Nos plus beaux documents autographes
4045 autographes de prestige trouvés
lettre autographe signée
FOUCAULDLettre autographe signée « fr. Ch. de Foucauld ». Tamanraset, 16 avril 1912, à un commandant ; 7 pages petit in-4 à l'encre violette. Intéressante lettre sur le Sahara et sur la situation internationale. Il espère voir le commandant cet été à Tamanrasset, et parle de son dictionnaire touareg-français : « le dictionnaire ne sera, je le crains, pas fini avant le mois d'août & je resterai ici jusqu'à son achèvement ». Il se réjouit de l'amélioration de l'état de santé de son ami le colonel Laperinne « Le courrier d’hier m’a apporté une autre grande joie, celle de la guérison du colonel Laperrine [...] il espère reprendre son service au commencement d’avril » , et parle de divers officiers, en poste ou en mission dans l'Ahaggar et l'Ajjer « Je n’ai pas de nouvelles direct du Cne Nieger. D’après les dire d’indigènes qui ont rencontré la mission, je me figure qu’elle arrivera à Silet entre le 20 & 25. En attendant le plaisir de faire la connaissance du Ct Gardel. Puis il évoque le projet de chemin de fer Transsaharien : « Le chemin de fer transformera tellement les choses sous le rapport commercial, & sous bien d'autres, & il rendra si nécessairement, par la force des choses, son propre tracé la ligne commerciale principale, la seule grande ligne, suivie par les caravanes les plus importantes, qu'à mes yeux, il n'y a plus d'utilité à chercher à faire prendre telle ou telle route par la caravane. Toutes les lettres que je reçois de France sentent la poudre à un degré tel que je me figure que ce chemin de fer se fera très vite : la rapidité de construction est une question de volonté; car la facilité du travail est telle, entre Colomb Bechar & Agadez que, si l'on veut, cela peut aller très vite; l'existence de ce chemin de fer serait d'une telle importance, en cas de guerre européenne, non seulement pour la défense de notre empire africain, mais pour la possibilité de porter le maximum de forces sur le Rhin, que j'imagine qu'on travaillera vite ». Il explique que la rumeur disant qu’il allait dans le nord n’est pas fondé, il n’y a pas pensé un instant. Il donne des nouvelles de l’ambiance du pays « le pays est dans son calme habituel. La récolte continue à s'annoncer belle. Mais, hélas, il ne tombe pas une goutte de pluie ». Il le remercie du croquis et des lettres sur « l’emplacement des détachements soudanais du territoire et du Tchad. » Il a reçu une lettre du capitaine Berriau, commandant à Beni-Abbès, laissant « entendre qu'en prévision d'événements graves sur le Rhin on reste dans l'expectative sur les confins marocains ». En haut de chaque page, il a dessiné un coeur surmonté de la croix avec le nom de « Jésus ».
lettre autographe signée
FOUCAULDLettre autographe signée « fr. Ch. de Foucauld ». Tamanraset, 16 avril 1912, à un commandant ; 7 pages petit in-4 à l'encre violette. Intéressante lettre sur le Sahara et sur la situation internationale. Il espère voir le commandant cet été à Tamanrasset, et parle de son dictionnaire touareg-français : « le dictionnaire ne sera, je le crains, pas fini avant le mois d'août & je resterai ici jusqu'à son achèvement ». Il se réjouit de l'amélioration de l'état de santé de son ami le colonel Laperinne « Le courrier d’hier m’a apporté une autre grande joie, celle de la guérison du colonel Laperrine [...] il espère reprendre son service au commencement d’avril » , et parle de divers officiers, en poste ou en mission dans l'Ahaggar et l'Ajjer « Je n’ai pas de nouvelles direct du Cne Nieger. D’après les dire d’indigènes qui ont rencontré la mission, je me figure qu’elle arrivera à Silet entre le 20 & 25. En attendant le plaisir de faire la connaissance du Ct Gardel. Puis il évoque le projet de chemin de fer Transsaharien : « Le chemin de fer transformera tellement les choses sous le rapport commercial, & sous bien d'autres, & il rendra si nécessairement, par la force des choses, son propre tracé la ligne commerciale principale, la seule grande ligne, suivie par les caravanes les plus importantes, qu'à mes yeux, il n'y a plus d'utilité à chercher à faire prendre telle ou telle route par la caravane. Toutes les lettres que je reçois de France sentent la poudre à un degré tel que je me figure que ce chemin de fer se fera très vite : la rapidité de construction est une question de volonté; car la facilité du travail est telle, entre Colomb Bechar & Agadez que, si l'on veut, cela peut aller très vite; l'existence de ce chemin de fer serait d'une telle importance, en cas de guerre européenne, non seulement pour la défense de notre empire africain, mais pour la possibilité de porter le maximum de forces sur le Rhin, que j'imagine qu'on travaillera vite ». Il explique que la rumeur disant qu’il allait dans le nord n’est pas fondé, il n’y a pas pensé un instant. Il donne des nouvelles de l’ambiance du pays « le pays est dans son calme habituel. La récolte continue à s'annoncer belle. Mais, hélas, il ne tombe pas une goutte de pluie ». Il le remercie du croquis et des lettres sur « l’emplacement des détachements soudanais du territoire et du Tchad. » Il a reçu une lettre du capitaine Berriau, commandant à Beni-Abbès, laissant « entendre qu'en prévision d'événements graves sur le Rhin on reste dans l'expectative sur les confins marocains ». En haut de chaque page, il a dessiné un coeur surmonté de la croix avec le nom de « Jésus ».
