Nos plus beaux documents autographes
4586 autographes de prestige trouvés
Poème autographe
MAURIAC FrançoisPoème autographe, intitulé « Marsyas ou la Grâce ». Sans date ; 1 page in-8°.« Dans cette après-midi mortelle où le feu règne,Marsyas — Ô doux corps qu’un Dieu jaloux torture —Je te confonds avec ce jeune pin qui saigne :Ton sans a le parfum de sa résine pure.Un papillon de nuit s’englue à ta blessure.La lande, qu’aucune eau du ciel ne désaltère,Crie indéfiniment de toutes ses cigales,Et le soleil arrache à cette morne terreL’odeur de miel brûlé qu’ont les bruyères pâles.Mais ce qui te consume, Ô jeune plante humaine,C’est l’amour de ton Dieu, plus cruel que sa haine.Il aime tant les corps qui souffrent, ce dur maître,Qu’à des baisers de feu, son choix se fait connaître.Il change l’eau en vin et la douleur en joie ;Le grain choisi bénit la meule qui le broie,Et Marsyas, saignante chair en proie aux mouches,Sourit au ciel d’airain, avec sa blême bouche. »
Manuscrit autographe signé « Ode à Paris ».
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé « Ode à Paris ». 1 page in-4°.« J’ai fui les quais de Paris le froid le vent la pluie de onze heurestout ce qui pouvait éteindre cette flamme rouge ou bleueJ’ai fui le remords des remordset ce qui gémissait doucement sous mes pas.J’ai fui Paris et ses boulevards peuplés d’ombresles demandes de projetsles regards des femmes indifférenteset ceux des statues des grandes têtes molles.J’ai voulu écouter ton souffle et entendre tes appelsParis capitale de ma jeunesse entourée des brouillards de l’alcoolet de cet opium malicieux qu’on goûtait avec un sourire aux lèvresalors qu’on s'éveille à midila tête ronde et le corps léger »...
Rare ensemble de 7 photographies
ROYAUME DE PRUSSE.Rare ensemble de 7 photographies (médaillons 3,8 x 3 cm), collés sur cartons décorés 16,8 x 11,3 cm, dans une enveloppe de l'éditeur à décor multicolore et doré. 4 photographies avec signatures autographes des modèles. Belle signatures autographes du kronprinz Friedrich Wilhelm (1831-1888, futur empereur Frédéric III) de la konprinzess Victoria (1840-1901) du prince Friedrich-Wilhelm (1859-1941), futur empereur Guillaume II) et de la princesse Charlotte (les 3 cadets ne savaient pas encore écrire). Très précieux documents historiques.
ASSIETTE
NAPOLÉON IerSuperbe assiette libellée au dos « Retraite de Moscou » sous une couronne impériale surmontant un N. Cette scène en couleurs, montrant l'Empereur sur un cheval blanc entouré de maréchaux, a longtemps représenté la retraite de Russie dans les manuels d'histoire. Il s'agit en réalité de la Campagne de France de 1814 par Meissonier. Décor vert avec de nombreuses frises florale décoratives dorées. Porcelaine napolitaine du milieu du XIXe siècle.
Manuscrit autographe signé
GOUDEAU ÉmileManuscrit autographe signé « Bulletin politique du Chat Noir ». XIXe siècle ; 6 pages in-8°. Article sur les Allemands destiné à la revue du Chat Noir. Rare.
Importante correspondance adressée à Paul Brach
BENOIT PierreImportante correspondance adressée à Paul Brach. Environ 60 lettres, cartes, billets autographes signés et un télégramme. 1927-1939 ; formats divers, 35 enveloppes jointes, quelques mouillures sur certaines lettres. Remerciements, prise de rendez-vous et correspondance sur la vie littéraire et artistique parisienne, avec notamment des allusions à Marcel L’Herbier, Marcel Prévost, Paul Morand, Claude Farrère, etc. L’écrivain félicite Paul Brach pour son second mariage en 1931. Plusieurs lettres sur l’entrée à l’Académie française en 1931 de Pierre Benoit et à propos de son rôle de scénariste en 1936 du film d’Alexis Granowsky, Tarass Boulba. On joint une lettre au réalisateur et un courrier sur la naturalisation de Granowsky.
