Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Grand placard
LOUIS-PHILIPPE IerGrand placard avec inscrits en grands caractères à la feuille d’or : « Vive Louis Philippe Premier Roi des Français » entourés de motifs feuillus verts dorés à l’or sur un fond bleu. [Circa 1830] ; 72 x 55 cm. Exceptionnelle et rarissime document en couleurs d’époque très bien conservé.Histoire de ce placard officiel : C’est un papier peint de la Manufacture Dufour-Leroy, inscription en lettres d’or dans une couronne de laurier et de chêne fermée par la médaille de la Légion d’honneur au chiffre LP, sur fond bleu roi. Il s’agit n° 2295 de l’inventaire tarif de la manufacture Dufour-Leroy, désigné Attique colorié /Louis Philippe Ier en 1831 et 1832.Les papiers peints officiels de l’époque Restauration et Monarchie de Juillet :C’est avec la Révolution française que le papier peint s’impose comme support de choix pour la propagande des nouveaux régimes. Il convient en effet de changer ou masquer au plus vite les marques emblématiques du régime précédent à l’intérieur des bâtiments officiels salles des assemblées, tribunaux révolutionnaires, administrations et ministères. Le Musée Carnavalet conserve ainsi pour cette époque un décor de la manufacture Jacquemart & Benard chargé de bonnets phrygiens, piques et faisceaux de licteurs et des devises de la Révolution datant de 1792 et provenant la Salle du Salut Public du Pavillon de Flore aux Tuileries. D’autres commandes officielles sous l’Empire et la Restauration enracinent cet usage. Le décor et l’échelle de dessin du papier peint présenté ici ne le destinait pas au décor de murs entiers d’édifices publiques comme ceux conservés au Musée Carnavalet, mais plutôt à être placardé aux murs pour recouvrir les emblèmes du régime précédent par exemple. La relative fragilité du support, la vivacité des coloris, la lisibilité de décors très symboliques, des messages courts et efficaces inscrivent ces papiers peints aux sources de l’Affiche politique, quelques huit années avant l’invention de la lithographie en couleurs. Techniquement ces papiers sont imprimés à la planche de bois sur des feuilles raboutées; c’est à dire mises bout à bout pour former un rouleau, les parties de rouleaux présentées sont marouflée sur un carton d’apparence vieillie, elles proviennent d’un château de Bourgogne non identifié. Bibl.: Le Monde du papier peint, F Teynac , P Nolot, JD vivien, Paris , 1981, Breger Levrault; p 95 à 10
Important album réunissant des autographes des précurseurs de lAviation et des pilotes non brevetés.
AVIATION PRÉCURSEURSImportant album réunissant des autographes et documents signés par les précurseurs de lAviation et des pilotes non brevetés. Louis Vallin : belle aquarelle signée « L. Vallin » représentant deux aéroplanes en vol. Ernest Archdeacon: pièce signée « Souvenir du 1er vol en Europe avec 2 personnes à bord. 21 mai 1908 ». On joint une lettre autographe signée sur sa vie aérienne (1935). Lucien Chauvière : 2 photographies de ses planeurs signées (cartes postales). Henri Coanda : lettre signée et prospectus en couleur sur ses aéroplanes sans hélices. Paul Cornu : photographie signée (1908) et sur son hélicoptère « Essais de mon hélicoptère (1908)». On joint la monographie sur les hélicoptères Paul Cornu. René Demanest : carte postale signée et lettre signée. On joint des cartes postales. Armand Deperdussin : lettre signée (1912). Émile Dewoitine : lettre autographe signée. Dick Farman : lettre signée et photographie. Henri Fabre : 5 documents signés et carte de visite. Antoinette Gastambide : 2 cartes postales signée de la marraine du moteur Antoinette. Capitaine Girardville : plaquette « Étude sur la navigation aérienne » dédicacée.Henry Kapferer: photographie et 2 cartes postales signées. Comte Henry de La Vaulx : carte autographe signée et 5 cartes postales. Yves Le Prieur : photographie de son premier vol au Japon (1909) signée. Joint 2 autographes sur cartes postales. Léon Levasseur : 2 photographies signées (1903). Jules Marey : lettre autographe signée à Gastine (1900). Fernand Morlat : lettre autographe signée et 2 cartes postales sur son avion, signées. Alfred de Pischof : carte postale de son avion, signée. Charles Renard: billet autographe sur des essais à la goroline (1874). Paul Renard : billet autographe sur des portées de visibilité (1895). Raoul Vendôme : carte postale sur son avion, signée. Charles Weyman: 5 cartes postales sur son avion signées. Armand Zipfel : carte postale sur son aéroplane, signée.On joint des photographies de : Suzanne Bernard, A. Goupy, Hauvette Michelin, J.M. Le Bris, Eugène Lefebvre, Thérèse Peltier, Alfred de Pischof, Vuia, Eugène Welferinger, et une documentation sur Pilâtre de Rosier, Montgolfier, etc. De très nombreux documents dordre iconographique enrichissent cette collection.
