Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
MONCEL Théodore Achille Louis duLettre autographe signée. Paris, 1er juillet 1873 ; 6 pages in-8°. « L’Académie vient de nous nommer, à ma grande satisfaction, membre de la commission appelée à dresser une liste de candidats pour la place d’académicien libre laissée vacante par suite de la mort de M. de Verneuil. […] Je n’ai certes pas la prétention de vouloir me mesurer avec M. de Lesseps et suivant moi tous les candidats devraient s’effacer devant une personnalité aussi grande ; mais comme les règlements de l’académie exigent une liste composée d’au moins trois noms, je vois maintenant ma candidature. » Il demande le soutien de son correspondant pour sa candidature : « Vous pourriez par exemple dire 1° que c’est moi qui ai découvert le phénomène de l’effluve électrique qui dans ces derniers temps a conduit à tant de de découvertes importantes. […] 2° que c’est moi qui ai constaté le premier la double composition de l’étincelle d’induction (trait de feu et auréole), les caractères différents de ces deux flux, et la manière de les séparer, soit par l’insufflation, soit par l’action des aimants. […] 3° que j’ai étudié, d’une manière toute spéciale, les effets secondaires résultant des transmissions électriques à travers le sol et les courants accidentels développés au sein des lignes télégraphiques, études qui m’ont conduit à déterminer le rôle de la chaleur sur les électrodes des couples voltaïques […] 4°. que j’ai pu, par une discussion mathématique et complète des formules se rapportant aux électro-aimants, déduire les meilleures conditions de leur construction. » Il continue ainsi son énumération en citant ses travaux, notamment sur les effets de la condensation magnétique, les piles à bichromate de potasse, la bobine de Ruhmkorff, l’anémographe électrique à calculateur, « qui le premier a été construit », son « tube lumineux pour éclairer sans échauffement les cavités obscures du corps humain », etc. Il mentionne que ces inventions lui ont valu « une médaille de première classe à l’Exposition universelle. » Il cite aussi ses nombreuses publications en différentes langues étrangères. Il achève sa lettre : « Je n’ai pas besoin de vous rappeler que j’ai tout sacrifié à la Science. » Belle lettre sur sa carrière !
Lithographie du XIXe, représentant deux chevaux portant un harnais.
ATTELAGE. LITHOGRAPHIE de Victor ADAMLithographie du XIXe, représentant deux chevaux portant un harnais. 46,5 x 61 cm. Rousseurs en dehors de la planche.Intitulé « Harnais franco-russe pour trotteur » (pl. XXII). Dessiné par Léné et Janson, Selliers Harnacheurs. Signature dans la planche « Adam » Publié par « Le Guide du Carrossier » de l’imprimerie Lemercier à Paris.Lithographie originale avec les coloris d’époque.
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. 5 janvier 1948 ; 4 pages in-4°. Contrat dactylographié, signé par Colette, Maurice Goudeket et MM. Flammarion et Cie sur « le droit d’éditer les Œuvres Complètes de Madame Colette […]. La Société Le Fleuron, autorisée par Madame Colette transfère à MM. Flammarion et Cie le droit de publier et de vendre cette édition des Œuvres Complètes aux conditions stipulées ci-dessous. »
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. 7 avril 1949 ; 1 page in-4°.Contrat (rédigé par Maurice Goudeket) signé avec Colette et la société Le Fleuron pour le droit de publier « un ouvrage d’elle intitulé Trait pour Trait […]. Le tirage de cet ouvrage est fixé à 450 (quatre cent cinquante) exemplaires numérotés et 30 (trente) exemplaires hors commerce. »
Pièce signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Pièce signée. Paris, le 20 mai 1949 ; 1 page in-4°, effrangé sur le bord, déchirure en bordure. Contrat signé par Colette et Maurice Goudeket autorisant la Société Le Fleuron à publier « en un tirage limité, un ouvrage d’elle intitulé Journal intermittent. »
Lettre autographe signée
FLATTERS Paul-François-XavierLettre autographe signée, adressée à M. d’Aubigny. Paris 31 octobre 1879 ; 3 pages in-8°. Sur la préparation de son ultime et tragique mission d'exploration au Sahara, pour laquelle il partira le 7 janvier suivant : « La chose a été votée presque avec enthousiasme. […] Le ministre des Travaux publics pousse les choses »… Il espère partir le plus tôt possible, mais « avant que l’on ait digéré toutes les notes que l’on me fait faire ; avant que nous ayons palabré avec le gouvernement général de l’Algérie ; avant que la militarophobie électorale des sénateurs et députés de l’Algérie soit sinon domptée, du moins endormie, il pourra arriver bien des difficultés. […] On m'a demandé de désigner moi-même le personnel de la mission : j’ai désigné le capitaine Masson » [qui trouvera le même sort atroce que lui]… Il donne au colonel les rations du 2e cheval : « Je n'ai qu'un cheval : je n'en aurai pas plus, même pendant l’exploration, où je monterai surtout à chameau »… En post-scriptum, il parle des débats autour de la commission du Transaharien.