Ensemble de 4 lettres et 1 manuscrit autographes signés.
FRANCE AnatoleEnsemble de 4 lettres et 1 manuscrit autographes signés.— Manuscrit autographe signé, intitulé « Sur l’orthographe »[Éloge de l’orthographe] étant l’ancien titre. 15 pages in-4°, certaines découpées et remontées pour la reliure. Manuscrit relié, ex-libris E. de G.— Lettre autographe signée « Anatole », adressée à son beau-père [Jules Guérin]. [Août 1882] ; 2 pages in-4°. « Arrivés 7 h 1/2 matin Strassburg. Santés bonnes ; rencontre : jolie autrichienne, genre Madeleine Roujon ; intimité survenue dans wagon, embrassement d’elle et de Valérie à la gare d’arrivée. Promesses de s’écrire !!! Alsaciens sympathiques, Allemands désagréables […]. Cathédrale merveilleuse. Vieilles rues aimables. » La lettre est truffée de petits dessins et complétée par quelques lignes écrites par sa femme Valérie.— Lettre autographe signée, adressée à [Henri Roujon]. 15 août 1882 ; 4 pages in-8°, papier effrangé sur les bords. « Nous sommes ici sur un plateau au milieu de collines couvertes de sapins et de vallées où coulent des ruisseaux frais qui chantent. C’est une nature qui a l’air grave et bon. Cela est peuplé de bonnes gens pleins de décence et d’une prodigieuse quantité de marmots rouges de joues et blanc de cheveux. Quand ce sont des filles, ce qui arrive le plus souvent, ce petit monde, nu-pieds et en jupes couleur de terre, chante joliment des chansons de Schiller. Quel pays nous avons perdu là ! et quels paysans ! Leurs maisons sont d’une propreté charmante. »—Billet autographe signé. Sans date ; 1 page in-16. « Je suis heureux d’offrir cette servante de Molière à un excellent Moliériste, comme Adolphe Heymann. »— Lettre autographe signée, adressée à un libraire. Paris, le 23 mai 1913 ; 1 page in-16. « Dès mon retour de voyage, je vous retourne le dessin que vous m’avez envoyé et qui n’est ni de Prud’hon ni de l’époque de Prud’hon. »— Lettre autographe signée, adressée à Mme Couchoud. [1921] ; 4 pages in-8°, enveloppe jointe. Il donne des nouvelles familiales d’Antibes où il séjourne et où il « ne désespère pas de finir ici la vie en fleurs. »— Poème de 4 quatrains autographes signés « La Perdrix » dédié à Madame Roujon.— GUÉRIN DE SAUVILLE Valérie [Paris, 1857 - 1921], artiste peintre et épouse d’Anatole France. Carte autographe signée avec une aquarelle représentant sa fille Minette. Au dos une correspondance d’A. France.On joint une gravure d’Henri Roujon et 1 page autographe signée du même, adressée « À ma chère petite Lili. » On joint une photographie de H.Roujon, format cabinet.
Pièce autographe signée
ROSSI MauricePièce autographe signée. Paris, 1947 ; 1 page in-4°.Magnifique interview du pilote qui a accompli en 1933 avec Paul Codos le record du monde de distance New York-Rayak (Liban) sans escale.Il répond à des questions sur sa passion pour l’aéronautique, raconte ses plus beaux souvenirs, et donne son avis sur l’avenir de l’aviation.« La passion de l’aviation a germé dans mon cerveau dès que je fus en âge de me faire une raison ». Sa plus grande émotion aéronautique fut « mon coup dur avec Le Brix au dessus des forêts vierges de la Birmanie. En pleine nuit notre avion prit feu et nous dûmes l’abandonner en vol. Ma descente en parachute fut extrêmement difficile et je me retrouvai grièvement blessé, seul dans la jungle. Je vécus des heures pénibles, d’autant que le bassin fracturé me clouait au sol. En fait mon émotion provenait surtout de la crainte de l’attaque possible de fauves. […] Mon plus beau raid a été le vol sans escale New York-Rayak que j’effectuai en 1933, avec Codos. Quelle vision inoubliable que j’ai conservée du survol de Paris et de l’aéroport du Bourget en rase-mottes ce qui nous permit d’apercevoir nos familles placées à une dizaine de mètres de la foule ». Il évoque ensuite l’avenir de l’aviation.Témoignage exceptionnel !