Lettre autographe signée
LOWE Sir HudsonLettre autographe signée, adressée au comte Balmain. Sainte-Hélène, le 25 février 1819 ; 3 pages in-8°. Le comte Alexandre Antonovitch Ramsay de Balmain [1779 - 1848] était le commissaire de la Russie à Sainte-Hélène chargé de s’assurer de la présence de Napoléon. Il tenait tête à Hudson Lowe qu’il considérait avoir le cerveau creux, embrouillé et mal timbré. Napoléon refusa de le recevoir.«Your letter of yesterday says, “ je vous envoye l’éclaircissement que vous me demandez.” On reponsal of my letter to you, I do not find it did ask for any explanation. As it low ever has been sent, I most silling by receive it, though when you insolued on alterning the words of a written document, notice I concernie should at the time have been given to me - particulary as the original words... If I had requised any explanation from you, it would certanily not have been for the correction of a mere grammatical error, but upon the whole of the remark you hade made; which, as containing a general accusation, ought I concenie to have been supported by some corresponding explanatory note, from yourself [...] This did not prevent me from giving you a full of my own perfect desire to afford and to receive explanation, by transmitting to you the note and inclosure I did. » Les lettres de H.Lowe et documents datés de Sainte-Hélène sont très rares.
Manuscrit autographe.
PAGNOL Marcel [Aubagne, 1895 - Paris, 1974]Bucoliques. Manuscrit autographe, [vers 1957-1958] ; 26 pages sur 15 feuillets volants de cahier d’écolier, sous couverture titrée. Traduction des Bucoliques, accompagnée de trois pages de notes introductives. Manuscrit de travail présentant quelques 155 vers, certains achevés, d’autres juste esquissés, parfois avec une liste de mots à choisir ultérieurement. La plupart d’entre eux sont biffés au crayon bleu. Parmi ces alexandrins rimés, on relève quelques phrases ou notes faisant référence à d’autres sujets (brève description d’une scène se déroulant sur un quai de gare, décompte de volumes publiés, notes d’arithmétique…). « J'écoute striduler les brûlantes cigales. Ne valait-il pas mieux un amour querelleur De cette Amaryllis qui se croit sans égale, Ou Ménalcas, malgré sa fâcheuse couleur ? N'estime pas trop ta blancheur naturelle. Le blanc troène tombe, et l'on cueille l'airelle ». Avec trois pages de commentaires sur le choix d’une traduction versifiée : « La traduction des poètes est une entreprise fort délicate et nous avons lu sur ce sujet un assez grand nombre de préfaces, traités et controverses. Mais nous ne parlerons ici que du fort joli discours de Mr l'abbé Desfontaines qui nous a permis de nous faire une opinion. […] Cet abbé qui devait être un homme énergique, s'exprime toujours avec rudesse et ne ménage point tous ceux qui osèrent traduire Virgile avant lui. […] Il affirme qu'il faut traduire les poètes en prose parce que le principal mérite d'une traduction, c'est l'exactitude. Il ajoute : ‘ce raisonnement est si judicieux et si sensible que je ne ferai peut-être que l'affaiblir en le voulant étendre’. Il avait bien raison, l’abbé Desfontaines mais il s'est laissé aller à son tempérament violent. Il a voulu confondre publiquement ses contradicteurs et en les citant, il nous a convaincus que ses contradicteurs avaient raison ». Puis Pagnol se propose d'utiliser des citations du Président Bouhier et du père Sanadon et conclut : « Oui, c'est en vers qu'il faut traduire, parce que la musique du vers est la moitié de la poésie et l'admirable Verlaine, en choisissant le titre de ses ‘Romances sans paroles’, à condamné sans appel l'abbé Desfontaines et le père Sanadon. Certes, les traductions en prose sont utiles et nécessaires, mais dans les limites que leur assigne le président Bouillé [sic] : elles sont excellentes pour guider le lecteur qui veut lire le texte latin et retrouver le sens de sa musique en oubliant la traduction ». Entreprise sur plusieurs années, cette traduction des Bucoliques parut chez Grasset en 1958, après la prépublication en revue de certaines églogues. Éloignée de l’image du Pagnol cinéaste et de ses comédies théâtrales, elle fait pourtant parfaitement écho aux descriptions des Souvenirs d’enfance, de La Gloire de mon père au Temps des secrets. « Comme j’ai fait beaucoup de cinéma, il y en a qui croient, disait Marcel Pagnol, que je n’ai pas mon certificat d’études ». Comme nombre de collégiens de son temps, il s’exerça au latin, à travers thèmes et versions. L’univers des Bucoliques ne pouvait que parler à celui qui sut si bien faire revivre le monde de son enfance, la vie des bergers et les odeurs de la garrigue, proches de la nature chantée par Virgile.
