieur le Directeur de vouloir bien faire connaître au public en insérant cette lettre que je ne connais aucunement ces deux individus car je n’ai à mon service qu’une seule domestique. »
Manuscrit autographe comportant de nombreuses signatures en marge
DELACROIX EugèneManuscrit autographe. Sans date ; 3 pages in-4°. Le manuscrit comporte de nombreux essais de signatures en marge et dans le texte. Rare manuscrit de jeunesse comportant une version latine sur l’heliotrope, avec ratures et corrections et un texte philosophique : « Qu’est-ce que l’homme ? C’est un vase agité ou toute autre chose fragile. Il ne faut pas pour le briser un grand effort, un choix suffit pour cela. Quelque part que vous le frappiez vous trouverez peu de résistance. Qu’est ce que l’homme, un corps faible et fragile »… Seul il devient la proie et la victime des animaux, un être lâche et facile à vaincre, ni les dents ni les ongles ne sont assez forts pour le rendre redoutable, il a reçu deux choses de Dieu qui le rendent très puissant la raison et la société...Celui qui peut résister c’est à celui-là seul qu’appartient la philosophie...
Ensemble de 4 lettres autographes signées, adressées à son éditeur Edmond Buchet
VLAMINCK Maurice deEnsemble de 4 lettres autographes signées, adressées à son éditeur Edmond Buchet. 1940-1947 ; 1 page in-4° ou in-8° chaque ; petits défauts, fentes et taches de rousseurs. 4 mars 1940. « Jai lu avec intérêt votre bouquin sur la Musique [Connaissance de la musique] Nous aurions beaucoup de plaisir de vous voir à la Tourillière. La situation actuelle nous donnerait sujet à bavarder ». Il demande des exemplaires de Désobéir et de Ventre ouvert. 16 décembre 1941. « Au sujet de la traduction en langue allemande de La Mort de Mindrais. Je vous laisse entièrement libre dagir. Vous êtes plus qualifié que moi pour ce genre daffaire »... 25 juin 1942 : « Que devenez-vous ? [ ] Jai lintention de faire paraître la série des 40 portraits. Portraits avant décès... Je sais que cela fera un chahut terrible. Tant pis je me fous de tout ! La révolution Nationale avant tout !... Puis-je en disposer ? Je ne voudrais pas vous faire mettre à lindex par les littérateurs et vous entraîner dans les histoires avec moi »... 4 septembre 1942. « Les Portraits vont donc paraître. Je vous demande, à ce sujet, de me donner lautorisation de me servir du Montherlant paru dans Désobéir et du Gide Ils étaient, du reste, tous réunis dans le manuscrit dont vous avez pris connaissance. [ ] Je travaille, dans quelques mois je vous donnerai à lire un manuscrit qui vous étonnera ! »... 17 mars 1947. « Jai donc disposé du manuscrit Attentats que je vous avais donné à lire il y a un an. Par votre lettre quand vous mavez rendu le manuscrit vous moffriez un éditeur en Suisse. Aujourdhui un éditeur moffre de prendre le manuscrit. Au cas où il me prendrait lidée de reprendre la plume il est bien entendu que je vous soumettrais le manuscrit. Jai changé le titre. Attentats, cela rappelait un peu trop Meurtre. Jai lespoir de ne pas trop être empoisonné quand cette histoire va paraître » On joint une lettre autographe signée de Berthe Vlaminck (1970 ; 3 pages in-8°, très intéressante).
Manuscrit autographe signé
KEYSERLING Hermann, comte vonManuscrit autographe signé, intitulé « Elisabeth Foerster-Nietzsche ». 1925 ; 6 pages in-folio, avec corrections ; en allemand. Manuscrit concernant la mort de la sœur de Nietzsche et de Willy Schlütes, Zaratohustra de Nietzsche, Gustave Flaubert, Albert Thibaudet, etc. Rare.
Lettre autographe signée
HUYSMANS Joris-KarlLettre autographe signée, adressée à une femme. Paris, 29 avril 1903 ; 3 pages in-16. « Chère Madame et sœur, sur ma recommandation Descaves a envoyé tout un train de livres à relier à Moralès à Poitiers. Il y a de cela 2 mois ; depuis ce temps plus de nouvelles […]. Vous seriez mille fois aimable quand vous irez en cette ville, à demander au dit Moralès pourquoi il ne répond pas aux lettres. […] Rien de neuf ici ! Vous avez lu la protestation du pauvre homme. […] Tout le monde s’étonne de ce genre de remerciements venant de gens qui n’existent, pour le public, que depuis qu’on en parle. Les Leclaire sont toujours à Lourdes. Il y a là un Carmel délicieux dont j’ai fait la connaissance. […] Rien de neuf pour les bénédictins.»
Ensemble de manuscrits autographes signés
MAIZEROY René (René-Jean Toussaint, Baron, dit)Intéressant ensemble de 20 manuscrits autographes signés. Ces manuscrits ont été rédigés pour le Gil Blas et décrivent la vie parisienne scabreuse et élégante.
