Nos plus beaux documents autographes
4548 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe signé « Le Sommet des fleurs ».
CAYRE Jean-MichelManuscrit autographe signé « Le Sommet des fleurs ». Créé pour le XXXe anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Enfant à l’ONU, Genève, 1989. Manuscrit de 11 pages in-folio oblongues (25 X 35 cm). Textes d’Eve Rivalière, musique de Jean Michel Cayre. « Le (Grand) sommet des Fleurs. Cette pièce a été créée en 1989 à l’ONU de Genève par 5 000 enfants et chanteurs à l’occasion de Déclaration des Droits de l’Enfant. (paroles d’Eve Rivalière, musique de Jean Michel Cayre). Cette pièce a été créée en 1989 à l ‘ONU de Genève, pour le trentième Anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Enfant, par 5 000 petits chanteurs. Elle fut donnée de nouveau, toujours dans le même cadre, à Genève, sous le Haut Patronage de l’Unicef, au Palais des Nations, Sa le des Assemblées, le 20 novembre 1991. On joint une mélodie (chant et paroles) du Sommet des fleurs sans la partie d’orchestre (1 page in-folio).
Ensemble de 26 lettres autographes signées
BONAPARTE MarieCorrespondance de 26 lettres autographes signées, adressées à son ami et collaborateur Sello Frenkel. Cette correspondance sétale de 1931 à 1959. Une grande partie de la correspondance tourne autour de 1933 et 1934. Une lettre fait notamment allusion à Freud et à la psychanalyse des Histoires extraordinaires dE.A. Poe. Cette correspondance a été partiellement tachée par les intempéries. Mais ces défauts nenlèvent rien à son intérêt. Par exemple cette très belle lettre du 30 août 1933 ou la princesse écrit : « Sur la route des Lys de mer, je vous envoie ce quil ma jusquà présent été possible de corriger du travail de Lehar. Il y a plusieurs, même assez ! dinexactitudes, voire quelques gros contresens. Je les ai corrigés. [ ] Il faudrait de plus vérifier si Lehar a indiqué, au début, de qui sont les traductions de Poe, poèmes ou contes, quil cite ; il est capable, dans sa hâte, de lavoir oublié. [ ] De plus dans les citations elles-mêmes, il y a des fois des contresens. Il est impossible de les laisser. [ ] Jai écrit Kronos en plusieurs endroits au lieu de Chronos. Cela peut donc se refaire aussi en allemand ? [ ] Quand il est question de la statue du commandeur de Don Juan dans le texte, alors il me semble quon dit en allemand Komtor ? Vérifier dans un exemplaire de lopéra Don Juan de Mozart. » Le 21 octobre 1934, elle lui écrit : « Jai trouvé Freud et sa famille en très bonne santé et ai fait à Vienne un séjour très intéressant. » Un manuscrit autographe sur les forêts de Paris figure au milieu de cette correspondance. On joint deux plaquettes avec envoi au même de Marie Bonaparte.
Portrait de Georges Hugnet signé
COCTEAU JeanPortrait de Georges Hugnet. Dessin à la mine de plomb signé « Jean » en bas à droite. Daté 1944. 32 x 25 cm. Encadré. Provenance : don de l'artiste, puis succession G. & M. Hugnet. (Cité dans E. Dermit, Jean Cocteau. Portraits d'amis et autoportraits, Paris, 1991, no 168 (illustré) et Georges Hugnet : Collages, novembre 2003-janvier 2004, p. 158 (illustré).
Pastel sur papier. Monogrammé en bas à gauche.
DENIS MauriceL'élégante. Pastel sur papier. Monogrammé en bas à gauche. 47 x 32 cm à vue. Encadré.
