Nos plus beaux documents autographes
4586 autographes de prestige trouvés
Belle lettre d'amour autographe signée, à Victor Hugo
DROUET JulietteBelle lettre d'amour autographe, signée « Juliette », adressée à Victor Hugo. 27 septembre, « Vendredi matin 10h » [1850] ; 4 pages in-8°. Elle espère que « l’amour des beaux-arts vous attirera dans votre atelier » avant qu’elle ait fini cette lettre « et que je serai interrompue dans mon élucubration par votre auguste présence plus opportune que le brouillard pour les dépêches télégraphiques. Il serait possible que j’allasse voir Eugénie avant de m’habiller pour n’avoir plus à sortir de la journée. Cela dépendra si tu viens ou si tu ne viens pas d’ici là car je resterai ou je m’en irai selon que tu seras là car avant tout je veux profiter des courts instants que tu passes chez moi. Comment vas-tu mon petit homme ? Cette nouvelle cautérisation te paraît-elle devoir faire plus d’effet que les autres ? J’ai hâte de savoir que tu vas mieux. Est-ce que ce n’est pas aujourd’hui que tu prends ton bain de soufre ? […] Je suis plus impatiente de te voir guéri que de te voir quoique ta vue soit pour moi comme le rayon de soleil qui réchauffe le cœur et réjouit les yeux. Dépêche-toi mon petit homme de faire tout ce qu’on te prescrit et avec la plus scrupuleuse exactitude pour être plus vite débarrassé de ton mal de gorge. Qui sait peut-être que si tu étais guéri tu sentirais le besoin de faire une petite excursion de huit jours avec ta pauvre vieille Juju. Je me flatte de cette espérance qui ne se réalisera pas hélas! Mais je serai toujours bien heureuse de te savoir guéri : ainsi de toute façon, mon amour, dépêche toi de te guérir. Juliette. »
Belle lettre d'amour autographe signée, à Victor Hugo
DROUET JulietteTrès belle lettre d’amour autographe signée, adressée à Victor Hugo. « 28 avril (1849) samedi soir, 8 h » ; 4 pages in-8°. « Mon Dieu, est-ce que tu ne viendras pas ce soir ? Vraiment, j’en ai grand peur en regardant l’heure à ma pendule. Ainsi voilà tout ce que j’aurai gagné à vous donner un Balthazard ! Merci, c’est peu encourageant et je commence à regretter mes crevettes, mes vins généreux et mes meringues à la vanille. Tout cela devrait peser à votre conscience de représentant, si vous en aviez mais vous n’en avez pas, j’en suis convaincue aujourd’hui. Il paraît, du reste, que c’est un parti pris par moi de vous écrire à l’envers de ma feuille de papier. Au reste cela ne fait pas grand-chose puisqu’aussi bien ce que je vous dis n’a ni queue ni tête. Cela tient à ce que j’ai un tas de méchancetés que je suis occupée à retenir pour les empêcher de sortir. L’attention que je mets à la surveiller m’empêche de voir ce qui se passe au bout de ma plume, et je ne sais pas les trois quarts du temps ce qu’elle fait. Mais peu importe et je ne suppose pas que tu attaches grande importance à un gribouillis. Ce que tu en fais n’est que pour la forme et par égard pour moi. Je me rends bien compte de cela, mon pauvre bien aimé, tu tâches à force de bons procédés de me cacher le tort peut-être involontaire, dont tu es coupable envers mon amour. Je le sens, je t’en remercie, je t’en supplie de ne pas te contraindre à lire ces informes gribouillis qui ne sont pas plus l’expression de mon amour que ta bonne grâce n’est la preuve du tien. Pense à cela mon Victor, et ai le courage de la franchise. Je t’en saurai gré. Juliette. » Très belle lettre.
