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Ensemble de 3 lettres des exécuteurs testamentaires: Montholon, Bertrand, Marchand et une lettre de Las Cases
SUCCESSION DE NAPOLÉON Ier.3 lettres des exécuteurs testamentaires: Montholon, Bertrand, Marchand et une lettre de Las Cases, adressées aux arbitres de la succession. (Provenance ventes des archives Bertrand-Drouot) MONTHOLON Charles-Tristan, comte de [Paris, 1783 - id., 1853], général français, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. Lettre signée. Paris, 3 juin 1822 ; 2 pages in-folio (31,7 x 20,3 cm). « Avant de vous exposer la situation particulière dans laquelle je me trouve, je crois devoir solliciter de nouveau votre intérêt en faveur des légataires attachés à Ste Hélène au service personnel de L'Empereur. Leurs droits à une préférence ont paru incontestables aux exécuteurs testamentaires qui ont connu la pensée de l'Empereur et vous la retrouverez, Messieurs, cette pensée dans l'ordre de l'inscription des legs au testaments. Les exécuteurs testamentaires témoins pendant 6 ans d'un zèle et d'un dévouement que l'excès du malheur et des privations de toute espèce n'ont jamais ralenti un seul instant, ont cru de leur devoir d'appuyer cette demande. L'Empereur a daigné me placer dans une position particulière, par les expressions dont il s'est servi pour désigner mon legs, par la mention qu'il a faite de m'indemniser des pertes qu'il était à sa connaissance, comme à celle du public que j'avais éprouvées en France et qui résultaient de mon service à Ste Hélène et enfin par l'obligation qu'il m'impose de payer annuellement une pensée viagère de 20,000 f. sur les 2 millions qu'il me laisse par son testament. Quelque droit qui put ressortir pour moi de ces dispositions pour réclamer un paiement intégral, je ne le demande pas à la charge de la portion que la loi assure aux légataires que des services personnels ou rendus à la France ou au trône impérial, ont rappelés à la pensée de l'Empereur ; cependant le calcul des chiffres prouverait au besoin que par le fait du partage au marc le franc du fonds libre qui revient aux légataires, il serait possible que je ne reçusse qu'une somme à peine suffisante pour produire en intérêts les 20000 f que je paye annuellement. Mais lorsque la charge de la préférence que j'aurais droit de réclamer et sur laquelle la volonté de l'Empereur paraîtrait évidente aux yeux d'un tribunal, ne serait supportée que par la portion qui revient à l'héritier, je ne pourrais répudier le bien fait, sans trahir la reconnaissance. Je manquerais à ce que je dois au fils de l'Empereur et à moi même si je renonçais au témoignage des soins filials que j'ai rendus à son père et à une indemnité des pertes que j'ai éprouvées en France, pour avoir partagé pendant six ans sur le roc de Ste Hélène son exil et sa captivité. » BERTRAND Henri-Gatien, comte [Châteauroux, 1773 - id., 1844], général français, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. Lettre autographe signée. Paris, 9 avril 1823 ; 2 pages in-4°. « Vous m'avez fait l'honneur de me dire que vous désirez entendre les opinions des légataires sur deux questions que fait naître l'exécution rigoureusement impossible du testament et des codiciles de Ste Hélène. Je crois me conformer à vos intentions en vous adressant ici, Messieurs, mon opinion personnelle. Sur la première question, si les legs de Ste Hélène seront considérés comme rémunératoires et payés par conséquent dans leur totalité, je