Lettre autographe signée
CHEVREUSE Marie de Rohan, duchesse deLettre autographe signée « Marie de Rohan », adressée au cardinal Mazarin. 11 avril [1650] ; 3 pages in-4° avec adresse, papier bruni. Cachets de cire aux armes brisés lors de l’ouverture de la lettre. Ancienne collection Alfred Morrison (Vol I, p.204).Rare lettre écrite pendant la trève entre le Cardinal et les Frondeurs, après l’arrestation de Condé et de son frère, en faveur du protégé de la duchesse de Chevreuse, Louis II de la Trémoille, duc de Noirmoutiers [1612-1666] gouverneur du Mont-Olympe en Champagne. La duchesse de Chevreuse fait un rapport au cardinal Mazarin sur la situation à Paris, des protestations de services et de dévouement mêlées aux suppliques pour des amies et spécialement pour M. de Noirmoutiers qui fut à cette époque promu à la pairie. « Permettez moy de vous dire que j’ay sujet de croire par les avis que jay reçu de Flandres quil ni a encore aucun traite aresté avec Monsieur l’archiduc et que […] dont je les connes en ce pais là il ne vont pas si viste avec les gens ou il y a de la mefience. Comme je sais quil nen menquent pas pour les personnes dont il sagist, il est de votre bonne conduite de prendre tout de ce coste la comme de notre courage de ne craindre rien en assurent le dedans dieu me face la grace de benir mes petits soiens pour cela je veux nen oublie un seul pour me montrer par effect […] Ma fille est votre très humble servante. Elle ne manquera pas de vous remercier elle-mesme de l’honneur que vous luy faites de vous souvenir d’elle et lauret fait à cette heure si elle eust esté ycy quant je vous escris Madame de Noirmoutier la restenue à faire colation ches elle. M. le Commandeur de Jare vous a parlé d’une afaire pour laquelle luy a escrit cela luy a esté bien recommandé par une personne fort de ses amis c’est pourquoy vous l’obligeres infiniment de faire cela s’il y a moien. Elle ma dit que celuy par lequel elle a escrit est procureur general de l’ordre en grande consideration tres bon religieux et que depuis peu l’on en a donné une, en regle comme celle la au fils du premier president de Dijon. C’est pourquoi elle espere que pour l’amour d’elle vous feres affaire pour celuy dont vous a parle le commandeur de Jare, en quoi vous l’obligeriez fort. Ayez la bonté d’excuser mes libertés et vous assurer absolument de mes services. » À côté de l’adresse elle écrit : « Faites moy l’honneur de donner encore ceste lettre à la Reine et de ne vous pas lasser de me dire de vos nouvelles ».