Manuscrit autographe
CREVEL RenéManuscrit autographe sur Diderot. Ensemble de 14 pages in-4°, recto-verso, numérotées au crayon 1 à 12; avec des têtes de paragraphes. Il cite beaucoup Diderot : « Diderot et les femmes ». 1 page 1/2 in-4°.« Tout jeune il avait rodé autour du comptoir de Mlle Babuti. Cest elle que Greuze épousa. Dans le Salon de 1765, p. 349, Diderot rappelle cette passionnette de jeunesse.Le peintre (Greuze) est certainement amoureux de sa femme, et il na pas tort. Je lai bien aimée moi quand jétais jeune et quelle sappelait Mlle Babuti. Elle occupait une boutique de libraire sur le quai des Augustins, blanche et droite comme le lis, vermeille comme la rose... » « À propos de la Babuti ». 1 page in-4°.« Diderot a déjà un peu critiqué Greuze puis quand Greuze sest fait le peintre de la morale et de la vertu, il la loué très fort. Greuze passait devant cette boutique quelques jours après son retour de Rome. Comme Diderot , comme Diderot ; il revenait, puis un beau jour, à force de revenir, il se mariait, ou plutôt il se trouvait marié sans avoir fait grand chose pour cela, il prenait bien vite son parti dêtre heureux. Sa femme était charmante. Elle avait la jolie tête que les pinceaux de son mari ne pourront oublier » « Sentiment et culte de la famille ». 4 pages in-4°.« Limage de cette mère tendre tenant entre ses bras son enfant malade et le reposant sur son sein et cela pendant des heures entières me revient quelque fois avec lémotion la plus ». Il évoque la mort du père de Diderot. « Amour de Diderot et de sa femme ». 1 page 1/2 in-4°.« Mais cet amour vite troublé par la passion de lEncyclopédiste pour Mme de Puisieux pour laquelle il écrit Pensées philosophiquesInterprétation de la natureBijoux indiscretsDiscours sur la vertu et les moeurs.Elle le trompa durant sa captivité à Vincennes.Mme Diderot ne reconquiert pas le coeur de son mari » « Lettres à Sophie Volland ». 2 pages in-4°.« Écrite à Paris - 10 mai 1759. Je portais tout à travers les objets des pas errants et une âme mélancolique. Les autres nous dénonçaient à grands pas et nous les suivions lentement, le baron de Gleichen et moi. Je me trouvais bien à côté de cet homme, cest que nous éprouvions [ ] de nous, un sentiment commun et secret. Cest une chose incroyable comme les âmes sensibles sentendent presque sans parler !! » « Les bijoux indiscrets ». 2 pages in-4°.« Diderot style merveilleusement vivant sait rendre la vie grouillante. Page 190 (Les Musellieres)Diderot cest la vie du XVIIIe siècle Une vie colorée, dans la rue qui prépare » « Bibliographie ». 1 page in-4°.René Crevel cite les ouvrages quil a consulté. (Barbey dAurevilly, Naigeon, Jules Janin, etc.) « Lettres sur les aveugles et les S.M. ». 1 page in-4°.« Voir p. 255. Bijoux indiscrets, où Diderot définit les êtres par leur fonctions. [ ] Comme je nai jamais douté que létat de nos organes et de nos sens nait beaucoup dinfluence sur notre métaphysique et sur notre morale, et que nos idées les plus purement intellectuelles, si je puis parler ainsi, ne tiennent de fort près à la conformation de notre corps » « Diderot Les Salons ». 2 pages 1/2 in-4°.Il évoque les salons de 1759 et 1761.Les manuscrits de cet écrivain mort à 35 ans sont très rares.
