Nos plus beaux documents autographes
4548 autographes de prestige trouvés
Lettre signée « Moncey »
MONCEY Bon Adrien Jannot, duc de ConeglianoLettre signée « Moncey », adressée à M. Robert à Bourges. Paris, 31 décembre 1840 ; 2 pages in-4°. Il le remercie pour ses voeux et lui offre les siens et évoque le retour des cendres de Napoléon : « Oui, mon cher intendant, j'ai versé de bien douces larmes, le jour de la solennelle et imposante cérémonie qui nous a rendu les précieux restes du souverain dont la France est fière à de si justes titres ; il est impossible de vous exprimer toutes les émotions que j'ai ressenties, mais je vous connais, vous êtes un bon Français, et vous vous les imaginerez facilement. Cette mémorable journée a, pour ainsi dire, enlevé aux vingt cinq années qui viennent de s'écouler, tout ce qu'elles ont eu d'amertume, et les glorieux souvenirs qu'elle m'a rappelés, m'ont fait trouver bien courtes les sept heures que j'ai passées dans notre église,et quoique le froid fût bien vif, j'y ai été peu sensible. Ma santé continue toujours à se soutenir, mais ce sont les nuits que j'ai de la peine à passer, et elles sont souvent bien longues pour moi.» Le maréchal Moncey signe d'une écriture tremblante, il avait 86 ans.
Manuscrit illustré et dessin original
Guerre de CriméeManuscrit illustré et dessin original adressé à Charles de Martel, lieutenant de vaisseau à l’École de tir de Vincennes ; 4 pages in-8° sur un feuillet à chiffre couronné, plus carte de 10 x 7 cm, avec enveloppe (marque postale à la date du 27 septembre 1856 et cachet de cire armorié). Récit du débarquement de l’armée française à Old-Fort, le 14 septembre 1854, en présence du prince Napoléon, généralissime de l’armée d’Orient, illustré par un croquis indiquant les emplacements des états-majors français et des différents régiments de zouaves et de chasseurs. Le scripteur, qui a participé à cette campagne, détaille les mouvements des navires, le débarquement des chevaux, des troupes et du matériel, citant plusieurs officiers comme le colonel Cornely, aide-de-camp du général Canrobert parti à cheval reconnaître les convois russes, ou encore l’amiral Hamelin débarqué par une baleinière avec l’un des officiers « tué à ses côtés au combat du 17 » [lors des bombardements du 17 octobre suivant qui marquèrent le début du siège de Sébastopol]. Il décrit le paysage de la lagune, le déploiement des drapeaux, la musique, les navires. « Le Gal Canrobert était encore là. Les moustaches tirées et cirées, en grande tenue et l’air vainqueur. Le prince était à cheval. Les officiers d’état-major avaient des ceintures turques et des pistolets passés dedans en attendant leurs fontes et leurs chevaux. Ils couraient beaucoup. Ce qui prouve que ces messieurs tiennent beaucoup du centaure [...] Les chevaux débarqués piaffaient et cabriolaient de bonheur ; tout le monde était joyeux. On se serrait la main, etc. etc. » Le dessin, d’une grande finesse d’exécution, à la mine de plomb rehaussé à la gouache blanche et rouge, représente le débarquement, vu de la mer.