lettre autographe signée
FOUCAULDLettre autographe signée « fr. Ch. de Foucauld ». Tamanraset, 16 avril 1912, à un commandant ; 7 pages petit in-4 à l'encre violette. Intéressante lettre sur le Sahara et sur la situation internationale. Il espère voir le commandant cet été à Tamanrasset, et parle de son dictionnaire touareg-français : « le dictionnaire ne sera, je le crains, pas fini avant le mois d'août & je resterai ici jusqu'à son achèvement ». Il se réjouit de l'amélioration de l'état de santé de son ami le colonel Laperinne « Le courrier d’hier m’a apporté une autre grande joie, celle de la guérison du colonel Laperrine [...] il espère reprendre son service au commencement d’avril » , et parle de divers officiers, en poste ou en mission dans l'Ahaggar et l'Ajjer « Je n’ai pas de nouvelles direct du Cne Nieger. D’après les dire d’indigènes qui ont rencontré la mission, je me figure qu’elle arrivera à Silet entre le 20 & 25. En attendant le plaisir de faire la connaissance du Ct Gardel. Puis il évoque le projet de chemin de fer Transsaharien : « Le chemin de fer transformera tellement les choses sous le rapport commercial, & sous bien d'autres, & il rendra si nécessairement, par la force des choses, son propre tracé la ligne commerciale principale, la seule grande ligne, suivie par les caravanes les plus importantes, qu'à mes yeux, il n'y a plus d'utilité à chercher à faire prendre telle ou telle route par la caravane. Toutes les lettres que je reçois de France sentent la poudre à un degré tel que je me figure que ce chemin de fer se fera très vite : la rapidité de construction est une question de volonté; car la facilité du travail est telle, entre Colomb Bechar & Agadez que, si l'on veut, cela peut aller très vite; l'existence de ce chemin de fer serait d'une telle importance, en cas de guerre européenne, non seulement pour la défense de notre empire africain, mais pour la possibilité de porter le maximum de forces sur le Rhin, que j'imagine qu'on travaillera vite ». Il explique que la rumeur disant qu’il allait dans le nord n’est pas fondé, il n’y a pas pensé un instant. Il donne des nouvelles de l’ambiance du pays « le pays est dans son calme habituel. La récolte continue à s'annoncer belle. Mais, hélas, il ne tombe pas une goutte de pluie ». Il le remercie du croquis et des lettres sur « l’emplacement des détachements soudanais du territoire et du Tchad. » Il a reçu une lettre du capitaine Berriau, commandant à Beni-Abbès, laissant « entendre qu'en prévision d'événements graves sur le Rhin on reste dans l'expectative sur les confins marocains ». En haut de chaque page, il a dessiné un coeur surmonté de la croix avec le nom de « Jésus ».
Pièce signée
PASTEUR LouisPASTEUR Louis [Dole, 1822 - Villeneuve-l’Étang, 1895], chimiste et biologiste français.