Lettre autographe signée
LAMENNAIS Félicité Robert deLettre autographe signée, adressée à Ch. de Coux à Paris. La Chenaie, 10 octobre 1832 ; 2 pages 3/4 in-8°. En 1831, révolté par la condamnation du soulèvement de la Pologne, il s’opposa au pape Grégoire XVI. Il considérait que le pape voulait défendre davantage les princes que le peuple. Le pape condamna son journal en 1832 par l’encyclique Mirari vos.« Dans la sérénité d’un zèle tout catholique (qui le sait le mieux que vous, mon cher ami?) nous avions essayé de défendre l’église dans un de ses plus grands périls où, de l’aveu de tous elle se sait trouvée depuis son origine peut-être. Le souverain pontife a désapprouvé notre action ; nous nous sommes arrêtés ; c’était notre devoir : et autant je me réjouis de la satisfaction que le Saint père a éprouvée de cet acte d’obéissance, autant je suis loin de m’en faire un mérite : nous avons agi en catholiques et voilà tout. Or à présent que le danger parait devenir plus alarmant de jour en jour, et d’heure en heure ; à présent que la haine du catholicisme et la haine de Rome s’accroit incessamment avec une rapidité sans exemple ; à présent que les âmes sont partout pénétrées des prévisions les plus désolantes, des plus sinistres pressentimens, que dirais-je au Saint-père, et quelles paroles lui adresserais-je du fond de mon inconsolable douleur ? La sienne je n’en doute pas est encore plus vive, mon silence doit la respecter. Aux approches des maux qui se préparent, de la tempête qui ébranlera la chrétienté jusqu’en ses fondements je ne désire qu’une chose être oublié dans mon obscure retraite, je ne goute qu’une consolation, celle de prier au pied de la croix. Tels sont mes sentimens, mon cher ami, et je me trompe fort si ce ne sont pas aussi les vôtres ».Mirari Vos est une encyclique écrite par Grégoire XVI le 15 août 1832 dans le but de condamner le libéralisme et l’indifférentisme religieux. Même s’il n’est pas cité, Lamennais, auteur de paroles d’un croyant, et ses thèses libérales sont sévèrement critiqués.Le pape juge sévèrement :• les thèses de restauration ou de régénération de l’Église, comme si elle pouvait être sujette à un quelconque obscurcissement ou d’autres inconvénients du même genre.• la liberté de conscience et la propagation immodérée d’opinions• la liberté de presse lorsqu’elle divulgue des opinions contraires à celles de l’Église,• la séparation de l’Église et de l’État,Il réaffirme :• l’indissolubilité des liens du mariage,• la défense du célibat des prêtres, Nous voulons éclairer votre constance toujours plus, afin que vous vous opposiez à l’immonde conjuration contre le célibat des prêtres, (en latin: « Hic autem vestram volumus excitatam pro religione constantiam adversus foedissimam in clericalem coelibatum coniurationem, »)• la soumission au pouvoir légitime,Il en appelle aux autorités politiques, aux princes chrétiens à soutenir les principes pour le bien de l’Église et de l’État.En même temps son âme vraiment pieuse s’épanchait dans des réflexions mystiques sur l’Imitation de Jésus-Christ, qu’il traduisait ainsi que le Guide spirituel de Louis de Blois. Mais surtout il réunit autour de lui, dans sa solitude de La Chesnaie, tout un groupe de jeunes gens qu’il enflamma de son ardeur vraiment contagieuse : Rohrbacher, Gerbet, Salinis, Montalembert, Lacordaire un moment, de Cazalès, de Coux, de Carné, plus tard Maurice de Guérin, etc. Le séjour qu’ils y firent leur communiqua à tous un enthousiasme qui dura jusqu’à la fin de leur vie, à peu près comme la retraite de Ménilmontant aux saint-simoniens. Aussi dès le lendemain des journées de Juillet, la petite armée était prête à faire campagne, et son chef fonda, outre une Agence générale pour la défense des intérêts catholiques, le journal l’Avenir qui parut du mois d’aoùt 1830 à novembre 1831, avec cette devise : « Dieu et Liberté-». Lu avec enthousiasme dans les presbytères, il êtait assez mal vu dans les évêchés, et plusieurs prélats crurent devoir l’interdire aux prêtres de leurs diocèses. L’abbé de La Mennais prétendait combattre les libéraux, adversaires du catholicisme, avec leurs propres armes : comme il avait fait jadis de la raison, « catholicisez-là », disait-il de la liberté. Mais son libéralisme catholique devait plaire encore bien moins à Rome que le rationalisme entendu à sa façon. Aussi, se sentant presque désavoué, il suspendit la publication de son journal, et s’en alla trouver le pape lui-même, avec Montalembert et Lacordaire. On ne leur répondit pas nettement tout d’abord, et ce ne fut qu’après leur départ que fut publiée l’encyclique Mirari vos, le 15 août 1832, contre certaines opinions de l’Avenir, plutôt que contre La Mennais lui-même. Celui-ci affecta d’abord de se soumettre dans deux lettres, du 30 août 1832 et même encore du 11 décembre 1833; Lacordaire aussi fit sa soumission et aussi Montalembert, et même encore celui-ci, le dernier des trois. Mais La Mennais sentait que son esprit ne se soumettait pas, et encore moins son coeur. Sur la fin de février 1834, il remit à Sainte-Beuve, alors un de ses fidèles, un manuscrit pour l’impression : c’étaient les Paroles d’un croyant, que le pape Grégoire XVI condamna dans l’encyclique Singulari nos, du 15 juillet 1834.
