Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
Lettre signée
ALBERT D’AUTRICHELettre signée, adressée au sieur de Groblendonch, capitaine de 200 chevaux cuirassiers, gouverneur de Bois-le-Duc. Bruxelles, le 22 mars 1600 ; 2 pages in-folio, adresse avec sceau aux armes sous papier (fermeture en fer de lance). Ayant appris le siège du fort de Crèvecœur et la menace pesant sur Bois-le-Duc, « Nous avons aussitost donné ordre que marchent vers vos quartiers le plus de gens que faire se pourra pour vous secourir et empescher que lesd. ennemis ne facent ce qu’ils s’imaginent […]. Et afin que puissiez maintenir lesd. bourgeois avec plus de devotion, vous pourrez lever compaignies des plus necessigteux et retenir en service, et pour le regard du payement, nous donnerons ordre que leur soit donné ung mois ». Il défend expressément tout combat contre « un françois appellé Hocquincourt ».La pièce est contresignée par Levasseur.
Lettre autographe signée
MENTELLE EdmeLettre autographe signée, adressée à M. d’Aubas. 2 octobre 1784 ; 3 pages in-4°. Au sujet de la parution de sa Cosmographie et du don qu’il aimerait en faire au roi. « Je ne puis, Monsieur, vous assurer aussi vivement que je le sens de ma juste reconnaissance. L’intérêt que vous voulez bien prendre à tout ce qui m’arrive m’est infiniment plus cher que la chose même. Je désire seulement que vous m’en croyez bien véritablement digne, par tous les sentiments que je vous ai voués pour la vie. La remarque de M. Thierry y est juste et votre réponse est heureuse. Le reproche qu’il fait à mes cartes n’est guère sensible que pour la carte d’Angleterre. Mais quasi si le ciel fait prospérer mon travail jusqu’à la fin, je me propose bien de redonner la carte de l’Angleterre en quatre feuilles. Mais il faut aller jusqu’au bout avant de songer à retrograder. En songeant que dès demain […] je pourrai bien aller à Versailles et avoir le plaisir de vous y voir, ma 8ème livraison […] c’est le Portugal, il me vient une idée sur laquelle vous pourriez consulter par Thierry ce service de savoir si je pourrais présenter au Roy toutes les livraisons de cet ouvrage, avec les cartes et les tableaux. 1er Peut-être le roi y donnerait-il quelques attentions et cela lui donnerait bonne idée de l’auteur. 2° Cela donnerait peut-être occasion d’amener à parler du projet Ad Usum Delphini. Si M.Thierry consentoit à se charger de cette négociation, quel service il me rendrait. Il faudrait savoir si l’on peut présenter des volumes simplement brochés en papier ou en blanc, ou s’il faut les relier en maroquin. Ceci serait plus cher. J’y joindrais aussi la Cosmographie pour que le Roy ait à peu près tous mes ouvrages. »
Manuscrit autographe signé
CARCO FrancisManuscrit autographe signé. 1948 ; 3 pages in-8° à l’encre bleue. Très bel éloge funèbre du peintre Luc-Albert Moreau. « Le scrupule, la résolution de mieux faire, l’humour, l’espièglerie — il y avait du Grogh dans son comportement - et la curiosité coupable des êtres et des sexes constituaient chez Luc-Albert Moreau de si nombreux complexes qu’on ne savait souvent lesquels l’emportaient sur les autres […]. Un souvenir de sa petite enfance l’emplissait encore de dégoût et d’horreur. Il en parlait comme d’un cauchemar qui l’hallucinait à dates fixes. Pour le punir d’une faute qui restait mystérieuse, on l’avait enfermé à la cave et dans l’obscurité qui, déjà, l’effrayait. Il s’était par mégarde heurté à un baquet où d’énormes anguilles qu’on avait mis à dégorger, s’agitaient convulsivement. Poussé par la curiosité, le jeune garçon avait plongé les mains dans le baquet […] il lui était resté du contact de ces corps frémissants un tel bouleversement qu’il ne savait plus si, la nuit, par certaines voies obscures, il n’était point tenté d’éprouver la même sensation [...]. J’en connaissais rue de Chartres, dans des sous-sols où l’on apercevait des filles qui, pareilles à des bêtes captives, tournaient sans arrêt dans leurs fosses en attendant que quelqu’un descendît. J’y avais conduit Luc-Albert Moreau à l’époque où il composait les admirables lithographies de L’Amour vénal. Rue de Chartres, rue de la Charbonnière, quantité d’autres femmes nous hélaient à travers les vitres de leurs réduits. Luc-Albert Moreau prenait des croquis. Nous nous rendions parfois à la “Petite Chaumière” où Monsieur Marie, le patron, avait donné des ordres à ses jeunes gens - comme il disait - pour qu’ils n’empêchassent pas l’artiste de travailler. Luc-Albert s’amusait beaucoup à la “Petite Chaumière”. Dans des brasseries à femmes qui existaient encore près de Barbès, aux Halles ou à Reuilly, il était accueilli comme un ami de la maison ». On joint la retranscription sur papier pelure vert.
