Nos plus beaux documents autographes
4251 autographes de prestige trouvés
Ensemble de 10 lettres et 2 cartes autographes signées.
ESTÈVE MauriceTrès intéressante correspondance échangée avec le critique dart Georges Boudaille. Ensemble de 10 lettres et 2 cartes autographes signées. 1959-1965 ; formats divers. Paris, 19 janvier 1959 : « Veuillez mexcuser de mon silence. Depuis longtemps je voulais vous dire que javais reçu votre aimable lettre et par ailleurs lenvoi des documents non utilisés, ainsi, bien sûr que le n° de Cimaise. Je suis confus devant ce retard. Mais des traces et soucis divers (dont surtout la santé de ma femme qui va heureusement mieux à présent) ont jeté une certaine perturbation dans ma correspondance. [ ] Je vous remercie pour votre étude. Non, non, le recul ne lui est point préjudiciable. Bien au contraire : avec le temps, déjà, cela a beaucoup gagné » 25 juin 1960 : « Jai été très touché par ce que vous avez écrit dans Les Lettres à propos de mon exposition de dessins. Jaurais voulu vous le dire tout de suite, dès la lecture de votre article, mais une fois de plus, ma santé défaillante ma interdit ce plaisir. Maintenant quà nouveau je me rétablis, je me hâte de vous remercier avant quun trop long temps vous fasse croire à de lindifférence : ce qui serait bien éloigné de la vérité. Vous vous approchez de mes oeuvres avec tant de sympathie, et vous manifestez à leur égard une compréhension que je nai guère lhabitude de trouver chez ceux qui ont fonction déclairer le public... que je ne sais comment vous en manifester de la reconnaissance. Or puisque vous avez aimé mes dessins, jai pensé que je ne saurais mieux exprimer cela quen vous offrant lun de ces fusains... »7 juillet 1960. « Avant de quitter Paris, ma femme était allée rue François Guibert pour déposer le dessin que je vous avais annoncé. Mais peu sûre du n°1, où elle ne trouva pas de concierge, ni de renseignements précis, elle le rapporta. Notre départ fût précipité, et, dans lagitation des veilles du départ, je ne trouvai dautres solution que de déposer chez ma concierge, le paquet qui vous est destiné. [ ] Vous pouvez passer nimporte quel jour rue Monsieur le Prince (n°4) la concierge est toujours là (surtout laprès-midi) et vous remettra ce dessin » 15 septembre 1960 : « Je navais rien reçu de vous encore, mais ne vous tourmentez point : je sais ce que sont les bousculades qui précèdent les départs. Les pardons du monde nous sont acquis en ces heures de fièvre. Mais oui, à bientôt le plaisir de vous rencontrer. Retenu ici encore par la santé de ma femme je ferai un retour vraisemblablement tardif à Paris. » 1960 : Invitation à son exposition de dessins chez Villand et Galanis. Paris, 18 février 1961 : « Ce printemps affolé, insolent, nous fait gagner (presque) lété. Ne lui boudons pas ses avances ». Il évoque ensuite ses futures expositions : « Dabord en avril et mai chez Villand et Galanis. Les toiles récentes, puis une exposition itinérante, qui prendra le départ à la Kunsthalle de Bâle en juin, pour gagner ensuite Düsseldorf (juillet-août), Copenhague (sept-octobre) et se terminer enfin à Oslo en novembre-décembre. Ouf ! » Il ne peut travailler dans les soucis et aspire à retrouver un peu de calme « Faut-il que jai peu de talent pour ne pouvoir oeuvrer que dans la solitude et la tranquillité absolue ? et que de soins, dattentions et de vigilance pour quune toile naisse » Nice, 30 octobre 1963 : Il évoque son exposition daquarelles chez Villand-Galanis, « Les honneurs sont lourds à porter, et lexcès de décorations peut gêner la marche à pied. [ ] Je suis plus à laise sur les bords et moins ces derniers sont fréquentés, plus grande est ma joie à respirer lair de la liberté : une liberté qui connaît cependant des frontières puisquelle nira pas jusquà adorer les poubelles du pop-art pour avoir depuis longtemps épuisé les ivresses de ces découvertes, chaque matin, le long des trottoirs parisiens, avant le passage des éboueurs. [ ] Non, non, cher Boudaille, je ne suis pas un paysagiste abstrait. Il se peut que le spectateur (il faudrait inventer un nom particulier pour celui qui regarde