Lettre autographe signée
ENTRECASTEAUX Antoine-Raymond-Joseph de Bruni, chevalier d’Lettre autographe signée, adressée aux négociants Roux frères à Marseille. Toulon, 8 janvier 1781 ; 2 pages in-4°. « La petite revue, messieurs mes chers cousins, que j’ai faite de mes fonds ne me permet que de payer le billet de 711 #, et je vous prie de vouloir bien avoir la bonté de comprendre cette somme dans celle que je vous reste devoir et dont vous voudrés bien avoir la complaisance de m’envoyer le compte quand vous en aurez le loisir ; je vous prierai de mettre par apostille ce que je vous devois avant que vous eussiez eu la bonté de me faire prêter de nouveaux fonds pour cette derniere campagne ; c’est a dire ce que je vous devais au commencement de 1779 ; je n’ai pas d’autre maniere, vu mon grand amenagement, de savoir si j’ai plus ou moins dépensé dans cette campagne que dans la precedente. Je serai tenté, messieurs mes chers cousins, de vous gronder des détails. Permettez-moi de vous le dire, bien inutiles dans lesquels vous avez pris la peine d’entrer. Je suis tres aise de savoir que c’est du même sac que manquait cet argent, par ce que je conçois tres bien que mon laquais a puisé dans un de ces sacs confondus avec celui qui etait destiné à ma depense, mais j’aurais regardé comme suspect qu’il mets manque un peu dans chaque sac. Tout le convoi est arrivé à bon port ; il faut convenir que la place de Marseille fait un immense commerce dans le Levant, et qu’il s’y fait avec bien de la sûreté. Si celui des isles avait été aussi protégé, ainsi qu’il avait pu et du l’être le commerce général du royaume ne se serait presque pas ressenti des accidents de la guerre. […] Recevez, Messieurs mes chers cousins, les assurances du […] très tendre attachement avec lequel j’ai l’honneur d’etre votre tres humble et obeissant serviteur. Bruny d’Entrecasteaux. Le 28 janvier 1781. »
Lettre autographe signée
RAIMU (Jules Muraire, dit)Lettre autographe signée, adressée à Henri Alibert. Bandol, dimanche ; 2 pages in-4°. Les lettres de Raimu sont rares.« Mon cher Alibert. Ce mot que j’espère tu vas recevoir avant ton départ. Après mure réflexion, Marius va te faire faire de très gros frais.1° Il faut que tu redemande le décor à Volterra car le tiens pouvais servir pour Fanny Mais il est impossible pour Marius. Il n’est pas à l’échelle, il faudrait en refaire la moitié, il faut faire des portes en bois et dans ce décor en toile légère elles ne tiendront pas. La porte est trop grande, il faut la refaire en entier - il n’y a pas de fermeture en dehors. De plus, jamais Demazis en admettant qu’elle veuille bien jouer César et pas Marius pour un un mois de répétitions, elle va te demander un gros cachet. Et ça il faut un mois de répétition avec tous les artistes, c’est une création donc réfléchi à tout cela. Tandis qu’une reprise de Fanny avec une semaine de répétition nous étions prêts et pas de décor à louer ou à refaire. J’aurais bien voulu te parler de tout cela comme à Cannes, mais devant Pagnol cela aurait pu démolir la suite. Si tu n’as pas donné la signature à Pascal réfléchis et trouve un biais biaise biaise.Hubert me donnera ta décision. A toi, Raimu. »