distingue particulièrement les domestiques. Il sont dans un cas d'exception. L'usage de tous les tems de respecter les legs faits à des personnes à simples gages, parce que ces legs prouvent seuls leurs bons services, suffira sans doute pour vous déterminer à conserver aux serviteurs de la personne de feu l'Empereur Napoléon, la totalité des legs qu'il a laissés à chacun d'eux, d'autant plus que les dispositions que vous adopterez, j'espère à cet égard, n'influenront pas d'une manière sensible sur l'ensemble des legs. En ce qui concerne spécialement mon legs, j'ai l'honneur de vous déclarer, Messieurs, que je désire que pour le compléter, il ne soit fait de réduction sur aucun autre. Relativement à la spécialité du 3me codicile, comme les raisons pour et contre ont été développées avec beaucoup d'étendue par plusieurs personnes habiles, je me borne ici à vous présenter mon opinion que les legs du 3me codicile me semblent devoir être considérés comme s'ils étaient portés à la suite des legs du testament et devoir être en conséquence payés sur les même fonds. » MARCHAND Louis-Joseph-Narcisse, comte [Paris, 1791 - Trouville, 1876], valet de Chambre et exécuteur testamentaire de l'empereur Napoléon 1er. Lettre autographe signée. Paris, 3 juin 1822 ; 1 page in-folio. « Comme exécuteur testamentaire de l'Empereur j'ai eu l'honneur d'en appeler à votre justice et à votre intérêt en faveur de Messieurs St Denis, Noverraz, Pierron, Coursot, Chandelier et Archambault qui nous ont paru devoir être classés dans une catégorie de préférence. Permettez-moi de me présenter devant vous au titre de légataire et de vous demander de prendre en considération les termes et les dispositions dont l'Empereur a daigné m'honorer par son legs ; dans le cas où il surviendrait une intervention quelconque de l'héritier, soit pour la réserve de ses droits, soit autrement dans le partage des fonds remis à Monsieur Laffitte, et ou ce serait contre lui que j'aurais à faire valoir les droits que la justice ne pourrait me contester à un jugement intégral. » LAS CASES Emmanuel-Auguste-Dieudonné, comte de [Belleserre, 1766 - Passy-sur-Seine, 1842], chambellan, auteur du mémorial de Sainte-Hélène. Lettre signée. Passy, 29 avril 1823 ; 1 page in-4°. « Mon fils a parfaitement exprimé mes sentiments et rendu ma pensée, en se reférant en mon nom et s'opposant à ce que le legs dont m'a honoré le souvenir de l'Empereur Napoléon, pussent être à titre rémunératoire placés sur une ligne différente de tous les autres légataires excepté comme au-dessous de 60.000 f. Comme on a observé à mon fils que sa déclaration n'était pas suffisante et qu'elle devait émaner de moi, je vous prie de vouloir bien agréer celle que j'ai l'honneur de vous adresser, adhérent entièrement à la détermination qui vous a déjà été exprimée à ce sujet par Monsieur le général Comte Bertrand. »
Notes et minutes de lettres autographes de la main du Général BERTRAND.
BERTRAND Henri-Gatien, comteLES ARMES DE L'EMPEREUR. Notes et minutes de lettres autographes de la main du Général Bertrand [entre 1836 et 1840]; 18 pages formats divers. Brouillons de correspondance avec le roi, avec Gourgaud et surtout avec Joseph Bonaparte, comte de Survilliers, sur la remise par Bertrand des armes et objets personnels de l'Empereur destinés au duc de Reichstadt. Après la mort de celui ci, il ne voit aucun inconvénient à ce que certains objets qui lui étaient destinés soient remis à Madame « Qui par son noble caractère comme par sa qualité