Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Pièce signée
TOUSSAINT LOUVERTURE (Pierre-Dominique-Toussaint, dit)Pièce signée. « Au port Républicain, le 16 frimaire l’An sept » [6 décembre 1798] : 1 page in-folio avec vignette emblématique et cachet noir « République Française une et indivisible », traces de mouillures. Brevet provisoire de nomination du citoyen Joseph Allaire au grade de lieutenant quartier maître du 5e régiment colonial. Le document a été signé aussi par le commissaire des guerres A. Foret. Pièce très rare.
Lettre autographe signée
PISSARRO CamilleLettre autographe signée « C. Pissarro », adressée au peintre William Thornley. Paris « 204 rue de Rivoli » 21 janvier 1900, ; 1 page ¾ in-8°.Sur la préparation de l’Album de 25 lithographies d’après Camille Pissarro.[Cet album de lithographies de William Thornley [1857-1935] d’après Pissarro, avec une préface de Gustave Geffroy, a été édité par Charles Hessèle dans un tirage limité à 108 exemplaires.] « Je reçois votre lettre ce matin, vous ne me dites pas avoir reçu l’échantillon de couverture que je vous ai envoyé en même temps que les tableaux. Ce ne serait pas une grande perte mais je voudrais en être avisé afin d’aviser autre chose, car il est temps, je crois de penser à votre couverture. En tout cas être fixé sur ce que vous aurez décidé. Jusqu’à présent je n'ai aucune nouvelle de G. Geffroy qui m’avait bien promis de venir me voir, j’attends qu'il fasse un peu moins mauvais temps je me déciderai à aller le voir sur les quais, c’est tout près d'ici, je sais qu’il est fort occupé en ce moment, mais moi aussi, je ne puis facilement manquer une séance, on ne retrouve pas aisément un effet attendu avec impatience. On fera pour le mieux […] amicalement votre, C. Pissarro. »Correspondance, n° 1691, t. V, p. 70.
Lettre autographe signée
CONDÉ Louis II de Bourbon, prince deLettre autographe signée, adressée à son beau-frère, le duc de Longueville. Dijon, le 11 mai 1660 ; 2 pages in-4°, adresse, cachets de cire noire aux armes (brisés). Très intéressante lettre sur le prochain « mariage de Louis XIV et de l’Infante Marie-Thérèse à Saint-Jean-de-Luz ». « Je viens de recevoir une lettre de mr le cardinal dont je vous envoie la copie vous veres comme il me mande ce quil croit du depart du roy de St Jean de Luz et quil croit que je feray bien daler jusques a Amboise. Il faict estat de partir dicy le 20 de ce mois pour estre a Valery le 25 et la attendre de vos nouvelles pour aler ensuite a la cour ensemble comme vous savez mieus que moy le chemin que nous aurons à faire je vous supplie de me faire scavoi ou jauray le bien de vous voir pour nous joindre ensemble et prendre nos mesures sur touttes choses […]. Je vous supplie que Mr de La Croisette soit de la partie […]. Je vous supplie de vouloir assurer mes neveux de mon tres humble service et leur dire que je les aime de tout mon coeur. »
Lettre autographe signée
DEBUSSY ClaudeLettre autographe signée,. Vendredi, SD ; 3 pages in-8° . Debussy répond avec colère à une lettre d’homme qui lui aurait prété de l’argent et l’aurait traité de malhonnête homme. Lettre de jeunesse. « Vraiment votre seconde lettre était inutile, vous vous ingéniez à me prouver par trop durement que je suis un malhonnete homme ! Vous savez aussi, que je ne suis pas assez sot, pour croire que je n’ai pas à me faire des reproches vis-à-vis de vous, et qu’évidemment vos insultes doivent me faire de la peine ! ( Vous le croirez si vous voulez !) maintenant quand à pensez que les gens doivent être flattés de mon amitié, voila une jolie erreur de votre part, je pense au contraire que ces mêmes gens doivent avoir beaucoup de bonne volonté pour m’aimer, car j’agis souvenr, avec une coupable légèreté, surtout dans certaines circonstances ! ce qui ne m’empêche pas d’avoir des remords en tout-cas, je ne suis pas si noir, que cela, croyez-le. Voyez comme je suis dupé par moi-même j’ai été assez etonné de la lettre pour laquelle vous me donniez rendez-vous ! et c’est peut-être cela qui est cause de ma sécheresse j’avoue que j’avais encore tord.[...] Bien des gens mériteraient immédiatement la corde, et des gens que vous estimez tout de même ! D’ailleurs je ne l’ai pas fait avec tout le monde, mais simplement avec ceux, qui me semblaient me témoigner quelques sympathies et à cause d’une guigne qui n’a jamais cessé de me poursuivre malgré ma soi disante facilité à gagner de l’argent. Enfin ! je vous demanderais seulement de le laisser un peu de temps pour vous rendre votre argent. Et puisque vous tenez absolument à me maltraiter, je n’ai qu’à le regeretter, ey à vous dire que, malgré tout, je ne le mérite pas et vaut encore quelque chose. je sais que je ne vous toucherais pas, mais, j’ai assez de chagrin ! ( me défendre davantage, est au dessus de mes forces, vous ferez comme il vous plaira.»
