Nos plus beaux documents autographes
4090 autographes de prestige trouvés
Lettre signée
QUENEAU RaymondLettre signée, adressée à Philippe Soupault. Paris 28 mai 1946 ; 1 page in-4°. En-tête « Librairie NRF Gallimard ». Sur la traduction de Finnegans Wake, que Gallimard est tout-à-fait décidé à entreprendre « Vous pouvez donc commencer à sonder vos collaborateurs possibles ». Il suggère le nom de Stuart Guilbert, et demande « un des éléments qui nous seraient nécessaires, est le calibrage du livre de Joyce. Vous serait-il possible de nous le communiquer ? » En tête de la lettre, Soupault a noté qu’il a écrit à Stuart Guilbert.
Lettre autographe signée
SWINNERTON FrankLettre autographe signée, adressée à M. Green. Old Tokefield, Cranleigh, Surrey, 31 mai 1954 ; 1 page 1/2 in-12. « I had a pencil note from Mrs. Pauline Smith this morning. She is so ill that I think it would not be kind to bother her about letters from Arnold Bennett. If she recovers, which seems extremely doubtful as her heart is under great strain, I will ask her on your behalf if she has anything for you. She will not have letters, because I believe it was a consideration of their correspondence that the letters should be destroyed when read […]. Thank you very much for your further praise of my introduction and your kind remarks about my handwriting. I have lived with this writing for so long and seen so much of it […] that I am heartily sick of its appearance ».
Ensemble de 4 lettres autographes signées
GIRAUD Pierre François EugèneEnsemble de 4 lettres autographes signées, l’une avec dessin à la plume, adressées à Mme Dieudé de Fly. Sans dates ; 7 pages 1/2 in-8°.« Je pars aujourd’hui pour St Germain à 4 heures et j’ai peur que vous ne veniez plus tard. Comme je veux jouir de vous, je serais heureux si votre petit garçon pouvait remettre à demain le plaisir qu’il m’a promis »… « C’est avec la même plume qui vient d’écrire à Viel Castel pour lui demander d’apporter ce soir notre portrait que je viens vous prier de me prêter encore votre petit paletot gris que j’ai déjà grondé une fois et si vous vouliez mettre le comble à vos bontés ce serait de demander à la princesse [Mathilde] de me prêter un jupon rayé rouge ou d’autre couleur pour quelque tems et de remettre le tout au porteur de ce mot. Je vais faire mes anglaises faute de mieux »… « Je ne sais si je dîne ce soir ou lundi chez notre chère Altesse [la princesse Mathilde] soyez assez bonne pour me savoir ce matin les intentions de la princesse à mon égard, elle devait m’écrire et je n’ai rien reçu. Veuillez savoir aussi si j’ai congé pour la leçon. Voilà bien de la peine et je vous en demande pardon. Je profite de l’occasion pour vous faire remettre le portrait tant oublié par le plus dévoué et le plus respectueux de vos serviteurs ». À la suite un petit dessin représente une enfant. [Octobre 1864] : « Comme je suis coupable de ne pas avoir assuré plus tôt réception de votre aimable envoi. Je crois qu’en vous bénissant chaque fois que je fume un de ces bons cigares de cavour cela suffit à la fin ma conscience se révolte et me crie : tu n’es qu’un ingrat maintenant que j’ai fait ma confession et que probablement j’en recevrai l’absolution je vous donne des nouvelles de la maison. La rougeole sévit en ce moment à St Gratien […]. La princesse a toujours l’idée d’aller à Cannes en passant par la Canebière mais je crois que ce voyage ne se fera pas, personne n’y croit si nous étions là peut-être […] profitez bien de votre voyage car la princesse n’est pas prête à vous laisser aller souvent. Vous lui manquerez beaucoup, elle ne croyait pas vous aimer tant que cela nous avons beau lui dire du mal de vous (les absents ayant toujours tord) rien n’y fait. J’ai embarqué Victor pour l’Italie il aurait bien voulu vous voir à son passage à Milan mais ses amis étaient si pressés de voir Venise qu’il est parti trop vite pour pouvoir vous embrasser. Il se dédommagera à Paris. […] Viel Castel a rendu son âme à Dieu, le pauvre diable en mourant a eu une bonne pensée il a en embrassant ses deux pauvres enfants prié le médecin de les mettre sous la protection de la princesse comme il a bien fait ! et qui la connaissait bien ? Primoli vous a remplacé comme liberté de langage et pourrait ajouter un second volume […] compte sur vous pour corriger les épreuves. Je vous prie d’embrasser ce bon Defly pour moi cela vous donnera l’occasion de le faire une fois de plus et vous n’en serez pas fachée. Ma femme qui sait que je vous écrit vous embrasse ainsi que moi à nous deux nous vous aimons de tout notre cœur et voudrions vous le prouver. Amitiés aux enfants, votre tant dévoué, P. Giraud. »
Lettre autographe signée
DÖLLINGER Johann Ignace VonLettre autographe signée. 23 juin 1822 ; 2 pages in-8° en allemand.