qui boit qui mange la peinture) retrouve dans lunivers de mes tableaux des formes pour fixer certains aspects de paysages qui encombrent la mémoire » Cette lettre très longue (3 pages) développe les querelles autour des appellations contrôlées, etc. Paris, 6 juin 1965. « Jaurai aimé vous écrire plus longuement (il y a des séquelles de malentendus entre nous que jaimerais liquider, pulvériser, anéantir Ce sera facile : un petit feu de joie !) Toutes ces réjouissances sont parties remises. Je quitte Paris pour plusieurs mois et je vous écris au milieu des valises. » Il évoque les textes pour ses expositions passés dans Les lettres, lexposition à la galerie Carré, laffluence de jeunes visiteurs, etc. Paris, 13 septembre 1965. Il vient de perdre son épouse : « Mais ma perte est trop grande. Je ne puis encore en mesurer létendue du vide qui se présente à moi. Voici venue la plus dure épreuve de ma vie, laquelle était aussi la sienne, depuis si longtemps, si longtemps... Bien quelle marchait depuis des années au bord de labîme, en sappuyant sur mon bras, je voulais croire au miracle. Vint le cruel démenti »
Lettre autographe signée
MATISSE Henri ÉmileLettre autographe signée (avec dessins), adressée au docteur Hodel. Nice, 7 novembre 1939 ; 2 pages in-4°. « Ce matin, jai croqué à mon petit déjeuner quelque chose comme un ou des fragments de porcelaine. À linspection de mes dents, jai trouvé lincisive, la 2e de gauche vidée en partie. Son fond est appuyé sur le fond dor du bridge et devant on voit ce qui reste dos comme ceci. [Suit petit dessin de la dent]. La partie pointillée est sans rien, on voit du mastic, la ligne droite de bas en haut est foncée brun. La partie blanche [Suit petit dessin de la dent] est ce qui reste de la dent. Que faire ? Est-ce que je ne pourrais pas faire remplir ce qui nest plus dent avec du mastic par un dentiste ? Évidemment si javais loccasion daller à Paris, ça serait mieux. Quen dites-vous ? Il pleut et il fait froid à Paris. Madame Matisse y est depuis quelques jours, voulez-vous bien ne pas dire un mot de ceci. Car si je vais à Paris, je ne veux absolument pas quelle le sache. »
Mémoires et consultations sur la question des préférences des legs de Sainte-Hélène
SUCCESSION DE NAPOLÉON Ier.Mémoires et consultations sur la question des préférences des legs de Sainte-Hélène. 1822-1823 ; 9 pièces ; 54 pages. Sur les droits respectifs des deux catégories de légataires : ceux qui sont désignés dans le testament proprement dit et ceux qui figurent dans le 3e codicille. Ces derniers firent établir grâce aux consultations de juristes, dont nous avons ici les textes signés, Gairal, Colin, Bonnet, Mangoin et Dalloz que leurs droits étaient de même nature. 1 mémoire est signé par la maréchale duchesse d'Istrie. « Le legs de trois cent mille francs fait à M. le Duc d'Istrie par le troisième codicile » « Observations sur le 3e codicile signé à Longwood le 24 avril 1821 et faisant suite au testament de l'Emp. Napoléon ». « Consultation pour Made. la Maréchale Bessières, Duchesse d'Istrie comme tutrice de M. le Duc d'Istrie son fils ». « Observations sur le mémoire présenté dans l'intérêt de M. le Duc d'Istrie contre les autres légataires portés au testament de Napoléon. » « Nouvelles observations sur le 3e codicile en réponse à la consultation signé par M.M. Gairal, Bonnet, Mangoin, Colin, Billecoq. » « Note de M. Boinod. » Sur les mémoires du général Drouot. Mémoire signé par Gairal, Mangoin, Colin. Mémoire signé par Dalloz sur le 4e codicille. Mémoire signé par Billecoq et Gairal : « Les anciens avocats soussigné communication prise des pièces et de la situation politique tant de Messieurs les légataires, que de Messieurs les arbitres vis à vis de l'héritier de Napoléon Bonaparte. »
Lettre par ballon monté
BALLON MONTÉRare lettre “ Par ballon monté ” dit “Archimède ” transporté hors de Paris assiégé. Départ le 21 novembre 1870 en gare d’Orléans tôt le matin . Premier ballon à atterir en Hollande, mention manuscrite “ Faire suivre ”. Lettre adressée à Trouville-Sur-Mer, puis réexpédiée à Boulogne-sur Mer. Cachet rouge daté Paris SC le 20 novembre 1870.