Pièce autographe signée
MONTHERLANT Henry Millon dePièce autographe signée. Paris, 18 juillet 1951 et 17 juin 1959 ; 1 page 1/2 in-4°, enveloppe avec cachets de cire rouge aux armes. Il s’agit de son testament. « Je soussigné Henry-Marcel-Joseph-Frédéric Millon de Montherlant […] exhérède tous mes parents au degré successible. J’institue comme légataire universelle Madame Marguerite Étiennette Augustine Lauze […] ou, à son défaut, son fils, M. Jean-Claude Barat […]. Je révoque expressément tout écrit de moi qui pourrait être interprété comme une disposition testamentaire, à l’exception des présentes et des traités pour des oeuvres posthumes que j’ai signées avec M. Gallimard. » En 1959, il précise que « nulle publication d’une œuvre de moi ne doit être faite après ma mort », à l’exception de celles sous contrat avec Gallimard : « j’y insiste avec la dernière force. » Sur l’enveloppe, qui portait la mention « Ceci est mon testament », il est écrit : « annulé par celui du 19 novembre 1964 ».
Lettre autographe signée
COLETTE (Sidonie Gabrielle Colette, dite)Lettre autographe signée. Sans date ; 1 page 1/2 in-8° sur papier ancien gaufré avec une chromolithographie représentant un bouquet de fleurs.« Madame, cette feuille de papier doit avoir mon âge, c’est vous dire qu’elle est vieille. Qu’elle vous porte mes voeux, le souhait que je forme pour que le sort mette un terme à vos malheurs. Je serais bien ingrate si je ne répondais pas, tout de suite à une lettre aussi simplement belle que l’est la vôtre. Votre exemple m’aidera à supporter avec patience mon mal arthritique de la hanche, d’origine accidentelle, par conséquent inguérissable. Je vous envoie ma bien sympathique pensée, Madame, Colette. »
Lettre autographe signée
ZOLA ÉmileLettre autographe signée, adressée à un journaliste. Paris, 20 décembre 1896 ; 1 page 1/2 in-8°. Zola évoque ici son poème lyrique en prose Messidor (4 actes) qui fut mis en musique par le compositeur Alfred Bruneau. « Je serai très heureux de vous être agréable, en vous donnant les éléments d’un article sur Messidor. Mais n’est-il pas trop tôt de parler d’une pièce qui ne passera que dans deux mois, et ne faut-il pas tenir un peu compte des véritables intérêts des auteurs et du théâtre ? Veuillez donc attendre que les fêtes du jour de l’an soit [sic] au moins passées. »Messidor fut joué pour la première fois à l’Opéra de Paris le 19 février 1897 comme le confirme Zola dans sa lettre. Malgré un accueil enthousiaste du public, les représentations cessèrent en avril 1897 après avoir été jouées 13 fois, compte tenu des positions de Zola pour Dreyfus qui furent peu appréciées par les directeurs de l’Opéra et ses abonnés.
Manuscrit signé
CLAUDEL PaulManuscrit signé avec corrections autographes « José Maria Sert ». Brangues, 8 décembre 1945 ; 9 pages 1/2 in-4°. Très bel hommage au peintre catalan José-Maria Sert, décédé le 27 novembre 1945. Le texte a paru dans Le Figaro du 14 décembre 1945. « José Maria Sert est mort ! José Maria Sert est mort ! Nouvelle déchirante ! Je perds le plus cher et le plus précieux de mes amis, et l’art perd le dernier représentant de la grande Peinture. » Il conte les débuts du Catalan à Paris, qui avait besoin de murs entiers de palais ou d’églises pour traduire « la vision innombrable et retentissante qui sortait de lui ». Il évoque quelques-unes de ses plus grandes œuvres : la coupole de la salle de la Société des Nations à Genève, les fresques de l’Ambassade d’Espagne à Paris et de la cathédrale de Vich. (Anciennes archives Maurice Noël).
Aquarelle et fusain
FRANK-WILL (Frank Boggs, dit)Le Louvre et le pont du Carrousel. Aquarelle et fusain sur papier signé en bas à droite « Franck Will ». 23,4 x 32,2 cm.
Lettre autographe signée
GEORGE IerLettre autographe, signée « George R », adressée à sa fille Sophie Charlotte de Hanovre, deuxième femme de Frédéric Ier, roi de Prusse. Saint-James, « 20 avril » ; 3 pages in-4°, en français. Il lui exprime la satisfaction « Les affaires prennent un assés bon train et que il y a apparense que la tranquillité se rétablira présentement assez bien issy que en Allemagne depuis que Wismar s’est rendu, tellement que vous n’aurés plus besoin de faire la campagne et que nous serons touts deux en liberté de menner une vie plus tranquille ensemble, j’ay été en paine pour avoir des chevaux pour le Roy, j’en ay trouvé quelques-uns qu’y me paroissent pourtent pas de la bonté comme je les souhaiterais. » Très rare.