Ensemble de 19 lettres autographes signées
CHARDONNE JacquesEnsemble de 19 lettres autographes signées « J. » adressées à Roger Nimier. La Frette-sur-Seine 23 février – 1er mai 1957 ; 24 pages in-4° et 13 pages in-8°, 19 enveloppes à l’adresse de Nimier aux éditions Gallimard, avec parfois la mention « personnelle ». Superbe correspondance littéraire entre le parrain des Hussards et le plus célèbre représentant de ce mouvement. Chardonne écrit quasi quotidiennement à son cadet de quarante ans, le félicitant pour ses articles, dans le Bulletin de Paris, Arts ou La Parisienne et rendant compte de ses propres lectures. Il donne son opinion sans complaisance sur de nombreux auteurs, de Paul Morand qu’il juge le seul écrivain du siècle à Montherlant dont les Carnets sont pesants et ennuyeux, de Marcel Proust ─ qui ressasse en mille pages ce qu’il dit parfaitement en trois lignes ─ à ce benêt de Maurice Barrès. Plusieurs lettres explicitent ce qu’il pense de l’œuvre de Proust. « En 1900, on faisait du faux-bois, du faux-marbre. Hérésie, horreur, n'est-ce pas ? Or, l'œuvre de Proust est pour les ¾ du faux-bois. C'est pourquoi, si lourde, elle est en partie creuse. Je décris longuement un chat. Puis je dis à mes intimes : vous savez, c'est un chien. Ça vous va ? » (1er mars). 21 mars : « Le malheur de ces temps, c'est qu'on lit trop vite. Et on juge trop vite. (Avec Proust, j'aurais pris mon temps. Aussi, je suis perplexe) […] . Faites-moi une grâce, lisez lentement, pesant chaque ligne ». Parmi les nombreux autres écrivains plus ou moins appréciés par Chardonne : Jules Romains (« il s’amuse. Mais il a passé l’âge »), Roger Antelme qui vient de publier L’Espèce humaine, Alfred Fabre-Luce, la comédienne Simone dont les Souvenirs viennent de paraître, Jean Cocteau « qui croit à la mode d'une époque, il se cramponne à ce bonhomme de neige, à moitié fondu », André Maurois « bêbête » ou encore Jean-Paul Sartre dont la vogue s'explique très bien : « Pendant quelques années, Sartre est le seul écrivain qu'une bande de jeunes futurs auteurs (de Sagan à Franck), ont lu. Sartre a été pour eux toute la littérature » (11 avril 1957). Mais c’est surtout le nom de Paul Morand qui revient le plus souvent tout au long de ces pages. Rendant compte d’un déjeuner en sa compagnie et de leurs discussions littéraires : « Montherlant est un Espagnol. Mauriac, un Maure. Bernanos, Grand d’Espagne. Dans la littérature française, il y a très peu de Français » (28 février). Morand est selon lui le seul écrivain intelligent (« et puis vous et moi, peut-être »), et il loue son génie, notamment après la lecture de Fleur du ciel (paru dans le recueil Fin de siècle) : « le talent, au degré extrême, le talent-virtuosité vraiment vertigineux. Auprès, qu’est-ce donc que Barrès, et son pauvre style à la pommade, et Malraux, et même Montherlant, et tous » (2 mars). Pour décrire le talent de cet écrivain qu'il rattache à l'époque naturaliste de Flaubert, Zola et Maupassant : « L'horreur des idées générales (lui, si intelligent) fermé à la ‘psychologie’, mais les yeux ouverts au monde extérieur. Au lieu d'être un peintre ‘naturaliste noir’, il sera éclatant. Il renouvelle entièrement l'art de peindre. […] Il est l’unique ‘écrivain’ du siècle » (3 avril). Quant à Montherlant, bien qu’il ait pris le temps de lire « lentement » ses Carnets, il confirme son impression : « L'auteur de ces ‘Carnets’ est un sot, rien d'autre, un ronchonneur, un ridicule paillard (ou impuissant qui se vante) et qui n'a rien dans la tête, sauf un peu d'histoire romaine. Voué aux lettres, il n'a même pas de discernement en littérature. S’il loue Colette, c'est pour des qualités qu'elle n'a pas justement (le naturel). Il a été subjugué par ce benêt de Barrès, par ce mannequin de vertus nommé Poincaré ; et, naturellement, il ne soupçonne pas que Malraux est un pitoyable écrivain. Tout cela pue le célibataire, c'est-à-dire un grand enfant. Il reste en d'autres livres un superbe écrivain, mais a jamais diminué pour moi » (15 avril). Il est parfois question de cinéma (avec Baby doll d’Elia Kazan) ou de politique, à propos des relations internationales et plus particulièrement de l’insane et honteuse propagande contre l’Amérique, « notre seul appui » (6 avril), ou du déclin de l’Angleterre et de la France depuis 50 ans : « La marche à l'abîme a été une marche aux flambeaux avec fanfare. En 15 ans, disparition des deux plus grands empires coloniaux du monde » (10 avril). Chardonne déconseille à son ami de circuler dans Paris en autobus ou en métro et de privilégier la marche : « On va plus vite à pied, on élimine les microbes du travail, les poisons du riche, les humeurs de la vie ». Enfin, la dernière lettre de cet ensemble, datée du 1er mai (rébus, à l’encre noire, au dos de l’enveloppe) relate une anecdote au restaurant avec un homme empli de religion voluptueuse et intense pour le déjeuner et le vin du repas. Puis Chardonne rapporte avec humour un propos de Dumas fils sur la postérité des auteurs de théâtre. « Une petite flamme de lucidité empêche les heureux de ce monde de s'endormir. On a compté que Dumas père avait 500 enfants naturels. - Balzac avait une note de 25 millions chez les fournisseurs de glaces. Nous sommes peu de choses ».
