Nos plus beaux documents autographes
4464 autographes de prestige trouvés
Ensemble de 2 lettres et un poème
BERNARD ÉmileEnsemble de 2 lettres et un poème, [adressés à M. Eugène Langevin]. Poème autographe, signé de son pseudonyme « Jean Dorsal ». 1922 ; 1 page in-8°. Poème dédié à Eugène Langevin « Lassitude » de 14 lignes. Lettre autographe signée, [adressée à M. Eugène Langevin]. 1/2 page in-4°. Lettre illustrée d'un bois gravé d'Émile Bernard. Lettre de rendez-vous. Lettre autographe signée, [adressée à M. Eugène Langevin]. 1/2 page in-4°. Lettre illustrée de trois bois gravés d'Émile Bernard. « J'ai reçu votre protestation. C'est un magnifique article. J'ai lu aussi avec satisfaction votre belle protestation catholique. Je suis avec vous, vous le savez. Mes amitiés et à bientôt n'est-ce pas le plaisir de vous voir. À demain, jeudi.
Lettre autographe signée
ASTAIRE Frederick Austerlitz, ditLettre autographe signée, adressée à Miss Dorothy Burkhardt. « Nov. 18 » [18 novembre 1943] ; 1 page in-4° (27,3 x 18,5 cm), enveloppe timbrée jointe. « Thanks so much for your letter and I agree with you on some of your ideas about Sky the Limit. It possibly was slightly confusing in spots. Too bad when studios do things like that - however it is a very successful picture. It was nice to meet you too in Chicago and thanks again for your seemingly untiring interest in my pictures. All best wishes Sincerely F.Astaire. » Ses lettres sont peu communes.
Aquarelle originale signée
ROBIDA AlbertAquarelle originale signée en haut à gauche. 31 décembre [1892] ; 88 x 112 mm. Amusante carte de vœux représentant une petite ballerine en rouge coiffée du bonnet phrygien, un grand « 93 » sur son tutu, actionnant la guillotine (dont la lame porte la date 31 Xbre) sur sa victime « 92 ». En haut : « Mille bons souhaits de A. Robida ».
Livre dédicacé
VERHAEREN Émile« Les Heures du soir précédées de Les Heures claires, Les Heures d’après-midi ». Mercure de France, Paris, 1921 ; 215 x 140 mm, broché (1er et dernier feuillets brunis par décharge). Grand papier non coupé. Envoi autographe signé de sa femme, Marthe Verhaeren sur le premier feuillet blanc au libraire et éditeur René Helleu : « À Monsieur R. Helleu j’offre ce XII e poème manuscrit des Heures du Soir, afin que ce livre qu’il aime déjà lui soit plus cher encore. Marthe Verhaeren. St Cloud, 20 mars 22. » Est joint le poème autographe de la main d’Émile Verhaeren. 1 page in-8°. Beau manuscrit de travail abondamment raturé témoignant de l’incessante recherche du poète et livrant un texte bien différent de celui de l’édition de 1921 (orig. Leipzig, Insel Verlag, 1911). Des cinq strophes du poème, seuls quelques vers ont été conservés intégralement. « Nos roses de pourpre et d’or au long de la muraille Ne nous regardent plus quand nous rentrons chez nous Et nos étangs d’argent dont l’eau plane s’éraille Ne sont plus des miroirs pour tes yeux fiers et doux. » « À l’heure où s’exaltaient l’orgueil blanc de nos lys Et la montante ardeur de nos roses tremières » au lieu de « Les fleurs du clair accueil au long de la muraille Ne nous attendent plus quand nous rentrons chez nous […] À l’heure où s’exaltaient l’orgueil blanc de nos lys Et l’ascendante ardeur de nos roses trémières. »
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe signé. [Vers 1948-1953] ; 4 pages 1/2 in-4°. Sur le rocher de Gibraltar : « Vu de la mer ou vu du ciel le rocher de Gibraltar fait penser à un gigantesque poing fermé. Ce que la Grande-Bretagne a voulu affirmer en s’incrustant depuis 1704 à la pointe de l’extrême occident européen c’est qu’elle entendait jouer un rôle en Méditerranée. La forteresse dont on devine malgré les secrets bien gardés qu’elle est formidable, le port et le champ d’aviation si remarquablement aménagés surtout si l’on tient compte du très petit espace dont disposaient ces constructeurs, la ville si britannique d’aspect et de mœurs […] Tout le décor de Gibraltar est une manifestation de la volonté anglaise. »