Ensemble de 3 lettres des exécuteurs testamentaires: Montholon, Bertrand, Marchand et une lettre de Las Cases
SUCCESSION DE NAPOLÉON Ier.3 lettres des exécuteurs testamentaires: Montholon, Bertrand, Marchand et une lettre de Las Cases, adressées aux arbitres de la succession. (Provenance ventes des archives Bertrand-Drouot) MONTHOLON Charles-Tristan, comte de [Paris, 1783 - id., 1853], général français, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. Lettre signée. Paris, 3 juin 1822 ; 2 pages in-folio (31,7 x 20,3 cm). « Avant de vous exposer la situation particulière dans laquelle je me trouve, je crois devoir solliciter de nouveau votre intérêt en faveur des légataires attachés à Ste Hélène au service personnel de L'Empereur. Leurs droits à une préférence ont paru incontestables aux exécuteurs testamentaires qui ont connu la pensée de l'Empereur et vous la retrouverez, Messieurs, cette pensée dans l'ordre de l'inscription des legs au testaments. Les exécuteurs testamentaires témoins pendant 6 ans d'un zèle et d'un dévouement que l'excès du malheur et des privations de toute espèce n'ont jamais ralenti un seul instant, ont cru de leur devoir d'appuyer cette demande. L'Empereur a daigné me placer dans une position particulière, par les expressions dont il s'est servi pour désigner mon legs, par la mention qu'il a faite de m'indemniser des pertes qu'il était à sa connaissance, comme à celle du public que j'avais éprouvées en France et qui résultaient de mon service à Ste Hélène et enfin par l'obligation qu'il m'impose de payer annuellement une pensée viagère de 20,000 f. sur les 2 millions qu'il me laisse par son testament. Quelque droit qui put ressortir pour moi de ces dispositions pour réclamer un paiement intégral, je ne le demande pas à la charge de la portion que la loi assure aux légataires que des services personnels ou rendus à la France ou au trône impérial, ont rappelés à la pensée de l'Empereur ; cependant le calcul des chiffres prouverait au besoin que par le fait du partage au marc le franc du fonds libre qui revient aux légataires, il serait possible que je ne reçusse qu'une somme à peine suffisante pour produire en intérêts les 20000 f que je paye annuellement. Mais lorsque la charge de la préférence que j'aurais droit de réclamer et sur laquelle la volonté de l'Empereur paraîtrait évidente aux yeux d'un tribunal, ne serait supportée que par la portion qui revient à l'héritier, je ne pourrais répudier le bien fait, sans trahir la reconnaissance. Je manquerais à ce que je dois au fils de l'Empereur et à moi même si je renonçais au témoignage des soins filials que j'ai rendus à son père et à une indemnité des pertes que j'ai éprouvées en France, pour avoir partagé pendant six ans sur le roc de Ste Hélène son exil et sa captivité. » BERTRAND Henri-Gatien, comte [Châteauroux, 1773 - id., 1844], général français, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. Lettre autographe signée. Paris, 9 avril 1823 ; 2 pages in-4°. « Vous m'avez fait l'honneur de me dire que vous désirez entendre les opinions des légataires sur deux questions que fait naître l'exécution rigoureusement impossible du testament et des codiciles de Ste Hélène. Je crois me conformer à vos intentions en vous adressant ici, Messieurs, mon opinion personnelle. Sur la première question, si les legs de Ste Hélène seront considérés comme rémunératoires et payés par conséquent dans leur totalité, je distingue particulièrement les domestiques. Il sont dans un cas d'exception. L'usage de tous les tems de respecter les legs faits à des personnes à simples gages, parce que ces legs prouvent seuls leurs bons services, suffira sans doute pour vous déterminer à conserver aux serviteurs de la personne de feu l'Empereur Napoléon, la totalité des legs qu'il a laissés à chacun d'eux, d'autant plus que les dispositions que vous adopterez, j'espère à cet égard, n'influenront pas d'une manière sensible sur l'ensemble des legs. En ce qui concerne spécialement mon legs, j'ai l'honneur de vous déclarer, Messieurs, que je désire que pour le compléter, il ne soit fait de réduction sur aucun autre. Relativement à la spécialité du 3me codicile, comme les raisons pour et contre ont été développées avec beaucoup