Ensemble de 12 lettres autographes signées
VILLIERS DE LISLE-ADAMEnsemble de 12 lettres : Lettre autographe signée, adressée à « Mes chers amis ». Sans date ; 3 pages in-8°. Pas signalée dans la Correspondance (ancienne collection Colonel Sicklès). « Je vous écris à la hâte. J'ai oublié, dans mon zèle, de vous dire le titre : c'est : Fiat in Oriente Hax !.. Je m'occupe du numéro avec des noms [ ], ainsi que vous m'avez autorisé à le faire. Réfléchissez bien et froidement aux avantages de la chose : le Gd duc Nicolas vient de quitter San Stefano, le vent est à la Turquie libérale, c'est l'occasion même en France. De plus ce sont des vers, quand le diable y serait !... Donc honorable de les publier. Quant à la suite, je n'ai rien à ajouter, vous avez du tout comprendre d'un coup d'oeil. Mes vêtements de gala m'arrivent lundi à 4 heures je serai chez qui de droit, et vous verrez. Si vous avez su tirer parti ultérieurement de la situation cela vous regarde ! Relativement au journal, c'est un pétard terrible, une vente quintuple ou sextuple assurée là bas, enfin les choses sérieuses en plus, pour le présent ou l'avenir. Pendant que je vous cherche le reste, faites composer le plus vite possible, revoyez les vers faibles, dans la description de la fin, - mercredi je serai chez vous à 4 heures [ ] J'enverrai l'autographe de Victor Hugo au mieux lundi. » Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. Sans date ; 1 page in-16. (N°481 de la Correspondance générale). « Ne cherchez plus ! J'ai trouvé, par un hasard plus qu'étonnant. Le paquet de cette épreuve 12 était roulé et enveloppé à votre adresse, et je n'avais oublié que de le porter. » Lettre autographe signée, adressée à Louise Dyonnet. [1864] ; 1 page in- 8°. (N°28 de la Correspondance générale). En 1863, il noue une liaison avec Louise Dyonnet, une demi-mondaine, mère de deux enfants, et accomplit un séjour de quinze jours en août à Solesnes, où il rencontre Louis Veuillot. En 1864, alors qu'il rompt avec Louise Dyonnet, il fait la connaissance de Flaubert et se lie d'amitié avec Mallarmé, son père fait une nouvelle fois faillite. « Ma chère Louise, je n'ai que le temps de jeter à la poste ce petit mot. [ ] Mardi, vous pourrez demander au comptoir du café dont nous sommes convenus, une petite boîte que j'ai laissée hier pour vous. Vous y trouverez une lettre, dans laquelle je vais ajouter un louis, pour votre voyage et votre dîner, puisque vous êtes pauvre en ce moment. Impossible de vous offrir davantage. [ ] Je ne pourrai pas venir mardi. Ne m'en veuillez pas et sans adieu ». Lettre autographe signée, adressée à sa femme. [1878] ; 1 page 1/2 in-8°. (N°183 de la Correspondance générale). « L'article de 5 colonnes paraît après-demain matin. Je suis au milieu de tout ce monde royaliste et convoqué pour l'hôtel Continental jeudi prochain à la séance des comités. [ ] Il faut faire l'impossible, si ce n'est pas au dessus de vos forces ; il faudrait absolument dix francs ! Songez donc, après sept années d'attente, c'est fini. Sept années, de disette, de Pharaon ! Elles ont précédé les autres avec moi. » Très intéressant ensemble entièrement inédit, concernant la préparation du drame Le Nouveau Monde, qui fut une de ses oeuvres qui donna sans doute le plus d'espoir à Villiers de l'Isle-Adam. H. Ballande, directeur du théâtre des Nations, contacta Villiers au printemps 1880. Tout en étant enthousiaste du drame, Ballande se montra prudent et entendait bien être couvert de ses frais à l'avance. La correspondance que lui adressa Villiers, et qui se trouve ici réunie, montre bien les atermoiements de Ballande durant le printemps et l'été 1880. L'affaire traîna en longueur, et la représentation ne put avoir lieu. 4 lettres autographes signées, adressées à H. Ballande, directeur du Théâtre des Nations. Formats in-8° : 21 mars 1880 : « Comme je doute que vous puissiez