Lettre autographe signée « J. », adressée à Micheline Resco
PERSHING John JosephLettre autographe signée « J. », adressée à Micheline Resco. 15 pages formats divers, quelques enveloppes ; en français.Extraordinaire lettre damour accompagnée des clefs pour des communications chiffrées, adressées à sa maîtresse, la peintre portraitiste Micheline Resco [1894-1968]. 73 rue de Varenne samedi soir. « Ma chère adorée jai été chez vous et nous avons sonné près de demi heure sans réponse [ ], jétait très fâché de manquer une instant avec vous mon Darling. Il me semble chérie que je taime toujours plus, mais je ne sais comme il est possible. Votre chère lettre daujourdhui est seulement assez pour me faire vous aimer toujours [ ] avec un amour profonde et tendre. Comme je vous aime cest éternelle. Je suis tout à toi toujours. J. » Il linvite à une promenade à deux en auto, le lendemain. « Bon nuit chérie à moi une longe baissé très douce avec nos âmes et nos curs ensemble » Les clefs du code de correspondance, sur 6 paperolles, sont des listes de mots, parfois accouplés avec un autre terme en français ou anglais, leur signification en regard. « Nicole Je nai pas compris le câble. Watching Je suis à Wash. Violet Je suis en tour dinspection ou en voyage. [ ] Columbus/Columbine Jai confiance, vs êtes toute ma vie. Azure/usure Ayez confiance et courage » « Éclair Je désire partir le pl. vite possible. Corail Quand dois-je partir ? [ ] Étoile/Estelle Vous êtes tout à fait à moi, mon ange mon tout » On joint le certificat de bénédiction du « mariage de conscience » contracté entre Pershing et Micheline Resco, célébré à lhôpital Walter Reed par Jules A. Baisnée, prêtre de Saint-Sulpice, Washington 3 septembre 1946.Dossier extraordinaire !
Lettre autographe signée
SCHLEGEL Friedrich VonLettre autographe signée, adressée à J.B. Bupprecht. [vers 1812-1813 ?] ; 1 page in-8° ; en allemand. Il lui renvoie «le manuscrit que vous aviez eu la bonté de me transmettre, tout en espérant que, très bientôt, je pourrai me délecter d’un autre des vos articles » ; il espère pouvoir lui rendre visite bientôt. Il s’agit sans doute d’un article pour le Deutsche Museum, paru à Vienne en 1812-13. Rare.
Empreinte de la main droite de Jean Giraudoux
GIRAUDOUX JeanEmpreinte de la main droite de Jean Giraudoux, sur une feuille de papier noircie à la fumée et ayant servi à la réalisation du livre La Main de l’écrivain, publié chez Stock.
Poème autographe signé
SOUPAULT PhilippePoème autographe signé « Chansons pour les baptêmes ». [1946] ; 1 page 1/2 in-8°. Publié par l’éditeur Eynard (Suisse), en 1949, dans un recueil intitulé Chansons.« Chansons pour les baptêmesMélancolie mélancoliequel joli nom pour une jeune filleNeurasthénie neurasthéniequel vilain nom pour une vieille filleJe cherche un nom pour un garçonun nom d’emprunt un nom de guerrepour la prochaine et la dernièrepour la dernière des dernièresEspoir peut être Agénorou Singulier ou Dominiqueun nom à coucher dehorsau temps des bombes atomiquesMais je préfère Nuitpour celle que j’aime et chérisNuit brune nuit douceNuit claire comme eau de source.Philippe Soupault. »Tirée de Trois chansons du jour et de la nuit (1946).