Correspondance de 15 lettres (lettres signées et lettres autographes signées), adressées à l’écrivain Luc Estang.
BOSQUET Alain (Anatole Bisk, dit)Correspondance de 15 lettres (lettres signées et lettres autographes signées), adressées à l’écrivain Luc Estang. 1973-1991 ; formats divers, avec quelques enveloppes timbrées.Nous ne pouvons retranscrire en détail cette correspondance. nous vous en livrons quelques extraits :21 juin 1973 : « Sans doute avez-vous reçu les deux premiers volumes de Pierre Gascar et Roger Caillois qui ont paru dans ma collection “La mémoire”, à la Table Ronde. Je serais heureux si vous acceptiez de me donner un petit livre pour cette série. » 27 juillet 1975 : « Demandez à vos correspondants de vous organiser une conférence au moins à l’Université Stanford qui se trouve à Palo Alto, une à Berkeley, une à S. Francisco même, où ils pourraient s’adresser à l’Alliance Française dans le même but : tout cela est à 1 ou 2 heures de voiture. » [5/12/1975] : « Je pensais qu’il n’y aurait aucune difficulté à couronner Anne Hébert au Prix France-Canada. Hélas - et peu de monde s’en souvenait - elle a été la première lauréate du prix en 1958, pour un livre publié chez vous ! Nous étions quand même 3 à voter pour elle. Dommage ». 15 octobre 1976 : « Je tiens François Nourissier pour un critique de premier ordre, un lecteur inlassable et un observateur des lettres d’une qualité exceptionnelle […]. vous lui opposez un “veto” que vous ne justifiez pas autrement […]. Il se fait malheureusement par là que vous vous opposez à la majorité des membres du prix Renaudot ». Etc.
Lettre autographe signée
HÉLION Jean (Jean Bichier, dit)Lettre autographe signée, adressée à Mme Castel. 19 mars 1965 ; 2 pages in-4°. « Je ne sors guère et vous non plus. […] Nous avons passé 8 jours en Italie. Quelque temps à revoir les fresques de Pompeï et deux jours à Rome pour y retrouver mon fils Fabrice. » Il s’est mis à de nouvelles études : « Il me faudra des mois avant d’être prêt pour le tableau qui me tourmente. » Il a reçu une lettre de Joseph Cantor qui n’a pas reçu d’elle l’estimation du tableau Le Grand Luxembourg qu’il va léguer à l’Université de South Illinois. « C’est un très grand tableau qui a absorbé deux ans de ma vie et l’on peut, je crois, l’estimer entre cinquante mille et deux cent mille nouveaux francs. […] Ce tableau ne sera pas mis en vente. » Belle lettre.
Lithographie de Victor Adam
CHASSE AU LOUP.Belle scène de chasse au loup. XIXe siècle; 31 x 47 cm sur un papier de 50 x 60,5 cm, traces d’humidité dans la marge en bas à droite, en dehors de la gravure. Lithographie de Victor Adam (signée dans la planche en bas à droite), rehaussée en couleurs. Publiée à Paris par H. Ducollet.
Lettre autographe signée
CLARY JulieLettre autographe signée. Paris, 3 septembre 1810 ; 1 page in-4°. « J’avais demandé il y a quelques tems à l’Empereur de nommer auditeur, M. Adolphe de Villeneuve, mon neveu. S.M. avait eu la liberté de me le promettre. Depuis mon neveu m’a témoigné le désir d’être sous-lieutenant. Ne voulant pas contrarier son goût […] pour l’état militaire, j’en ai parlé à l’Empereur qui a accordé de suite une sous-lieutenance dans la cavalerie. S.M. m’a chargée de vous faire savoir de lui présenter dans votre prochain travail avec elle le nom de mon neveu. Je me repose entièrement sur votre obligeance ordinaire, Monsieur le Duc, pour la prompte exécution de cette nomination. » En post-scriptum, elle demande à ce que son neveu soit placé dans le 8e de hussards.