de mère du héros [ ] n'a jamais perdu de vue la gloire de son fils ». Suit un inventaire des effets confiés par Bertrand au comte de Turenne: Aux armes proprement dites, s'ajoutent « un chapeau à la Henri IV et une toque, les dentelles de l'Empereur, 2 tapis turcs, 2 manteaux de velours cramoisi brodé, une veste et une culotte ». Quand aux armes, dont il s'estime juste propriétaire, elles seront remises non au gouverneur des Invalides mais à la Nation. * * * *Notes de diverses lettres relatives aux objets que les exécuteurs testamentaires de l'Empereur devaient remettre à son fils. * Inventaire des objets de l'Empereur. Avec des extraits de son testament. « 1 sabre de Sobieski, 1 grand collier de la Légion d'Honneur, 1 Glaive de consul, 1 épée en vermeil, 1 épée en fer, 1 collier de la Toison d'Or, les dentelles de l'Empereur » etc. * Lettre au Comte de Survilliers: Paris, le 4 mai 1840. « Mr le comte, Après la présentation du projet de loi relatif à la translation des restes mortels de l'Empereur, le Roi m'a fait l'honneur de me recevoir. J'ai remercié S.M. d'avoir accompli les derniers voeux du grand Napoléon et lui ai dit que mon intention était de remettre aux invalides les armes de l'Empereur au nom de sa parenté et au mien. Le Roi m'a répondu que de ma part cette offre lui semblait naturelle, mais que ses ministres ni lui même ne pouvaient pas consentir à ce que les armes fussent remises aux invalides au nom de la famille de l'Empereur. Malgré mes instances les plus vives, le Roi a persisté » Lettre autographe signée au Général Gourgaud : Paris, le 12 mai 1840. « Je rentre à 3 heures, et je trouve vos deux lettres de ce jour 12 mai. Il ne sera pas possible de remettre les armes de l'Empereur Vendredi, parce que ces armes ne sont pas à Paris » L'histoire ne présente aucun capitaine qui ait combiné autant de places de campagne, ni gagné autant de grandes batailles. Napoléon le savait bien. Brochure imprimée de 8 pages imprimées du 30 Mars 1840 relative aux Armes de Napoléon par le Général Bertrand. (Archives du Général Bertrand)
Tapuscrit signé
GUITRY SachaTapuscrit signé, intitulé « Ma Défense ». Paris, le 30 mars 1945 ; titre et 37 pages in-4° ronéotées (couverture fatiguée). Mémoire de défense contre l'accusation d'intelligence avec l'ennemi. Sacha Guitry nous apprend que cette défense fut « brouillonnée » en cachette à Drancy, alors qu'il a été arrêté pour collaboration avec l'ennemi. Guitry énumère les chefs d'accusation, relayés par la rumeur publique, et y répond tour à tour : « 1° D'avoir été pro-Allemand » alors qu'il a été élevé dans la haine de l'Allemagne et s'est abstenu de vendre ses pièces à l'Allemagne ; « 2° D'être antisémite », alors qu'on l'a accusé d'être juif et que son avocat, son médecin, son associé et son producteur étaient tous israélites : « il est pour le moins paradoxal de considérer comme antisémite un homme qui confie son honneur, sa santé et ses intérêts à des juifs » ; « 3° D'avoir reçu le maréchal Goëring », qu'il fut sommé de suivre ; « 4° D'avoir exposé le buste d'Hitler au foyer du Théâtre de la Madeleine », en fait celui de son père, « 5° D'avoir écrit un livre favorable à la Collaboration ». Il réfute aussi les accusations d'avoir servi la propagande allemande, d'être sorti avec des Allemands, d'avoir suivi la politique du maréchal Pétain, etc. Il expose ses difficultés pour exercer son métier d'auteur dramatique : censure, interdiction, etc. Signature autographe à la fin. Document exceptionnel.