Lettres autographes signées
MASSON AndréEnsemble de 7 lettres autographes signées, adressées à Hubert Juin :— « Le Tholonet, 25 septembre 1954 » ; 1 page 1/2 in-4°. « Cher Hubert Juin. J’ai relu avec l’optique curieusement nouvelle — comme toujours — de l’imprimé, votre article. Vraiment je le trouve très bien et très courageux. À part le grand intérêt de vos vues il y a, en passant, un portrait du peintre qui sera trouvé ressemblant par tous ceux qui le connaissent vraiment. J’en suis sûr. Serez-vous à Paris en octobre ? J’y fais une exposition à la galerie Leiris le 20. Vous verrez comme vous avez raison : je suis ailleurs, à perpétuité ! Merci et bien cordialement à vous. »— Aix-en-Provence, 30 juin 1958 ; 3 pages in-4°. « Votre lettre m’est parvenue après bien des détours. C’est que ces derniers mois, j’ai été à l’étranger, en Suisse, en Italie. Je l’ai donc trouvée hier à mon retour. Je suis très heureux que vous ayez bien voulu vous pencher encore une fois sur mon travail. (À ce propos avez-vous reçu le catalogue de ma dernière exposition à Paris où tout est reproduit ? Si vous ne l’avez pas, je vous le ferai envoyer par la galerie Louise Leiris !) Pour l’éditeur... je ne suis guère “à la coule” comme on disait autrefois. Mais j’y songe ; peut-être cela intéresserait Les Éditions de Minuit […]. Pour les Editions de Minuit, j’ai été un peu en rapport avec Limbour. Au moment de la fabrication de L’Érotisme de Georges Bataille, pour les illustrations. […] À propos des Entretiens, il y a des coquilles très malchanceuses et impossibles à “rectifier de soi”. Par exemple : Géricault au lieu de Chirico […] Héraclite qualifié de vrai socratique au lieu de présocratique. »— « Aix-en-Provence 14/08/59 » ; 2 pages in-4°. « Cher Hubert Juin, Pour être en retard, ça, je le suis (trop avec vous). C’est en rangeant des lettres que je me suis aperçu que je ne vous avais pas encore répondu. Votre lettre date du 14 juillet, mais je croyais y avoir répondu à Paris. Mon excuse est d’avoir été tourneboulé ces temps derniers, assez fortement. Donc bien entendu je serais content de cet entretien que vous envisagez pour le n°4 des Cahiers du Musée de poche. Pour la collection Oswald : dessins de peintres bien volontiers aussi. En novembre dites-vous — mais quand vous faudrait-il les documents ? En tout cas si vous allez à la galerie Louise Leiris 47 rue de Monceau mon ami […] qui est là tout l’été vous accueillera. (Je lui écris à ce sujet.) Ils ont un grand nombre de photos de mes dessins de toutes les époques. Je serais à Paris vers la fin de ce mois (sans doute du 26 août jusqu’au 6 septembre) puis retour à Aix et reviendrais dans les premiers jours d’octobre. J’ai lu avec grand plaisir vos quatre poèmes, je les trouve très beaux et vous en reparlerais cet automne. […]. Nous sommes presque voisins, en effet ! »— Aix-en-Provence, le 8 décembre 1959 ; 2 pages in-4°. « Merci, grand merci, bien qu’en retard pour la belle plaquette que vous m’avez envoyée. C’est à la fois un poème et une esthétique. Et puis vous m’y introduisez d’une manière qui me plaît, et vous ne vous êtes pas trompé la Manière de dompter la vache ! […] Mais je pense qu’un jour prochain, je pourrai voir quand même les œuvres de Silva. Les dessins reproduits (un peu zénistes ma foi) m’en donnent bien envie. »— Le Tholonet, 24 octobre 1962 ; 2 pages in-4°. « Cher ami, Voyages imprévus, détours de la poste et c’est ainsi que je réponds si tard à votre lettre du 17. Hélas, je ne serai