Lettre autographe signée
GAUTIER ThéophileLettre autographe signée, adressée à l’architecte Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Sans date [vers 1846-1847] ; 1 page in-8°. Chaleureuse lettre de recommandation en faveur de son ami le sculpteur Auguste Lechesne [1819-1888]. « Je vous recommande pour les travaux de sculpture à faire dans la nouvelle sacristie de Notre Dame mon ami M. Lechesne que j’ai suivi dans sa carrière d’artiste et dont je réponds corps et âme. Il vous fera, j’en suis certain, des choses admirables. Préault [Auguste Préault] qui est des plus fins appréciateurs en pareille matière, vous dira que je n’exagère pas. C’est à mon gré l’un des meilleurs sinon le meilleur des ornemanistes de ce temps. Il a su mettre de la poësie dans l’arabesque et de la vérité dans la fantaisie. Tout ce que vous ferez pour lui sera regardé comme service performant et je vous en serai profondément reconnaissant. »Il ne semble pas que Lassus ait été convaincu par cet ardent plaidoyer. Théophile Gautier a consacré un article à Auguste Lechesne dans l’Artiste intitulé Sculptures d’une maison moderne.
Lettre autographe signée
GIDELettre autographe signée, adressée à Élie Allegret. [La Roque,] « Lundi 2 juillet » ; 2 pages 1/2 in-8°. Il a quitté Paris, après le mariage de son cousin et s’est installé à La Roque. « Vous savez, je crois, que j’était garçon d’honneur et que pour le circonstance, j’ai du arborer le tuyau et l’habit. […] Tout s’est bien passé malgré notre grande émotion. Et maintenant me voilà de nouveau à La Roque, travaillant peu, lisant beaucoup et flânant encore plus. Quand il ne pleut pas, je prends un petit ballot de livres pour m’inciter à abattre de la besogne et je m’assieds dans les bois ; là comme la terre est humide, je mets mes livres sous moi pour ne prendre froid,... mais le résultat est le même. La campagne est charmante, on commence à faire les foins, et les prés encore couverts de fleurs ont un air de fête qui vous rend tout joyeux. […] Si vous saviez comme il est bon de se dire en se promenant, que dans un mois, on sera de nouveau tous ensemble et que cette joyeuse vie de l’été passé reprendra. »
Ensemble de manuscrits autographes signés
BUTOR MichelEnsemble de 3 manuscrits autographes signés entourant des gravures numérotées et signées par Masurovsky, 1973. 2 grandes feuilles 565 X 380 mm avec titre « Clefs des Approches » avec, sur chaque feuille, des poèmes différents. Poèmes intitulés « Clefs des approches », illustrés par Gregory Masurovsky. ILes tirages n’excédaient pas trente exemplaires, précise l’artiste dans une lettre (parue dans Obliques, 1976, p.120). La 3e feuille (400 X 505 mm), légendée « Les mots à la presse », montre une gravure simulant une page d’un journal, remplies et signées par M. Butor.
Empreintes des mains gauches des frères Jérôme et Jean Tharaud
Frères THARAUDEmpreintes des mains gauches des frères Jérôme et Jean Tharaud réalisées le 4 mai 1938, sur une feuille de papier noircie à la fumée et ayant servi à la réalisation du livre La Main de l’écrivain, publié chez Stock.
Ensemble de 8 lettres autographes signées, adressées à Armand Salacrou
LIMBOUR GeorgesEnsemble de 8 lettres autographes signées, adressées à Armand Salacrou. Sans date ; 19 pages in-4°, quelques pages effrangées en bordure. Très intéressante correspondance entre les deux écrivains.— « Je ne regrette pas Paris, bien que ce soit là que la civilisation règne en dominatrice avec ses mille artifices, et où sont mes amis qui sont ce que les civilisations ont fabriqué de mieux, c’est Wiesbaden avec son petit tramway jaune qui vient du Rhin et l’air de musique au fond des vallées qui fait danser, c’est l’odeur des tilleuls sur les routes l’été , et le chant des crapauds de Schierstein, c’est avec le plus amer désespoir et une nostalgie telle que j’écrirais bien une lettre à M. Le directeur de l’Echo du Rhin afin qu’il me fasse revenir, le grand pont rouge qui à Mayence traverse le Rhin. Ce sont les allemandes mélomanes et les gros buveurs de bière au fond des cafés ouverts après une cour et une autre encore, au fond des maisons. Ce sont les pâtisseries de là bas, ce sont les eaux magnifiques et le vin du Rhin, le Rhin, le Rhin, celui qui a tenu dans mon verre, ce sont les cerises et les bains miraculeux, les Russes, un air d’ennui et six mois de volupté. Mais quel malheur que tu n’aies pas connu les petites villes de l’Italie du Sud, les petits ports où j’ai passé des journées précieuses. Le charme de ce voyage est à siècles derrière moi, maintenant, par delà l’Adriatique qui est une rivière, mais par delà les montagnes d’Albanie que Titan ne soulèverait pas. Les bateaux ont peur d’aborder à ce pays. Aussi descendu de ma barque, c’est ainsi que j’atteignis la terre albanaise. Une dizaine de sauvages m’attendaient sur le bord. Ils étaient couverts de haillons ...»— « J’irai à Paris le 19 qui est dimanche et par conséquent je pense que le grand maître jouira de son jour de repos hebdomadaire. Je n’aime pas les villes le dimanche (encore moins la campagne), mais il faut bien passer qq. part. Aussi habillez vous comme en semaine et ne mettez pas de chemise propre. […] J’ai eu un nouveau furoncle composé divisé en plusieurs salles et vestibules comme un temple égyptien ».
