Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Manuscrit autographe, La Génération des langues.
QUINET EdgarManuscrit autographe « La Génération des langues ». 33 pages in-4° (quelques légères mouillures, petits trous de ver).Réflexions sur l’origine et l’évolution des langues, citant en exemples les langues gauloise, franque, provençale, etc. Les langues sont, dans le monde civil, ce que les espèces sont dans la nature organisée. Quand les langues sont voisines l’une de l’autre, elles peuvent produire ensemble par leur mélange de nouvelles langues.Au contraire, à mesure qu’elles s’éloignent de leur société et qu’elles perdent toute ressemblance avec les types communs de l’une à l’autre, elles perdent en même temps la faculté de produire, en se mariant, des langues durables. En vain elles sont rapprochées, superposées, liés ensemble par les violences, par la conquête, par la religion ou la politique, dans un même État, un même pays. Le mélange ne se fait pas. Les langues priées de vivre ensemble répugnent l’une à l’autre, etc.
Ensemble de documents
CAMERMAN Félix13 cartes postales (dont 8 revêtues de sa signature) et 2 lettres autographes signées.Les cartes postales le représentent lors du Circuit de l’Est d’Aviation en août 1910 dans son biplan Farman, 2 belles images le représentent avec le lieutenant Vuillerme, et une autre avec le général Picquart. La lettre autographe signée est adressée à Émile Lassalle, le grand collectionneur, dans laquelle il évoque un incident de son début de carrière d’aviateur.Rare ensemble de ce pilote.
Lettre signée « Louis » (secrétaire), contresignée par Colbert de Croissy
LOUIS XIVLettre signée « Louis » (secrétaire), contresignée par Colbert de Croissy, adressée à l'abbé Bidal, conseiller et Résident à Hambourg. Versailles 5 septembre 1686 ; 2 pages in-folio, adresse (légère mouillure) ; lettre en partie chiffrée. Il annonce la naissance du troisième fils de la Dauphine, le duc de Berry, et lui adresse une lettre pour en faire part au duc d'Holstein Gottorp. Puis il l'entretient de la résolution du roi de Danemark « de se vanger incessamment des injures quil pretend avoir receu de la ville d'Hambourg [...] l'intention dud. Roy nest pas de se rendre Maistre de lad. ville, mais de temoigner son ressentiment contre elle par des bombes et d'autres semblables moyens de causer du dommage aux habitans et de les contraindre a luy rendre a l'avenir les devoirs auxquels ils sont obligez »...
Ensemble de 4 lettres autographes signées
VINES RicardoEnsemble de 4 lettres autographes signées [adressée à Jean Cras ou à sa femme]. 11 pages in-12, une lettre avec amorces de fentes.— 6 janvier 1902 : « Croyez que le plaisir de se voir encore une fois avant votre départ sera sincèrement partagé […]. Vraiment loin de m’associer à votre manière de voir, en ce qui concerne le voyage inconnu que vous allez entreprendre, je ne puis que vous envier ! n’est-ce donc rien que de s’évader “D’un monde où l’action n’est pas le jour du rêve ?” et de pouvoir au contraire allier l’un à l’autre en vivant à la fois de la vie subjective de celui-ci et de la vie intense de celle-là ? Il est vrai que nous semblons tous avoir reçu, comme cette enfant du poème en prose de Baudelaire “Les bienfaits de la lune”, celui d’aimer le lieu où nous ne sommes pas. Ainsi, moi qui reste, je voudrais partir, mais si je partais je n’aspirerais sûrement qu’à rester ... et songer qu’il en est ainsi pour 1 507 458 000 êtres humains ! Or, comme tout a un pourquoi , c’est en l’existence certaine quoique cachée de la Fous aquae vitae de l’Apocalypse que je trouve l’explication de cette inextricable soif de ce qu’on n’est pas, c’est à dire d’absolu ».