Photographie signée, dédicacée
ROSSINI GioacchinoPhotographie dédicacée au compositeur Samuel David. Passy, 20 septembre 1865 ; 42 x 32 cm, légères traces de mouillures, encadrée. Rare envoi autographe signé : « À mon ami et collegue Samuel David, G. Rossini ».
lettre autographe
ALILettre autographe, non complète mais d’une très grande importance!, adressée à sa femme Mary qui fût la gouvernante des enfants du Général Bertrand. Cadix 17 juillet 1840 ; 4 pages in-8°. Récit du Mamelouk Ali, A bord de la Belle Poule afin d’aller chercher le corps de Napoléon à Sainte-Hélène. « Hier matin, nous avons mouillé devant Cadix. Notre voyage depuis Toulon a été des meilleurs pour la navigation ; nous avons passé le détroit de Gibarltar avec vent arrière et nous spmmes restés à louvoyer la soirée et toute la nuit le pilote espagnol ne voulant pas se risquer dans les passes qui sont obstruées de bas-fonds et de rochers à fleur d’eau. A 8 heures nous avions jeté l’ancre. Nous avons bonne nourriture à bord, nous serions bien tout à fait si notre cabine avait plus d’air. Elle n’est éclairée que par un trou qui n’a pas un pied carré et qui lorsque nous sommes en mer est presque constamment fermé, aussi passons nous nos nuits comme un bain de vapeur. Nous nous levons de bonne heure et allons dans la batterie, qui se trouve au dessus de nous ou sur le pont : nous avons la jouissance de l’arrière sous le vent, l’autre côté est réservé au prince et aux personnes de distrinction qui sont à bord. Je te le répète nous ne sommes pas mal ; ces messieurs nous parlent assez souvent mais les officers sont toujours des officiers et il semble qu’il y a sur notre front une marque ineffaçable qui nous classe toujours au-dessus de la place que nous voudrions occuper. Nous sommes deux qui sentons bien tout cela mais les deux autres n’y font pas attention ; au reste tu nous connais tous les quatre. La bonne intelligence se maintient toujours moyennant quelques petites concessions et j’espère que cet état durera tout le temps de notre voyage. Nous sommes tous en bonne santé. Pierron et Noverraz n’ont été indisposés que pendant 24 heures. Pierron et moi couchons dans des cadres suspendus, Noverraz un cadre sur deux malles et Archambault dans le hamac à la porte. Toute notre occupation est de boire, manger, dormir et nous promener. Il ne nous manque comme je viens de te le dire qu’un peu d’air et un peu plus de cette considération qui flatte l’amour-propre. Le prince paraît être un fort bon jeune, tout le monde l’aime depuis le premier jusqu’au dernier du bord. Ce qu’on peut lui reprocher c’est de n’avoir pas un peu plus de sévérité à bord d’un bâtiment qui a plus de 500 hommes d’équipage : il craint toujours de punir, ce qui serait cependant nécessaire pour maintenir l’ordre et la dicipline parmi un si grand nombre d’hommes et parmi lesquels il y en a toujours quelques-uns de verreux. Dans l’après-midi du 16 nous avons eu la liberté de débarquer. A une heure nous étions tous les 4 en ville et flanant dans les rues. Vue du port, Cadix nous parut une ville charmante : toutes les maisons blanchies à la chaux et les persiennes vertes font un effet des plus pittoresques ; il y a de jolies petites places plantées d’arbres et une très belle promenade donnant sur la mer : c’est dans cette dernière que se réunissent les promeneurs pour y passer la soirée. Les hommes sont mis comme à Paris et les femmes au lieu de chapeaux portent des mantilles noires garnies de dentelles comme dans les autres parties de l’Espagne. Nous avons remarqué de très belles figures mais un peu brunes et des yeux superbes? A côté de l’opulence nous avons vu beaucoup de misère. J’en reviens à la ville : les rues sont très étroites mais alignées et assez propres, des dalles le long des maisons, sont ornées de balcons très saillants à tous les étages, peints en vert, en jaune. [...] Beaucoup de ces maisons sont surmontées de tours quarrées qui sont autant de belvédères qui donnent sur des terrrasses où on passe probablement une partie de la nuit. Nous sommes allés voir la Cathédrale qui est l’édifice principal : c’est une belle pièce sur laquelle est un beau dôme autour duquel il y a une terrasse qui domine la ville de tous côtés ainsi que la mer qui l’environne : en un mot c’est un superbe panorama. Dans la soirée c’est-à-dire un peu avant que le soleil fût couché, nous avons rencontré le prince qui se promenait sur la belle promenade avec toute sa suite. Marchand était du nombre et a passé sans jeter un coup d’oeil sur nous, il a craint probablement de se compromettre. Nous avons gagné le port et sommes retournés coucher à bord, nous remettre dans notre étuve où nous avons passé une bonne nuit ayant pu ouvrir notre soupirail. Le 17 nous sommes encore sortis de la frégate ; sur les 8 heures nous avons eu la permission du prince de passer la nuit en ville afin de nous promener à notre aise et jouir d’une belle soirée dans la ville où tout est si différent de ce que j’ai vu partout où j’ai été. Nous devons remettre à la voile dimanche soir dit-on, et nous mettrons à profit tout le temps que l’on nous laisse quoique nous n’aimassions mieux voguer sans arrêt sur Ste Hélène. Il paraît que notre rentrée en France n’aura guère lieu que vers le 15 décembre, en conséquence nous ....»