Lettre autographe signée
BERTRAND Henri-Gatien, comteLettre autographe signée, adressée à Hudson Lowe. Longwood, ce 28 avril 1816 ; 1 page in-folio, en français. « Monsieur le Gouverneur, J'ai reçu la lettre du 27 avril pour laquelle vous me faites l'honneur de me dire que ma femme est comprise dans la declaration que j'ai faite. Quelqu'ait été la rigueur du sort auquel les événements m'ont condamné dans ces dernières années, ma femme a voulu le partager. Je suis persuadé du reste qu'une femme et de jeunes enfants ne peuvent trouver dans le gouvernement britannique que bienveillance et protection. La situation de l'Empereur, mes sentiments, mon devoir m'ont imposé l'obligation de rester ici une année, comme je m'y suis engagé. je ne puis donc que vous remercier de l'offre que vous voulez bien faire de remettre ma declaration. Veuillez croire, Général, que j'ai été sensible à l'intérêt que vous avez témoigné à ma famille dans cette circonstance, j'espère que vous voudrez bien le continuer. J'ai l'honneur d'être Monsieur le gouverneur Votre très humble et très obéissant serviteur Le Cte Bertrand. »
Lettre autgraphe signée
MAILLOL AristideLettre autographe signée, adressée à Jean-Paul Luthringer. Banyuls-sur-Mer, 1er octobre 1942 ; 2 pages in-4°, enveloppe timbrée avec adresse autographe. Il n’a pas eu le temps de répondre plus tôt à sa lettre. « Je suis tellement accablé de lettres que si je répondais à toutes je ne pourrai plus travailler. Vos travaux m’ont parus bons à encourager. Malheureusement une lettre ne peut apprendre grand chose. Cependant je vous engage à dessiner avec continuité, ne vous arrêtez pas à des dessins faciles mais dessinez pour apprendre en poussant très loin l’étude des formes, en faire sortir puissement tous les détails. de plus tachez de faire grandeur naturele des bras des jambes des mains. Jusqu’à ce que vous sachiez par coeur, ainsi vous pourrez faire des statues sans avoir recours au modèle, car la copie bête du modèle éloigne de l’esprit, mais il faut savoir vos dessins sont harmonieux. Étudiez avec un petit carnet dans la rue et aux champs, vous arriverez surement. Vos photos sont trop petites pour que je puisse dire quelque chose sur les sculptures mais cela m’a paru un bon commencement. Bon courage, Maillol. »
Lettre signée
RODIN AugusteLettre signée. Paris, le 27 novembre 1905 ; 1 page 1/2 in-8°, fente, aux plis et fort pli sur la signature, sur papier à en-tête du 182 rue de l’Université. « Monsieur Rodin ayant été en voyage pendant huit jours regrette de n’avoir pas pu répondre à votre lettre immédiatement. Si les étrangers orientals, qui vous voulez lui amener si aimablement sont encore à Paris, M. Rodin serait bien heureux de les recevoir samedi prochain vers 2 heures comme vous le proposez. En attendant, M. Rodin, très reconnaissant de votre attention vous envoie l’assurance de ses meilleurs sentiments. » Lettre probablement rédigée par R.M. Rilke qui fut secrétaire de Rodin en 1905/1906.
Lettre autographe signée
SCHOELCHER VictorLettre autographe signée adressée à Charles Ribeyrolles. [Londres] Mercredi [1854] ; 4 pages in-12°petites traces de papier collés sur la 4ème pages. Charles Ribeyrolles [1812- 1860], écrivain, journaliste républicain français et compagnon d’Exil de Victor Hugo. « Mon brave et excellent ami. Je vous félicite, vous êtes toujours sur la brèche. Vous ne vous lassez pas, vous y portez des coup terribles et de telle façon qu’on les voie du bout du monde. Vous êtes assurément l’homme le plus utile de proscription. Votre lettre à Palmerston est une merveille, il ne s’en relèvera jamais ni dans le présent ni dans la postérité. Vous avez marqué son ministère et sa mémoire d’un fer rouge dont la cicatrice sera ineffaçable. Certes si Byron avait écrit cette lettre à un homme d’état de son temps l’homme serait flétri aujourd’hui et pour toujours. Je n’en éprouve pas de pitié pour Palmerston, c’est le juste châtiment de la barbarie et de la lâcheté. Envoyez une douzaine de ses lettres en français, je les mettrai sous enveloppe à l’adresse de Madame Palmerston qui aime passionnément son mari ; de la Reine ; de la Duchesse de Kent et d’autres de ce genre. Il faut que ce monde la voie et sache le mal qu’il commettra directement ou indirectement. Il m’ennuierai de faire l’envoi de la lettre en anglais à tous les journaux mais comme c’est pour vous et pour la cause je m’en chargerai. [...] Je doute que le [....] car Palmerton est redevenu son homme cependant c’est possible par ces mulets politiques n’ont aucune forte passion politique [précisément] parce que ce sont des ibrides. J’ai rencontré quelqu’un qui connaît le Daily