Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée, adressée au docteur Lemonnier au Havre
SATIE Erik (Alfred-Erik-Leslie Satie, dit)Lettre autographe signée, adressée au docteur Lemonnier au Havre. [Paris, 7 janvier 1905] ; 1 page in-8°. Sur lettre gaufrée et surmontée dun chromo, enveloppe jointe.« Monsieur Louis, Cest en tremblant démotion que je mets ma bonne grosse main à la plume que voici pour vous souhaiter une bonne année à vous et à votre dame.Je vous salue poliment. Erik Satie ».
Manuscrit autographe signé
ROUSSEL AlbertManuscrit musical autographe signé en tête, intitulé « Rossignol mon mignon ». [1924] ; 19 systèmes de double portée sur 3 pages 1/4 in-folio. Les Amours de Ronsard mis en musique par Roussel.Mélodie pour chant et flûte, la première des Deux poèmes de Ronsard op. 26, composée en avril 1924 dans sa propriété de Vastérival à Varengeville (Seine-Maritime), sur la pièce n° XLIII des Amours de Ronsard. Ces Deux poèmes de Ronsard furent dabord publiés comme contributions dans le numéro spécial de la Revue musicale célébrant le quatre centième anniversaire de Ronsard (et auquel ont également participé Ravel, Honegger, Caplet, Delage, Dukas, Aubert et Roland-Manuel) et parurent en librairie chez Durand peu après 1924. « Rossignol mon mignon, qui dans ceste saulaie / Vas seul de branche en branche à ton gré voletant, / Et chantes à lenvi de moi qui vais chantant / Celle quil faut tousjours que dans la bouche jaie, / Nous souspirons tous deux : ta douce vois sessaie / de sonner lamitié dune qui taime tant, / Et moi, triste, je vais la beauté regrettant / Qui ma fait dans le cur une si aigre plaie. »À la première écoute, cest le morceau le plus ravissant des deux. Linstrument, tout en roulades et en trilles, joue le rôle du rossignol avec le plus grand naturel ; et ce contrepoint de deux parties tout aussi vocales, qui signorent et poursuivent chacune son chemin, ne se retrouvant réellement quaux cadences, rend avec une criante vérité lindifférence, au mal-aimé, de cet oiseau comblé damour. Rare. Cette mélodie a été enregistrée sur CD par Timpani en mai-juillet 2001, publié en 2002.
Gouache sur papier
TERECHKOVITCH Constantin (ou Kostia)Femme au chapeau.Gouache sur papier. 51 x 39 cmSigné et daté en bas à droite « C. Terechkovitch / Printemps 1956 »Au verso : Deux femmes au vase de fleurs. Lithographie en noir. Provenance : Vente Nantes, Couton & Veyrac, 9 novembre 2004, lot 303.Collection particulière, France.L’authenticité de cette œuvre a été confirmée par Madame France Terechkovitch.Cette gouache représente la fille de l’artiste.
Deux manuscrits autographes
PAGNOL Marcel [Aubagne, 1895 - Paris, 1974]Deux manuscrits autographes intitulé « La Belle et la Bête / Le Petit Ange », 4 janvier 1940 à 4 heures ¼ et Valberg lundi 28 mars 1950 ; 6 et 78 pages in-4 sur feuillets de cahier d’écolier, sous couverture titrée, numérotation à l’encre, corrigée au crayon rouge. Deux manuscrits de travail d’une pièce débutée en 1940, reprise en 1950, inachevée et restée inédite. Les six premières pages sont un synopsis, non dialogué, mêlé de notes d’un premier jet, résumant l’histoire de Gaby, de mèche avec son père pour escroquer l’inventeur d’un appareil de radiologie qui vaut des millions. La jeune femme se rend compte de la noblesse d’âme du médecin et décide de le sauver des griffes de son père et de ses complices. Le second manuscrit, dialogué cette fois, avec des corrections, des onglets rajoutés, des passages biffés, reprend la même trame avec quelques variantes : l’action se déroule à Cannes. Le père de Gaby et ses complices fomentent un plan pour forcer un jeune savant nommé Ferdinand à épouser sa fille sous la communauté de biens, ayant appris qu’un procès gagné le rendait richissime. Ledit plan fonctionne, Ferdinand déclare son amour à Gaby mais n’ose y croire, se croyant plus pauvre qu’elle. Sincèrement touchée, Gaby lui propose une promenade romantique avant le mariage prévu pour le soir même. Lors de la scène finale, les escrocs se réjouissent de ce dénouement, qui reste à leur profit : « Florent – Et on peut dire que c’est un génie dans un cœur d’or… Vernis ─ Et on peut dire aussi qu’il est fait comme un rat, qu’il l’a dans l’os, et qu’on l’a possédé jusqu’à l’âme du cœur du trognon ». Il est probable que Pagnol abandonna l’idée du premier titre après la sortie du film de Cocteau, La Belle et la Bête en 1946, film auquel il devait initialement participer mais auquel il renonça après avoir rompu avec Josette Day, l’interprète du personnage de Belle. Le « scénario » de ce « Petit Ange » a été adapté en bande dessinée par Luc Brahy et Véronique Grisseaux sous le titre Gaby ou la Belle et l'argent (Michel Lafon, 2024).