d'étendue par plusieurs personnes habiles, je me borne ici à vous présenter mon opinion que les legs du 3me codicile me semblent devoir être considérés comme s'ils étaient portés à la suite des legs du testament et devoir être en conséquence payés sur les même fonds. » MARCHAND Louis-Joseph-Narcisse, comte [Paris, 1791 - Trouville, 1876], valet de Chambre et exécuteur testamentaire de l'empereur Napoléon 1er. Lettre autographe signée. Paris, 3 juin 1822 ; 1 page in-folio. « Comme exécuteur testamentaire de l'Empereur j'ai eu l'honneur d'en appeler à votre justice et à votre intérêt en faveur de Messieurs St Denis, Noverraz, Pierron, Coursot, Chandelier et Archambault qui nous ont paru devoir être classés dans une catégorie de préférence. Permettez-moi de me présenter devant vous au titre de légataire et de vous demander de prendre en considération les termes et les dispositions dont l'Empereur a daigné m'honorer par son legs ; dans le cas où il surviendrait une intervention quelconque de l'héritier, soit pour la réserve de ses droits, soit autrement dans le partage des fonds remis à Monsieur Laffitte, et ou ce serait contre lui que j'aurais à faire valoir les droits que la justice ne pourrait me contester à un jugement intégral. » LAS CASES Emmanuel-Auguste-Dieudonné, comte de [Belleserre, 1766 - Passy-sur-Seine, 1842], chambellan, auteur du mémorial de Sainte-Hélène. Lettre signée. Passy, 29 avril 1823 ; 1 page in-4°. « Mon fils a parfaitement exprimé mes sentiments et rendu ma pensée, en se reférant en mon nom et s'opposant à ce que le legs dont m'a honoré le souvenir de l'Empereur Napoléon, pussent être à titre rémunératoire placés sur une ligne différente de tous les autres légataires excepté comme au-dessous de 60.000 f. Comme on a observé à mon fils que sa déclaration n'était pas suffisante et qu'elle devait émaner de moi, je vous prie de vouloir bien agréer celle que j'ai l'honneur de vous adresser, adhérent entièrement à la détermination qui vous a déjà été exprimée à ce sujet par Monsieur le général Comte Bertrand. »
Notes et minutes de lettres autographes de la main du Général BERTRAND.
BERTRAND Henri-Gatien, comteLES ARMES DE L'EMPEREUR. Notes et minutes de lettres autographes de la main du Général Bertrand [entre 1836 et 1840]; 18 pages formats divers. Brouillons de correspondance avec le roi, avec Gourgaud et surtout avec Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, sur la remise par Bertrand des armes et objets personnels de l'Empereur destinés au duc de Reichstadt. Après la mort de celui ci, il ne voit aucun inconvénient à ce que certains objets qui lui étaient destinés soient remis à Madame « Qui par son noble caractère comme par sa qualité de mère du héros [ ] n'a jamais perdu de vue la gloire de son fils ». Suit un inventaire des effets confiés par Bertrand au comte de Turenne: Aux armes proprement dites, s'ajoutent « un chapeau à la Henri IV et une toque, les dentelles de l'Empereur, 2 tapis turcs, 2 manteaux de velours cramoisi brodé, une veste et une culotte ». Quand aux armes, dont il s'estime juste propriétaire, elles seront remises non au gouverneur des Invalides mais à la Nation. * * * *Notes de diverses lettres relatives aux objets que les exécuteurs testamentaires de l'Empereur devaient remettre à son fils. * Inventaire des objets de l'Empereur. Avec des extraits de son testament. « 1 sabre de Sobieski, 1 grand collier de la Légion d'Honneur, 1 Glaive de consul, 1 épée en vermeil, 1 épée en fer, 1 collier de la Toison d'Or, les dentelles de l'Empereur » etc. * Lettre au Comte de Survilliers: Paris, le 4 mai 1840. « Mr le comte, Après la présentation du projet de loi relatif à la translation des restes mortels de l'Empereur, le Roi m'a fait l'honneur de me recevoir. J'ai remercié S.M. d'avoir accompli les derniers voeux du grand Napoléon et lui ai dit que mon intention était de remettre aux invalides les armes de l'Empereur au nom de sa parenté et au mien. Le Roi m'a répondu que de ma part cette offre lui semblait naturelle, mais que ses ministres ni lui même ne pouvaient pas consentir à ce que les armes fussent remises aux invalides au nom de la famille de l'Empereur. Malgré mes instances les plus vives, le Roi a persisté » Lettre autographe signée au Général Gourgaud : Paris, le 12 mai 1840. « Je rentre à 3 heures, et je trouve vos deux lettres de ce jour 12 mai. Il ne sera pas possible de remettre les armes de l'Empereur Vendredi, parce que ces armes ne sont pas à Paris » L'histoire ne présente aucun capitaine qui ait combiné autant de places de campagne, ni gagné autant de grandes batailles. Napoléon le savait bien. Brochure imprimée de 8 pages imprimées du 30 Mars 1840 relative aux Armes de Napoléon par le Général Bertrand. (Archives du Général Bertrand)