me donner mon manuscrit du Nouveau Monde demain au soir, à cause de la longueur des indications de mise en scène, et comme je vais à la campagne ce soir pour n'en revenir que mardi, je passerai moi-même, chez vous, mardi, vers quatre heures, pour prendre la copie et vous donner le drame en l'acte dont je vous ai parlé. Voici, ci joint, les Personnages du Nouveau Monde. J'avais oublié de vous dire que les indications de mise en scène, entre le dialogue, et à la suite des noms des personnages de ce dialogue, doivent être souligné à l'encre rouge. » ; 11 mai 1880 : « N'ayant aucune espèce de nouvelle de ce dont je vous avais parlé, ayant fait une démarche à laquelle il ne m'a pas encore été répondu, je me vois obligé, pour ne pas vous induire en des engagement qui pourraient ne pas être réalisables, de renoncer au moins, pour le moment, à la représentation du Nouveau Monde sur votre scène. » ; 20 mai 1880 : « M. Marras et moi nous nous sommes infructueusement présentés ce soir, au théâtre, pour vous soumettre le projet d'une démarche immédiate uni ne pourrait qu'amener d'excellents et effectifs résultats. Comme il s'agit d'entrer en répétitions, ou tout au moins en lecture, vers le 26 du courant et que cette mise à l'étude du Nouveau Monde est subordonnée à la location d'une cinquantaine de loges, il est un moyen de hâter cette combinaison. Le premier et principal avertissement sera donné samedi matin, 22, dans le The continental gazette, journal américain très important. De plus je me suis assuré le concours de quelques chroniqueurs influents qui présenteront la chose sous le jour excellent qu'elle mérite. [ ] Il faudrait, soit par une lettre d'introduction qu'il vous serait facile d'obtenir, soit tout simplement par une demande d'audience immédiate au ministre des États-Unis, M. Noyes, vous présenter chez lui. Sans lui parler aucunement de souscription, ni du prix même que vous désiriez louer les loges pour les trois premières soirées, vous priez M. Noyes de vouloir bien honorer de sa présence la représentation du 4 juillet. [ ] Et bien, en obtenant de lui ce simple assentiment, nus acquérons le droit d'imprimer, de publier dans la presse française et américaine, et anglaise , que le ministre doit assister à la première soirée, ce qui donne un caractère de patronage officiel à notre affaire. [ ] Maintenant, il n'est pas de réclame plus sérieuse, plus attirante du public de la location, que la mise à l'étude même de l'ouvrage, que les répétitions connues et commentées par la presse, presque tous les jours. De plus, lorsqu'il s'agit d'un drame distingué, d'un prix important, revêtu déjà d'une célébrité de presse exceptionnelle, devant être représenté à propos d'un événement national, [ ] dans une époque où devront fermer les principaux théâtres, comment voulez-vous que, non pas les trois premiers, mais les dix première soirées au moins ne soient pas assurées à l'avance et que la location s'arrête ? Je ne comprends donc pas bien la nature de votre hésitation quant à la mise à l'étude du Nouveau Monde. » ; 10 octobre 1880 : « Je prends la liberté, mon cher Directeur, de vous recommander de la manière la plus sérieuse (si toutefois même, il est besoin de cette recommandation), Madame Leroy. Je lui crois des qualités nerveuses (chose très étrange à dire d'une artiste dramatique !) et de plus une jolie et intelligente voix, qui passe bien la rampe et qui dit juste. Quant à sa personne, il suffit de la regarder pour être fixé très vite sur le charme qu'elle doit exercer sur une salle. » Lettre autographe signée. Janvier 1884 ; 2 pages in-8°. (N°269 de la Correspondance générale). « J'ai reçu vos deux derniers numéros et je ne sais comment vous remercier d'avoir compris qu'effectivement cette scène d'Axël, inintelligible seule (quelques efforts que j'ai faits pour la rendre même lisible, ne convenait pas au Monde militaire. [ ] Donc n'en parlons plus. Je vais donc vous donner, gratis (ayant déjà touché de l'or pour ce dialogue), un article rédigé pour le journal. Ceci le plus tôt possible, puisque, maintenant, je suis à peine debout. » Lettre autographe signée. 