pas à Paris avant les premiers jours de décembre, donc comment faire pour votre échantillon ? D’autre part je me sens un peu embarrassé pour parler de La décision au défit que je n’ai d’ailleurs pas sous la main à Aix, mais à Paris. Je regrette, croyez-le bien. Votre lette m’est parvenue alors que je terminais la lecture de La cimenterie que j’aime beaucoup. Pas de vrai roman sans poésie, au fond. Et quel beau rêve vers le mitan du livre ! […] J’ai eu des épreuves de couleurs pour notre livre (des U.d.P). C’était bon je crois ; une seule correction demandée, celle-ci dans Migration vers la source : le “champ” est trop bleu, il doit être plus gris, afin qu’apparaisse la tache bleue (la source) sans quoi ce tableau est désaccordé, n’est plus rien. »— Paris, le 21 septembre 1964 ; 2 pages in-4°. « Merci deux fois. 1.) Pour l’envoi du poème. 2) Parce qu’il est très beau. Je voudrais bien le voir imprimé, ce qui ne tardera pas je pense. Vous savez bien mon cher ami, qu’une oeuvre peinte n’a de sens (vivant) que s’il rencontre un écho. Faut-il que cet écho “ressemble” ? oui et non. Oui puisqu’il est bien qu’il soit un “miroir journal”, non : parce qu’il est bon de prolonger librement une peinture. Je m’embrouille ! Mais au fond je ne crois qu’à la nécessité pour un travail, peint, écrit ou sculpté, de rencontrer cet écho là. L’oeuvre enterrée ne peut pas vivre. ( C’est une stupéfaction, et je ne suis pas le seul, d’assister à la remontée de Rouault qu’elle soit telle, mais il ne faudrait pas l’être car pas un concours peu ordinaire de circonstances […] cette oeuvre fût vraiement mise sous le boisseau. Si vous ne l’avez pas vue au Louvre, j’espère que vous la verrez à votre retour à Paris. »— « Route de Cézanne, le Tholonet, par Aix en Provence, 16 juillet 1984. » « Votre article est excellent. Mais l’avez-vous déjà envoyé à Critique ou m’en laissez vous le soin ? Si vous l’envoyez vous-même adressez le à J.B Piel, c'est lui qui s’en occupe. (Je l’ai eu ces temps derniers et il m'a dit attendre vos pages). À bientôt dans le midi ou à Paris en Automne. […] Ps : Ce que j'aime le mieux avec la provence c'est la Bretagne. J’ai eu vécu un peu autre fois. Ètes-vous prêt de Carnac et de la côte sauvage de Quiberon ? » — Manuscrit autographe intitulé “Note sur mes dessins”. Sans date ; 2 pages in-4°, au crayon noir. « Dessins spontanés, noir sur blanc, ou blanc sur noir. Ces dessins trouvent leur fin en eux-mêmes. Parfois recensés en albums, édités ou non. Leur “manière” n’est pas nécessairement la même que celle des tableaux contemporains de ces dessins, ni de celle des “esquisses” en vue de tableaux. Ainsi en 1941, aux Etats-Unis, je continuais une suite de dessins, commencés en France, qui devaient constituer par la suite un album intitulé Anatomie de mon Univers ; ils sont d’une esthétique très différente des esquisses faites à la même époque annonçant des tableaux de 1941 à 1945, qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler maintenant ma “période américaine”. Ces dessins “au trait” ou “hachurés” noir sur blanc ou blanc sur noir, sont donc ceux qui ressortissent plus généralement à la spontanéïté pure (exemple : premiers dessins surréalistes de 1924-1925). Les dessins en vue de tableaux sont la plupart du temps exécutés soit au lavis, au crayon, ou avec des “frottis” de fusain, de pastel, parfois réhaussés d’encre ou de gouache ; rarement “au trait”. »On joint deux lettres de la galerie Louise Leiris adressées à Henri Juin.
