Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Manuscrit illustré et dessin original
Guerre de CriméeManuscrit illustré et dessin original adressé à Charles de Martel, lieutenant de vaisseau à l’École de tir de Vincennes ; 4 pages in-8° sur un feuillet à chiffre couronné, plus carte de 10 x 7 cm, avec enveloppe (marque postale à la date du 27 septembre 1856 et cachet de cire armorié). Récit du débarquement de l’armée française à Old-Fort, le 14 septembre 1854, en présence du prince Napoléon, généralissime de l’armée d’Orient, illustré par un croquis indiquant les emplacements des états-majors français et des différents régiments de zouaves et de chasseurs. Le scripteur, qui a participé à cette campagne, détaille les mouvements des navires, le débarquement des chevaux, des troupes et du matériel, citant plusieurs officiers comme le colonel Cornely, aide-de-camp du général Canrobert parti à cheval reconnaître les convois russes, ou encore l’amiral Hamelin débarqué par une baleinière avec l’un des officiers « tué à ses côtés au combat du 17 » [lors des bombardements du 17 octobre suivant qui marquèrent le début du siège de Sébastopol]. Il décrit le paysage de la lagune, le déploiement des drapeaux, la musique, les navires. « Le Gal Canrobert était encore là. Les moustaches tirées et cirées, en grande tenue et l’air vainqueur. Le prince était à cheval. Les officiers d’état-major avaient des ceintures turques et des pistolets passés dedans en attendant leurs fontes et leurs chevaux. Ils couraient beaucoup. Ce qui prouve que ces messieurs tiennent beaucoup du centaure [...] Les chevaux débarqués piaffaient et cabriolaient de bonheur ; tout le monde était joyeux. On se serrait la main, etc. etc. » Le dessin, d’une grande finesse d’exécution, à la mine de plomb rehaussé à la gouache blanche et rouge, représente le débarquement, vu de la mer.
Lettre autographe signée
BERTRAND Henri-Gatien, comteLettre autographe signée, adressée à Hudson Lowe. Longwood, ce 28 avril 1816 ; 1 page in-folio, en français. « Monsieur le Gouverneur, J'ai reçu la lettre du 27 avril pour laquelle vous me faites l'honneur de me dire que ma femme est comprise dans la declaration que j'ai faite. Quelqu'ait été la rigueur du sort auquel les événements m'ont condamné dans ces dernières années, ma femme a voulu le partager. Je suis persuadé du reste qu'une femme et de jeunes enfants ne peuvent trouver dans le gouvernement britannique que bienveillance et protection. La situation de l'Empereur, mes sentiments, mon devoir m'ont imposé l'obligation de rester ici une année, comme je m'y suis engagé. je ne puis donc que vous remercier de l'offre que vous voulez bien faire de remettre ma declaration. Veuillez croire, Général, que j'ai été sensible à l'intérêt que vous avez témoigné à ma famille dans cette circonstance, j'espère que vous voudrez bien le continuer. J'ai l'honneur d'être Monsieur le gouverneur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Cte Bertrand. »
Lettre autgraphe signée
MAILLOL AristideLettre autographe signée, adressée à Jean-Paul Luthringer. Banyuls-sur-Mer, 1er octobre 1942 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée avec adresse autographe. Il n’a pas eu le temps de répondre plus tôt à sa lettre. « Je suis tellement accablé de lettres que si je répondais à toutes je ne pourrai plus travailler. Vos travaux m’ont parus bons à encourager. Malheureusement une lettre ne peut apprendre grand chose. Cependant je vous engage à dessiner avec continuité, ne vous arrêtez pas à des dessins faciles mais dessinez pour apprendre en poussant très loin l’étude des formes, en faire sortir puissement tous les détails. de plus tachez de faire grandeur naturele des bras des jambes des mains. Jusqu’à ce que vous sachiez par coeur, ainsi vous pourrez faire des statues sans avoir recours au modèle, car la copie bête du modèle éloigne de l’esprit, mais il faut savoir vos dessins sont harmonieux. Étudiez avec un petit carnet dans la rue et aux champs, vous arriverez surement. Vos photos sont trop petites pour que je puisse dire quelque chose sur les sculptures mais cela m’a paru un bon commencement. Bon courage, Maillol. »
Lettre signée
RODIN AugusteLettre signée. Paris, le 27 novembre 1905 ; 1 page 1/2 in-8°, fente, aux plis et fort pli sur la signature, sur papier à en-tête du 182 rue de l’Université. « Monsieur Rodin ayant été en voyage pendant huit jours regrette de n’avoir pas pu répondre à votre lettre immédiatement. Si les étrangers orientals, qui vous voulez lui amener si aimablement sont encore à Paris, M. Rodin serait bien heureux de les recevoir samedi prochain vers 2 heures comme vous le proposez. En attendant, M. Rodin, très reconnaissant de votre attention vous envoie l’assurance de ses meilleurs sentiments. » Lettre probablement rédigée par R.M. Rilke qui fut secrétaire de Rodin en 1905/1906.