29 décembre 1884 ; 1 page 1/2 in-8°. (N°127 de la Correspondance générale). « Vous m'avez donné, le mois dernier, un coup d'épaule qui m'a été salubre ; complétez-le, voulez-vous ! Encore quelques jours de travail et je serai sauf. Je ne suis pas venu le 25, espérant pouvoir me passer du second billet de cent francs ; mais quelle fin d'année ! J'ai bon courage, ce n'est qu'un moment ! Je rembourserai. Lorsqu'on offre les chances d'un succès réel avec des décors ordinaires, on est joué vite, et s'il faut en croire tous mes amis, j'ai en mains quelque chose de sérieux dans ces conditions. Pouvoir achever et agir n'est plus qu'une question de strict nécessaire. » Lettre autographe signée, adressée à l'éditeur Scheuring. Paris, le 29 février 1886 ; 2 pages in-8°. (N°330 de la Correspondance générale) « Voudriez-vous s'il vous plaît m'envoyer, dans le courant de la semaine, le montant du prix de de la vente de mes Premières Poésies depuis notre dernier règlement (qui date de plusieurs années). On est venu me demander des dédicaces sur la première page de 24 exemplaires achetés ( et achetés cher) depuis moins de deux ans. » Lettre autographe signée, adressée à M. Malherbe. 6 août 1887 ; 1 page in-8°. (N°417 de la Correspondance générale). « Il va sans dire que la nouvelle qui paraît ce matin par hasard et enfin, savoir l'Agrément inattendu, n'est pas la chronique intitulée L'humble modèle, spécifiée dans mon bon pour toucher, consenti à la maison Quantin. Cette chronique devant seulement paraître lundi matin. »
Pièce signée
LETTRES DE NOBLESSE LÉOPOLD 1erPièce signée par lEmpereur dAllemagne. 3 février 1660 ; 18 pages in-4° (255 x 305 mm) dont 1 page avec armoiries, texte en latin. Diplôme de chevalier du Saint-Empire, décerné à M. Leonard de Stockhem et ses frères, signé par Léopold Ier. Le manuscrit est relié sous une couverture en velours rouge (reliure de lépoque, un peu passée), rubans attenants. Manuscrit sur vélin calligraphié à lencre brune et en lettres dor, la 11e page est entièrement ornée dune grande aquarelle à lor et couleurs représentant les armoiries. Le nom du récipiendaire figure en lettres dor dans le manuscrit. Ce diplôme est délivré à Leonard de Stockhem. Ces armoiries furent enregistrées le 17 février 1662. Beau et précieux document.
Photographie autographe signée, dédicacée
STRAUSS Johann IIPhotographie signée, dédicacée à Otto Pasch. Photographie format cabinet (16,3 x 10,8 cm) de H. Eckert de Prague. Très belle photographie représentant le compositeur, auteur du fameux Beau Danube bleu (An der schönen blauen Donau), avec une dédicace en allemand.
Diplôme de chevalier du Saint-Empire
LETTRES DE NOBLESSE — LÉOPOLD 1erDiplôme de chevalier du Saint-Empire, décerné à M. Erasme Fovllok, signé par Ferdinand III. Donné le 5 juillet 1653 ; 13 pages in-4° (255 x 305 mm) dont 1 page avec armoiries. Le manuscrit est relié sous une couverture en velours rouge (reliure de l’époque, un peu passée), rubans attenants ; 2 perforations dans les plis du manuscrit, uniquement sur les pages 1 à 6 et dans le dos de la reliure, comme si c’était pour le garder ouvert à la page des armoiries. Manuscrit sur vélin calligraphié à l’encre brune et en lettres d’or, la 7e page est entièrement ornée d’une grande aquarelle à l’or et couleurs représentant les armoiries. Le manuscrit débute par une belle page calligraphié en lettres d’or et encre « Ferdinandus Tertius Divina Favente », etc. Le nom du récipiendaire figure en lettres d’or dans le manuscrit. Ce diplôme est délivré à Erasme Fovllok. Ces armoiries furent enregistrées le 5 juillet 1653. Beau et précieux document.