Lettre autographe signée
MILLET Jean-FrançoisLettre autographe signée adressée à Jean-Baptiste Millet. Barbizon, 7 novembre 1866 ; 2 pages 1/2 in-8°, fente restaurée. Très jolie lettre concernant les activités de son frère Jean-Baptiste, peintre et graveur. « J’ai reçu il y a quelques jours un mot de Ziem [le peintre Félix Ziem] ayant pour but de me dire qu’il a parlé de toi à un de ses amis qu’il appelle le docteur Gruby qui peut-être te fera faire certains travaux mais je ne sais quels. Présente-toi donc dimanche prochain de la part de Mr Ziem chez ce docteur Gruby [David Gruby, médecin qui eut de nombreux écrivains et artistes parmi ses patients] rue Lepic (qui était rue de l’Empereur) n° 100 à Montmartre... Tâche de bien savoir ce que ce monsieur veut te faire faire avant de prendre un engagement avec quelconque avec lui. Sensier [Alfred Sensier, historien, critique et marchand d’art] m’a dit que tes eaux-fortes n'ont pas réussi comme tu l’aurais voulu et qu’il est survenu des accidents à la morsure. Sont-ce des choses réparables ? Est-ce toi qui les a fait mordre, ou Bracquemond [le graveur Félix Bracquemond] ? Tillot [le peintre, collectionneur et critique Charles Tillot] m’a dit qu'il t’a demandé un dessin de quelque chose de Bibliothèque (je crois du moins que c’est de là). Fais-le si tu en as le temps. Il le demande... Rien de neuf ici. Les migraines ne me quittent pas d’une minute, et très souvent me font horriblement souffrir. Tout le monde va, du reste, passablement. Hunt [le peintre et collectionneur américain William Morris Hunt] est à Paris. Il a passé ici et est resté avec nous à peu près une demi-heure. Nous vous embrassons bien tous... »
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée [adressée à léditeur musical berlinois Eduard Bote and Gustav Bock]. Paris, 13 octobre 1864 ; 2 pages in-8.« Je nai pas reçu lexemplaire que vous mannoncez de votre édition de Béatrice et Bénédict. Je viens décrire à Mr Koennemann [le compositeur Mi os aw Koennemann, chef dorchestre régulier du festival de Bade où fut créé Béatrice et Bénédict] de vous envoyer les premières feuilles de la grande partition. Jai écrit aussi à Mr Pohl [le critique musical Richard Pohl, favorable à Hector Berlioz et qui traduisit en allemand le livret de Béatrice et Bénédict], bien persuadé quil ne fera aucun cas de ma lettre ; cest la cinquième fois que je lui écris sans obtenir de réponse. En conséquence, si vous nobtenez pas de lettre de lui dici à 0 jours, veuillez men informer ; je vous enverrai alors le dialogue français que vous pourrez faire traduire en allemand sous vos yeux à Berlin. À laide de la pièce de Shakespeare (Much ado about nothing) traduite par [August Wilhelm] Schlegel, il y aura seulement à copier en beaucoup dendroits et cela prendra à peine trois jours. Je ne sais pas ce que vous avez demandé à la direction de Stuttgardt pour ma grande partition ; veuillez me faire savoir si votre proposition a été acceptée et ce qui me reviendra sur cette somme. Votre tout dévoué, H. Berlioz. »Hector Berlioz composa son opéra comique Béatrice et Bénédict sur un livret dÉdouard Plouvier largement remanié par ses soins, daprès la pièce Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare. Loeuvre fut créée en août 1862 à Bade.
Lettre signée « Louis », adressée à sa mère Laetitia Bonaparte
BONAPARTE Louis, comte de Saint-LeuLettre signée « Louis », adressée à sa mère Laetitia Bonaparte. Florence ce 28 janvier 1836 ; 1 page in-4°. « Ma chère Maman, Comme je l'avais prévu Caroline avait reçu de vos nouvelles et m'en a données. J'ai vu Jérôme qui est très gras et très bien portant. Charlotte aussi n'est pas mal, je n'ai pas pu encore voir Julie malgré ma bonne volonté, mais j'espère que la fin de l'hiver améliorera l'état de mes jambes. Cependant nous sommes encore ici au milieu de l'hiver ; le vent est au nord et très vif, mais je me ménage tant que je puis & je ne sors pas. J'a reçu vos deux lettres du 21 & du 26 à la fois ; je vous remercie doublement, ma chère Maman, de ne m'avoir pas oublié comme je le craignais. Je ne voudrais cependant pas que vous vous fatiguassiez en écrivant à tous à la fois ; il suffirait que vous écrivissiez à l'un de nous. Adieu ma chère Maman, je vous embrasse de tout mon coeur ; je vous prie de faire mes amitiés à mon Oncle et suis pour la vie Votre très affectionné et très dévoué fils. Louis »
Gouache sur papier froissé.