Lettre autographe signée
MAILLOL AristideLettre autographe signée avec dessin autographe adressées à l’éditeur Hellen. « Marly-le-Roi, mercredi » [1931] ; 1 page in-4°. Légèrement insolé. Il décrit la mise en page d’un livre contenant des gravures et fait un petit croquis pour argumenter ses idées. « Ne faites-vous pas erreur car la page 23 contient une gravure dont la place est juste. Vous voulez peut être dire la page 24, enfin voyez vous-même. J’ai fait beaucoup de petits dessins. Je crois en avoir déjà suffisamment. »
Lettre autographe signée
CHAR RenéLettre autographe signée, adressée au docteur Jean-Louis Lévy. 1er juillet 1982 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Les Busclats », enveloppe timbrée jointe. Très jolie lettre (avec corrections) adressée au descendant d'Alfred Dreyfus en rapport avec l'Affaire Dreyfus. Il montre à quel point il a été sensible aux échos de cette affaire qui a été suivie avec beaucoup d'attention par sa famille. « J'ai passé tout ce temps, avec vous, avec Pierre Vidal Naquet, et avec la lecture des années effrayantes d'Alfred Dreyfus : je les connaissais toutes certes. Je vous l'ai diversement exprimé, ma famille l'aima, l'admira, fit bataille dès les premiers jours (nuits devrais-je écrire) du crime contre lui (arrestation, publication, procès...) Mes deux grands-pères, puis mon père mort en 1918, mes grands-mères demandaient que ses accusateurs fussent exécutés par justice, l'ignoble Paty du Clam le premier. La réimpression devrait être bien diffusée et amplement. Merci de l'honneur, qui m'émeut tant, que vous me faites, en rappelant là la Résistance et ce baume de l'essor que rien n'altère. Mon affection cher Jean-Louis Lévy. René Char ».
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée« H. Berlioz » adressée au chef d'orchestre George Hainl. 22 juin 1867 ; 1 page in-8°. Au sujet de son Hymne à la France. [L'Hymne à la France sera donné à un concert de l'Exposition universelle le 11 juillet.] « Veuillez, quand on imprimera des affiches, et des programmes du concert du 4 Juillet, ne pas oublier d'y mettre le nom de l'auteur des paroles de mon Hymne à la France. C'est Mr Auguste Barbier ; il doit y tenir, car son poème est fort beau. Je compte sur vous pour cela ». Correspondance, t. VII, n° 3247.
Ensemble de lettres signées
ESTE Alfonso IIEnsemble de 20 lettres signées. 1567 à 1583 ; 20 pages in-folio, avec adresses et fermetures avec papier en fer de lance. On joint 2 documents :— Lettre signée « Rinaldo d’Este » du cardinal Renault d’Este [1655- 1737], fils du duc François Ier. Cette lettre est adressée au cardinal de Fleury, premier ministre du roi Louis XV et évoque la mort cruelle de son fils, le prince Jean Frédéric.— Document de 1527, non décrypté, en italien. Très rare ensemble.
Dessin dédicacé et signé
SÉRUSIER PaulDessin dédicacé et signé. Sans date ; 150 x 190 mm. Dessin à l’encre représentant un pâtre surveillant des porcs dans un paysage de montagne. Sous un arbre, le jeune pâtre joue de la clarinette envoi : « Bucolique à mon ami Jules Riottot. » « La modestie m’empêche de signer. P. Sérusier ».On joint 3 dessins représentant son professeur d’histoire caricaturé en cochon, en taureau et en maillot au bord d’une piscine ainsi qu’une photographie le représentant jeune, vers 1882.Cet ensemble provient d’un ami d’enfance de Paul Sérusier, Jules Riottot.