Pièce signée
LETTRES DE NOBLESSE LÉOPOLD 1erPièce signée par lEmpereur dAllemagne. 3 février 1660 ; 18 pages in-4° (255 x 305 mm) dont 1 page avec armoiries, texte en latin. Diplôme de chevalier du Saint-Empire, décerné à M. Leonard de Stockhem et ses frères, signé par Léopold Ier. Le manuscrit est relié sous une couverture en velours rouge (reliure de lépoque, un peu passée), rubans attenants. Manuscrit sur vélin calligraphié à lencre brune et en lettres dor, la 11e page est entièrement ornée dune grande aquarelle à lor et couleurs représentant les armoiries. Le nom du récipiendaire figure en lettres dor dans le manuscrit. Ce diplôme est délivré à Leonard de Stockhem. Ces armoiries furent enregistrées le 17 février 1662. Beau et précieux document.
Photographie autographe signée, dédicacée
STRAUSS Johann IIPhotographie signée, dédicacée à Otto Pasch. Photographie format cabinet (16,3 x 10,8 cm) de H. Eckert de Prague. Très belle photographie représentant le compositeur, auteur du fameux Beau Danube bleu (An der schönen blauen Donau), avec une dédicace en allemand.
Diplôme de chevalier du Saint-Empire
LETTRES DE NOBLESSE — LÉOPOLD 1erDiplôme de chevalier du Saint-Empire, décerné à M. Erasme Fovllok, signé par Ferdinand III. Donné le 5 juillet 1653 ; 13 pages in-4° (255 x 305 mm) dont 1 page avec armoiries. Le manuscrit est relié sous une couverture en velours rouge (reliure de l’époque, un peu passée), rubans attenants ; 2 perforations dans les plis du manuscrit, uniquement sur les pages 1 à 6 et dans le dos de la reliure, comme si c’était pour le garder ouvert à la page des armoiries. Manuscrit sur vélin calligraphié à l’encre brune et en lettres d’or, la 7e page est entièrement ornée d’une grande aquarelle à l’or et couleurs représentant les armoiries. Le manuscrit débute par une belle page calligraphié en lettres d’or et encre « Ferdinandus Tertius Divina Favente », etc. Le nom du récipiendaire figure en lettres d’or dans le manuscrit. Ce diplôme est délivré à Erasme Fovllok. Ces armoiries furent enregistrées le 5 juillet 1653. Beau et précieux document.
Manuscrit autographe signé
ROLLAND RomainManuscrit autographe signé « Shakespeare ». Daté : « Avril 1916 » ; 6 pages in-4°. Très intéressant manuscrit titré « Shakespeare » faisant partie d’une série d’articles sur Shakespeare, écrits au fil des années lors d’occasions diverses et qui sera publié sous le titre Quatre essais sur Shakespeare. C’est la seconde partie de son essai (sur 4) qui s’appellera: « Pitié de Shakespeare ». Notre manuscrit, exprime sa parfaite connaissance de l’œuvre du dramaturge anglais qu’il découvrit très jeune dans la bibliothèque familiale et qui influença sa propre œuvre et sa vie. « Peu d’amis, peu de livres résistent à l’épreuve des jours que nous traversons. Les plus aimés trahissent. On ne les reconnaît plus. C’étaient les compagnons des heures légères. La bourrasque les emporte, plantes à fleur de sol qu’arrache un coup de vent. Il ne reste que les âmes aux profondes racines. Beaucoup, d’humble apparence, à qui l’on ne prenait point garde dans la vie ordinaire. Et un petit nombre de hauts esprits, qui s’élèvent comme des tours au milieu de la plaine et paraissent plus grands par-dessus tant de ruines. Je retrouve celui qui abrita les rêves de ma vie, depuis mes jours d’enfance, le vieux chêne Shakespeare. Pas une de ses branches ne s’est brisée, pas un rameau ne s’est flétri ; et la tempête qui passe aujourd’hui sur le monde fait houler puissamment cette grande lyre vivante ».