News. Je porterai donc la votre lettre au personne de même qu’au Morning adversité, au Westminster Review. Elle me parait vraiment destinée à un recteur suffisamment immense. Je l’ai lu hier en trois endroits ou elle a [exécuté] des transports d’admiration. Mais malheureusement cela m’a fait perdre l’heure du courrier de l’Europe. Je viens de l’envoyer par la poste à Mr [Merestant?] et j’irais lui parler demain. Vous savez n’est ce pas ami qu’il a mis notre appel. Il faudrait joindre [Alfred?]et cette lettre terrible à l’edition de vos Discours de l’Exil. Vous avez bien raison de dire que cette monstruosité absurdité de la peine de mort finit mal. Lisez ce petit article de la justice qui suit son cours en Algérie, mais renvoyez le moi avec soin car je veux le mettre dans une brochure sur [l’aboli] de la peine capitale que je prépare. Et c’est bien entendue que vous pouvez en faire usage si vous en trouvez l’occasion. Nous ne sommes pas de ceux qui ont des remèdes secrets et d’ailleurs ces affreuses choses ne perdent rien à être répétée cent fois. Et puis à tout prendre serons nous autrement que des charlatans d’humanité si nous voulions misérablement nous réserver tel ou tel outils si nous ne [...] que fuir le monde du devoirs de remettre les meilleurs [matériaux] au meilleur architecte. [....] Priez d’envoyer le journal à Mr Laya avocat à Genève. Je payerai un an d’abonnement pour lui ! Priez de m’envoyer trois exemplaire du numéro ou sera mon nouvel article. Je crois que vous devez quelque chose à Jeff pour [Vezitelli]. Je lui demanderai si vous voulez ou nous attendrons qu’il en parle. Je le crois bien que vous êtes épuisé et ce qu’il y a de plus navrant c’est que c’est le tonneau des Danaïdes. Ah que la France tarde au devoir, et par même un symptôme de résistance! que de honte. J’en suis exaspéré ou abattu selon le jour ou l’heure. »
Lettre autographe signée
MAILLOL AristideLettre autographe signée avec dessin autographe adressées à l’éditeur Hellen. « Marly-le-Roi, mercredi » [1931] ; 1 page in-4°. Légèrement insolé. Il décrit la mise en page d’un livre contenant des gravures et fait un petit croquis pour argumenter ses idées. « Ne faites-vous pas erreur car la page 23 contient une gravure dont la place est juste. Vous voulez peut être dire la page 24, enfin voyez vous-même. J’ai fait beaucoup de petits dessins. Je crois en avoir déjà suffisamment. »
Lettre autographe signée
CHAR RenéLettre autographe signée, adressée au docteur Jean-Louis Lévy. 1er juillet 1982 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Les Busclats », enveloppe timbrée jointe. Très jolie lettre (avec corrections) adressée au descendant d'Alfred Dreyfus en rapport avec l'Affaire Dreyfus. Il montre à quel point il a été sensible aux échos de cette affaire qui a été suivie avec beaucoup d'attention par sa famille. « J'ai passé tout ce temps, avec vous, avec Pierre Vidal Naquet, et avec la lecture des années effrayantes d'Alfred Dreyfus : je les connaissais toutes certes. Je vous l'ai diversement exprimé, ma famille l'aima, l'admira, fit bataille dès les premiers jours (nuits devrais-je écrire) du crime contre lui (arrestation, publication, procès...) Mes deux grands-pères, puis mon père mort en 1918, mes grands-mères demandaient que ses accusateurs fussent exécutés par justice, l'ignoble Paty du Clam le premier. La réimpression devrait être bien diffusée et amplement. Merci de l'honneur, qui m'émeut tant, que vous me faites, en rappelant là la Résistance et ce baume de l'essor que rien n'altère. Mon affection cher Jean-Louis Lévy. René Char ».
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée« H. Berlioz » adressée au chef d'orchestre George Hainl. 22 juin 1867 ; 1 page in-8°. Au sujet de son Hymne à la France. [L'Hymne à la France sera donné à un concert de l'Exposition universelle le 11 juillet.] « Veuillez, quand on imprimera des affiches, et des programmes du concert du 4 Juillet, ne pas oublier d'y mettre le nom de l'auteur des paroles de mon Hymne à la France. C'est Mr Auguste Barbier ; il doit y tenir, car son poème est fort beau. Je compte sur vous pour cela ». Correspondance, t. VII, n° 3247.
Ensemble de lettres signées
ESTE Alfonso IIEnsemble de 20 lettres signées. 1567 à 1583 ; 20 pages in-folio, avec adresses et fermetures avec papier en fer de lance. On joint 2 documents :— Lettre signée « Rinaldo d’Este » du cardinal Renault d’Este [1655- 1737], fils du duc François Ier. Cette lettre est adressée au cardinal de Fleury, premier ministre du roi Louis XV et évoque la mort cruelle de son fils, le prince Jean Frédéric.— Document de 1527, non décrypté, en italien. Très rare ensemble.