autoportrait
DABIT Eugène« L’Hôtel du nord ». Paris, Robert Denoël, 29 novembre 1930 ; in-12 demi-maroquin vert de l’époque, dos à quatre nerfs, tête dorée, couverture et dos. Édition originale du chef-d’œuvre d’Eugène Dabit, romancier de la vie populaire et peintre. Envoi autographe avec dessin original à la plume couvrant une page de garde : « À Monsieur G. de Pawlowski : tant de choses vous intéressent. Peut-être encore ces personnages, ce canal St-Martin, cet hôtel... Je le souhaite. E. Dabit, janv. 1930 ». Le dessin est un autoportrait de l’auteur. On doit à Pawlowski, journaliste et écrivain, le Voyage au pays de la quatrième dimension.
Lettre signée
YOURCENAR MargueriteLettre signée, adressée à Annette Roux. Petite Plaisance, Northeast Harbor, Maine, 23 décembre 1962 ; 1 page in-4°. « N’est-il pas exact que tout directeur qui se propose de monter une pièce et tout auteur qui accepte doivent signer un bulletin de la Société des Auteurs définissant la durée pendant laquelle ce directeur aura l’exclusivité des droits (généralement, je crois, deux ans) ? Un directeur qui depuis janvier 1962 m’annonce son intention de monter une de mes pièces ne m’a jusqu’ici signé aucun accord, bien que je l’aie prié de le faire. »
Manuscrit autographe
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé. 1984 ; 1 page in-8°, à l'encre violette. « Chanson de la tricoteuse Ré Soupault Je tricote et je tricote je crochète et je crochète je rêve en tricotant et je tricote en rêvant un carré de laine bleue et blanc et rouge pour une belle couverture pour Noël avec jour de l'an Tricotons et tricotons pour les rêves et les chansons en souvenir des enfants des filles et des poupons Tricotons à perdre haleine et puis nous dormirons avec nos rêves et nos chansons En souvenir du mois d'août 1984 Avec tout mon amour, Philippe. »
Lettre autographe signée
DENIS MauriceLettre autographe signée, adressée à Gustave Geffroy. Saint-Germain-en-Laye, le 24 juin 1912 ; 2 pages 1/2 in-8°, sur papier de deuil, enveloppe timbrée jointe.« Je vous suis obligé d’avoir rappelé à M. Druet que vous comptiez toujours sur l’esquisse de tapisserie dont nous avions parlé. Je l’avais commencée. J’ai été arrêté par une difficulté de sujet. Si l’Ile de France est devenue le centre de la France, nous le devons à une famille de propriétaires terriens […] les Capétiens. J’ai voulu symboliser cette histoire en représentant la monarchie qui présente l’étrier à la France, qui la met en selle. […] C’est là ce qui m’occupe, ce qui m’absorbe totalement en ce moment. Je vous demande donc de me laisser encore un peu de temps pour penser à notre projet. […] Aussitôt après le théâtre c’est-à-dire à la fin de cette année. »
Lettre autographe signée
KISLING MoïseLettre autographe signée, adressée à un ami étranger. Sanary-sur-Mer, 24 décembre 1948 ; 2 pages in-8° oblongues. En-tête gravé à son adresse. « Me voici dans ma maison pleine de soleil. Il y a quatre jours encore, j’étais encore couché dans ma chambre sombre de Paris dans laquelle j’ai passé deux mois au lit avec une congestion pulmonaire très grave ayant subi le 14 octobre une opération très embêtante mais pas grave. Mais la rose, votre rose sera bien plus belle parce que je la ferai ici ou je trouve tout en rose. » Il lui souhaite « toutes les choses que vous désirez pour le 49 ». Jolie lettre.