Poème autographe signé « La Maison du berger »
VIGNY Alfred, comte dePoème autographe signé « La Maison du berger - Poëme philosophique ». 1844 ; 4 pages in-4° oblongues, reliées en un volume in-4° oblong (28,3 x 21,2 cm), bradel demi-maroquin noir, pièce de titre de maroquin noir au premier plat. Important fragment (70 vers) d’un des plus célèbres poèmes de Vigny, chef-d’œuvre de la poésie romantique.Précieuse copie, soigneusement calligraphiée, destinée à un album, datée de l’année de sa première publication dans la Revue des Deux Mondes du 15 juillet 1844.Comme le précise Vigny lui-même, en tête du manuscrit, il s'agit d’un « fragment », correspondant aux strophes 10 à 19 (seconde moitié de la première partie du poème) dans lesquelles Vigny décrit et dénonce le chemin de fer, « taureau de fer qui fume, souffle et beugle », vainqueur du temps et de la distance, pourtant si favorables à la rêverie amoureuse.« ... Évitons ces chemins. — Leur voyage est sans grâces,Puisqu'il est aussi prompt, sur ses lignes de fer,Que la flèche lancée à travers les espacesQui va de l’arc au but en faisant siffler l'air.Ainsi jetée au loin, l’humaine créatureNe respire et en voit, dans toute la nature,Qu’un brouillard étouffant que traverse un éclair... »Ce manuscrit est d’autant plus précieux qu'on n’en connaît, à l’heure actuelle, aucun manuscrit complet. Proust appréciait La Maison du berger et André Breton écrivait à son propos qu'il « marque une des culminations les plus éclatantes, les plus vertigineuses de l’amour-passion. ».Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Livre aux armes
Louis-Philippe« À travers la Bretagne ». Souvenirs et Paysages. Chez Lévy Frères, Paris, 1865 ; 1 volume in-12. Deuxième année dédition. Belle reliure en maroquin rouge, dos orné à nerfs, plats aux armes de Louis-Philippe Ier avec la charte de 1830 au centre. Dentelles intérieures, toutes tranches dorées. Reliure de E. Pouget. Très bel exemplaire.
Pièce autographe, signée en tête
CAPOTE TrumanPièce autographe, signée en tête, intitulée « Katie The Elevator Girl ». 8 janvier 1936 ; 1 page 1/2 in-4°, écrite sur une feuille d'écolier. Trous d'archivage. Ce texte a été écrit par Truman Capote, à l'âge de 11 ans, pour un devoir d'école anglais. « It was a bright hot July morning, as a rather sagged [sic] faced old woman was walking into a very ? Bank. As she went into her locked room, she met Jake the janitor of the building of which they exchanged morning greetings. Then she said to herself doggone I forgot to pack up Herbert's red flannels (for this was her husbandd [sic]). I bet he will be as sore heck [sic]. » The story continues with a character called Sadie slipping on some soap across a marble floor towards the clerk's desk, at which point the story becomes ever more surreal, with Sadie heading to the top of the building, where she exchanges jokes with the freight elevator man, and tells a story about a fortune-telling incident. In fine condition, with mild overall toning. Although Capote's most enduring shorter work, Breakfast at Tiffany's, was published in 1958, he had begun writing fiction age twenty-two years earlier in 1936 at the age of 11. As he recalled, I began writing really sort of seriously when I was about 11. I say seriously in the sense that like other kids go home and practice the violin or the piano or whatever, I used to go home from school every day, and I would write for about three hours. I was obsessed by it. Here is one of those earliest works by Capote, written in his own hand for an assignment when he was a student at The Trinity School in New York City. A wonderful example of a budding literary style and humor which he would perfect over the next forty-eight years.