Tapuscrit signé
GUITRY SachaTapuscrit signé, intitulé « Ma Défense ». Paris, le 30 mars 1945 ; titre et 37 pages in-4° ronéotées (couverture fatiguée). Mémoire de défense contre l'accusation d'intelligence avec l'ennemi. Sacha Guitry nous apprend que cette défense fut « brouillonnée » en cachette à Drancy, alors qu'il a été arrêté pour collaboration avec l'ennemi. Guitry énumère les chefs d'accusation, relayés par la rumeur publique, et y répond tour à tour : « 1° D'avoir été pro-Allemand » alors qu'il a été élevé dans la haine de l'Allemagne et s'est abstenu de vendre ses pièces à l'Allemagne ; « 2° D'être antisémite », alors qu'on l'a accusé d'être juif et que son avocat, son médecin, son associé et son producteur étaient tous israélites : « il est pour le moins paradoxal de considérer comme antisémite un homme qui confie son honneur, sa santé et ses intérêts à des juifs » ; « 3° D'avoir reçu le maréchal Goëring », qu'il fut sommé de suivre ; « 4° D'avoir exposé le buste d'Hitler au foyer du Théâtre de la Madeleine », en fait celui de son père, « 5° D'avoir écrit un livre favorable à la Collaboration ». Il réfute aussi les accusations d'avoir servi la propagande allemande, d'être sorti avec des Allemands, d'avoir suivi la politique du maréchal Pétain, etc. Il expose ses difficultés pour exercer son métier d'auteur dramatique : censure, interdiction, etc. Signature autographe à la fin. Document exceptionnel.
Lettre autographe signée
LOWE Sir HudsonLettre autographe signée, adressée au comte Balmain. Sainte-Hélène, le 25 février 1819 ; 3 pages in-8°. Le comte Alexandre Antonovitch Ramsay de Balmain [1779 - 1848] était le commissaire de la Russie à Sainte-Hélène chargé de s'assurer de la présence de Napoléon. Il tenait tête à Hudson Lowe qu'il considérait avoir le cerveau creux, embrouillé et mal timbré. Napoléon refusa de le recevoir. «Your letter of yesterday says, je vous envoye l'éclaircissement que vous me demandez. On reponsal of my letter to you, I do not find it did ask for any explanation. As it low ever has been sent, I most silling by receive it, though when you insolued on alterning the words of a written document, notice I concernie should at the time have been given to me - particulary as the original words... If I had requised any explanation from you, it would certanily not have been for the correction of a mere grammatical error, but upon the whole of the remark you hade made; which, as containing a general accusation, ought I concenie to have been supported by some corresponding explanatory note, from yourself [...] This did not prevent me from giving you a full of my own perfect desire to afford and to receive explanation, by transmitting to you the note and inclosure I did. » Traduction française : « Votre lettre d'hier dit : Je vous envoie l'éclaircissement que vous me demandez ». En réponse à ma lettre, je ne trouve pas qu'elle ait demandé d'explication. Comme il n'a jamais été envoyé, je suis le plus obligé de le recevoir, bien que lorsque vous êtes insolu en alternant les mots d'un document écrit, notez que je m'inquiète du moment où je devrais m'avoir été donné - en particulier comme les mots originaux. Si Je vous avais demandé une explication, ce ne serait certes pas pour la correction d'une simple erreur grammaticale, mais sur l'ensemble de la remarque que vous avez faite ; qui, comme contenant une accusation générale, aurais-je dû concenie avoir été appuyée par une note explicative correspondante, de votre part [...] Cela ne m'a pas empêché de vous donner un plein de mon propre désir parfait de me permettre et de recevoir des explications, en vous transmettant la note et l'inclusion que j'ai faites. »
Gouache et aquarelle signée sur papier.
