Nos plus beaux documents autographes
4464 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
RAVEL MauriceLettre autographe signée, adressée à sa marraine de guerre, Mme Fernand Dreyfus. [Châlons-sur-Marne], 8 septembre 1916 ; 3 pages 1/2 in-8°, enveloppe (cachet de l'Inspection permanente des Convois Automobiles). Ravel est à Châlons depuis l'avant-veille et souffre de dysenterie. « Notez que c'est de ma faute. À Chamouilley, les eaux n'étaient pas très saines, et tous les camarades y passaient à leur tour. La solidité de mes reins m'y avait fait échapper jusqu'ici. Mais les trois derniers jours qui ont précédés mon départ, je n'ai guère mangé que des tomates crues et ... du melon ». Il raconte ensuite son voyage : après une nuit à Vittel, il a pris « le tortillard rapide Vittel-Nançy qui s'arrête tous les 3 km », puis « l'extra-rapide Nancy-Paris jusqu'à Châlons » où on l'attendait depuis un mois et où il a été accueilli avec enthousiasme par le capitaine Le Lorrain. Après s'être astreint à une diète de 24 heures, Ravel s'est cru guéri et a déjeuné, mais il a été horriblement malade. « À part cet inconvénient passager, je ne crois pas qu'on puisse être plus heureux au régiment, si je puis dire, et... plus loin de la guerre. Je suis entouré de tant d'attentions de tant de soins, que je finirai peut-être, comme bien d'autres, par accepter cette tranquillité, par oublier tout le reste, par avoir une âme d'embusqué ».
Aquarelle originale signée
DUBOUT AlbertAquarelle originale signée. 315 X 215 mm. Aquarelle exécutée pour l’illustration des Fadas de la Pétanque.
Lettre autographe signée
MORSE Samuel Finley BreeseLettre autographe signée adressée George P. Marsh alors dans son poste de minisitre plénipotentiaire et envoyé extraordianaire des Etats-Unis en Italie. Paris, 14 mars 1967 ; 2 pages in-8°. Geroge Marsh a soutenu Morse pour faire reconnaitre et adopter le télégraphe électrique principalement en Europe. Il a défendu Morse et son brevet d’invention contre des tentatives de contrefaçon et rivalité en Europe. Cette lettre va permettre de présenter le révérend Langdon, qui qui va introduire le l’eglise Epicopal protestante en Europe. « Allow me to introduce to you my friend the Rev. Wm Chauney Langdon , an Episcopal clergyman of our country, who has before visited Italy on errands of benevolence and again proceeds thither for the purpose of study and the establishment of his health. A large circle of the most eminent men of our country among whom are the Bishops of the Episcopal Church, are deeply interested in the labors of Mr. Langdon. I am confident, my dear Sir, you will discover in Mr. Langdon a well read and profound scholar, as well as, an humble and jealous Christian, and will derive real pleasure in communicating with him. » Samuel Morse présente à Georges Marsh son ami, le Révérend William Chauncey Langdon, un pasteur épiscopal américain. Il y explique que Langdon s’est déjà rendu en Italie par le passé pour des actions de bienfaisance, et qu’il y retourne cette fois pour étudier et rétablir sa santé. Morse souligne que de nombreuses figures importantes aux Etats-Unis, notamment des évêques de l’Eglise épiscopale, soutiennent les travaux de Langdon. Il affirme que Marsh trouvera en lui un homme très instruit, profondément croyant et zélé, et qu’il prendre plaisir à échanger avec lui. Le Révérend William Chauncey Langdon est un missionnaire épiscopal américain très actif en Europe et notamment en Italie. Il travail en étroite collaboration avec des diplomates Américains partout en Europe pour promouvoir le protestantisme.