Manuscrit autographe signé
ROLLAND RomainManuscrit autographe signé « Shakespeare ». Daté : « Avril 1916 » ; 6 pages in-4°. Très intéressant manuscrit titré « Shakespeare » faisant partie d’une série d’articles sur Shakespeare, écrits au fil des années lors d’occasions diverses et qui sera publié sous le titre Quatre essais sur Shakespeare. C’est la seconde partie de son essai (sur 4) qui s’appellera: « Pitié de Shakespeare ». Notre manuscrit, exprime sa parfaite connaissance de l’œuvre du dramaturge anglais qu’il découvrit très jeune dans la bibliothèque familiale et qui influença sa propre œuvre et sa vie. « Peu d’amis, peu de livres résistent à l’épreuve des jours que nous traversons. Les plus aimés trahissent. On ne les reconnaît plus. C’étaient les compagnons des heures légères. La bourrasque les emporte, plantes à fleur de sol qu’arrache un coup de vent. Il ne reste que les âmes aux profondes racines. Beaucoup, d’humble apparence, à qui l’on ne prenait point garde dans la vie ordinaire. Et un petit nombre de hauts esprits, qui s’élèvent comme des tours au milieu de la plaine et paraissent plus grands par-dessus tant de ruines. Je retrouve celui qui abrita les rêves de ma vie, depuis mes jours d’enfance, le vieux chêne Shakespeare. Pas une de ses branches ne s’est brisée, pas un rameau ne s’est flétri ; et la tempête qui passe aujourd’hui sur le monde fait houler puissamment cette grande lyre vivante ».
Poème autographe signé « La Maison du berger »
VIGNY Alfred, comte dePoème autographe signé « La Maison du berger - Poëme philosophique ». 1844 ; 4 pages in-4° oblongues, reliées en un volume in-4° oblong (28,3 x 21,2 cm), bradel demi-maroquin noir, pièce de titre de maroquin noir au premier plat. Important fragment (70 vers) d’un des plus célèbres poèmes de Vigny, chef-d’œuvre de la poésie romantique.Précieuse copie, soigneusement calligraphiée, destinée à un album, datée de l’année de sa première publication dans la Revue des Deux Mondes du 15 juillet 1844.Comme le précise Vigny lui-même, en tête du manuscrit, il s'agit d’un « fragment », correspondant aux strophes 10 à 19 (seconde moitié de la première partie du poème) dans lesquelles Vigny décrit et dénonce le chemin de fer, « taureau de fer qui fume, souffle et beugle », vainqueur du temps et de la distance, pourtant si favorables à la rêverie amoureuse.« ... Évitons ces chemins. — Leur voyage est sans grâces,Puisqu'il est aussi prompt, sur ses lignes de fer,Que la flèche lancée à travers les espacesQui va de l’arc au but en faisant siffler l'air.Ainsi jetée au loin, l’humaine créatureNe respire et en voit, dans toute la nature,Qu’un brouillard étouffant que traverse un éclair... »Ce manuscrit est d’autant plus précieux qu'on n’en connaît, à l’heure actuelle, aucun manuscrit complet. Proust appréciait La Maison du berger et André Breton écrivait à son propos qu'il « marque une des culminations les plus éclatantes, les plus vertigineuses de l’amour-passion. ».Ancienne bibliothèque R. et Bernard Loliée.
Livre aux armes
Louis-Philippe« À travers la Bretagne ». Souvenirs et Paysages. Chez Lévy Frères, Paris, 1865 ; 1 volume in-12. Deuxième année dédition. Belle reliure en maroquin rouge, dos orné à nerfs, plats aux armes de Louis-Philippe Ier avec la charte de 1830 au centre. Dentelles intérieures, toutes tranches dorées. Reliure de E. Pouget. Très bel exemplaire.
Pièce autographe, signée en tête
CAPOTE TrumanPièce autographe, signée en tête, intitulée « Katie The Elevator Girl ». 8 janvier 1936 ; 1 page 1/2 in-4°, écrite sur une feuille d'écolier. Trous d'archivage. Ce texte a été écrit par Truman Capote, à l'âge de 11 ans, pour un devoir d'école anglais. « It was a bright hot July morning, as a rather sagged [sic] faced old woman was walking into a very ? Bank. As she went into her locked room, she met Jake the janitor of the building of which they exchanged morning greetings. Then she said to herself doggone I forgot to pack up Herbert's red flannels (for this was her husbandd [sic]). I bet he will be as sore heck [sic]. » The story continues with a character called Sadie slipping on some soap across a marble floor towards the clerk's desk, at which point the story becomes ever more surreal, with Sadie heading to the top of the building, where she exchanges jokes with the freight elevator man, and tells a story about a fortune-telling incident. In fine condition, with mild overall toning. Although Capote's most enduring shorter work, Breakfast at Tiffany's, was published in 1958, he had begun writing fiction age twenty-two years earlier in 1936 at the age of 11. As he recalled, I began writing really sort of seriously when I was about 11. I say seriously in the sense that like other kids go home and practice the violin or the piano or whatever, I used to go home from school every day, and I would write for about three hours. I was obsessed by it. Here is one of those earliest works by Capote, written in his own hand for an assignment when he was a student at The Trinity School in New York City. A wonderful example of a budding literary style and humor which he would perfect over the next forty-eight years.