JONGKIND Johan BartholdUne rue à Bruxelles - 1866. Aquarelle sur papier, signée en bas vers le centre ; sur la droite de la signature, localisée Bruxelles et datée 7 sept 1866. Gouache et aquarelle sur papier. Signée, située et datée en bas. 27,7 x 26 cm. Sur la droite de l'aquarelle, quelques façades de maison ; dans la rue, une femme se déplace ; plus en retrait, sur la gauche de l'aquarelle, une charrette autour de laquelle un ou deux hommes s'affairent ; le ciel est nuageux et légèrement tourmenté. Note: Apparaît sous la référence G01428 dans les archives du Comité Jongkind, Paris-La Haye. Une lettre d'inclusion dans le catalogue critique de l'oeuvre de Jongkind et rédigée par le comité Jongkind Paris-La Haye sera remise à l'acquéreur. Provenance : Maître Alexandre LOEB. Christine LOEB, nièce du précédent.
Dessin au fusain
DENIS MauriceDessin au fusain représentant Johan Strauss (?). 26,5 x 20 cm. Provenance collection d'un ami de Maurice Denis. Certainement un dessin de jeunesse.
Manuscrit autographe signé « Autour de la table »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite)Manuscrit autographe signé « Autour de la table ». Septembre 1856 ; 32 pages in-8°. Manuscrit complet d’un article de critique dialoguée. C’est l’avant-dernier d’une série de huit articles publiés dans La Presse du 24 juin au 25 octobre 1856 sous le titre Autour de la table, et recueillis en 1862, avec d’autres articles, dans un volume qui porte ce titre, chez l’éditeur Dentu. Celui-ci, paru le 26 septembre 1856 sous le numéro VII, deviendra le dernier (VIII) dans le volume. Le manuscrit, à l’encre bleue, présente de nombreuses ratures et corrections. Il est daté en tête « 15 7bre 1856. Montfeuilly » [20 septembre dans La Presse et le volume], le lieu fictif de Montfeuilly n’étant autre que Nohant. Autour d’une table, se réunissent les membres de la famille et l’auteur, dont Théodore, Julie, Louise, qui interviennent dans cet article pour discuter des « auteurs nouveaux », et d’abord du Livre du bon Dieu d’Édouard Plouvier, avec des musiques de Joseph Darcier. C’est l’occasion de débattre de « l’association du chant et de la poésie ». À Julie qui soutient que la musique prime sur les paroles, Théodore répond : « Je vous accorde que les paroles doivent être très simples, parce que la musique, étant une succession d’idées et de sentimens par elle-même, n’a pas besoin du développement littéraire, et que ce développement recherché et orné lui créerait une entrave et un trouble insurmontables. Je crois que de la musique de Beethoven sur des vers de Goethe (à moins qu’ils n’eussent été faits ad hoc, et dans les conditions voulues) serait atrocement fatigante. Mais, de ce que j’avoue qu’il faut que le poëte s’assouplisse et se contienne pour porter le musicien, il n’en résulte pas que j’abandonne, comme vous, le texte littéraire à un crétinisme de commande. Nous sommes, du reste, en progrès sous ce rapport et j’ai entendu, dans ces derniers temps, des opéras très bien écrits et d’excellens ou de charmants vers qui ne gênaient en rien la belle musique : entr’autres la Sapho de Gounod, dont Émile Augier avait fait le poëme. Et si vous voulez monter plus haut encore dans la région de l’art, vous reconnaîtrez que le Dies irae de Mozart doit l’ampleur sublime de son style à la couleur sombre et large du texte latin »... On lit les poèmes de Plouvier, et on en fait l’éloge, les rapprochant des Contemplations de Victor Hugo : « Vous verrez que, chez les poëtes vraiment inspirés de ce tems-ci, la réhabilitation par l’expiation est annoncée, et que cette doctrine, sortant victorieuse de la démonstration philosophique, a trouvé dans l’art son expression