Lettre autographe signée
DENIS MauriceLettre autographe signée, adressée à Édouard Joseph. « Le Prieuré, Saint-Germain en Laye », [9 décembre 1940] ; 1 page in-16, adresse timbrée au dos. « André Clot, l’imprimeur lithographe me parle de votre désir d’éditer deux planches de moi dont les pierres commencées du temps de son père n’ont été ni achevées ni tirées. Les éditions Vollard ont absorbé depuis plusieurs années l’activité de Clot et la mienne. Puisque vous habitez rue de Furstenberg, vous pourriez peut-être venir à mon atelier d’art sacré, n°8, samedi prochain vers 5 heures. »
Pièce autographe signée
BRASILLACH RobertPièce autographe signée intitulée « Stances de Pierrot à Colombine ». 1925 ; 1 page in-8°. « Pour avoir vue au clair de luneSe pencher sur ses beaux espoirsL’enfant à chevelure bruneJe vous ai désirée un soir.L’ombre était pleine de murmuresNos regards ne pouvaient s’y voir. »Au dos figure un autre poème autographe signé (encre pâle) :« N’avez vous jamais évoquéSous une lune de VerlaineDans un parc discret et coquetLa Comédie Italienne ?La brise dit des mots d’amourQui volent de branches en branches, Et sous les mantes de veloursLes satins ont des clartés blanches. »
Lettre autographe signée
BRASILLACH RobertLettre autographe signée, adressée à Mlle Ennebic. « Canet, vendredi soir 6 septembre » ; 8 pages in-8°, enveloppe jointe. « Il faut que je vous gronde, d’abord, par ce que vous me racontez des bêtises dans votre lettre, je vous le dis franchement. Qu’est-ce que c’est que cette façon de dire que je vous ai trouvé à Paris, différente, incertaine et un peu sotte. “Et qui vous permet de dire ça ? Moi qui était si heureux de vous retrouver, et de vous retrouver pareille. Et bien souvent quand on se figure des choses comme ça des gens, c’est qu’on les pense d’eux-mêmes. Mais je ne veux pas vous retourner les choses méchantes que vous me dites. […] C’est parler bien longuement et disserter sur des pointes d’épingle. Mais il ne faut pas croire que je ne suis pas toujours votre vieux camarade. […] Je sais que mon interview des Pitoëff a paru dans l’Intran. Bien entendu, je ne le savais pas mais un de mes camarades il y a quelques jours m’y a fait une allusion ». Il remercie sa correspondante de l’avoir amené aux débuts de journalisme. « C’est un début qui est peu de chose, mais qui sait ? C’est peut-être important pour moi. Car je n’ai pas l’intention, vous le savez, si j’ai assez de force pour cela, de faire long feu dans l’université, puisque la littérature est une chose incertaine et difficile, qu’il faut avoir....du talent et de la chance pour y réussir, le journalisme est une porte de sortie passionnante. » Il lui parle de ses vacances fort réussies à Mont-Louis et à Font-Romeu. Il félicite le frère de sa correspondante pour la naissance de sa dernière fille. Il évoque le futur mariage de sa correspondante : « Alors, ma chère Marie, ce mariage est décidé. D'après ce que vous m’avez dit de votre futur époux, si je puis parler aussi noblement, je pense que vous serez heureuse. » Il lui raconte l’histoire d’une amie qui après être restée célibataire très longtemps, a rencontré un veuf, s’est mariée avec lui et vient d’avoir un enfant. « Je crois, ma chère Marie, que “l’état de mariage” comme on dit ecclésiastiquement, est l’état naturel de la femme (et peut-être de l’homme). Naturellement, vous devrez donc vous y habituer. […] C’est que je désire de tout mon coeur que vous soyez très heureuse. » I ll l’informe que sa soeur, Suzanne, a une place en Espagne mais « qui ne l’emballe pas ». Il lui parle de ses lectures : Les enfants Terribles de Cocteau, Poussière, Mrs Dalloway, etc.
Pièce autographe signée
BRASILLACH RobertPièce autographe signée intitulée « Sonnet. En souvenir de note dernière promenade nocturne et de tant d’autres ». 2 août 1925 , 1 page in-8°. « Pour Marie,C’était le dernier soir au bord des eaux sereinesNous étions dans la chevelure des roseaux,Et les roseaux chantaient aux caresses des eaux...La musique de nuits nonchalamment s’égrène...Voici qu’un souvenir aux douceurs souverainesSemble naître du chant recueilli des oiseauxLa fileuse des jours arrête ses ciseaux ;La paix des soirs défunts frissonne sur le plaine.C’est l’heure impérissable au dieu méchant ravie,L’instant où dans nos coeurs renaît le souvenirDe la route amicale au grand soleil suivie.Et le regret se mêle à notre amer plaisirDans ce beau soir, devant ce qui ne peut mourirMais qu’on ne verra plus, peut-être de la vie. »