Ensemble de 5 lettres autographes signées
SAUVAGE AndréEnsemble de 5 lettres autographes signées d’André Sauvage dont 4 sont écrites à des étapes de La Croisière jaune dans les années 1930. Il s’occupa des prises de vues de l’expédition et réalisa le film La Croisière jaune en 35 mm. Cette gigantesque expédition transatlantique se rendit à travers l’Asie, de Beyrouth à Pékin, en passant par l’Himalaya et la Chine centrale. Les lettres sont datées de Kaboul (11 juin 1931 ; 4 pages in-8°), Astor (29 juillet 1931 ; 7 pages in-4°), « À bord du Kahoku Maru »(27 février 1932), Hanoï (26 mars 1932 ; 4 pages in-8°). On joint une lettre du 13 juillet 1934 (4 pages in-8°). Très rares courriers de cette expédition mythique.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe signée, adressée à sa femme Julie. Rouen, Hôtel d’Angleterre, 25 octobre 1896 ; 3 pages 1/2 in-8°.« Ma chère Lucie, Voici une lettre de Lucien tu y verras combien il est difficile de faire entendre raison à ce pauvre Georges qui voit tout en mal, ne se figure-t-il pas que Lucien mets des bâtons dans les roues pour les empêcher de faire à leur guise.... On se casse la tête pour leur chercher un endroit possible, ils croyaient que c’est pour les ficher dedans, non, ils n’ont pas changé. Tu as raison Menton est en France, mais les gars choisiront l’endroit qui leur sera le plus commode, je ne demande pas mieux, seulement le Maroc ne me va guère. C’est trop loin et en cas de besoin, nous ne pouvons faire ce voyage et puis je sais que c’est un endroit difficile à cause de sa sauvagerie, pays bon pour y passer et revenir mais y rester non, ce serait absurde. J’écrirai à Dario de nouveau. J’espère avoir fini avec les 1ers jours de nov. le plus tôt possible car mes fonds baissent. Malheureusement je suis enrhumé en ce moment et ne puis travailler, j’espère que cela passera vite, je prends ce qu’il faut. Je comptais aller voir Depeaux aujourd’hui ... mais un sale vent me retient dans la chambre. Lucien m’a envoyé une lettre du Dr Georges où il dit que en effet c’est le mur sol de la 3e trituration qu’il a dû donner au début du mal de gorge qui lui a fait venir des aphtes, mais que cela allait mieux, qu’il avait conseillé à Georges d’aller à Epping qui est plus sec que Kero. Qu’il pensait qu’il n’était pas nécessaire de quitter l’Angleterre qu’à Bornemouth (en anglais, Bournemouth) ou l’ile de White ce serait très bien. Ce n’est en somme qu’une opinion, ces gens ont cru que l’on voulait les empêcher d’aller en Espagne. Cela m’est égal l’Espagne si cela convient. En somme le vrai mal est enrayé et tu as dû voir par la lettre de L. Simon qu’il n’en paressait pas inquiet.Je n’ai pas assez d’argent pour payer 80 f à L. Simon ce sera pour mon retour. Tu as dû recevoir 500 f de Durand [Ruel]Le Dr de Londres dit que dans une quinzaine les gars pourront partir, car tu sais qu’il ne faut pas prendre froid quand on est sous l’influence de Mere. Sol ou Bella. Voici la lettre de Lucien.Je vous embrasse touston mari aff. [ectionné]C. Pissarro.Peux tu m’envoyer mon schall ou couverture pour partir, il commence à faire froid. »Cette lettre, très importante, possède plusieurs associations artistiques importantes: elle est écrite de Rouen, ville préférée et sujet des impressionnistes; il discute longuement de ses deux fils artistes eux aussi, Lucien et Georges; il évoque François DEPEAUX [Bois-Guillaume, 1853 - Mesnil-Esnard, 1920], industriel, collectionneur d’art et mécène français. Il fut un collectionneur réputé des impressionnistes et postimpressionnistes ; et il fait référence au célèbre marchand d’art Paul DURAND-RUEL, qui a popularisé l’impressionnisme à l’échelle internationale.