éloquente et sa forme vulgarisatrice. C’est la prédiction du progrès indéfini, c’est la bonne nouvelle des âges futurs, l’accomplissement des temps, le règne du bien vainqueur du mal par la douceur et la pitié ; c’est la porte de l’enfer arrachée de ses gonds, et les condamnés rendus à l’espérance, les aveugles à la lumière ; c’est la loi du sang et la peine du talion abolies par la notion du véritable Évangile […] Le dix-neuvième siècle a pour mission de reprendre l’œuvre de la Révolution dans ses idées premières. […] Nos poëtes descendent aujourd’hui dans l’arène du progrès pour purifier le siècle nouveau, et cette fois leur tâche est à la hauteur d’un apostolat »… On parle ensuite de La Tentation du poète italien Giuseppe Montanelli, « un des hommes dont s’honore l’Italie patriotique et littéraire », grand poème dominé par « l’idée de douceur, de chasteté, de dévouement et de pitié », dont Théodore résume les différents chants, peignant la lutte du Christ contre Satan ; mais c’est aussi « une œuvre philosophique et patriotique […] une large esquisse symbolique de l’histoire de l’Italie », par un homme appartenant « à la politique révolutionnaire libérale de son pays », qui conclut à « l’alliance avec la monarchie sarde pour sauver la nationalité italienne » … On finit par La Mort du Diable de Maxime Du Camp : « La forme est un mélange de tristesse, d’ironie et d’enthousiasme : c’est ce que l’on peut appeler de l’humour, et vous verrez que cela mène à une conclusion philosophique […] Théodore nous lut ce poëme remarquable, abondant, facile, un peu trop facile parfois, mais dont les longueurs sont rachetées par des traits brillants et un sentiment profond »... On en conclut qu’il « est bien temps que l’homme soit guidé vers le bien par l’idée du beau, et que le laid périsse en prose comme en vers. […] C’est par la foi, ce rêve sublime, que tout ce à quoi l’homme aspire devient une certitude, une conquête, une réalité ».
Photographie signée, dédicacée
ROSSINI GioacchinoPhotographie dédicacée au compositeur Samuel David. Passy, 20 septembre 1865 ; 420 x 320 mm, légères traces de mouillures, encadrée. Rare envoi autographe signé : « À mon ami et collegue Samuel David, G. Rossini ».
Dessin à l’encre, crayon et aquarelle signé
DETAILLE ÉdouardDessin à l’encre, crayon et aquarelle signé, représentant l’Empereur Napoléon Ier.12,5 x 11,3 cm, sur papier. Encadrement ancien.Envoi autographe signé « à Madame Thérèse Jour.. souvenir bien affectueux, Detaille ».
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée adressée à son ami le peintre Lavieille. «Vendredi » [circa 1849-1850] ; 1 page1/2 in-8°.« Mon cher Lavieille, Il serait bon que vous vinssiez voir comment va votre habitation ne fut-ce que pour une journée, car d’après quelques paroles échappées à Coppin, la fenêtre de votre atelier devrait être moins grande que vous n’en étiez convenus ensemble. Venez le plus vite possible et ne manquez pas de venir d’abord chez moi avant de voir Coppin, afin que nous puissions causer un peu de la chose en question. Vous saurez que ces gens-là (ceux de Barbizon) ont besoin d’être surveillés d’une façon très suivie, sans quoi on obtient la moitié à peine de ce dont on était convenu avec eux. Pour ma part j’ai des tracasseries avec mon propriétaire, ainsi pour la fenêtre de mon atelier qu’il voulait me réduire d’un quart et j’exige l’entier accomplissement de la chose convenue. Il va être forcé de démolir ce qu’il avait bâti, la fenêtre seulement. Je suis allé dernièrement à Paris, je vous dirai pourquoi je ne vous ai pas vu. Bonjour et poignées de main. »Les lettres de Jean-François Millet sont d’une insigne rareté.