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé, Le Cinéma — Music-Hall : Une Soirée à l’Olympia. [Vers 1930] ; 5 pages in-4°. Amusant compte rendu, pour L’Europe nouvelle, du spectacle qui fait courir tout Paris : un opéra cinématographique en couleurs, parlant, chantant, suivi d’un divertissement de Louis Lemarchand, le « grand producer attitré des Folies-Bergères ». Soupault présente ce spectacle comme le triomphe du mauvais goût. Il raconte longuement « l’opéra », le Roi des Vagabonds, dont le héros est François Villon, puis résume la teneur des Régates à Deauville, sketch maritime qui se termine avec les pleins feux sur une femme nue.
Ensemble de lettres ou pièces signées
GALLIFFET GastonManuscrit relatif au second duel Galliffet-Lauriston. 2 pages 1/4 in-8°. « Analyse de la seconde rencontre. Dans un atelier loué exprès, ne pouvant se battre dehors à cause du grand froid, se sont rencontrés de nouveau Monsieur de Galliffet, guéri de sa blessure, et Monsieur de Lauriston, avec les mêmes témoins et le Mis du Hallay-Coëtquen toujours pour juge du camp. Le combat a duré près de 25 minutes, 4 ou 5 reprises ont eu lieu […]. M. de Lauriston a reçu une légère blessure dans la main qui ne l’a pas empêché de continuer et Monsieur de Galliffet ayant reçu une blessure à la hanche qui s’est arrêtée sur le haut de l’os de la cuisse ; Monsieur Baret, chirurgien qui assistait au duel ayant visité immédiatement la blessure de M. Galiffet, a déclaré qu’il ne pouvait continuer de combattre ; sur ce le juge de camp ainsi que les quatre témoins ont déclaré que l’honneur était satisfait et que le combat devait cesser après ces deux rencontres. […] Les deux adversaires réconciliés se sont donné une cordiale poignée de main. » Nous joignons la lettre du marquis du Hallay-Coëtquen, relative à ce manuscrit qu’il envoie à un journaliste et auquel il voudrait apporter des modifications (1 page 1/2 in-8°).On joint une très belle lettre autographe signée de Galliffet, adressée à Calmette. Paris, 9 octobre 1899 ; 4 pages in-16. « Il est possible (confidentiel) que le gouvernement soit amené à désigner un officier pour suivre au coté des Boërs la campagne du Transvaal. Le commandant Damade est déjà parti pour rejoindre le général en chef de l’armée anglaise. […] Le projet scolaire effraie beaucoup de gens raisonnables. C’est le droit du gouvernement. Mais est-ce le moment de s’en alarmer? Le Français devient nerveux quand le gouvernement se mêle de ses affaires privées. L’impression que causera ce projet résultera dans une certaine mesure du procès en cours devant le Sénat. Plus je pénètre dans les affaires du ministère, plus je constate que, uniquement soucieux de se créer une clientèle militaire, Monsieur de Freycinet a amené la confusion de tous les pouvoirs. […] Le projet de loi sur la constitution et le fonctionnement des conseils de guerre sera soumis par moi samedi au conseil des ministres. »