- Paris, 17 octobre 1911 : « Je pars dimanche pour Berlin et Vienne. J’aurais donc juste le temps de vous voir avant de quitter Paris, et vous propose en conséquence de venir vendredi vers 11 h. du matin […]. Je serai enchanté d’entendre votre nouvelle oeuvre et de vous remercier de me l’avoir dédiée ».Paris, 26 janvier 1912 : « Je suis à la veille de partir pour la Russie d’où ne reviendrai que fin de février, pour les concerts Durand, devant jouer à ceux des mardis 27 février et 12 et 19 mars. Or pendant mon séjour en Russie il me sera fort difficile de travailler et cependant figurent déjà aux programmes desdits concerts Durand quatre pièces de Saint-Saëns et quatre de Schmitt que je n’ai jamais joué. Comment vais-je donc faire pour être prêt à ce moment-là ? Je me le demande. […] C’est pourquoi j’ai demandé à Ravel de se charger lui-même de l’exécution de ses Valses, que je devais en principe présenter à l’une de ces séances. Et c’est pourquoi j’ai dû aussi refuser à Marcel Orban qui est venu me voir il y a quatre ou cinq jours, de jouer des pièces qu’il vient de terminer. D’ailleurs Samazeuilh se rappellera que si j’avais accepté de prendre part au concert de la C. Nationale le 10 mars, c’était à la condition de n’avoir rien à apprendre de nouveau. […] Pour ce qui concerne le “Cercle Musical”, Ravel vous conseille d’écrire directement à Charles Domergue en lui proposant de s’en référer à lui (Ravel) pour le choix de l’œuvre à faire entendre ; et alors Ravel vous appuiera auprès de Domergue. Ce sera la recommandation la plus efficace ».— Mercredi soir [19 juillet 1923 ?] : « Je pars pour Bruxelles, mais je serais très heureux de vous recevoir avant et d’entendre Mademoiselle votre fille. J’espère donc que vous pourrez venir soit demain jeudi à 2 h 1/2, soit vendredi à la même heure »…
UNION SOLDIER’S LETTER ON PATRIOTIC LETTERHEAD
GUERRE DE SÉCESSION AMÉRICAINE. CIVIL WAR.Lettre autographe signée d’un soldat de l’Union. Bâton-Rouge, Louisiane, 26 juillet 1862 ; 4 pages in-4°, en anglais, fentes. En-tête patriotique illustré. Le soldat qui signe ici « George » écrit à sa famille sur une jolie lettre illustrée aux effigies des officiers de son régiment, le 6e régiment d’infanterie du Michigan. « Since I wrote last we have made quite an expedition into the enemies [sic] country. Companies C. E. & B. of our Regt. one battery of artillery, two pieces and a squadron of cavalry and one company from the 14th Maine Regt. constitute our force. We left camp […] to be stationed at a ford of the [illeg] river about 18 miles from this place. » George donne des détails de la vie au camp et sur sa santé puis il continue : « Just after daylight the cavalry which was in advance came in sight of the enemies pickets stationed on the opposite side of the river. They immediately dashed down to the waters edge receiving their fire without any injury except the loss of two of their horses. They returned the fire with their revolvers and as soon as they know their infantry was near enough to support them they crossed the river in pursuit of the retreating rebels. […] Everyone was anxious to get a shot at a rebel and for a time fatigue and hunger were forgotten. » George se plaint à nouveau de sa fatigue et conclut : « Lieutenant Lawler of Co. Band and one or two others allowed their valor to get the best of their discretion so much as to venture on ahead […] they were fired upon by rebels who were secreted in a house. One man had his horse shot and killed and was himself slightly wounded while Lieut. Lawler had his neck slightly grazed by a bullet. Our men returned the fire […]. The forces who have been to Vicksburg are now returning and I think they have been unsuccessful. »
Carte postale autographe signée, adressée à M. et Mme Georges Hugnet
MATTA (Roberto MATTA ECHAURREN, dit)Carte postale autographe signée, adressée à M. et Mme Georges Hugnet à Paris. [Concarneau 1945 ?] ; au dos d’une carte postale illustrée (de la série Autour des Lits-Clos), crayons de couleurs et encre, avec adresse, timbre avec cachet postal. Matta a écrit en travers de la carte « BON JOUR » au crayon de couleurs, chaque lettre d’une couleur différente (en rouge, jaune, vert, rose, bleu et noir), et signé en rouge « Matta », les barres du T en bleu. Il a ajouté, à l’encre : « Si vous voulez venir cet a Maison de la douane, Pointe Trevignon, par Tregunc, Finistère ».Cette carte postale représente une amusante photographie de la série Autour des Lits-Clos, représentant un homme en chemise et bonnet de nuit, couché dans un lit-clos, et son épouse, assise sur le bord du lit, en sabots, qui pleure : « Âme sensible !... Vrai, jte lirai plus d’feuilletons puique ça t’produit c’t’effet là ». On sait que Georges Hugnet aimait les cartes postales anciennes ; il a conservé celle-ci dans une enveloppe à décor gaufré doré et polychrome.