Lettre autographe signée
DRUON MauriceLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. 27 octobre 1968 ; 4 pages in-8°.« Pour qui a vécu à Rome, aime Rome, s’est nourri de Rome, vos “Souvenirs romains” sont une lecture d’enchantement. Et de douce nostalgie, aussi. J’ai passé dans la ville, comme terme d’une jeunesse impécunieuse et turbulente, deux années d’un séjour qui, pour n’avoir pas été aussi studieux que le vôtre, n’en fut pas moins enrichissant. J’y ai puisé images et personnages ; et c’est sur une terrasse de la Via Margutta, au pied de la Villa Médicis, que m’est venue un matin l’idée des Rois Maudits. C’est assez vous dire avec quelle attention et quel plaisir je vous ai suivi du Farnese au Janicule, de Saint Pierre à San Stefano Rotondo […]. J’imagine quelle put être votre joie, découvrant devant vous, chez le Prince del Vivaro, le paysage exactement décrit par Virgile. Ce chapitre est celui de l’intuition et de l’intelligence unies pour le service d’une passion. Comme il vous ressemble, et reflète bien les hautes qualités pour lesquelles on vous admire et l’on vous aime. L’Académie s’afflige de votre absence. Le chancelier que je suis, pour ce trimestre, espère chaque jeudi entendre, sur sa droite, s’élever votre belle voix aux sonorités d’airain ».
Photographie
Alexandre DumasGrande photographie (140 X 190 mm) de la série « Nos contemporains chez eux » du photographe Dornac. Belle photographie représentant Alexandre Dumas à sa table de travail.
Lettre autographe signée
DAURAT DidierLettre autographe signée, adressée à un secrétaire général. Villiers-sur-Marne, 4 juillet 1962 ; 1 page in-8°. Sur une cérémonie à la gloire de l’aviation: « J’ai l’honneur de vous informer que je serai présent à votre cérémonie du samedi 7 juillet. C’est avec un sentiment de fierté et d’émotion, qu’à vos côtés, je me joindrai à l’hommage qui, grâce à votre belle association sera rendu à ceux auxquels nous devons tous ».
Pièce signée
BELLMER HansPièce imprimée avec mots autographes et signée. 9,5 x 24,5 cm. Bulletin de vote intitulé « Qui après Paul Fort ? », à retourner à M. Pierre Béarn. « Je ne vote pour aucun Prince des poètes. Avec mes regrets. » Sur le bulletin, figurent son nom et son adresse.