Manuscrit autographe signé
LOUŸS PierreManuscrit autographe signé. 1 page grand in-4°, à l’encre violette. Page manuscrite extraite de son livre L’Homme de pourpre (1901). « Six esclaves sarmates s’avançaient deux par deux, chacun portant une charge d’or et un coutelas à la ceinture. Derrière eux, un négrillon tenait horizontalement, comme une patère à libations une longue crosse de cèdre rose serrée par un lacet d’or : la canne auguste du Maître. »
Manuscrit autographe signé
FARRÈRE ClaudeManuscrit autographe signé, intitulé « Un Sujet de Roman, par Sacha Guitry ». [Janvier 1923] ; 22 pages in-4°. Bel article de critique dramatique sur la pièce de Sacha Guitry, Un sujet de roman (créée au Théâtre Édouard VII le 4 janvier 1923). « Le public de M. Sacha Guitry a accoutumé de venir au théâtre Édouard VII pour y rire à gorge déployée. Hier, confiant dans son habitude acquise, il riait comme à l’ordinaire. Mais peut-être avait-il tort... [...] La nouvelle pièce de M. Sacha Guitry, réputé l’amuseur de Paris, est une pièce pleine de vérités très rares […] L’auteur du Blanc et du Noir, qui venait de commettre une façon de vaudeville, a jugé qu’il se devait de commettre, immédiatement après, une manière de tragédie. Et cette tragédie m’a bien l’air d’être un chef-d’œuvre. » Farrère décrit l’intrigue dramatique, rapporte quelques répliques frappantes, et conclut sur l’interprétation de « la plus belle pièce, à mon goût, de toute l’œuvre de Sacha Guitry, parce que la plus cruellement inhumaine » : « M. Levaillé, c’est Lucien Guitry, celui qui n’a pas besoin de texte. [...] Tout ce qu’avait créé Sacha, Lucien l’a multiplié. Et il semble, en vérité, qu’un seul cerveau, celui du père et celui du fils, ait mis debout ce résultat superbe. »
Lettre autographe signée
MILLER HenryLettre autographe signée, adressée à Ariel Marinie. 15 juillet 1979 ; 1 page in-4°. Jolie lettre sur ses yeux et son amour pour une jeune actrice : « I have juste read the story you sent me. (My sight is no better, perhaps a little worse.) It is a very strange, but grupping story, and extremely well written. I would like, with your permission, to send it to a friend of mine N.Y.C. who edits a small mag.[azine] called “stroker”. I write for it exclusively. I feel he would like it very much and perhaps after to publish it in his review (but he does not pay, or if he does, it is a very small sum). Would this be agreeable to you ? Let me know, please. I am glad you continue to write these prose-poems - they are quite unique. Did your first one even get published in a French revue ? All good wishes to you. Aside from the trouble with my sight, I am in good shape and deeply in love with a beautiful young actress from Mississippi ( for 3 whole years now. Still happy, ébloui rather) Sincerely. Henry Miller. »“Je viens de lire l’histoire que tu m’as envoyée. (Ma vue n’est pas meilleure, peut-être un peu moins bonne.) C’est une histoire très étrange, mais captivante et extrêmement bien écrite. Je voudrais, avec votre permission, l’envoyer à un de mes amis, N.Y.C. qui édite un petit magazine appelé "stroker". J’écris pour cela exclusivement. Je pense qu’il aimerait beaucoup et peut-être par la suite le publier dans sa revue (mais il ne paye pas, ou s’il le fait, c’est une très petite somme). Cela vous conviendrait-il? Fais-moi savoir s'il te plaît. Je suis heureux que vous continuiez à écrire ces poèmes en prose - ils sont assez uniques. Votre premier article a-t-il même été publié dans une revue française? Tous les bons voeux à vous. Mis à part le problème avec ma vue, je suis en pleine forme et profondément amoureux d’une belle jeune actrice du Mississippi (depuis trois ans maintenant. Encore heureuse, plutôt ébloui). Sincèrement. Henry Miller.