Photographie
MATISSE HenriPhotographie représentant le peintre assis avec à ses côtés Erich Chlomovitch. [1939] ; 235 X 180 mm. Photographie provenant du fonds Erich Chlomovitch de Belgrade. Rare.
Lettre autographe signée
SIGNAC PaulLettre autographe signée, adressée au peintre Édouard de Fer. [Paris,] 21 octobre 1924 ; 2 pages in-8°. En-tête imprimé « Société des Artistes Indépendants ». « Mon cher Fer, Vous seriez bien aimable de me réexpédier, à mes frais, ce qui vous reste des œuvres que je vous ai confiées. On ne les a que trop vues, je le crains. […] Êtes-vous à Paris, à Nice ? […] Êtes-vous content de votre travail. Nous fûmes en Bretagne où nous avons eu le plus mauvais temps du monde. »
Ensemble de 2 lettres autographes signées
VERESCHAGIN Vassili Vassilievitch Verechtchaguine2 lettres autographes signées, adressées à G. Geffroy :— Maisons-Laffitte, 12 décembre 1925 ; 2 pages in-8°, en français. Il demande l’hospitalité de quelques lignes dans le journal La Justice en « réponse à la messe célébrée à la cathédrale de Vienne en expiation du péché commis par l’exposition de mes tableaux. L’idée de pareille messe est si original qu’elle ne doit pas être passée sous silence, d’autant plus que la cérémonie a été exceptionnellement solennelle, accompagnée de chœurs de trompettes, de chants et d’hymnes composés spécialement pour la circonstance ».— 25 décembre 1925 ; 2 pages in-8°, en français, avec enveloppe timbrée. « Je lis votre article de La Justice du 12 novembre sur l’Art religieux surprenant comme raison et clarté, et je ne comprends pas que votre estimable journal n’a pas inséré ma lettre et surtout la dernière partie écrite en réponse à la messe solennelle d’expiation de la cathédrale de Vienne. Ne croyez-vous pas que cette lettre est capable de faire penser quelques têtes d’artistes qui ordinairement pensent peu en peignant ? » On joint un imprimé qu’il veut faire paraître.
Lettre autographe signée
BERNANOS GeorgesLettre autographe signée, adressée à son ami Jean Bénier, médecin au Sénégal. [Pirapora, Brésil, mai 1940] ; 4 pages in-8°, enveloppe timbrée jointe. Que Bénier ne se fasse aucun reproche : « En réalité, nous ne faisons jamais ce qu’il faut, les uns pour les autres, et ça marche tout de même parce que le bon Dieu qui est très bon est aussi très intelligent. » Il donne des nouvelles de sa famille, notamment de la maladie d’Yves, « un drôle de gosse » qui deviendra « un bonhomme assez intéressant ». Il prie Bénier d’envoyer 200 francs à Guy, qui est sans le sou, afin de laisser à Bernanos le temps « de faire une combine avec Jean Paulhan, à la N.R.F., qui va publier des fragments du journal, et lui enverra, je l’espère, une mensualité. Mais il faut que vous envoyez tout de suite cette somme, ne faites pas l’auvergnat. » Il ajoute : « Je crois que je vais commencer la Vie de Jésus ». Belle lettre.