Pastel signé en bas à gauche.
PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)Deux femmes dans un intérieur. Pastel signé en bas à gauche. 58 x42 cm.
Pastel signé en bas à droite.
PESKÉ Jean (Jan Miroslaw Peszke, dit)Femme à la broderie. Pastel signé « Peské » en bas à droite.58 x 47 cm.La pastel représent la femme de l’artiste.
Aquarelle en forme déventail sur papier calque
ROY LouisFillettes jouant dans un pré.Aquarelle en forme déventail sur papier calque.Signée en bas au milieu du tampon à son monograme.25,5 x 45 cm.
Lettre signée
HEMINGWAY ErnestLettre signée « Ernest », adressée à son ami Bill Davis. 5 septembre 1960 ; 6 pages in-4°. En-tête gravé : « Finca Vigia, San Francisco de Paula, Cuba ». Superbe et longue lettre à son ami qu’il avait surnommé « Negro ». Le corps de la lettre est de la main de Valerie Danby-Smith, une journaliste qu’Hemingway avait connue à Pamplona quand il avait des difficultés avec sa vue. Il est question d’un article sur la tauromachie écrit en trois parties pour le magazine Life. Le manuscrit sera finalement édité à titre posthume dans ce qui sera considéré comme son dernier roman, The dangerous Summer [L’Été dangereux].« Thank you very much for doing such a wonderful job with the two Krauts. Annamarie’s letter finally came through and you were right that she does not know when she is well off. I cannot give her exact publication dates nor give her some clarity as to her working program for the next few years having just this morning...gone over 92,000 words on something that I hoped would not exceed 18,000 when I started with it. Still at least 15 days of steady work to go. I had to postpone the Paris Book from this fall. But you have to do one damned thing at a time... It was impossible for me to contract with Rowhowlt to write the book since over 60,000 words of it was written before he made the offer. It would be nice to have that money tax free... if Rowhowlt published it before Scribners did I could lose the American copyright... I would prefer not to have him advance me any money on anything where there are possible angles... For years I have never taken advances ever from people that I trusted. Then I took this advance from Life & it has been nothing but a headache... I could have stopped the work at a certain date... rewrite on the Paris book, had it in shape for Scribners & then returned to the bullfight thing & finished it off. But my head was forced by having to produce that cash to pay out Rice’s mistake... I hate to ask you to do anything else... [but] can you get me an account of the Cuenca fight. All I remember is the terrible state of the piso and how dangerous it was and that Pepe Casares would not deal with his bulls and that Chicuelo II & Antonio could, due to greater experience... preoccupation with the dangerous ring drives the rest of it out of my head. I also need accounts in the local papers of the fights in Muncia... I might be wrong in remembering whether Antonio did the truco of kneeling in front of the bull & throwing away the munleta & the sword in the first or the second fight... do you remember too what was done exactly about the picadorsat Cuenca, Villara... & Ronda? Juanito Quintana has looked up several of the fights... Have handled the picador business OK so far & have only one more fight to write, the Ronda one. It is a hell of a difficult book to write, Negro, because of the because of the way it ended & the moral angle & what transcends it is the only frame it goes on... I still have to keep on writing... Val has caught 2 good white marlin & is handling rod very well. Sorry this letter is all business & begging ... »Hemingway a finalement soumis un manuscrit de 75 000 mots au magazine, duquel un extrait de 30 000 mots a été édité en trois parties, la première partie a été éditée le même jour où cette lettre a été écrite. The Dangerous Summer sera publié après sa mort par Charles Scribner’s Sons en 1985.
Dessin en sanguine signé
DERAIN AndréNu de dos.Sanguine, signée en bas à gauche.64 x 49 cm.Provenance : Drouot, 17 mars 2002.