Photographie signée
BREGUET, COSTES, BELLONTEPhotographie signée par Breguet, Costes et Bellonte. 1934 ; 12,8 x 18 cm. Belle photographie (New York Times) représentant les aviateurs durant un discours. Rare réunion. On joint une carte de visite autographe de Louis Breguet.
Lettre autographe signée
LA JAILLE André-Charles, marquis deLettre autographe signée, adressée à un chevalier. Kingston (Jamaïque) 10 février 1799 ; 3 pages in-4°.Il recommande M. de Ruault, lieutenant-colonel des Chasseurs de la Guadeloupe : « C’est par un grand nombre d’actions brillantes qu’il est parvenu du poste de volontaire au grade d’officier superieur qu’il a aujourd’huy. Je ne doute pas qu’il ne rende en toute occasion la justice qui est egalement düe à Mrs de Laureal parents de Mr le baillif de Suffren, et que leur valeur a porté du rang de volontaire au grade de major dans les 2 regiments de chasseurs de la Guadeloupe. Les services que ces deux corps ont rendu sous les ordres de ces officiers dans les Antilles du Vent sont inappréciables ».Il l’invite à prendre des renseignements auprès des généraux Moore et Knox. Quant à lui-même, « Le batiment que je commandois a coulé bas sous mes pieds en pleine mer, [...] mon fils qui me suivoit dans un autre batiment a sauvé mon equipage et moi. Ce malheur m’affecte moins que l’impossibilité ou me met cet accident d’aller reprendre mon poste à l’armée de Bretagne, dans un moment surtout où mon influence et j’ose dire ma conduite pouvoient y être utiles à la cause de mon roy. »
Lettre autographe signée
BÉJART MauriceLettre autographe signée. « Dimanche » [Londres, vers 1946-1948] ; 4 pages in-8°. Belle lettre écrite au début de sa carrière à son ami Jean Laurent. « J’ai trouvé ton télégramme hier soir en rentrant et je t’écris aussitôt [...] comme tu avais beaucoup parlé de venir chaque jour, j’attendais un peu à te voir [...] une seule chose m’attriste, c’est de quitter Londres tout à l’heure, j’étais déjà tellement habitué à cette vie, avec la classe chez Volkova chaque matin, et le soir lorsqu’il n’y avait rien à danser pour moi, théâtre ou cinéma. [...] J’ai revu Krassovska [1919-2005, danseuse russe], nous sommes grands amis, elle est venue me voir dans Swann lake [Lac des Cygnes] et ensuite j’ai dîné chez elle avec sa mère [...]. La Compagnie m’a fait prendre de très jolis portraits pour la vitrine et le programme. [...] Arnold Astrell est venu aussi voir Lac des Cygnes et a bien aimé. [...] Nous commençons demain à répéter un nouveau ballet ; d’un maître de ballet suédois, Visions sur une musique de Moussorgski. La 1ère est à Oxford dans 3 semaines. Je pense que j’ai un rôle dedans. Depuis un mois je ne danse plus que le Lac et l’Oiseau bleu, j’ai fêté la 13e du Lac la semaine dernière. » Cette lettre a été écrite probablement vers 1946-1948, lorsque Béjart étudiait la danse à Londres dans la classe de la danseuse russe Vera Volkova [1905-1975]. Avec le critique Jean Laurent, Béjart a fondé en 1954 Les Ballets de l’Étoile.