Manuscrit autographe signé
SOUPAULT PhilippeManuscrit autographe, « Méditerranée 1953 ». 1953 ; 3 pages 1/4 in-4° avec ratures et corrections.« Espagne : le plus irritant des problèmes. Pour l’Europe, un des plus difficiles, un des plus délicats et des plus irritants des problèmes à résoudre est celui que pose l’Espagne. Géographiquement sa position en Méditerranée est presque aussi forte que celle de la France et de l’Italie. Cependant dès qu’il s’agit de la péninsule ibérique, les diplomates et les stratèges évitent de se prononcer. Un brouillard politique entoure l’Espagne depuis plus de dix ans. On connaît quelques-unes des raisons de cette situation équivoque, on en soupçonne quelques autres, mais, à vrai dire, on ignore généralement pourquoi cette situation se prolonge. Les démocraties peuvent elles “reconnaître” officiellement un État dictatorial imité de ceux qu’elles ont combattus et vaincus et oublier les conditions dans lesquelles le général Franco a imposé et maintenu son régime ? »
Lettre autographe signée
LOVET-LORSKI BorisLettre autographe signée avec dessin, adressée à Maurice Garcia. [6 janvier 1963] ; 1 page in-4°, en anglais, enveloppe timbrée jointe.Rare lettre illustrée d’un dessin représentant un coucher de soleil. « Dear Maurice - Wishing you a wonderful — happy — healthy 1963. Happy new year to you all. God bless. I just return from my London show. Did not have a chance to come to Paris. Hoping to see you in june. Yours, Boris. »
Lettre autographe signée
MEISSONIER Jean-Louis ErnestLettre autographe signée. Poissy, le 9 avril 1861 ; 1 page in-8°. « Je fais en ce moment un tableau representant l’état Major de l’Empereur Solferino. Je veux, avant de lui rien faire voir et lui demander de vouloir bien poser quelques instants pour moi, presque finir la figure de l’Empereur, j’aurais besoin pour mettre dans la main de mon modèle actuel d’une de ces petits lorgnettes qu’on appele je crois des viennoises. Les auriez vous une et pourriez vous pendant deux ou trois jours me les prêter. Je vous serais, je vous assure infiniment reconnaissant de cette obligeance. »
Lettre autographe signée
DENIS MauriceLettre autographe signée, adressée à Louis Artus. Perros-Guirec, 20 août 1925 ; 3 pages in-8°, adresse timbrée au dos de la 4e page. « Vous êtes trop bon de vous inquiéter de mes yeux, qui ne vont pas plus mal, et de mon petit Jean-Baptiste qui s’est fait tant attendre. J’espérais vous apprendre sa naissance par un portrait de lui, que grave Beltrand, et qui vous aurait intéressé […] mais Beltrand tarde, et me voici en retard pour publier notre joie. L’enfant était attendu fin juin, il est venu le 19 juillet. […]. Jean-Baptiste est bien portant, robuste et charmant. Je me suis remis à travailler pour le peindre, pour tracer des maternités où il tient un rôle. On me dit que ça ne se voit pas, dans les dernières toiles, que mes yeux sont malades ; mais je m’en aperçois, moi, en peignant. » Belle lettre.
LE BALLON POSTE n°16 du dimanche 18 décembre 1870.
GUERRE DE 1870 BALLON MONTE.LE BALLON POSTE n°16 du dimanche 18 décembre 1870. Affranchi avec 20 centimes Cérès oblitéré étoile et cachet à date Paris Bd Malesherbes du 26 décembre 1870. Cachets d'arrivée de Granville XX (illisible) décembre 1870. Réexpédié à Avranches. Cachet d'arrivée Avranches 1er janvier 1871. Ce pli a vraisemblablement voyagé sur le ballon le Tourville. Bon état. À cause du blocus prussien, la capitale était verrouillée. Rien ne pouvait sortir ou entrer sans passer à travers les lignes ennemies. Un service de ballons (montés et non montés) fut organisé afin de pouvoir communiquer avec l'extérieur.
