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Arts & Autographes

Réf : 29531 MUSIQUE

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SCHMITT Florent [Blâmont, 1870 - Neuilly-sur-Seine, 1958], compositeur français.

Manuscrit autographe signé

Manuscrit autographe signé. [1931] ; 9 pages in-folio oblongues. Chronique publiée dans le journal Le Temps dont Florent Schmitt était le critique musical : « Maurice Delage [1879 - 1961, un des rares élèves de Ravel] eût été cher à Boileau. Il est de ces artistes scrupuleux et jamais complètement satisfaits qui, travaillant beaucoup pour reproduire peu, vingt fois sur le métier remettent leur ouvrage […]. Ces contrerimes que vient de nous révéler Walther Straram parachèvent de l’unité qui lui manquait une demi-douzaine, pas plus, de quasi-chefs-d’oeuvre […]. La suite symphonique jouée par Straram se compose de trois parties. Tout d’abord une Nuit de Noël qu’on sent si riche de substance, mais en même temps si subtile de pensée et de forme, qu’il n’eût pas été trop de deux exécutions juxtaposées, j’imagine, pour s’en assimiler l’émouvante complexité. Ça et là émergera l’ébauche d’une chanson naïve, l’un de ces canons puérils d’autrefois, parmi le fourmillement inlassable des rythmes, des dessins, des contrepoints fleuris d’arrière-pensées tendres ou ironiques. Puis les Rêves, en hommage à Manuel de Falla dont cette nostalgique, somnambulesque habanera devait tout naturellement évoquer le souvenir en discrètes allusions à tel Amor Brujo ou, par extension, à tels debussystes Parfums de la nuit, si maîtres dans le domaine du folklore transpyrénéen. Enfin la Danse, une opulente et minutieuse improvisation toute vibrante d’exotisme, primesautière et versatile comme une âme asiatique, qui groupe en un savant désordre les rythmes les plus incompatibles, confond les modes et condense les tonalités ennemies avec une désinvolture effarante, calculée d’ailleurs par le plus précis des mathématiciens. Quant à l’orchestre […] il est à l’avenant, tout scintillant de fantaisie et d’impondérable souplesse, avec de ces sonorités particulières à Delage, issues de décalages d’accord, d’accouplements de timbres divinement incestueux ». Cette chronique évoque aussi les oeuvres et musiciens suivants : « “Ballet de la reine de Saba”, de M. Georges Hugon. O.S.P : deux psaumes de Lili Boulanger — “Verkläre Nacht”, de M. Arnold Schönberg. — M. Dimitri Mitropoulos. Colone : “ Fantaisie”, de M. Jules Maugué. Lamoureux : trois mélodies de M. Raoul Brunel […] L’orchestre féminin de Mme Jane Evrard. »