Manuscrit musical autographe signé
JOLIVET AndréManuscrit musical autographe signé, Fanfares pour Horace [K129], 1947 ; 36 pages in-folio. Musique de scène inédite pour la tragédie de Pierre Corneille, créée à Lyon, au théâtre de Fourvière, le 28 juin 1947, sous la direction du compositeur, dans une mise en scène de Jean Debucourt, et des décors de Georges Wakhévitch. Ces fanfares, écrites pour 6 trompettes, 3 trombones, tuba, 2 percussionnistes, comprennent : « A: Ouverture. B: Fin du 1er acte. C: Fin du 2e acte. D1: Évocation du combat, D2: Acte 2, scène 3, D3: Acte 2, scène 4, D4: Acte 3, scène 6. E: Fin acte 3, Le Combat. F: Acte 4, fin. G: Acte 5, scène 1, Entrée du roi. H: Fin du 5e acte, Cortège final. »Partition dorchestre, à lencre noire sur papier Durand à 24 lignes, ayant servi de conducteur, avec quelques annotations au crayon rouge ; elle porte les cachets de dépôt à la SACEM, le 15 septembre 1947. On joint une page de notes autographes préparatoires ; et le matériel dorchestre, 8 parties de la main dun copiste.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe, signée « C.P », [adressée à son fil, Lucien Pissarro]. « Paris. Dimanche » [25 octobre 1891] ; 4 pages in-8° dont 2 oblongues, avec 2 petits dessins. Étonnante lettre de Camille Pissarro qui se transforme en médecin :« Je viens de voir de Bellio, je tai télégraphié chamois teinture mère 2 gouttes dans 8 cuillères deau toutes les deux heures si cest nécessaire pour le ballonnement du ventre, si il y a fortes douleurs Bell. Teinture mère. de Bellio ma répété que cest dommage de ne pas connaître létat des selles, digérées ou pas en bouillie jaune, fétide, etc... Si il y a des vents cest probable, etc... Le mieux cest de voir à Londres un médecin Homeo. Je tenvois 100 f pour cela, ce nest rien mais il faut suivre prudemment un régime ainsi il naurait pas fallu manger si vite, quand on a été secoué il faut y aller doucement, le poisson bouilli est moins digestif que frit. Bellio conseille pendant quelques jours du thé de Boeuf qui est très usité en Angleterre. Voilà comment cela se prépare. 1 livre de Boeuf absolument dégraissé et débarrassé de tout ce qui nest pas de la vraie chair. Couper en petit morceau faire bouillir même poid deau jetter la viande dans leau en ébullition, passer dans un linge et tordre ce qui reste comme on le fait pour les groseilles quand on en fait de la confiture. Georges pourra prendre cela pendant la maladie et il pourra y ajouter à un moment donné un jaune doeuf bien frais, cest inutile si loeuf nest pas frais. Il ne faut pas laisser de viande dans le bouillon au thé. Il me semble que Alice pourrait te rendre le service de confectionner ce thé car il faut que ce soit fait ainsi à la lettre, on sale un peu, on y ajoute un tout petit rond de carotte et un tout petit bout de poireaux dans leau bouillante après avoir jeté le boeuf dans leau. Quand il sera un petit peu mieux, cest-à- dire quil naura plus de douleurs ni de diarrhée il commencera tout en buvant du thé de viande, sucer la chaire dune côtelette, manger ensuite un oeuf frais à peine cuit. En ce moment il peut manger un jaune doeuf battu dans du sucre, loeuf cru bien entendu, une petite cuillèrée de temps en temps cest excellent, loeuf frais. Écris-moi tous les jours létat de Georges, et vois si cest nécessaire un médecin il doit y en avoir dans ton quartier. Jécris à ta mère, elle va encore être inquiète, je ne sais si ce nest pas mieux de ne lui rien dire, cependant il faut que je reste ici pour veiller à ce qui est nécessaire. Je comptais partir je reste encore, je técrirai quand je men irais. Jai vu hier Geffroy .... il ma dit quil navait pas encore reçu dordre de M. Gallimard .... Madame Gallimard a été fort malade et il parait que le père a été terrible de sorte que M. Gallimard na pas pu socuper de ton