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée, adressée à « Mon petit Léo » [Léopold Marchand, l’adaptateur de Chéri et La Vagabonde]. Sans date ; 3 pages in-4°, sur papier bleu avec en-tête « La Treille Muscate ». Belle lettre : « Je souhaite mon petit Léo que ce billet ne te trouve pas à Paris. Un voisin de campagne, arrivé hier soir, dit que le temps de Paris défie toute la grandiloquence des journalistes. Germaine Patat m’écrit qu’elle s’en va, malade, sur une plage du Nord. Nous autres, nous ignorons ces misères, naturellement, sauf les heures où on s’enferme de 2 h à 5 h 1/2 environ. Le voisin arrivé hier veut bien déjeuner sur sa terrasse aujourd’hui, mais il réclame un pull-over. Je te souhaite du repos et des monstres marins. Je pense que Ma-Misz a appris l’heureuse délivrance, il y a 8 ou 10 jours de Mme Daniel Dreyfus. C’est un garçon énorme, qui pesait neuf livres, et qui s’appelle Denis. Nous l’avons su le jour même par une dépêche du père enivré. Tu vois que nous n’avons pas grand-chose à te dire. […] “Ah ! ... qui me donnera, comme à la colombe un bésigue ailé, dans le soir qui tombe...” C’est dans Salammbô (celui de Reyer). Figurez-vous, mes enfants chéris, que Maurice a cessé de fumer. Ça ne remonte pas, comme il est dit dans le Petit café, à Pépin le Bref et Charlemagne. Son abstention date de huit jours. Mais il est en proie à des phénomènes de désintoxication, qui me feraient pitié si ce n’étaient pas des phénomènes de désintoxication. J’ignore Saint-Tropez, c’est horrible. Il paraît que les commerçants ouvrent à 7 h du matin et ne ferment (je parle des épiceries, parfumeries et objets d’arts, et non des “boîtes”) que quand il n’y a plus de clients. « Je vends du thon à l’huile, du jambon et des nouilles à 11 heures du soir » me confie l’épicière. Ma fille, dans sa villa phalanstère, fait la cuisine. De temps en temps, elle vient avec un panier, le remplit chez moi d’oignons, de pommes de terre et autres denrées, et s’en va comme une pie qui a volé une cuiller à café. »
Lettre autographe signée
KIPLING RudyardLettre autographe signée, adressée à Maurice Guyot. Paris, le 16 janvier 1924 ; 2 pages in-8°, en anglais, enveloppe timbrée jointe.« Dear Monsieur GuyotWhen you first conveyed to me the news of your wife death, I wrote you a letter which - after all - I did not send because it seemed to me too intimate an intrusion on your sorrow. A sorrow that, one knew well, one worse from any stranger or friend, could alleviate. I do not myself, think that even time and the passing of life does much to hunt that grief. One can only sympathize smartely from a distance ! I have not yet received any official intimation from the director of the Information universitaire but I will do my best to meet his news. Thank you for the University bulletin which in my capacity of Rector of the University »…
Lettre autographe signée
PROUT SamuelLettre autographe signée « S. Prout », adressée à M. J. Henderson. Sans date ; 4 pages in-8°, en anglais, traduction tapuscrite jointe. Prout se lamente de la mort d’un ami. « My aversion to letter-writing is unpardonable — and as always —. I must begin with an apology. […] Last week my valued medical friend Doc. Young, whom you met in my room — universally beloved and respected, fell victim to this fearful epidemic in its most fearful asiatic form. This morn’g I was one of the mourners to have the poor body in the tomb, ‘til we meet at the fathering of countless multitudes at the final judgment and solemn crisis. Seldom has there been such a procession of mourners followed by 15 carriages of the respect entertained for the deceased. Every house on Denmark Hill and every shop in the village was closed […] This is a sad gap in our little circle. He had collected with good taste, an extensive number of most valuable draw’gs by the old masters, also rare prints — pictures, bronzes, etc. […] Like yourself he collected treasures of art, with the desire and always ready to contribute to the enjoyment of others […]. Your new Guardi I have not see, and woe is me that a dog at my heels has prevented my seeing your valuables. I may only dream the enjoyment you offer, and indulge imagination. »