Lettre autographe signée
BLANCHE ÉmileExtraordinaire lettre autographe signée. Passy, 24 septembre 1862 ; 2 pages 1/2. « Je vous remercie de la lettre affectueuse que vous avez bien voulu mécrire [ ]. Je mempresse de vous adresser toutes les pièces dont je vous ai parlé qui peuvent vous intéresser, et je nai pas besoin de vous dire que japprouve davance tel usage quil vous plaira den faire. »À la suite de cette lettre, le remarquable passage sur Gérard de Nerval « Gérard de Nerval est entré pour lavant-dernière fois dans la maison de Passy le 8 8 bre 1853. Il en est sorti le 27 mai 1854 pour voyager en Allemagne. Il a été ramené à la Maison de santé le 8 août 1854. Il en est sorti définitivement le 18 8 bre 1854.Il est mort le 26 janvier 1855. »Le 27 janvier 1855, le docteur Blanche écrivait : « Se croyant la même énergie dimagination et la même aptitude au travail, Gérard de Nerval comptait pouvoir vivre, comme autrefois, du produit de ses uvres ; il travailla plus que jamais, mais il fut déçu dans ses espérances. Sa nature indépendante et sa fierté de caractère sopposaient à ce quil voulût rien recevoir, même des amitiés les plus éprouvées ; sa raison sest égarée, et cest bien certainement dans un accès de folie quil a mis fin à ses jours. »
Danseuse debout. Sanguine sur papier.
DERAIN AndréDanseuse debout.Sanguine sur papier.Signée en bas à droite.61 x 46 cm.Sanguine on paper.Signed lower right.Provenance: collection privée.(Anciennes étiquettes de provenance et d’exposition au dos)
lettre autographe signée
HEMINGWAY ErnestLettre autographe signée « papa » adressée à Roberto Herrera Sotolongo (secrétaire et photographe d’Hemingway à Cuba). Madrid, hotel Florida, 22 juillet 1953 ; 1 page avec un ligne et signature au dos -in-4°. petit trou sur le haut d’une lettre “f”. Enveloppe jointe. « Thank you very much for fowarding the mail and for taking up the things of the “Pilar”with captain Rakow at the Embassy. When we are back in Paris the first week in august will send z check to cover any expenses you have lead at the Fuica. Glad to hear everything is well at the Fuica and hope everything goes well with you and your family. Please give them my best and best to Feo. Please tell Juanito Dunabeitia I will see his mother and give her the fountain pen which I carried away by mistake at the Floridita. It is Juanito’s pen. Give my best to all the boys there. I just missed seeing Pedrico in Pamplona. He was on an excursion from Cuba that was passing through. But I saw Paco Echauri and Saralequi at the bull fights also Aymar and Pepe Harios. Aymar Aguolin sent you his best. Pamplona was wonderful. We have had a very interesting trip but Madrid is quite hot now. »
Photographie dédicacée
ABD EL-KADERPhotographie dédicacée. 90 X 55 mm dans un feuillet cartonné de 240 x 189 mm.Rare portrait photographique ancien le représentant, tirage sépia monté sur carton avec dédicace autographe signée. Texte en arabe avec traduction en français par l’interprète de l’émir, N. Siouffi.« Les hommes sont la famille de Dieu, celui que Dieu aime le plus c’est celui qui leur est le plus utile. Au milieu de Rabbi-Esvel 1282. l’Emir Abd-el-Kader ».Très rare.