Manuscrit de la première moitié du XIXe
ARMOIRIES — GÉNÉALOGIE FAMILLE DU BOSQUIEL.« Généalogie de la famille du Bosquiel ». Manuscrit de la première moitié du XIXe siècle en un cahier in-4° de 16 feuillets. Environ 110 blasons peints en marge du texte. Quelques blasons se présentant sous la forme de cartons. Cette famille semble avoir son berceau en Artois ou dans le Boulonnais. Beau manuscrit.
Lettre autographe
CAMPAN Jeanne Louise Henriette GenestLettre autographe, adressée à Nancy Macdonald, fille du maréchal Macdonald. Écouen, 26 mai 1813 ; 4 pages in-4°. Très intéressante lettre sur l’habillement des demoiselles de la Légion d’honneur : « Vous avez autant de goût que d’ordre et d’économie, tout le monde a été enchanté des objets que vous avez achetés pour Caroline Desaix. Elle a eu beaucoup de linge […] 3-12aines de chemises, 3-12aines de paires de bas, 5-12aines de serviettes de courtelle, 2-12aines de mouchoirs de batiste, 6 camisoles pour 3400 f à peu près. […] En attendant qu’elle se donne elle-même du linge et d’autres effets comme il convient surtout en province d’en avoir, car une femme ayant peu de linge et le changeant comme nous le faisons à Paris se voit lésée […] dans des familles où l’on ne fait la lessive que deux fois par an. » Elle raconte les inquiétudes de la jeune fille pour sa nuit de noces. Elle a dû rester auprès d’elle pour la rassurer jusqu’à minuit, pendant que le marié attendait dans une pièce voisine, mais « le lendemain, au déjeuner chez les cousins de Mr de Bellevaud , elle était gaie, bien portante et tout le tragique de l’affaire était parfaitement oublié. » Elle évoque « les espérances de paix ou de guerre, si nos héros […] les occasions d’étonner encore l’univers par leur valeur, l’univers a grand besoins de repos, et il est digne des nobles sentimens de l’Empereur d’en faire la première demande d’autant que son armée n’a jamais été ni plus belle, ni plus nombreuse, ni mieux disposée à combattre ». Mme Campan signait rarement ses lettres.
Manuscrit autographe
TARNAUD ClaudeManuscrit autographe. [Circa 1948] ; 1 page in-8°. Manuscrit autographe en 2 couleurs, rose et noir formant rosace dans un cadran avec au dos un autre manuscrit autographe, figurant le plan d’un texte. Cette rosace constitue ce que Claude Tarnaud appelait un « poème à occultation progressive ». Il s’agit selon toute apparence du premier jet du poème paru dans le n° 4 de la revue Néon, en janvier 1948 (page 3).