Lettre autographe signée
FRANCE AnatoleLettre autographe, signée« Anatole », adressée à sa mère. [Le Hâvre], 5 septembre 1852; 1 page in-folio, encadrement romantique gravé, un bord effrangé.Tendre missive du jeune Anatole France, âgé de huit ans à sa mère, le « jour de notre arrivée du Hâvre ».« Maman, Pour feter mieux ton arrivée, je voudrais être plus grand.. Qu’au jourd’hui ton coeur n’entende et devine dans mes yeux. Faible enfant tout m enbarasse, helas que puis-je sans toi ? il faut pour que je t ’enbrasse que tu te baisses vers moi. Je veux si bien faire que tu seras toujours la plus heureuse mère et moi le plus heureu enfant. Ton fils soumis, Anatole »
Lettre autographe signée
MONTPENSIER Anne-Marie-Louise dOrléans, duchesse de (dite La Grande Mademoiselle)Lettre autographe signée, adressée à M. Jassaud. St Fargeau, 26 avril 1657 ; 2 pages in-4°, adresse avec fermeture de fils de soies vertes sous cachets de cire rouge. Translation ancienne jointe. Superbe lettre où elle le prie de prendre ses intérêts et ceux de Monsieur (Gaston d'Orléans, le frère du roi). « Ils sont si justes et si raisonnables que je ne doute pas de la bonne justice que l'on me rendra. »
Lettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin
COCTEAU JeanLettre autographe signée, adressée à Jean Marais, avec un dessin représentant la tête d’Œdipe. Santo-Sospir, St Jean Cap-Ferrat [1959] ; 2 pages in-8°.Pendant le tournage du Testament d’Orphée.« Mon Jeannot chéri, nous sommes dans une étuve et je pense à tes mains en tournant pour la télévision avec des pleurs de sueur sur le corps. Je suis bien tranquille en ce qui concerne la beauté de ton travail. Figure-toi que Jean-Pierre voudrait “figurer” dans le film. Mais hélas ce n’est pas un accordéon et je ne peux y mettre des rallonges. Ne t’inquiètes pas pour la robe. Plus elle sera sale plus elle sera belle après ces drames de la peste et des yeux. Je me demande même si la barbe est indispensable - puisque cet Œdipe, c’est toi que je croise en aveugle - (les deux aveugles) perruque, peut-être, avec le beau ruban rouge de Mounet-Sully ou n’importe quoi qui te convienne. Il faudra aussi une longue canne blanche d’aveugle. Mais je m’en charge. J’ai le même problème que pour toi avec Crémieux. Ne t’inquiète pas je m’arrangerai de manière à ce que tout notre plan tienne entre les deux spectacles. Je t’enverrai Claude Pinoteau qui arrangera cela. Je t’embrasse, ton Jean. »
Chant profond pour Manolis Glezos, écrit à New York en juin 1968.
JUIN Hubert« Chant profond pour Manolis Glezos, écrit à New York en juin 1968 ». Dépliant en 32 volets écrits et peints sur un côté (243 x 180 mm), cartonnage sans dos recouvert de papier du Japon à fond violine décoré par Etel Adnan. Exemplaire unique, calligraphié par Hubert Juin et aquarellé à toutes les pages par Etel Adnan (signature de l’artiste à la fin).« Oui, nous sommes dans ce temps brisé où la fouille s’opposait à l’arbre, où la ténèbre trahissait la nuit. Rien qu’un ciel rigide qui ne tolérait plus aucun homme debout. Les drapeaux qui aboyaient dans le soir des collines étaient maudits des dieux, certes ! mais meurtrissaient les hommes plus que le déchaînement de cent épées, de mille aiguilles. À l’heure où l’alcyon choisit pour s’en aller mourir au creux des vagues, les portes du silex tournaient sur leurs gonds et les hommes griffaient la terre, la nourrissant de leurs ongles. L’aube ne se risquait plus sur les autels du marbre. Les nuages faisaient leur nid là justement où le ciel était du bleu le plus pur. Le sourire des femmes se flétrissait parmi les anémones des quais. Faisons silence sur ce temps, — muet ! »Ouvrage magnifique, livre d’artiste unique dédié à l’écrivain Manolis Glézos, figure de la résistance grecque.
Huile sur carton signée et datée
ROY LouisHuile sur carton. 1905 ; 20,5 x 38,7 cm. Signée et datée en bas à droite. Ancienne provenance : Collection Jules Paressant, Nantes Louis Roy rencontre Emile Schuffenecker qui le présente à Paul Gauguin. Rapidement les deux hommes se lient d'amitié, et en 1889, Gauguin fait un portrait de Louis Roy et lui offre deux tableaux dont l'un est dédicacé au Seigneur Roy. La plupart des uvres de Louis Roy évoquent le synthétisme et le cloisonnisme adoptés par les proches de Gauguin en Bretagne, et, tout comme eux, le monde paysan a été l'un de ses sujets de prédilection. Il rest plus connu pour les tirages des bois de Gauguin, plus réussis que ceux du maître. Il reste un des méconnus de l'exposition Volpini de 1889.
Lettre autographe signée
CHAR RenéLettre autographe signée, adressée au docteur Jean-Louis Lévy. 1er juillet 1982 ; 1 page in-4°. En-tête imprimé « Les Busclats », enveloppe timbrée jointe. Très jolie lettre (avec corrections) adressée au descendant d'Alfred Dreyfus en rapport avec l'Affaire Dreyfus. Il montre à quel point il a été sensible aux échos de cette affaire qui a été suivie avec beaucoup d'attention par sa famille. « J'ai passé tout ce temps, avec vous, avec Pierre Vidal Naquet, et avec la lecture des années effrayantes d'Alfred Dreyfus : je les connaissais toutes certes. Je vous l'ai diversement exprimé, ma famille l'aima, l'admira, fit bataille dès les premiers jours (nuits devrais-je écrire) du crime contre lui (arrestation, publication, procès...) Mes deux grands-pères, puis mon père mort en 1918, mes grands-mères demandaient que ses accusateurs fussent exécutés par justice, l'ignoble Paty du Clam le premier. La réimpression devrait être bien diffusée et amplement. Merci de l'honneur, qui m'émeut tant, que vous me faites, en rappelant là la Résistance et ce baume de l'essor que rien n'altère. Mon affection cher Jean-Louis Lévy. René Char ».