5 lettres autographes signées
DUCOS DU HAURON LouisLettre autographe signée, adressée à « A. Lumière & ses fils ». Alger, 19 juin 1896 ; 4 pages in-4°. Très importante lettre sur la photographie en couleurs, adressée aux frères Lumières. Louis Ducos du Hauron était parti à Alger de 1884 à 1896. Cette lettre est écrite juste avant son retour à Paris.« Mon frère vient d’achever un long ouvrage intitulé La Triplice Photographique des Couleurs et l’Imprimerie, système de Photochromographie, Louis Ducos du Hauron, Nouvelles descriptions théoriques et pratiques mises en rapport avec les progrès généraux de la photographie, de l’optique, des tirages photomécaniques et des arts auxiliaires. Cet ouvrage rend compte de tous les travaux que j’ai consacrés, depuis une trentaine d’années, aux moyens de réaliser cette triplice sous ses différentes formes, et il divulgue d’importantes nouveautés tenues secrètes jusqu’à ce jour. Nous venons de traiter avec la librairie Gauthier-Villars pour l’impression de ce livre qui doit paraître prochainement. Il arrive bien à son heure. Ce qui est certain, c’est qu’en ce moment l’excessive vulgarisation de la photographie noire, devenue le passe-temps de presque tout le monde, prédispose nombre de photographes, amateurs ou professionnels, à vouloir réaliser, fallut-il un travail plus attentif ou plus compliqué, ce prestigieux idéal qu’on appelle la couleur. Vous-mêmes, Messieurs, avez compris toute la puissance de cette aspiration et vous l’avez secondée. Vous l’avez secondée, non seulement par la création des plaques spéciales qui conviennent pour la mise en œuvre de la chromophotographie interférentielle de M. Lippmann, mais encore et à une date plus récente par l’inauguration d’un très beau procédé de tirages par voie de réversibilité d’empreintes, lequel rentre dans la Triplice photographique des couleurs. À notre tour, dans le livre en question, tout en y mentionnant avec soin ce procédé, nous avons fait, mon frère et moi, un exposé complet de tous les autres modes de tirages, qui, en l’état actuel de la science et de l’industrie, s’attachent à la reconstitution de nos trois couleurs. […] Il est hors de doute que cette publication venant s’ajouter soit aux projections polychromes, soit aux impressions pigmentaires effectuées un peu partout, en Europe et en Amérique, d’après le même principe de division et de synthèse des couleurs, va précipiter le mouvement. Dans ces circonstances, je vous prie, Messieurs, de prêter toute votre attention à ce que je vais vous dire : Qu’ils le veuillent ou non, tous ceux qui, sous une forme quelconque, tirages photomécaniques et accélérés ou tirages d’amateur et à petite vitesse, vont vouloir faire de la polychromie photographique en trois couleurs, seront forcément conduits à préférer aux incommodes et encombrantes triples chambres noires proposées soit par moi-même jusqu’à ces derniers temps, soit par différents constructeurs, le dispositif que j’ai imaginé et breveté sous le nom de Polyfolium Chromodialytique : c’est un mince cahier constitué par une alternance d’écrans colorés pelliculaires et de pellicules sensibles s’impressionnant les unes à travers les autres, le tout contenu dans le châssis négatif d’une chambre noire quelconque. Le livre que nous allons faire paraître contient la minutieuse description de ce dispositif. Je viens de l’expérimenter à fond : il fonctionne dans la perfection, il me procure le trio irréprochable des trois phototypes, créés, l’un par la lumière bleu-violette, le second par la lumière verte, le troisième par la rouge-orangée. Pour ces expériences j’ai dû, faute de trouver dans le commerce les trois pellicules toutes préparées, m’accommoder de pellicules Planchon mises en vente par votre maison ; j’ai dépouillé du gélatino-bromure d’argent deux de ces pellicules et j’y ai substitué les préparations transparentes voulues, la troisième, celle du rouge-orangé, étant laissée telle quelle. Une pression très modérée du livret dans le châssis a assuré la grande finesse des trois images. […] Je viens maintenant vous proposer de vous charger de la fabrication industrielle de ce polyfolium. […] Autre chose non moins importante que j’ai à vous soumettre : dans ma lointaine, trop lointaine résidence, j’ai appris les considérables succès de votre cinématographe ; je sais qu’il fait courir tout Paris ; mais j’ai appris également […] que M. Francis Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de phantoscope qui constituerait un progrès. […] Il y a un grand nombre d’années, j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux qui, théoriquement présenté plus tard par M. Maret en France et exécuté en Amérique par Edison sous une forme défectueuse, a été repris par vous dans de meilleures conditions ; je pris soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété sur cette invention. Les circonstances ne me permirent pas la mise à exécution du système. Il entre absolument dans les projets de mon frère de publier une brochure spéciale rétablissant, tout au moins dans un intérêt honorifique, mes droits d’inventeur : les mémoires ou je consignai mes descriptions d’autrefois vous fourniraient au besoin des armes à l’encontre des prétendus perfectionnements de M. Francis Jenkins dont je décrivis nettement le système procurant à la fois la continuité du mouvement et la non intermittence de l’éclairage. […] Je suis prêt, Messieurs, avant de m’adresser à tout autre[…] à vous faire bénéficier de ma science spéciale et des documents dont je dispose. Voyez, Messieurs, dans quelles conditions vous pourriez m’encourager à vous faire ouvertement mes communications ».On joint : DUCOS DU HAURON Alcide [Langon, 1830 - Savigny-sur-Orge, 1909], avocat à Alger et frère de Louis. Ensemble de 3 lettres autographes signées, adressées à Auguste Lumière. 