affaire. Jattends une occasion pour en parler à M. Gallimard, Geffroy va du reste lui en parler, dans 2 ou 3 jours il faut que je donne à ce dernier un rendez-vous .... Je ne sais que faire. Ta mère mappelle à cors et à à cris là bas elle est terriblement mécontente que je reste car elle a promis aux Estruc de venir passer une quinzaine, mais je ne demanderai pas mieux que de men aller, jai aussi à faire, cependant, il est absolument nécessaire que je ne laisse pas rater ton affaire et puis nest-ce pas nécessaire pour Georges... Enfin voilà tout, fais ce que tu dois adviendra ce que pourra!... Remercie je prie Madame de Beauvière que je nai pas lhonneur de connaître, qui par les éloges que tu men a fait, dis-lui combien je suis touché des soins quelle vous prodigue et que je regrette de ne pas pouvoir faire sa connaissance. Alice ne pourrait-elle pas taider pour les provisions ? Pour le thé de viande ...... tu sais quil ne faut pas laisser le bouillon au chaud et même ce serait mieux den faire tous les jours. Écris-moi, ce ne sera cependant rien cest une imprudence.... Compliments à Esther, Alice. Ton père aff. [affectionné] C.P.N.B. : avec le gonflement du ventre, il devait y avoir des vents.[ ] As tu le livre de Léon Simon ?»
Aquarelle sur traits de crayon.
HILAIRE CamilleLa Trapéziste.Aquarelle sur traits de crayon.Signée en bas à gauche.51 x 35 cm.Provenance : Acquis à la fille de lartiste, le 18 février 2000.Oeuvre référencée sous le numéro 2-08-001.
Photographie avec quatrain autographe signé
PAGNOL MarcelPhotographie avec quatrain autographe signé. 28 X 20 cm. Photographie des frères Manuel. Belle photographie de jeunesse recouverte d’un extrait de Catulle, acte II : « Mais quand la mousse aura dévoré jusqu’aux stèles,Nous pauvres morts, mangés par la vie immortelle,Mais sauvés de l’oubli par tes vers émouvantsNous revivrons au cœur fraternel des vivants ».
Lettre autographe signée
PAGNOL MarcelLettre autographe signée, adressée à un ami. 17 juin 1923 ; 4 page in-4°. En-tête de la revue littéraire « Fortunio ». Longue lettre détaillée, relative à la nouvelle entreprise qu’il veut monter, fondée à Paris, sous sa seule responsabilité financière : une revue littéraire intitulée Le cahier bi-mensuelle. Les nouveaux collaborateurs et associés seront Malot, Rim, Ch. Brun, Myrriam, Bourdet, Jean Garat et quelques autres. Il seraient douze en tout. Cette revue serait mise en vente par la maison Hachette et bénéficierait de correspondants, directeurs régionaux à Saint-Étienne, Marseille, Lyon, Nice, Toulouse. Il explique ensuite l’esprit qu’il voudrait donner à la revue : « La tendance de la revue : classicisme moderne, les œuvres idéales pour nous devraient être celles que Rabelais, Montaigne, Villon eussent écrites, vivant aujourd’hui. Et surtout guerre acharnée au commerce littéraire. » Il a un certain nombre d’appuis à Paris, sur lesquels il peut compter et est sûr de réussir : « Pour moi, le rôle que je veux jouer dans cette affaire, c’est celui d’organisateur de la victoire : je vous affirme que la victoire est sûre. » La revue littéraire ne l’intéresse plus autant, et il en donne les raisons : « Je sais que je m’étais trompé assez lourdement sur le choix de mes collaborateurs […]. La fondation de Fortunio a été pour moi un exercice, j’y ai fait mes dents. » Ce qui l’intéresse maintenant, c’est refaire le Mercure « Cette revue sera l’organe du groupe provençal, sans pour cela répandre une odeur d’ail. C’est notre façon de penser qui sera provençale, notre clarté latine, notre colère subite devant les snobismes, notre ironie acérée contre les mercantis de l’art. » Et pour se lancer dans la création de ce nouveau Mercure, il a besoin de nouveaux associés. « Je veux tenter la grande entreprise. Mais il est naturel que je choisisse d’autres associés. »