Lettre autographe signée
BERLIOZ HectorLettre autographe signée« H. Berlioz » adressée au chef d'orchestre George Hainl. 22 juin 1867 ; 1 page in-8°. Au sujet de son Hymne à la France. [L'Hymne à la France sera donné à un concert de l'Exposition universelle le 11 juillet.] « Veuillez, quand on imprimera des affiches, et des programmes du concert du 4 Juillet, ne pas oublier d'y mettre le nom de l'auteur des paroles de mon Hymne à la France. C'est Mr Auguste Barbier ; il doit y tenir, car son poème est fort beau. Je compte sur vous pour cela ». Correspondance, t. VII, n° 3247.
Ensemble de lettres signées
ESTE Alfonso IIEnsemble de 20 lettres signées. 1567 à 1583 ; 20 pages in-folio, avec adresses et fermetures avec papier en fer de lance. On joint 2 documents :— Lettre signée « Rinaldo d’Este » du cardinal Renault d’Este [1655- 1737], fils du duc François Ier. Cette lettre est adressée au cardinal de Fleury, premier ministre du roi Louis XV et évoque la mort cruelle de son fils, le prince Jean Frédéric.— Document de 1527, non décrypté, en italien. Très rare ensemble.
Dessin dédicacé et signé
SÉRUSIER PaulDessin dédicacé et signé. Sans date ; 150 x 190 mm. Dessin à l’encre représentant un pâtre surveillant des porcs dans un paysage de montagne. Sous un arbre, le jeune pâtre joue de la clarinette envoi : « Bucolique à mon ami Jules Riottot. » « La modestie m’empêche de signer. P. Sérusier ».On joint 3 dessins représentant son professeur d’histoire caricaturé en cochon, en taureau et en maillot au bord d’une piscine ainsi qu’une photographie le représentant jeune, vers 1882.Cet ensemble provient d’un ami d’enfance de Paul Sérusier, Jules Riottot.
Lettre autographe signée
DEBUSSY ClaudeLettre autographe signée adressée à Mr Salomon Joseph violoncelliste et ami de Claude Debussy. 24 mars 1917, 1 page in-8°. Quelques jours auparavant, Salmon et Debussy avait joué ensemble lors d'un concert uniquement consacré aux oeuvres du compositeur donné le même jour au profit de L’Œuvre du Vêtement du blessé, 4 avenue Hoche. « Encore merci pour ton concours amical. Au surplus, je crois que nous avons fait une bonne action. C’est bien quelque chose ? Quand viendrez vous, toi et ta pipe l’un fumant l’autre, embaumé mon cabinet de travail ? Tu me dois une histoire ! Ton viel ami, Claude Debussy »
Lettres autographes signées
FAURÉ GabrielCorrespondance de 8 lettres ou cartes autographes signées, adressées à la pianiste Madeleine Ten Have. 1892-1924 ; formats divers. Cette correspondance intéressante montre les liens noués entre Fauré et la pianiste Madeleine Ten Have qui interprétait ses œuvres.— 1891 : Il lui demande de venir le voir de toute urgence.— Mai 1892 : Très affectueuse lettre adressée à « Mademoiselle et chère Madeleine, mon amie ! […] J’ai envie de dîner chez vous, de manger énormément, de boire encore plus et de faire beaucoup de tapage ! »— 1892 : Il lui dit qu’il y a bien longtemps qu’il ne l’a pas vue, qu’il a tellement à faire qu’il n’ose lui demander de venir le voir.— 1894 : « On m’a dit que M. Verner était le tout puissant. Or il vous connaît car il m’a parlé de vous avec un véritable intérêt. »— Juillet 1894 : « Je suis très heureux de la bonne nouvelle. »— Février 1897 : Il lui demande d’envoyer chez sa voisine, Mme Bardac, « Les Petits Dolly à quatre mains qui lui appartiennent et dont elle a besoin tout de suite. Si vous jouez ce soir la 2e Valse je vous supplie de prolonger les points d’orgues qui séparent chaque différentes phases de ce morceau. »— 1899 : Il a pu se désengager pour être avec eux ce soir.— 1912 : Félicitations pour la naissance d’un enfant chez les Salmon.On joint une lettre autographe signée de Madeleine Salmon, adressée à Robert Ten Have. 1924 ; 2 pages in-8° sur papier de deuil, enveloppe jointe. Après un décès (ses parents ?) elle écrit à son frère (sans doute) Robert concernant la succession.
Manuscrit autographe signé
LOUBET ÉmileManuscrit autographe signé « Dispositions testamentaires ». 26 juillet 1904 ; 4 pages in-8° (20,3 x 12,5 cm).Extraordinaire document autographe signé : « Dans le but d’éviter à mes enfants des difficultés pour le partage des immeubles qui m’appartiennent et pour assurer l’exécution de mes dernières volontés j’ai fait les attributions et dispositions suivantes : je lègue à ma chère femme Marie Sicard la jouissance pendant sa vie et avec dispense de fournir caution de la somme nécessaire pour produire avec les revenus de sa dot une rente de quarante huit mille francs par an »... Il fait aussi un legs à l’hopital de Montélimar. Il a écrit ces dispositions au Palais de l’Élysée le 26 juillet 1904.