Lettre autographe signée
INDY Vincent d’Lettre autographe signée adressée à Emmanuel Chabrier. Paris 20 mai 1885 ; 4 pages petit in-8°. Relative au Chant de la Cloche, qui vient de remporter le Prix de composition de la Ville de Paris. D’Indy commence par féliciter son ami Chabrier pour son exquise Chanson pour Jeanne, avant d’évoquer les éditions Enoch à qui il n’a pas encore osé proposer sa Cloche, puis il commente, avec détachement et humour, le déroulement du vote qui lui a permis de remporter le concours. « J’ai eu tous les musiciens (excepté les bons) contre moi, un autre trouverait que ce n’est pas flatteur, mais je n’en suis pas fâché, l’Institut donnait en grand, nous avons enfoncé l’Institut, c’est un succès ». Donnant le nom de ses concurrents et des jurés, il détaille les cinq tours de scrutins qui furent nécessaires avant qu’il n’obtienne 10 voix contre 9 à Georges Hue et qu’enfin, tous puissent aller dîner chez le préfet Poubelle : « on pourrait appeler ça ‘de l’influence de la soupe sur les concours’. Les vraiment hostiles ont été Duvernoy, Dubois, Colonne et surtout Saint-Saëns ».
Manuscrit autographe abondamment corrigé.
CARCO Francis (François Carcopino-Tusoli, dit)Manuscrit autographe abondamment corrigé. 6 pages in-8°. Manuscrit relatant un entretien avec le poète de Belleville, Henri Marx [1885-1954].« C’est tout en haut de Belleville, dans une de ces vastes bâtisses modernes qui abritent des centaines de foyers […] que j’ai rencontré le poète aveugle Henri Marx entre les murs étroits d’une chambre dont il a fait son univers. Le poète des Heures ferventes, le dramaturge de l’Enfant maître, d’Arial, d’un Homme en marche, le romancier de Ryls un amour hors la loi, et de Sous un visage d’homme est à présent aveugle mais ces heures ferventes qu’il chanta n’ont rien perdu pour lui de leur intense et fécond rayonnement. La cécité, dit-il, contrairement à ce que l’on pense, ne m’a guère apporté qu’une très pénible infirmité ».
Pistolet à silex, transformé à percussion.
Pistolet à silex, transformé à percussionPistolet à silex, transformé à percussion. Canon octogonal damassé, rayé intérieurement. platine gravée de feuillages. Fût uni. Crosse incrustée de filigrane. Réserve dans la crosse, garniture de fer gravée. XIXe siècle. Bel objet.
4 pièces autographes (minutes ou brouillons de lettres)
BLOY Léon4 pièces autographes (minutes ou brouillons de lettres) adressées à René Martineau. [1910-1915]; 5 pages 1/2 in-8° ou in-12 avec ratures et corrections.— « Je vous informe que notre ami March. succombe. L’angoisse de ces derniers jours ne peut plus être supportée. » Il lui offre son livre [L’Âme de Napoléon]. « Voici en vous embrassant de tout coeur, l’humble cadeau du Mendiant à son ami R.M. pour le nouvel an. Puisse cette dédicace d’un écrivain horriblement triste & fatigué ne pas vous déplaire. » Il le prie de ne pas lui parler de son livre : « J’ai passé ma vie depuis environ 20 ans, à entendre célébrer mes louanges, alors que je périssais de misère & qu’il me fallait lutter contre le désespoir. »— « Je ne demande pas de récompense. Puisque vous êtes rené, mon cher Martineau, je voudrais bien savoir en quel temps vous avez bien pu naître pour la première fois [...] Tu as dit mon secret pour écrire mes livres. [...] J’ai écrit dans les ténèbres, dans mes ténèbres à moi, qui ne sont pas celles des autres, en comptant sur Dieu seul comme Jérémie. Et voilà tout mon prestige. »— «Vous me décernez la grandesse géologique. C’est enivrant & monstrueux. De là à vous précipité “ dans le cratère d’un volcan”, comme vous disiez à Toronto il n’y a qu’un pas. [...] Nous sommes avec vous de tout notre cœur, nous pleurons avec vous & nous prions. [...] Elle est devenue la compagne de Jésus qui nous est plus proche que toutes les créatures ».— Bourg-la-Reine 18 mai 1915. Au dos, brouillon de deux dédicaces à Léopold Levaux pour Le Salut par les Juifs et Celle qui pleure.