Dessin dédicacé et signé
SÉRUSIER PaulDessin dédicacé et signé. Sans date ; 150 x 190 mm. Dessin à l’encre représentant un pâtre surveillant des porcs dans un paysage de montagne. Sous un arbre, le jeune pâtre joue de la clarinette envoi : « Bucolique à mon ami Jules Riottot. » « La modestie m’empêche de signer. P. Sérusier ».On joint 3 dessins représentant son professeur d’histoire caricaturé en cochon, en taureau et en maillot au bord d’une piscine ainsi qu’une photographie le représentant jeune, vers 1882.Cet ensemble provient d’un ami d’enfance de Paul Sérusier, Jules Riottot.
Lettre autographe signée
DEBUSSY ClaudeLettre autographe signée adressée à Mr Salomon Joseph violoncelliste et ami de Claude Debussy. 24 mars 1917, 1 page in-8°. Quelques jours auparavant, Salmon et Debussy avait joué ensemble lors d'un concert uniquement consacré aux oeuvres du compositeur donné le même jour au profit de L’Œuvre du Vêtement du blessé, 4 avenue Hoche. « Encore merci pour ton concours amical. Au surplus, je crois que nous avons fait une bonne action. C’est bien quelque chose ? Quand viendrez vous, toi et ta pipe l’un fumant l’autre, embaumé mon cabinet de travail ? Tu me dois une histoire ! Ton viel ami, Claude Debussy »
Lettres autographes signées
FAURÉ GabrielCorrespondance de 8 lettres ou cartes autographes signées, adressées à la pianiste Madeleine Ten Have. 1892-1924 ; formats divers. Cette correspondance intéressante montre les liens noués entre Fauré et la pianiste Madeleine Ten Have qui interprétait ses œuvres.— 1891 : Il lui demande de venir le voir de toute urgence.— Mai 1892 : Très affectueuse lettre adressée à « Mademoiselle et chère Madeleine, mon amie ! […] J’ai envie de dîner chez vous, de manger énormément, de boire encore plus et de faire beaucoup de tapage ! »— 1892 : Il lui dit qu’il y a bien longtemps qu’il ne l’a pas vue, qu’il a tellement à faire qu’il n’ose lui demander de venir le voir.— 1894 : « On m’a dit que M. Verner était le tout puissant. Or il vous connaît car il m’a parlé de vous avec un véritable intérêt. »— Juillet 1894 : « Je suis très heureux de la bonne nouvelle. »— Février 1897 : Il lui demande d’envoyer chez sa voisine, Mme Bardac, « Les Petits Dolly à quatre mains qui lui appartiennent et dont elle a besoin tout de suite. Si vous jouez ce soir la 2e Valse je vous supplie de prolonger les points d’orgues qui séparent chaque différentes phases de ce morceau. »— 1899 : Il a pu se désengager pour être avec eux ce soir.— 1912 : Félicitations pour la naissance d’un enfant chez les Salmon.On joint une lettre autographe signée de Madeleine Salmon, adressée à Robert Ten Have. 1924 ; 2 pages in-8° sur papier de deuil, enveloppe jointe. Après un décès (ses parents ?) elle écrit à son frère (sans doute) Robert concernant la succession.
Manuscrit autographe signé
LOUBET ÉmileManuscrit autographe signé « Dispositions testamentaires ». 26 juillet 1904 ; 4 pages in-8° (20,3 x 12,5 cm).Extraordinaire document autographe signé : « Dans le but d’éviter à mes enfants des difficultés pour le partage des immeubles qui m’appartiennent et pour assurer l’exécution de mes dernières volontés j’ai fait les attributions et dispositions suivantes : je lègue à ma chère femme Marie Sicard la jouissance pendant sa vie et avec dispense de fournir caution de la somme nécessaire pour produire avec les revenus de sa dot une rente de quarante huit mille francs par an »... Il fait aussi un legs à l’hopital de Montélimar. Il a écrit ces dispositions au Palais de l’Élysée le 26 juillet 1904.
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus (la mère de Roland-Manuel). 23 juillet 1916 ; 2 pages in-8° avec enveloppe jointe (cachet des Convois automobiles). Il s’est trop hâté d’annoncer sa permission car il n’y a toujours rien de nouveau. Sa demande lui a été retournée pour renseignements supplémentaires, et son lieutenant actuel l’a renvoyée lui-même en l’appuyant. « Je ne suis pas prêt de quitter ce pays verdoyant et paisible : on s’est avisé que mon radiateur était moche […] et j’en ai encore pour longtemps. Ce radiateur couvert de glorieuses blessures, dont j’étais si fier — il n’y avait pas de quoi : c’était mon prédécesseur qui les avait reçues, mais enfin cela faisait toujours le même effet. » Belle et longue lettre.