KIJNO LadislasGouache sur papier froissé. Signée. 54 x 38 cm.
Rare lettre signée des trois exécuteurs testamentaires
MONTHOLON BERTRAND MARCHAND.Rare lettre (rédigée par Bertrand), signée des trois exécuteurs testamentaires, adressée au comte de Lavalette. Paris 2 mai 1823 ; 1 page in-4°. Sur le legs de Napoléon. « Nous avons l'honneur de vous adresser un mandat de la somme de 400 francs. Vous recevrez ainsi pour 1822 les intérêts de cinquante pour cent de votre legs, à raison de quatre pour cent. Vos très humbles serviteurs, Montholon, Bertrand, Marchand. »
Pièce signée
WRIGHT OrvillePièce signée. 1927 ; 2 pages mesurant 10 x 6 cm. Licence sportive annuelle n° 215 délivrée à Joseph William Esch par la Fédération Aéronautique Internationale pour l'année 1927 pour pilotage d'avion. Est jointe une photographie de Esch le représentant avec son casque de pilote.
Lettre autographe signée
POULENC FrancisLettre autographe signée à son ami le comédien Amédée Glesener, dit Stéphane Audel. Bagnols-en-Forêt dans le Var, 22 décembre 1960. 4 pages in-12, enveloppe timbrée avec adresse autographe. « Du 15 nov. au 28 enregistrements Satie avec Février [le pianiste Jacques Février], très amusants mais très difficiles. Préparation d'une tournée italienne avec Duval [la cantatrice Denise Duval]... À Nice, chez une nièce de Mme Bretton [belle-fille de Chabrier], j'ai consulté des documents inouïs et, chez une filleule, acheté 65 lettres, deux portraits, des photos, etc. Tout ceci fait de mon livre une rareté car il y aura 10 lettres inédites mirobolantes [son ouvrage sur Emmanuel Chabrier paraît en 1961]. L'Office des ténèbres me donne du mal. Ce sera sûrement ma dernière uvre de chorale religieuse. J'aurai tout dit. Dans le fond, je n'ai qu'un peu de talent ! mais oui. Beaucoup de gens sont comme moi mais d'autres !!! » On joint un portrait photographique dédicacé, Cannes, août 1955 ; 5,3 x 4,2 cm.
Lettre autographe signée
SAND George (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite)Lettre autographe signée, adressée à Edmond Combes, au consulat du Caire. [Paris, 9 novembre 1841] ; 3 pages in-8°, adresse avec cachet postal de Paris, encadrée.« Je n’ai pu répondre à votre lettre du Caire avant aujourd’hui : en voici la raison. Je voulus répondre oui à votre demande et je ne le pouvais pas. J’étais en train de me brouiller sérieusement avec La Revue des deux mondes, et maintenant nous avons organisé rapidement une revue dite indépendante dont le 1er n° a paru aujourd’hui. Elle est dirigée par Pierre Leroux, Louis Viardot et moi. J’ignore si elle aura du succès. Mais elle sera faite en conscience, avec zèle, avec foi et amour. Je ne sais pas s’il sera possible de vous en faire parvenir un spécimen. Je vais m’en informer, et si cela se peut, vous en recevrez le 1er n° au consulat du Caire avec ma tardive réponse. Maintenant, mon cher Combes, si vous n’êtes pas convaincu par nos idées sociales, envoyez-nous tout ce que vous voudrez, nous l’imprimerons, si vous consentez cependant à laisser ma censure […] retirer et changer peut-être quelques mots. Je crois que vous pouvez vous fier à moi pour cela et que vous ne craindrez pas d’être trop abîmé. J’y mettrai l’attention et la sollicitude de l’amitié. Je ne veux pas dire que je prétends mieux écrire que vous mais quelquefois les exigences d’un journal ont des particularités de forme et d’allure qui ne se peuvent pressentir d’aussi loin. Voyez, et usez de nous tant que vous voudrez. Nous appellerons l’attention tant que nous pourrons sur vos utiles travaux.De mon côté, je vous demanderai quelque chose. Un jeune homme de mes amis est venu hier me demander de l’envoyer en Afrique d’une manière quelconque, comme naturaliste. J’ai pensé à vous. Auriez-vous besoin d’un jeune savant pour enregistrer les premières découvertes que vous êtes à même de faire en histoire naturelle ? Si cela était et que vous puissiez obtenir des fonds pour sa traversée (mon jeune homme n’a rien du tout), vous m’expliqueriez tout ce qu’il doit faire auprès du gouvernement pour être autorisé à aller vous