1896-1912.— Sans date, « Mardi » ; 1 page 1/2 in-12, à l’encre rouge. « C’est avec une bien grande joie que nous voyons arriver le moment, où, enfin nous allons avoir le bonheur de faire votre connaissance. C’est par un simple mot, comme vous le feriez avec des parents, que nous vous prions de nous annoncer votre arrivée en nous disant simplement le jour où vous viendrez déjeuner ou dîner avec nous. Notre installation est simple mais n’en est pas moins confortable, et certainement ce serait de très bon coeur que nous vous verrions accepter une hospitalité entière. Nous avons une bonne chambre à offrir […] vous serez absolument chez vous, à 15 minutes du centre de Paris. »—1896 : Lettre dans laquelle Ducos du Hauron présente son travail et son ouvrage le «Triplice photographique des couleurs et de l’imprimerie » : « J’ai appris les considérables succès de votre Cinématographe […] Monsieur François Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de Phantascope […] Je vais vous faire une révélation que vous ne dédaignerez certainement pas. Il y a un grand nombre d’années j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux. […] Je vous prie soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété de cette invention ».— 11 juillet 1900 ; 4 pages in-12. Importante lettre scientifique. Il remercie L. Lumière pour son envoi de pellicules rigides. « Nos plaques colorées nous ont donné un mal de chien. Un jour les choses se passaient à la perfection, le lendemain, rien ne pouvait réussir. L’insuccès venait toujours de questions de détails, tout à fait en dehors du principe parfait en lui-même. Bref ! aujourd’hui tout va pour le mieux et à l’aide de nos Mélano A avec lesquels on obtient en une seule pose de 8 à 10 secondes et avec un seul objectif, les trois négatifs de n’importe quel sujet, il est aisé d’obtenir de très beaux résultats en couleur. Les amateurs photographes semblent s’intéresser de plus en plus à la photographie des couleurs, et certainement si nous ne réussissons pas, faute de capitaux, d’autres pourront en prenant nos affaires toutes créées, réussir pleinement. Ces derniers modèles d’appareils se vendent bien et l’amateur est heureux de réussir à coup sûr. La préfecture de police pour son service ant[h]ropométrique, vient d’adopter définitivement après essais couronnés de succès, ce nouvel appareil, qui sert non seulement à prendre les trois négatifs qu’on peut utiliser pour n’importe quel mode de tirage, mais aussi à la vision synthétique. Notre modeste exposition a semblé intéresser vivement les membres du jury. Qu’adviendra-t-il de tout ça ? Je l’ignore. Ce qu’il y a de très sûr c’est que de tous les coins de l’horizon, nous recevons des demandes de renseignements, des commandes, auxquelles nous ne pouvons pas donner satisfaction, car notre installation, aussi simple que notre personnel, ne nous permet pas une production très régulière ».On joint : une lettre autographe signée « Al. Ducos du Hauron ». 3 avril 1912 ; 2 pages in-12 sur papier de deuil. « Comment vous exprimer les sentiments que j’éprouve, et mon entourage avec moi, en apprenant l’acte si généreux que m’annonce votre lettre reçue ce matin. […] Nous sommes une fois de plus touchés. Dans les heures si cruelles que nous traversons, quelle détente, quel repos d’esprit vous venez de nous procurer »On joint une lettre très intéressante du docteur Léon Duchesne, à Louis Lumière, concernant la microphotographie (1892).
RELIURE AUX ARMES.
BONAPARTE Joseph, prince, comte de Survilliers« Lettera pastorale » de Bernardo Della Torre. Napoli, nella stamperia Simoniana [probablement 1807] ; in-4°, 14 pages -2 blanches. Basane fauve marbré, dos lisse orné d’une frise de rubans et de fleurs dorée, large encadrement doré sur les plats avec aigle impérial doré au centre frangé de rinceaux végétaux, coupes guillochées (reliure de l’époque). Le vicaire général de Naples compose là un panégyrique de Napoléon et de son frère Joseph (roi de Naples depuis le 30 mars 1806), à l’occasion de la paix qui suivit la victoire de Friedland (14 juin 1807). Exemplaire de dédicace offert par l’auteur à Joseph Bonaparte (fer armorié inconnu à Olivier), estampille couronnée à l’encre rouge « R.B » avec, en dessous, une estampille à l’encre bleue : « duplicado ». Splendide reliure italienne aux armes de Joseph Bonaparte, roi de Naples.