Ensemble de lettres autographes signées
AMBROGIANI PierreEnsemble de 8 lettres autographes signées et 1 pièce signée, adressées au peintre Constant Baruque. 1962-1963 ; formats divers, enveloppes jointes. Le courrier n’a pas suivi et il est submergé par sa correspondance. Il lui envoie un livre, s’étonne qu’il n’ait pas reçu cet ouvrage envoyé deux fois, lui adresse ses vœux, « J’ai égaré deux fois vos dessins. […] J’égare tout et ensuite je n’ai que des ennuis. » « Au sujet de Chagall, ce n’est pas possible, je le regrette beaucoup. Voilà 2 dédicaces et mes bonnes amitiés. » « Bien reçu votre lettre au sujet de ce que vous me demandez. Êtes -vous sûr que ce sont des gouaches ? Ou plutôt la suite d’une illustration faite par moi en sérigraphie ? Ce qui n’est pas pareil. […] Les sérigraphies sont signées au crayon dans la marge. Ce sont des scènes de chevaux et guerriers XIII e. »
29 cartes autographes signées adressées à Odette Bontemps
CHEVALIER MauriceDans les années 50, Maurice Chevalier s’installe avec son frère Paul à “La Louque” à Marnes-la-Coquette. Odette Bontemps, étant jeune veuve, vécu avec son fils auprès de Maurice Chevalier dans sa propriété. 29 cartes autographes signées adressées à Odette Bontemps. Intéressante correspondance provenant de plusieurs pays et de France où il est en tournée (New York, Bruxelles, Marrakech, Amsterdam, Montréal, Gstaad, Falun, Naples, Londres, Los Angeles, La Havane, etc.) 1952-1956. Maurice Chevalier va de succès en succès. La Havane : « Je viens de me gagner le coeur des cubains et leur beau pays. Nous partons à Hollywood ». Bruxelles : « Soirée Bruxelles triomphale sous tous rapports. Nouvelle conception de récital définitive dans sa création révolutionnaire ». Naples : « Décidément, Naples est un endroit ou la vie des gens pauvres a une grâce à nulle autre pareille ». Londres : « Bien heureux de rentrer et mérite d’être gâté. Quel travail j’ai fourni ! », etc.
Lettre autographe signée
MILLER HenryLettre autographe signée, adressée à Mme Plouka. 10 novembre 1969 ; 2 pages in-4°. « Je n’ai jamais reçu votre lettre de vingt pages ! […] Je viens de rentrer après une visite de Biq Sur voir ma soeur qui est mourante. C’est hier soir à minuit que j’ai lu votre lettre. Je ne sais pas exactement comment répondre à votre détresse, votre angoisse. À cette distance, ne sachant rien de vous, de votre personnalité, sauf ce que m’avez offerte, vous voyez que c’est bien difficile ? Les troubles ne cessent jamais, paraît-t-il (sic). Je ne suis ni sage, ni saint, ni médecin ni rien qu’un homme avec toutes les faiblesses et les fautes que tout homme possède. Je souffre non pas de mauvaise conduite des autres que de mes propres faiblesses. Je ne me plains pas. Et je suis loin de me penser capable de guérir un autre — je veux dire, comme un “gurou” ou un psychiatre ou quoi. Je suis très sensible de souffrances des autres, même trop. Donner des conseils (“advice”, en anglais) m’est impossible même pour mes enfants. Il me semble que chacun doit trouver la solution de ses problèmes lui-même. Jésus ne peut nous aider, ni Dieu même. On ne peut pas s’échapper.Ces mots vous sembleront durs, je suppose. J’espère qu’ils vient de la sagesse, certes pas de l’indifférence. Mais je crois que tout ce que vous avez attendue de moi était une réponse. Je regrette que je n’ai pu vous donner un mot auparavant. […] Vos paroles m’ont touché. Les Français disent que “tout passe”. Pas très réconfortant ! mais assez vrai. I prefer another expression “The wheel turns” ! It keeps turning this is the astrological view. Nothing but change in other words. »On joint une photographie dédicacée, le représentant à l’âge de trois ans : « Voici Henry Miller à trois ans et demi. Une photo authentique ! Un petit souvenir pour vous. Amicalement. Henry Miller. 13/8/70. »
Lettre autographe signée
CREVEL RenéLettre autographe signée, adressée à « Mon cher Georges Henri ». Sans date ; 1 page in-8°. « Voici Georges Sadoul, un de mes amis, dont tu as lu sûrement des essais dans la Révolution surréaliste, [ ] qui a une admirable collection de masques et dobjets. Jaurais aimé te conduire chez lui, mais je pars. En toute amitié. René Crevel ». Georges Sadoul [1904-1967], historien et critique de cinéma, signataire en 1930 du deuxième manifeste du surréalisme.