Lettre autographe signée
LOWE Sir HudsonLettre autographe signée, adressée au comte Balmain. Sainte-Hélène, le 25 février 1819 ; 3 pages in-8°. Le comte Alexandre Antonovitch Ramsay de Balmain [1779 - 1848] était le commissaire de la Russie à Sainte-Hélène chargé de s'assurer de la présence de Napoléon. Il tenait tête à Hudson Lowe qu'il considérait avoir le cerveau creux, embrouillé et mal timbré. Napoléon refusa de le recevoir. «Your letter of yesterday says, je vous envoye l'éclaircissement que vous me demandez. On reponsal of my letter to you, I do not find it did ask for any explanation. As it low ever has been sent, I most silling by receive it, though when you insolued on alterning the words of a written document, notice I concernie should at the time have been given to me - particulary as the original words... If I had requised any explanation from you, it would certanily not have been for the correction of a mere grammatical error, but upon the whole of the remark you hade made; which, as containing a general accusation, ought I concenie to have been supported by some corresponding explanatory note, from yourself [...] This did not prevent me from giving you a full of my own perfect desire to afford and to receive explanation, by transmitting to you the note and inclosure I did. » Traduction française : « Votre lettre d'hier dit : Je vous envoie l'éclaircissement que vous me demandez ». En réponse à ma lettre, je ne trouve pas qu'elle ait demandé d'explication. Comme il n'a jamais été envoyé, je suis le plus obligé de le recevoir, bien que lorsque vous êtes insolu en alternant les mots d'un document écrit, notez que je m'inquiète du moment où je devrais m'avoir été donné - en particulier comme les mots originaux. Si Je vous avais demandé une explication, ce ne serait certes pas pour la correction d'une simple erreur grammaticale, mais sur l'ensemble de la remarque que vous avez faite ; qui, comme contenant une accusation générale, aurais-je dû concenie avoir été appuyée par une note explicative correspondante, de votre part [...] Cela ne m'a pas empêché de vous donner un plein de mon propre désir parfait de me permettre et de recevoir des explications, en vous transmettant la note et l'inclusion que j'ai faites. »
Gouache et aquarelle signée sur papier.
JONGKIND Johan BartholdUne rue à Bruxelles - 1866. Aquarelle sur papier, signée en bas vers le centre ; sur la droite de la signature, localisée Bruxelles et datée 7 sept 1866. Gouache et aquarelle sur papier. Signée, située et datée en bas. 27,7 x 26 cm. Sur la droite de l'aquarelle, quelques façades de maison ; dans la rue, une femme se déplace ; plus en retrait, sur la gauche de l'aquarelle, une charrette autour de laquelle un ou deux hommes s'affairent ; le ciel est nuageux et légèrement tourmenté. Note: Apparaît sous la référence G01428 dans les archives du Comité Jongkind, Paris-La Haye. Une lettre d'inclusion dans le catalogue critique de l'oeuvre de Jongkind et rédigée par le comité Jongkind Paris-La Haye sera remise à l'acquéreur. Provenance : Maître Alexandre LOEB. Christine LOEB, nièce du précédent.
Dessin au fusain
DENIS MauriceDessin au fusain représentant Johan Strauss (?). 26,5 x 20 cm. Provenance collection d'un ami de Maurice Denis. Certainement un dessin de jeunesse.
Manuscrit autographe signé « Autour de la table »
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite)Manuscrit autographe signé « Autour de la table ». Septembre 1856 ; 32 pages in-8°. Manuscrit complet d’un article de critique dialoguée. C’est l’avant-dernier d’une série de huit articles publiés dans La Presse du 24 juin au 25 octobre 1856 sous le titre Autour de la table, et recueillis en 1862, avec d’autres articles, dans un volume qui porte ce titre, chez l’éditeur Dentu. Celui-ci, paru le 26 septembre 1856 sous le numéro VII, deviendra le dernier (VIII) dans le volume. Le manuscrit, à l’encre bleue, présente de nombreuses ratures et corrections. Il est daté en tête « 15 7bre 1856. Montfeuilly » [20 septembre dans La Presse et le volume], le lieu fictif de Montfeuilly n’étant autre que Nohant. Autour d’une table, se réunissent les membres de la famille et l’auteur, dont Théodore, Julie, Louise, qui interviennent dans