Lettre autographe signée
DELAROCHE Paul (Paul, Hippolyte de la Roche, dit)Lettre autographe signée, [sans doute adressée à son ami, M. Le Blanc]. Dimanche, [mars 1836] ; 1 page in-8°.Très belle lettre sur sa fresque de L’Hémicycle des Beaux-Arts de l’amphithéâtre de l’École qu’il achèvera en 1841. Il s’agit d’une vue panoramique qui rassemble 75 figures des plus grands artistes de toutes les époques.« Je viens de trouver un sujet magnifique pour l’Ecole des Beaux Arts. Il est digne je vous le jure, du lieu auquel il serait destiné et je suis vraiment heureux de vous l’annoncer, car je suis tout en désir que vous avez de me voir réussir. L’important, le plus difficile est trouvé. Il faut maintenant, mon ami, que vous enleviez la place et surtout l’argent nécessaire pour qu’il me soit possible d’exécuter tranquillement ce grand ouvrage. J’y ai bien passé depuis que j’ai trouvé ma composition et je puis vous assurer qu’en demandant 80000 f je ne suis que ma dette. Faites tous vos efforts. J’attends demain à 4 h. Duban, je lui dirai d’aller vous voir après demain matin. Tout à vous Paul Delaroche. »
Lettre autographe signée
KAPODISTRIAS Ioannis AntoniosLettre autographe signée, adressée à M. Servio. 14 décembre [1813-1814] ; 1 page in-8° « Proposez, mon cher Servio, à Monsr. Franchini et à son frère de me faire lhonneur de dîner chez moi, à condition cependant que leurs cuisiniés vienne chez moi préparer le pilage, ayez la bonté de sadresser à Guillaume et cet arrangement ne soufrira aucunes dificultés. Il est entendu que vous ferez compagnie à ces messieurs. Priez les de venir sans cérémonie, et comme sils allaient chez une ancienne connaissance. Vous savez que je dine à 4 heures et demi. »
Lettre autographe signée
DELIBES LéoLettre autographe signée à un ami. mardi soir, 4 pages in-8°. Léo delibes a auditionné différents chanteurs et se dit abruti de cette journée. « Je suis abruti par ces deux journées concécutives ! Voici les résultats : Les hommes n’ont pas réussis. Rouyer, si c’est celui qui a chanté Oedipe à colonne, au fond est un bon musicien, mais n’a pas une excellente voix. Une autre Rouhier avec un H, a chanté le maître de Chapelle et a été reçu. Serait ce le votre ? Debets a de la voix, mais est tout à fait inculte. Mlle Samé a produit une charmante impréssion par sa jolie voix dans le médium. sa gentillesse et son intélligence. Elle a été reçue d’emblée. Mlle Folcher a de la voix. Mais c’est exagéré et incohérent. rien à faire pour le moment, à moins que vous obteniez de la faire admettre comme auditeur, si un professeur consent à la prendre. Et voila ! Qu’est ce que c’est qu’une demoiselle L’allemand, qui doit créer Lakmé à New-York, et que m’adresse Mlle Viardot ? Est ce la suite de votre négociation ? Dois je la voir ?Elle part jeudi, m’écrit elle, et demain, je n’ai pas une minute. »
Lettre autographe signée
FRIESZ Émile-OthonLettre autographe signée, adressée au critique d’art Adolphe Tabarant. Paris, 3 avril 1925 ; 1 page 1/2 in-4°. « En jugeant après quelques heures de plus la futilité de ces grossières attaques, je me demande pourquoi même j’y ai pris garde. Aussi, je pense qu’il faut laisser tomber, je m’excuse de vous avoir dérangé, mais je vous remercie effectivement du concours amical que vous m’aviez prêté. Connaissant la mauvaise foi de mon critique […] je n’aurai pas voulu […] qu’on se méprenne sur les sentiments envers la critique authentique décence, si sévère soit elle. Je suis au travail […] et n’ai plus le temps de m’occuper des sornettes de ce triste benêt insolent. »
Lettre autographe signée
CARJAT ÉtienneLettre autographe signée, adressée à M. Journault. Paris, 16 février 1885 ; 1 page in-8° sur papier à son en-tête. « Ainsi que je vous l’ai promis vendredi au dîner du Lion d’Or, je vous adresse par le même courrier, mon modeste volume : Artiste et Citoyen. Faites-moi l’amitié de lire jusqu’au bout, ces pauvres vers jaillis d’un cœur sincère, profondément artiste et ardemment républicain. Je sais bien que je vous inflige un rude pensum mais qui sait ? » Il a poussé « la duplicité […] jusqu’à couper les feuillets du livre. Vous ne me croyiez pas si malin que ça, n’est-ce pas ? »
Lettre autographe signée
WINTERHALTER Franz XaverLettre autographe signée. « Baden 2 Oct. 1862 » ; 1 page 1/2 in-8°, en allemand.