Lettre autographe signée
DEBUSSY ClaudeLettre autographe signée adressée à Mr Salomon Joseph violoncelliste et ami de Claude Debussy. 24 mars 1917, 1 page in-8°. Quelques jours auparavant, Salmon et Debussy avait joué ensemble lors d'un concert uniquement consacré aux oeuvres du compositeur donné le même jour au profit de L’Œuvre du Vêtement du blessé, 4 avenue Hoche. « Encore merci pour ton concours amical. Au surplus, je crois que nous avons fait une bonne action. C’est bien quelque chose ? Quand viendrez vous, toi et ta pipe l’un fumant l’autre, embaumé mon cabinet de travail ? Tu me dois une histoire ! Ton viel ami, Claude Debussy »
Lettres autographes signées
FAURÉ GabrielCorrespondance de 8 lettres ou cartes autographes signées, adressées à la pianiste Madeleine Ten Have. 1892-1924 ; formats divers. Cette correspondance intéressante montre les liens noués entre Fauré et la pianiste Madeleine Ten Have qui interprétait ses œuvres.— 1891 : Il lui demande de venir le voir de toute urgence.— Mai 1892 : Très affectueuse lettre adressée à « Mademoiselle et chère Madeleine, mon amie ! […] J’ai envie de dîner chez vous, de manger énormément, de boire encore plus et de faire beaucoup de tapage ! »— 1892 : Il lui dit qu’il y a bien longtemps qu’il ne l’a pas vue, qu’il a tellement à faire qu’il n’ose lui demander de venir le voir.— 1894 : « On m’a dit que M. Verner était le tout puissant. Or il vous connaît car il m’a parlé de vous avec un véritable intérêt. »— Juillet 1894 : « Je suis très heureux de la bonne nouvelle. »— Février 1897 : Il lui demande d’envoyer chez sa voisine, Mme Bardac, « Les Petits Dolly à quatre mains qui lui appartiennent et dont elle a besoin tout de suite. Si vous jouez ce soir la 2e Valse je vous supplie de prolonger les points d’orgues qui séparent chaque différentes phases de ce morceau. »— 1899 : Il a pu se désengager pour être avec eux ce soir.— 1912 : Félicitations pour la naissance d’un enfant chez les Salmon.On joint une lettre autographe signée de Madeleine Salmon, adressée à Robert Ten Have. 1924 ; 2 pages in-8° sur papier de deuil, enveloppe jointe. Après un décès (ses parents ?) elle écrit à son frère (sans doute) Robert concernant la succession.
Manuscrit autographe signé
LOUBET ÉmileManuscrit autographe signé « Dispositions testamentaires ». 26 juillet 1904 ; 4 pages in-8° (20,3 x 12,5 cm).Extraordinaire document autographe signé : « Dans le but d’éviter à mes enfants des difficultés pour le partage des immeubles qui m’appartiennent et pour assurer l’exécution de mes dernières volontés j’ai fait les attributions et dispositions suivantes : je lègue à ma chère femme Marie Sicard la jouissance pendant sa vie et avec dispense de fournir caution de la somme nécessaire pour produire avec les revenus de sa dot une rente de quarante huit mille francs par an »... Il fait aussi un legs à l’hopital de Montélimar. Il a écrit ces dispositions au Palais de l’Élysée le 26 juillet 1904.
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus (la mère de Roland-Manuel). 23 juillet 1916 ; 2 pages in-8° avec enveloppe jointe (cachet des Convois automobiles). Il s’est trop hâté d’annoncer sa permission car il n’y a toujours rien de nouveau. Sa demande lui a été retournée pour renseignements supplémentaires, et son lieutenant actuel l’a renvoyée lui-même en l’appuyant. « Je ne suis pas prêt de quitter ce pays verdoyant et paisible : on s’est avisé que mon radiateur était moche […] et j’en ai encore pour longtemps. Ce radiateur couvert de glorieuses blessures, dont j’étais si fier — il n’y avait pas de quoi : c’était mon prédécesseur qui les avait reçues, mais enfin cela faisait toujours le même effet. » Belle et longue lettre.