cet article pour discuter des « auteurs nouveaux », et d’abord du Livre du bon Dieu d’Édouard Plouvier, avec des musiques de Joseph Darcier. C’est l’occasion de débattre de « l’association du chant et de la poésie ». À Julie qui soutient que la musique prime sur les paroles, Théodore répond : « Je vous accorde que les paroles doivent être très simples, parce que la musique, étant une succession d’idées et de sentimens par elle-même, n’a pas besoin du développement littéraire, et que ce développement recherché et orné lui créerait une entrave et un trouble insurmontables. Je crois que de la musique de Beethoven sur des vers de Goethe (à moins qu’ils n’eussent été faits ad hoc, et dans les conditions voulues) serait atrocement fatigante. Mais, de ce que j’avoue qu’il faut que le poëte s’assouplisse et se contienne pour porter le musicien, il n’en résulte pas que j’abandonne, comme vous, le texte littéraire à un crétinisme de commande. Nous sommes, du reste, en progrès sous ce rapport et j’ai entendu, dans ces derniers temps, des opéras très bien écrits et d’excellens ou de charmants vers qui ne gênaient en rien la belle musique : entr’autres la Sapho de Gounod, dont Émile Augier avait fait le poëme. Et si vous voulez monter plus haut encore dans la région de l’art, vous reconnaîtrez que le Dies irae de Mozart doit l’ampleur sublime de son style à la couleur sombre et large du texte latin »... On lit les poèmes de Plouvier, et on en fait l’éloge, les rapprochant des Contemplations de Victor Hugo : « Vous verrez que, chez les poëtes vraiment inspirés de ce tems-ci, la réhabilitation par l’expiation est annoncée, et que cette doctrine, sortant victorieuse de la démonstration philosophique, a trouvé dans l’art son expression éloquente et sa forme vulgarisatrice. C’est la prédiction du progrès indéfini, c’est la bonne nouvelle des âges futurs, l’accomplissement des temps, le règne du bien vainqueur du mal par la douceur et la pitié ; c’est la porte de l’enfer arrachée de ses gonds, et les condamnés rendus à l’espérance, les aveugles à la lumière ; c’est la loi du sang et la peine du talion abolies par la notion du véritable Évangile […] Le dix-neuvième siècle a pour mission de reprendre l’œuvre de la Révolution dans ses idées premières. […] Nos poëtes descendent aujourd’hui dans l’arène du progrès pour purifier le siècle nouveau, et cette fois leur tâche est à la hauteur d’un apostolat »… On parle ensuite de La Tentation du poète italien Giuseppe Montanelli, « un des hommes dont s’honore l’Italie patriotique et littéraire », grand poème dominé par « l’idée de douceur, de chasteté, de dévouement et de pitié », dont Théodore résume les différents chants, peignant la lutte du Christ contre Satan ; mais c’est aussi « une œuvre philosophique et patriotique […] une large esquisse symbolique de l’histoire de l’Italie », par un homme appartenant « à la politique révolutionnaire libérale de son pays », qui conclut à « l’alliance avec la monarchie sarde pour sauver la nationalité italienne » … On finit par La Mort du Diable de Maxime Du Camp : « La forme est un mélange de tristesse, d’ironie et d’enthousiasme : c’est ce que l’on peut appeler de l’humour, et vous verrez que cela mène à une conclusion philosophique […] Théodore nous lut ce poëme remarquable, abondant, facile, un peu trop facile parfois, mais dont les longueurs sont rachetées par des traits brillants et un sentiment profond »... On en conclut qu’il « est bien temps que l’homme soit guidé vers le bien par l’idée du beau, et que le laid périsse en prose comme en vers. […] C’est par la foi, ce rêve sublime, que tout ce à quoi l’homme aspire devient une certitude, une conquête, une réalité ».
Photographie signée, dédicacée
ROSSINI GioacchinoPhotographie dédicacée au compositeur Samuel David. Passy, 20 septembre 1865 ; 420 x 320 mm, légères traces de mouillures, encadrée. Rare envoi autographe signé : « À mon ami et collegue Samuel David, G. Rossini ».
Dessin à l’encre, crayon et aquarelle signé
DETAILLE ÉdouardDessin à l’encre, crayon et aquarelle signé, représentant l’Empereur Napoléon Ier.12,5 x 11,3 cm, sur papier. Encadrement ancien.Envoi autographe signé « à Madame Thérèse Jour.. souvenir bien affectueux, Detaille ».