Lettre autographe signée
SAINT-SAËNS CamilleLettre autographe signée, adressée à un confrère et ami. Bône, 25 janvier 1901 ; 3 pages in-12 sur papier de deuil. « S’il est encore temps, je me hâte de vous dire que je voudrais bien voir Philipps remplacer […] au Conservatoire. […] avez-vous connaissance des mosaïques découvertes ici depuis peu ? Elles sont du plus vif intérêt, ce qui les rend surtout intéressantes, c’est que la partie mise au fond n’est qu’une petite partie d’un vaste ensemble que l’on devine entièrement, enfoui sous une mince couche de terre. Cela mérite la plus grande attention ; il ne faut pas laisser perdre une pareille mine d’or, quand on a qu’à étendre la main pour s’en emparer. Je mène la vie d’un reclus, occupé à barbariser du matin au soir. »
Lettre signée
NADAR (Félix Tournachon, dit)Lettre signée. Sans date ; 1 page in-8°. « Je suis chargé d’exécuter une nouvelle publication caricaturale, avec notices biographiques, qui, sous le titre Panthéon Nadar, comprendra toutes les illustrations des lettres, arts, sciences, industrie, etc. et ne contiendra pas moins de douze cent personnages, dont le choix et la distribution, d’après mon traité avec l’éditeur, ne relèvent absolument pas de moi. Désirant vous donner une place dans cette galerie, je prends la liberté de vous prier, Monsieur, de m’éviter une des douze cent visites qu’elle nécessite pour moi, en voulant bien prendre la peine de passer le plus tôt possible à mon atelier, rue Notre Dame de Lorette, 18. Je n’aurai à demander alors à votre obligeance, que deux à cinq minutes de séance. »
Pièce signée
LA TOUR D’AUVERGNEÉtat de service signé deux fois. Important document manuscrit relatant les états de service du célèbre officier.Dans la première partie, en haut du document, se trouve le détail des services, de sa naissance au grade de capitaine des grenadiers par lettre du 20 juin 1792. Sous ce document collé anciennement au-dessus d’un autre manuscrit « Suite des campagnes du citoyen Théophile Malo La Tour d’Auvergne Corret Kerbausset, capitaine ». Dans ce manuscrit de 2 pages in-folio, signé à la fin mais dont le début manque, sont racontés les hauts faits d’armes de cet officier hors pair : « Dans une autre sortie des Anglais, il contribua à repousser la tête de leur colonne et fit prisonnier sous les yeux de M. le duc de Crillon, un bas officier qu’il présenta sur le champ au général. Dans une autre sortie où les Anglais furent également repoussés et conduits la bayonnette dans les reins jusqu’à leur première batterie, s’étant aperçu qu’un volontaire de l’armée était resté blessé et sans secours sur les glacis de la place, il retourna au milieu du feu des ennemis le chercher ; le trouva blessé très dangereusement sur la crête du glacis, l’enleva et le transporta sur ses épaules jusqu’au poste avancé des Espagnols. Sa conduite lui ayant attiré l’estime, l’amitié et le suffrage général des deux armées, il fut choisi pour commander en second les volontaires de Crillon sous les ordres du Prince de Sangro, aujourd’hui lieutenant général ; il refusa cette place importante ne croyant pas (étant au service de la France) pouvoir n’y devoir accepter de commandement dans un corps étranger à sa nation. Il continua de servir comme volontaire dans l’armée espagnole jusqu’à ce que rappelé en France par ordre de la cour il s’y soumit et repassa le 28 janvier 1782 après avoir été nommé par le général duc de Crillon son aide de camp […]. Le 22 juin 1793, le citoyen Latour d’Auvergne Corret commandant les grenadiers de l’armée des Pyrénées à l’attaque de la redoute dite de Louis XIV qui fut enlevée aux Espagnols, il contribua à les chasser du territoire de la République et les poursuivit jusqu’au pas de Beobie où il reçut cinq coups de fusils dans ses habits. Le 13 juillet il commandait à l’attaque de Briatou la compagnie de grenadiers qui enlevèrent à la bayonnette le retranchement des Espagnols où il entra le premier. »