Manuscrit autographe signé
BOURDOIS de LA MOTHE Emmanuel JoachimManuscrit autographe signé intitulé « Faut-il sevrer le Roi ? ». Meudon, 2 mai 1812 ; 4 pages in-4°. Très intéressant et exceptionnel document sur le sevrage du Roi de Rome. « Des 20 dents qui composent le systeme de la première dentition douze sont deja sorties. Aucun accident grave n’a signalé les six premières, mais les six qui ont succédé ont produit de la douleur, un peu d’altération dans les fonctions digestives, de l’affaiblissement et de la maigreur. Pendant ce tems le lait seul de la nourrice a soutenu le Roi. Tout autre aliment , en quelque quantité et sous quelque forme qu’on le présentat répugnait à son estomac et en etait rejetté. […] Mais dira-t-on la pâleur du Roi, ses forces moins grandes qu’on pourrait le désirer, […] et le grand embonpoint de la nourrice, ne sont ce pas la des raisons impérieuses d’accélerer le moment du sevrage ? A toutes ces objections que je me suis faites depuis longtemps je répondrai dans la conscience de mon devoir et de l’immense responsabilité dont je suis chargé. 1° que la paleur du Roi tient au moins autant à sa constitution qu’au lait de sa nourrice, puisqu’il est de fait que le propre enfant de cette nourrice, dans le moment même où il ne vivait que de son lait, se faisait remarquer par l’intensité de ses belles couleurs. 2° que si les forces du Roi paraissent en retard, il faut en accuser la pousse rapide et je dirais presque précoce de 12 dents avant 13 mois. […] 3° que la constitution et l’embonpoint de la nourrice ont depuis longtems excité mon attention et ma surveillance, mais que m’étant journellement convaincu que presque jamais le Roi n’avait vomi son lait, tandis que bien souvent il a rejetté les autres alimens. […] Mais jusqu’à quelle époque le Roi doit il têter ? Mon opinion est que ce soit jusqu’au moment ou le travail actuellement commencé des deux incisives inférieures et des deux canines supérieures soit complettement achevé. […] Je pense aussi que s’il est avantageux de se reserver la ressource de la nourrice, il n’en faut pas moins chercher à diminuer journellement la quantité de l’allaitement, augmentée autant que l’estomac du Roi le permettra, celles des autres alimens et insister de plus en plus sur tous les moiens d’hygiene et de médecine qui peuvent donner au Roi une force tonique plus considérable. Le medecin des Enfants de France Bourdois. » Texte important.
Manuscrit autographe signé.
BERNANOS GeorgesManuscrit autographe signé. 3 mai 1944 ; 4 pages 1/4 in-4°. Premier message adressé par G. Bernanos à Radio-Brazzaville. Ce message a été diffusé seulement le 15 mai 1944. « C’est la première fois que je parle aux Français d’un poste de radio situé en terre française. Que mon premier mot soit pour les Confesseurs et les Martyrs de la Résistance Nationale. Pour les morts d’hier et aussi pour ceux de demain. À cet instant même, à Paris ou dans quelque lointain chef-lieu de province, il y a l’homme auquel je pense, auquel nous allons penser tous. C’est celui qui vit ses dernières heures entre sa chaise et sa paillasse, dans la cellule éclairée jour et nuit, avec le règlement de la prison accroché au mur […] il écoute sonner les heures... Français, l’homme qui va mourir est peut-être l’un de ces garçons de seize à huit ans que la Résistance ouvrière, Dante et foyer de la Résistance Française, donne par centaine à la Nation. Il y a quelques jours, la police est venue le prendre à la porte de l’usine, dans le soir louche, et ses copains ne s’en sont même pas aperçu... […] La France n’est pas toute entière en ce moment autour de cet enfant qui va mourir, voilà le crime et la honte. Le crime retombe sur un certain nombre de français indignes, déchus, déshonorés, destitués, mais la honte rejaillit sur nous tous. Le sang de ce martyr ne la lavera pas — son sang ni ses larmes — ses larmes également sacrées, car il est bon qu’un garçon de seize ans pleure comme un enfant avant de mourir comme un homme. »