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée adressée à son ami le peintre Lavieille. «Vendredi » [circa 1849-1850] ; 1 page1/2 in-8°.« Mon cher Lavieille, Il serait bon que vous vinssiez voir comment va votre habitation ne fut-ce que pour une journée, car d’après quelques paroles échappées à Coppin, la fenêtre de votre atelier devrait être moins grande que vous n’en étiez convenus ensemble. Venez le plus vite possible et ne manquez pas de venir d’abord chez moi avant de voir Coppin, afin que nous puissions causer un peu de la chose en question. Vous saurez que ces gens-là (ceux de Barbizon) ont besoin d’être surveillés d’une façon très suivie, sans quoi on obtient la moitié à peine de ce dont on était convenu avec eux. Pour ma part j’ai des tracasseries avec mon propriétaire, ainsi pour la fenêtre de mon atelier qu’il voulait me réduire d’un quart et j’exige l’entier accomplissement de la chose convenue. Il va être forcé de démolir ce qu’il avait bâti, la fenêtre seulement. Je suis allé dernièrement à Paris, je vous dirai pourquoi je ne vous ai pas vu. Bonjour et poignées de main. »Les lettres de Jean-François Millet sont d’une insigne rareté.
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée, adressée à son oncle Félix Marmion. Berlin 30 mars [1843] ; 4 pages in-8° (21,6 x 13,9 cm) sous chemise demi-maroquin rouge.Belle lettre sur son premier séjour en Allemagne et ses premiers succès à l’étranger.Berlioz, tout juste arrivé à Berlin, confie à son oncle, grand amateur de musique, de nombreux détails sur sa tournée de concerts en Allemagne où son nom résonnait déjà. En 1834, Liszt avait en effet transcrit pour piano la Symphonie fantastique et Robert Schumann faisait son éloge dans la revue Neue Zeitschrift für Musik. Ce “voyage musical” (décembre 1842-mai 1843), dont il rêvait depuis longtemps, verra ses premiers triomphes à l’étranger.« J’ai reçu à Stuttgard votre lettre et vos lettres pour Munich ; malheureusement je n’ai pu profiter des entrées qu’elles me donnaient dans tant de maisons recommandables ; des impossibilités matérielles sont survenues à cette époque, à mes concerts au Grand Théâtre de Munich ; j’ai donc en conséquence décampé au plus vite vers le nord de l’Allemagne, sans visiter la capitale de la Bavière et de la bierre [sic]. Je m’en applaudis tous les jours : plus j’avance et plus je suis festoyé, choyé, adoré et payé. Le Sud n’a pas le sou ; ce sont partout des villes désertes et inertes ; les gens y dorment jour et nuit. je n’ai pas besoin de vous dire que j’utiliserai dans l’occasion vos introductions et que je vous en remercie deux cent et une fois. Vous avez dû lire dans les journeaux [sic] de toutes les couleurs mes bulletins de la grande armée ; le Frrrançais se couvre de lauriers sur toute la ligne, on est content de moi ! Vous avez vu à Dresde les sérénades, à Brunswick les couronnades, les soupers, les vers, les toasts ! à Hambourg d’où j’arrive ils m’ont rappelé deux fois après le concert. C’est ici qu’il faut maintenant faire une charge à fond. Je gagnerais assez d’argent si je n’en dépensais pas si horriblement mais les suppléments d’orchestre que je suis obligé de payer, le transport de ma musique qui pèse 500 livres (vous voyez que ce n’est pas de la musique légère) et les intervalles qu’il faut mettre pour les préparatifs entre chque concert et me font faire de longs sejours partout, me ruinent. Enfin, tout va la cruche à l’eau qu’à la fin elle s’emplit, mais je suis abymé par cette vie de répétitions continuelles, qui comporte néanmoins des satisfactions : À propos de chanteurs j’en ai trouvé deux qui ont tout à fait remué le cœur des Saxons et des Hambourgeois avec ma cantate sur la mort de l’Empereur [Le Cinq Mai ou la Mort de Napoléon, composée en 1835 sur un poème de Béranger] traduite en allemand. Je vais remonter cela ici. J’aurai