Manuscrit autographe signé
BOURDOIS de LA MOTHE Emmanuel JoachimManuscrit autographe signé intitulé « Faut-il sevrer le Roi ? ». Meudon, 2 mai 1812 ; 4 pages in-4°. Très intéressant et exceptionnel document sur le sevrage du Roi de Rome. « Des 20 dents qui composent le systeme de la première dentition douze sont deja sorties. Aucun accident grave n’a signalé les six premières, mais les six qui ont succédé ont produit de la douleur, un peu d’altération dans les fonctions digestives, de l’affaiblissement et de la maigreur. Pendant ce tems le lait seul de la nourrice a soutenu le Roi. Tout autre aliment , en quelque quantité et sous quelque forme qu’on le présentat répugnait à son estomac et en etait rejetté. […] Mais dira-t-on la pâleur du Roi, ses forces moins grandes qu’on pourrait le désirer, […] et le grand embonpoint de la nourrice, ne sont ce pas la des raisons impérieuses d’accélerer le moment du sevrage ? A toutes ces objections que je me suis faites depuis longtemps je répondrai dans la conscience de mon devoir et de l’immense responsabilité dont je suis chargé. 1° que la paleur du Roi tient au moins autant à sa constitution qu’au lait de sa nourrice, puisqu’il est de fait que le propre enfant de cette nourrice, dans le moment même où il ne vivait que de son lait, se faisait remarquer par l’intensité de ses belles couleurs. 2° que si les forces du Roi paraissent en retard, il faut en accuser la pousse rapide et je dirais presque précoce de 12 dents avant 13 mois. […] 3° que la constitution et l’embonpoint de la nourrice ont depuis longtems excité mon attention et ma surveillance, mais que m’étant journellement convaincu que presque jamais le Roi n’avait vomi son lait, tandis que bien souvent il a rejetté les autres alimens. […] Mais jusqu’à quelle époque le Roi doit il têter ? Mon opinion est que ce soit jusqu’au moment ou le travail actuellement commencé des deux incisives inférieures et des deux canines supérieures soit complettement achevé. […] Je pense aussi que s’il est avantageux de se reserver la ressource de la nourrice, il n’en faut pas moins chercher à diminuer journellement la quantité de l’allaitement, augmentée autant que l’estomac du Roi le permettra, celles des autres alimens et insister de plus en plus sur tous les moiens d’hygiene et de médecine qui peuvent donner au Roi une force tonique plus considérable. Le medecin des Enfants de France Bourdois. » Texte important.
Manuscrit autographe signé.
BERNANOS GeorgesManuscrit autographe signé. 3 mai 1944 ; 4 pages 1/4 in-4°. Premier message adressé par G. Bernanos à Radio-Brazzaville. Ce message a été diffusé seulement le 15 mai 1944. « C’est la première fois que je parle aux Français d’un poste de radio situé en terre française. Que mon premier mot soit pour les Confesseurs et les Martyrs de la Résistance Nationale. Pour les morts d’hier et aussi pour ceux de demain. À cet instant même, à Paris ou dans quelque lointain chef-lieu de province, il y a l’homme auquel je pense, auquel nous allons penser tous. C’est celui qui vit ses dernières heures entre sa chaise et sa paillasse, dans la cellule éclairée jour et nuit, avec le règlement de la prison accroché au mur […] il écoute sonner les heures... Français, l’homme qui va mourir est peut-être l’un de ces garçons de seize à huit ans que la Résistance ouvrière, Dante et foyer de la Résistance Française, donne par centaine à la Nation. Il y a quelques jours, la police est venue le prendre à la porte de l’usine, dans le soir louche, et ses copains ne s’en sont même pas aperçu... […] La France n’est pas toute entière en ce moment autour de cet enfant qui va mourir, voilà le crime et la honte. Le crime retombe sur un certain nombre de français indignes, déchus, déshonorés, destitués, mais la honte rejaillit sur nous tous. Le sang de ce martyr ne la lavera pas — son sang ni ses larmes — ses larmes également sacrées, car il est bon qu’un garçon de seize ans pleure comme un enfant avant de mourir comme un homme. »