rejoindre. Je vous réponds de lui, comme d’un garçon intelligent, studieux, actif, dur à la fatigue quoique d’une apparence très frêle, décidé d’ailleurs à crever à la peine sans se plaindre. Très bon et d’un désintéressement sans limites. Voyez ce que vous pourriez faire de lui. Son unique désir est de voir du pays, et de ramasser des plantes, des insectes, des cailloux sur le bord de la mer Rouge. Si cela vous est inutile, précisons que je n’ai rien dit.Pourtant répondez-moi, et dites moi ce que vous conseillerez à un homme comme lui, dévoré du désir de voyager, et ne possédant que son savoir.Ecrivez-moi au bureau de La Revue indépendante, rue des Saints-Pères. 16, Paris et si vous le voulez, envoyez-moi vos manuscrits.Amitiés de mes enfans, de mes amis, et croyez-moi tout à vous de cœur.George Sand.Je vous écris en courant, arrivée seulement hier du Berry et ne sachant à qui entendre. »George Sand eut l’occasion de voyager « par procuration » à travers les récits de proches. Edmond Combes [1758-1848], que Sand fréquentait, était parti en Orient en 1833 et avait publié plusieurs récits de voyage que la romancière possédait (Voyage en Abyssinie, Voyage en Égypte, en Nubie). Sand lui écrivit probablement plusieurs fois entre 1838 et 1848 (lettres perdues selon Georges Lubin).COMBES Edmond [Castelnaudary, 1758 - Damas, 1848], voyageur et diplomate français.
Lettre autographe
TALLIEN Thérésa de CabarrusLettre autographe (brouillon), [adresséeà Lord Clarendon]. [11 février 1818] ; 6 pages in-folio.Intéressante lettre autobiographique, retraçant ses origines familiales, les circonstances de son premier mariage, les périls de sa tentative pour gagner l’Espagne en 1792, et le salut qu’elle dut à Clément de Ris et Tallien.Arrivée en France à l’âge de 6 ans, elle passa un an à Bayonne chez son grand-père, puis quatre chez les Ursulines, à Paris, avant d’être rendue à sa mère, veuve d’un financier comblé d’honneurs par la cour d'Espagne. Mariée en 1788 « avant l'âge de 14 ans […] contre mon gré », elle découvrit la dépravation de M. de Fontenay le lendemain des noces lorsqu’il la laissa seule dans une voiture garée devant un mauvais lieu Après de vaines tentatives de rapprochement et de réconciliation, une séparation fut prononcée par un conseil de famille ; Fontenay donna un « dernier trait de la perversité de son coeur », le jour même où leur divorce devait être prononcé. Liée depuis son enfance avec la famille Lameth, habituée à la société brillante des hommes « les plus distingués du parti opposé a la cour allant souvent a l’assemblée constituante entendre les grandes discussions qui occupoient tous les esprits, voyant dans la société de ma belle mere des Nicola et des d’Aligre les orateurs les plus celebres », tels que MM. de Cazalès, de Bonnay, de Mirabeau, Maury, elle céda néanmoins au désir de son oncle de gagner l'Espagne, car « le délire était général, chaque jour amenoit ou préparoit un évènement, la Vendée étoit déjà armée et triomphante ». Ils furent arrêtés à Tours par « une populace exaltée par son propre peril », et au lieu d'être conduits auprès du représentant du Peuple, « on alloit nous entraîner à la guillotine qui étoit alors en permanence sur la place publique lorsqu’un membre du Conseil Gal du Dept nommé Clement de Ris (depuis sénateur) […] heureusement connu et estimé de ces tigres les perora et obtint que sous sa responsabilité on nous meneroit chez le representant […] et après avoir subi du Citoyen Tallien car c’etoit lui qui étoit le commissaire du gouvert plusieurs interrogatoires il nous permit de nous rendre a Bordeaux ».On joint une copie ancienne de cette lettre plus complète et avec des variantes ; le brouillon (dicté ou préparé pour elle) d'une lettre à Louis XVIII ; et la copie d’extraits d’un journal intime (1830-1831).
Photographie autographe signée, dédicacée
STRAVINSKY Igor FéodorovitchPhotographie avec envoi autographe signé. 25,5 X 20,5 cm, froissure à gauche. Photographie par Boris Goldenberg (Cincinnati). Dédicacée : « To Gerard Lewis, best wishes, I. Stravinsky. »