ces jours-ci une audience du roi de Prusse [Frédéric-Guillaume IV] à qui je vais dédier mon Traité d’instrumentation qu’on publie en ce moment à Paris. Tout le monde, Meyerbeer en tête, m’a fait l’accueil le plus empressé et le plus amical ; mais je vois devant moi deux cents sauvages à civiliser, c’est-à-dire deux cents musiciens nouveaux à instruire et j’en sue d’avance. Il n’y a rien en Allemagne d’aussi complètement bien qu’au conservatoire de Paris, mais il y a partout de l’excellent. Je dois même dire qu’en raison de la soumission des musiciens et de leur discipline aux répétitions, j’ai obtenu des résultats supérieurs sous certains rapports à ceux de Paris. Ainsi à Brunswick et à Hambourg et à Leipzig, j’ai été exécuté d’une manière irréprochable. Il y eu même des morceaux d’orchestre dits d’inspiration. Les chœurs sont en revanche partout très faibles, il y a un préjugé français en leur faveur dont il nous faut décidément revenir. Les chanteurs ténors et les femmes sont d’une médiocrité insolente ; on ne chante pas plus sottement. (Berlioz écrira cependant le contraire dans ses Mémoires). J’ai écrit ces jours derniers à mon père et à Nanci, j’espère que les détails que je leur donne leur feront plaisir. Après mes concerts d’ici, peut-être irai-je à Breslaw où l’on m’a déjà annoncé maintes fois ; et je ne suis pas trop éreinté ; sinon je retournerai à petites journées à Paris le centrum gravitatis du monde musical et de tous les mondes possibles. Adieu cher oncle, si vous m’écrivez avant le 10 avril, addressez la lettre à Berlin. Votre affactionné neveu H. Berlioz. »Berlioz, Correspondance générale, éd. P. Citron, t. VIII, n° 823 ter.Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Aquarelle à motifs de losanges.
DELAUNAY SoniaAquarelle à motifs de losanges. Projet pour tissus. 15 x 10,5 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Gouache.
DELAUNAY SoniaProjet pour tissus. Gouache à motifs serpentins. 10 x 10 cm. Cachet de la collection Robert Perrier, collection Sonia Delaunay au dos.
Aquarelle en forme déventail sur papier calque
ROY LouisFillettes aux oies dans un parc.Aquarelle en forme déventail sur papier calque.Signée au milieu du tampon à son monograme.Datée 190220 x 39 cm.
Lettre autographe signée
MÉHEUT MathurinLettre autographe signée, illustrée de 2 dessins signés, adressée à Mme Verdier. Paris, 11 mai 1926 ; 31 x 40,6 cm.Très belle lettre évoquant Raboliot de Maurice Genevoix.« Que vous avez de la joie dêtre au soleil alors que dans ce triste Paris nous ne connaissons plus que pluie et vent et que notre printemps si ardemment escompté va sévanouir. Je suis allé (voilà plus dun mois) passer quelques temps en Sologne, au pays de Raboliot, le prix Goncourt de cette année, pour en faire lillustration. Je me suis permis de couvrir ce petit mot avec deux petits croquis, souvenir de ce voyage en Sologne. Jétais assez près du château de la Sauldre, or comme lon na jamais répondu même à lenvoi de loriginal que javais fait pour le livre malgré vos recommandations, je me suis bien gardé de diriger mes pas de ce côté. Jai eu fort heureusement durant ce séjour un temps superbe et un accueil charmant de Genevoix le jeune auteur de Raboliot et de Rémy des Rauches, de Éparges, etc.Dimanche dernier nous avions la famille Manchotte à déjeuner. Inutile de vous dire combien et comment nous avons causé de vous ?Le docteur sera aussi heureux que nous, revoir les vrais amis sont si rares. Hier soir, cétait le vernissage du salon des Décorateurs. Monde fou et innovation ! un jazz... cétait épatant au Gd Palais. Tous ces spectacles intellectuels, uniques à Paris, compensent heureusement la vilaine saison. A la maison tout le monde va bien et vous adresse leurs compliments et tous leurs bons souhaits de bon séjour, tout en se réjouissant de vous revoir au plus vite. »