2 lettres autographes signées
[VUILLARD Édouard]. Docteur WEIL.2 lettres signées chacune d’une initiale, sans doute adressées par le docteur Weil, à Édouard Vuillard, enveloppe jointe (Morgat, Finistère, juillet 1926).— « Vendredi, Les Goëlands, Morgat par Crozon Finistère » ; 2 pages in-4°.« Vite que je vous écrive avant que ne m’envahisse le flot de paresse. Je le sens qui menace et monte ! C’est déjà signe de “vacances” et il y a d’autres symptômes encore : quelque peu de rose sur les joues, quelques coups de soleil sur le cou, quelques haricots du jardin dans l’estomac, quelque je m’en fichisme dans l’âme ; enfin des préoccupations purement météorologiques. Demain 1ere trempette de la famille Weil-Fenouillard ! [Mme Weil et ses enfants]. Chaque objet, en sortant de la malle, a repris seul et magiquement sa place de l’an passé. Rien n’a changé en ce cadre, sinon que les gosses et les arbres d’alentour ont grandi et rien non plus, n’a changé en moi sinon mon attachement pour vous, qui a fait comme les plantes. J’ai hâte d’un mot de vous (à défaut hélas de présence). J’ai hâte surtout des nouvelles de santé... vous, votre maman, Roussel. Vos occupations, vos préoccupations, vos pensées... je vous tiens quitte avec cela. Voyez mon peu d’exigence. Je viens de lire les lettres de Tourguenief à Mme Viardot. Mais pourquoi est-ce que les lettres des “autres” me passionnent si peu ? Seuls les points de suspension me semblent offrir quelque intérêt. Je pense que c’est parce qu’ils représentent le plus proche, le plus intime et le meilleur, aussi j’en mets ici ........................ un tas pour vous. »— « Dimanche » ; 4 pages in-4°. « Décidément, cher ami à moi, j’aime le pointillisme ! […]. Et si les points d’interrogation ont ce pouvoir de le faire apparaître, vous en verrez surgir une trombe. J’en ai plein un sac ! Coco est reparti après 3 glorieuses ! Naturellement il ne m’a rien raconté surtout de vous, et il est bien certain qu’il en sera de même de nous lorsqu’il vous verra ! Pourtant quel beau sujet de conversation et que de merveilleuses choses à vous dire. Journées de soleil et de gaieté, faites de randonnées d’auto à travers des forêts enchantées par Merlin — visites des petites chapelles discrètement blotties dans ces bois et dont vous aimeriez la pierre et le mystère — l’une d’ailleurs, enrichie de fresques, largement chantées par votre ami Denis [Maurice Denis]. Bons déjeuners, ce qui n’est pas du tout à dédaigner - et puis... une nuit inoubliable. Partis au clair de lune à 10 heures, rentrés à.... je vous le donne en 1000... à 8 h 1/2 le matin ! —Nuit pleine de joyeuses péripéties, agrémentée d’un lever de lune, aurore, lever de soleil ! — pimentée de fous rires, de souper avec feu de bois improvisé, belle humeur générale. Impossibilité de réembarquer par une mer si violente qu’elle a brisé un aviron et jeté nos 2 marins, pourtant vigoureux, à l’eau. Alors il a fallu comme des Robinsons, camper toute la nuit dans notre île, trempés d’eau salée, blottis les uns contre les autres, cassés de rires ; et revenir au petit jour en luttant vaille que vaille contre le courant. Pas même dormi le lendemain ! Voilà comme nous sommes ! On est quand même reluisants de belle mine et cela malgré les atteintes d’une épidémie de détraquage digestif qui nous rend tous, à tour de rôle , plus ou moins malade 24 heures. Je continue la politique d’autruche et de vacances et ne prends plus la température. Voulez-vous que je vous rapporte de nouvelles photos? Les regarderiez-vous l’an prochain ? Dites-moi cela et puis racontez moi de vous, votre maman, votre installation. Voici presque réalisé le rêve d’Isabelle “être homme à tout faire dans une grande maison en est-elle souriante ? Votre maman heureuse de votre repos? et vous accomplissant votre devoir de vacances qui est celui bien portant et heureux pour son bonheur à elle. Avez-vous de nouveau trempé vos pinceaux? Quels hôtes au château ? Quel emploi de votre temps ? Ah ! vous en avez des points d’interrogation ! - jusqu’à quand restez-vous ? - Dites mille choses de ma part à la Dame des Clayes et avec mes affectueux souvenirs pour votre maman, mon amitié inchangeable pour vous. Si cette lettre vous parait indéchiffrable, la faute en est à un vent du diable contre lequel je lutte pour écrire. »














