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RéserverSCHOELCHER Victor [Paris, 1804 - Houilles, 1893], homme politique français, auteur du décret d’abolition de l’esclavage.
Lettre autographe signée
Lettre autographe signée adressée à Charles Ribeyrolles. [Londres] Mercredi [1854] ; 4 pages in-12°petites traces de papier collés sur la 4ème pages.
Charles Ribeyrolles [1812- 1860], écrivain, journaliste républicain français et compagnon d’Exil de Victor Hugo.
« Mon brave et excellent ami. Je vous félicite, vous êtes toujours sur la brèche. Vous ne vous lassez pas, vous y portez des coup terribles et de telle façon qu’on les voie du bout du monde. Vous êtes assurément l’homme le plus utile de proscription. Votre lettre à Palmerston est une merveille, il ne s’en relèvera jamais ni dans le présent ni dans la postérité. Vous avez marqué son ministère et sa mémoire d’un fer rouge dont la cicatrice sera ineffaçable. Certes si Byron avait écrit cette lettre à un homme d’état de son temps l’homme serait flétri aujourd’hui et pour toujours. Je n’en éprouve pas de pitié pour Palmerston, c’est le juste châtiment de la barbarie et de la lâcheté. Envoyez une douzaine de ses lettres en français, je les mettrai sous enveloppe à l’adresse de Madame Palmerston qui aime passionnément son mari ; de la Reine ; de la Duchesse de Kent et d’autres de ce genre. Il faut que ce monde la voie et sache le mal qu’il commettra directement ou indirectement. Il m’ennuierai de faire l’envoi de la lettre en anglais à tous les journaux mais comme c’est pour vous et pour la cause je m’en chargerai. [...] Je doute que le [....] car Palmerton est redevenu son homme cependant c’est possible par ces mulets politiques n’ont aucune forte passion politique [précisément] parce que ce sont des ibrides. J’ai rencontré quelqu’un qui connaît le Daily News. Je porterai donc la votre lettre au personne de même qu’au Morning adversité, au Westminster Review. Elle me parait vraiment destinée à un recteur suffisamment immense. Je l’ai lu hier en trois endroits ou elle a [exécuté] des transports d’admiration. Mais malheureusement cela m’a fait perdre l’heure du courrier de l’Europe. Je viens de l’envoyer par la poste à Mr [Merestant?] et j’irais lui parler demain. Vous savez n’est ce pas ami qu’il a mis notre appel. Il faudrait joindre [Alfred?]et cette lettre terrible à l’edition de vos Discours de l’Exil. Vous avez bien raison de dire que cette monstruosité absurdité de la peine de mort finit mal. Lisez ce petit article de la justice qui suit son cours en Algérie, mais renvoyez le moi avec soin car je veux le mettre dans une brochure sur [l’aboli] de la peine capitale que je prépare. Et c’est bien entendue que vous pouvez en faire usage si vous en trouvez l’occasion. Nous ne sommes pas de ceux qui ont des remèdes secrets et d’ailleurs ces affreuses choses ne perdent rien à être répétée cent fois. Et puis à tout prendre serons nous autrement que des charlatans d’humanité si nous voulions misérablement nous réserver tel ou tel outils si nous ne [...] que fuir le monde du devoirs de remettre les meilleurs [matériaux] au meilleur architecte. [....] Priez d’envoyer le journal à Mr Laya avocat à Genève. Je payerai un an d’abonnement pour lui ! Priez de m’envoyer trois exemplaire du numéro ou sera mon nouvel article. Je crois que vous devez quelque chose à Jeff pour [Vezitelli]. Je lui demanderai si vous voulez ou nous attendrons qu’il en parle. Je le crois bien que vous êtes épuisé et ce qu’il y a de plus navrant c’est que c’est le tonneau des Danaïdes. Ah que la France tarde au devoir, et par même un symptôme de résistance! que de honte. J’en suis exaspéré ou abattu selon le jour ou l’heure. »