Lettres autographes signées
MANESSIER AlfredEnsemble de 9 documents : (6 lettres, 1 carte autographe signées, 1 lettre dactylographiée signée et 1 manuscrit autographe signé), adressés à Marcel Schneider. Principalement sans date, formats in-4° :— « Je ne veux plus tarder à vous dire combien ce “concert dédié à un ami” m’a ému ! (plus que vous ne pourriez le croire). Dans le choix, j’ai reconnu votre sensibilité et votre personnalité. Est-ce que je mérite toutes les équivalences que vous avez évoquées ? Peut-être me surestimez-vous, mon cher Marcel ! »— « Merci de votre article sur Zurbaran qui me donne très envie de descendre jusqu’à la Guadeloupe en sept. comme prévu. C’est une merveilleuse introduction au voyage... »— « Merci, Marcel, pour votre beau livre ... qui a dû être un enchantement pour votre ami Don Alphonso (j’espère que vous lui avez envoyé !) »— « Paris, 9 nov. 1949 ». « Votre dernier livre l’Homme Vert m’est arrivé l’autre jour au milieu d’un atelier plein de toiles. J’étais en plein travail. J’avais grand désir de le lire, mais j’étais si absorbé, si fatigué le soir que je ne pouvais m’y mettre. Je le découpais cependant à la nuit tombante d’un jour “sans lumière” et ma femme le lut. Elle avançait chaque soir un peu plus, et un peu plus chaque fois m’en parlait en termes chaleureux ; vers la fin, elle fut bouleversée, elle a versé de vraies larmes, que vous dire de plus ! À mon tour je viens de le lire et je ne puis que souscrire de tout mon cœur à son émotion et à son éloge. […] Vous avez là, je crois, atteint vraiment à ce merveilleux, qui est, je le pense simplement, la vérité profonde et émotionnelle des êtres et des choses aimées. »— « Merci pour votre nouveau livre reçu ce matin. Les trois premières pages, que je viens de lire, annoncent une […] confidence, confirmée par votre dédicace dont je vous remercie. Et ce : “... que nous poursuivions un trésor ou un secret, c’est à la rencontre de nous-mêmes que nous partons...” me semble bien vrai. »— « 21 avril 1961 ». « Je vous envoie ci-joint mon “hommage” un peu brouillon. Pardonnez-moi mais je compte sur vous pour corriger mon “devoir” et me donner, si possible “la moyenne” ! »— « Emancé, le 15 juillet 1978 ». « Surchargé de travail depuis six mois (vitraux, lithos, expositions...), je vous demande de bien vouloir m’excuser de répondre si tardivement à votre lettre. »— « Je serai heureux de vous présenter les derniers vitraux de l’église des Bréseux le samedi 15 ou le dimanche 16 juillet. »— Manuscrit racontant sa rencontre avec l’écrivain et ses débuts en peinture : « Marcel fut l’un des premiers à acheter ma peinture et à m’encourager, avec ce petit groupe d’amateurs, qui sont devenus mes amis intimes. Il y a 16-17 ans, cela nous reporte au temps de l’Occupation, l’amateur d’art n’allait pas (comme on peut le faire maintenant hélas !) compulser quelque journal de Bourse pour s’intéresser aux travaux des peintres... Il venait en toute pureté et désintéressement, avec sa sensibilité profonde, son enthousiasme, sa confiance... Quelle force alors pour un peintre de se sentir ainsi compris dans son œuvre au-delà de toute spéculation, et snobisme... et l’amitié scellait souvent ces rencontres. »
Lettre autographe signée
ZOLA Émile [Paris, 1840 - id., 1902], écrivain français.Lettre autographe signée adressée à un ami. Paris, 5 avril 1897 ; 2 pages in-8°. Emile Zola écrit travaillé dur à son roman “ Paris ” et de “ Messidor ” opéra de Bruneau Alfred pour lequel il avait écrit le livret. « Nous comptons sur vous, que ce soit dans trois semaines ou dans un mois. Nous ne partirons pour Médan que le 20 mai. Ici, vous savez que, n’importe quel jour, à partir de six heures, je vous appartiens. Je me suis cloitré dans ma besogne, “ Paris ” avance, mais il faudra que je donne un dur coup de collier cet été, pour avoir fini à la fin septembre. Oui, nous sommes assez contents de la bataille de “ Messidor ”, quoique on nous ait fortement bousculés. La pièce tient le coup et j’espère bien que vous la verrez. Vous n’avez pas idée de l’effarement premier du public devant le poême et la musique. Les fameux de l’opéra en reviennent avec peine. Nos bien vives amitiés à votre mère et à votre soeur. »