Ensemble de 4 lettres autographes signées
SCHNEIDER GérardEnsemble de 4 lettres autographes signées, adressées au critique dart Georges Boudaille. 1961-1974 ; 5 pages in-4°. Paris, 27 novembre 1961 : « Votre article sur mon exposition à la galerie Arditti me fait très plaisir, il me situe à nouveau dans le mouvement actuel après cette longue absence des cimaises de Paris et je vous remercie très vivement pour son ensemble qui mest si favorable ».Paris, 29 juin 1966 : « Je reçois vos imprimés lors de mes passages à Paris, 6 rue Armand Moisant 15e. Cest ainsi que je lis aujourdhui seulement votre article sur Venise paru dans les Lettres Françaises et jen ai été très touché. Voilà enfin un coup de lumière sur cette actualité, cest clair, authentique ferme et courageux ; cela est bien réconfortant. Lensemble de larticle et chaque particularité traitée me paraissent dune grande justesse. Voilà une bonne mise au point ce dont on a besoin en ces temps. Puisse votre article aider les esprits troublés à voir plus sainement. » Paris, 3 août 1972 : « Jai lu lexcellent article que vous avez écrit dans les Lettres Françaises du 26 juillet sur mon exposition [ ]; il contenait les caractéristiques essentielles dexpression et de plastique si heureusement venue dans son authenticité que jen étais très content et vraiment je vous en remercie de lavoir fait [ ]. Cest hier seulement que jai eu les Lettres Fses en passant après 10 jours à mon ancienne adresse où elles sont envoyées ; jignorais donc encore votre critique - je lai regretté. En rentrant de la campagne, jai aussi reçu une lettre de L et C. Cavalero qui mannonce le décès de Louis Chavignier. Quelle surprise combien attristante - lhomme si agréable et humain et son effort audacieux dexpression formelle dans sa poétique puissante et sensible à la fois que je considérais un des sculpteurs les plus complets de notre époque »... Paris, 6 avril 1974 : « Votre article pour mon exposition circulante est magnifique ! Situation vue hautement dun regard vaste et dune qualité de classe. Je suis très heureux que ces deux pages soient écrites au sujet de mon oeuvre. Je vous remercie très vivement de vous y être consacré. Jai eu ces jours une activité chargée au delà de mes possibilités, alors que je voulais vous dire rapidement ces quelques mots plus haut; je nai pu vous atteindre à temps. Veuillez je vous prie mexcuser. Je ne peux pour linstant donner suite à votre projet de contact »
Lettre signée
BARRE RaymondLettre signée. Paris, 25 février 1986 ; 2 pages in-4° sur papier à lettre à son nom et adresse. « Puis-je vous demander de ne pas vous laisser tromper par la campagne violente déclenchée contre moi par les socialistes, par M. Mitterrand lui-même qui veut faire croire que je suis son allié, par la télévision, par les radios et par la presse contrôlées par le pouvoir actuel ! Demandez-vous : à qui profite cette campagne ? Demandez-vous pourquoi - de divers côtés - on cherche maintenant à me déstabiliser ? Je me permets de vous rappeler : 1/ Que je suis le seul dans l'opposition à dénoncer depuis 1983 la stratégie de M. Mitterrand qui veut, en restant après un échec en 1986, et grâce à la cohabitation, préparer la survie du socialisme à la française en 1988. 2/ Que je ne cesse de recommander un vote massif en faveur de l'opposition parce que seul ce vote massif peut contraindre M. Mitterrand à s'en aller. Que faire en effet tant qu'il sera à l'Élysée, où il entend ne pas rester inerte ? 3/ Que je suis chaque jour dans mon département et dans les villes de France en campagne pour soutenir les candidats des listes de l'opposition, qui me le demandent. 4/ Que j'ai toujours refusé de faire des listes barristes indépendantes des autres listes de l'opposition. Dans les Yvelines j'apporte mon soutien à des candidats qui ont été éliminés par leur parti pour la seule raison qu'ils m'étaient favorables ! Comment pourrais-je, comme on le prétend, faire perdre les législatives à l'opposition alors que je me bats tous les jours avec ses propres candidats sur le terrain pour qu'elle gagne ? [ ] A tous ceux qui me font confiance, je demande de ne pas se laisser ébranler par les attaques dont je suis l'objet. Puissent-ils ne pas comprendre trop tard qu'en 1986, comme en 1981, je m'efforce d'éclairer les Français pour qu'ils ne tombent pas dans les pièges habilement tendus par M. Mitterrand. »













