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104 autographes de prestige trouvés


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Lettre autographe signée

WAGNER Richard
Lettre autographe signée. Bayreuth, 9 juin 1874 ; 2 pages in-8°, en allemand. Wagner ne pourra aller tout de suite à Leipzig pour l'entendre chanter, il le regrette fortement, car il est dans l'impossibilité de s'absenter de Bayreuth ne serait-ce qu'un seul jour ; c'est d'autant plus regrettable que son séjour sera court. Il lui propose lors de son retour de Londres, qu'elle puisse réserver pour lui et sa compagnie, un long moment à Bayreuth. Wagner l'assure, dans tous les cas, que son aimable promesse lui est très précieuse, il est très heureux de pouvoir compter sur la présence d'une si grande artiste.


Réf: 17054

5500 euros







Huile sur toile signée

FRANK-WILL (Frank Boggs, dit)
Paris, les quais, la Conciergerie. Huile sur toile signée en bas à gauche « Franck Will ». 54 x 65 cm. Bibliographie : Cette œuvre sera reproduite dans le catalogue raisonné de l’artiste actuellement en préparation par Monsieur Ludovic Saulnier.


Réf: 32585

5500 euros







Manuscrit.

CAMPAGNE DE 1742 EN ALLEMAGNE — JOURNAL DE LA CAMPAGNE.
Manuscrit. « Journal du Voiage et de la Campagne du Roi depuis le 18 janvier jusqu’au 12 juillet 1742 ecrit en forme de lettres par un officier prussien à un de ses amis à M. xxx ». Ouvrage orné de 5 aquarelles originales. Reliure en veau long d’époque, dos à 6 nerfs, tessons dorés, date, manque la pièce de titre, plats encadrés de règles à froids, épidermures au quatrième plat. Cet ouvrage provient de la Furstlich-Starhembergische Familienbibliothek Schloss Eferding, bibliothèque qui fut dispersée en 1956. Campagne de 1742 en Allemagne. — Nous allons continuer le précis des événements militaires de l’année 1742. Après la paix de Breslau, les Autrichiens tournèrent toutes leurs forces contre les Français , qui étaient maîtres d’une partie de la Bohême. Le prince Charles de Lorraine essaya en vain de forcer le maréchal de Broglie, qui les commandait depuis la fin de 1741 , à accepter une bataille : le maréchal évita un engagement par des manœuvres hardies et savantes ; mais la supériorité des forces autrichiennes le força à se renfermer dans Prague, où il fut cerné par le comte de Kœnigseck. Le maréchal de Bellisle, qui se trouvait aussi dans Prague, fit aux Autrichiens des propositions pour l’évacuation de la Bohême. Il eut, le 2 juillet 1742, une conférence avec Kœnigseck au château de Komarzau ; mais elle n’eut pas de résultat ; et la cour de Vienne, pour marquer son mépris du cardinal de Fleury , publia une lettre confidentielle que ce vieillard avait écrite , le 11 juillet, au général autrichien , et dans laquelle il protestait de la répugnance qu’il avait eue de consentir aux résolutions de sa cour et à la guerre avec la reine de Hongrie Prague fut bombardé depuis le 19 août, et la garnison fit presque journellement des sorties. Cependant le maréchal de Maillebois , à la tête de 30,000 hommes , marcha au secours de cette place. Il avait passé le Rhin à Neuss , et s’avança par Düsseldorff, Deutz,Hanau,Aschaffenbourg, à Fûrth où son avant-garde arriva le 6 septembre. Le maréchal de Saxe qui commandait l’armée française en Bavière, et le comte de Seckendorf qui avait remplacé Thœrring dans le commandement des troupes bavaroises ou impériales, firent leur jonction avec Maillebois à Amberg, vers la mi-septembre. Le 14, les Autrichiens avaient levé le siège de Prague et occupé tous les défilés de la Bohême, par lesquels les Français pouvaient entrer dans ce pays , excepté celui d’Egra dont ceux-ci s’étaient emparés dès le 20 avril. La désunion se mit bientôt entre le maréchal de Maillebois et le comte de Saxe ; cette circonstance et l’ordre que le cardinal de Fleury avait donné au maréchal d’éviter une bataille décisive, firent manquer le but de son expédition. Le maréchal de Broglie sortit de Prague avec un corps de 12,000 hommes, et marcha sur Tœplitz , où il espéra trouver Maillebois. Celui-ci arriva jusqu’à Égra; mais il ne put traverser, sans livrer bataille au duc de Lorraine, les cercles d’Elnbogen et de Saatzpour marcher droit sur Prague , ni longer la frontière de la Saxe, parce que l’électeur , qui avait fait sa paix avec Marie-Thérèse , avait défendu toute exportation de vivres. Le 20 octobre, Maillebois commença sa retraite vers le Haut-Palatinat, après avoir perdu 12,000 hommes, depuis le mois d’août où il avait passé le Rhin. Le duc de Lorraine le suivit de près. Le maréchal de Broglie , alla , de sa personne , joindre Maillebois , laissant à Bellisle la gloire de défendre Prague. Broglie prit, le 18 novembre, le commandement de l’armée de Maillebois, et la plaça dans des quartiers d’hiver entre le Danube et l’Iser. Le maréchal de Maillebois retourna à Paris a. Le 26 octobre, le duc de Lorraine détacha le prince de Lobkowitz de la grande armée pour se joindre au général Festititz qui était resté avec 15,000 Hongrois dans les environs de Prague, et pour reprendre le siège de cette ville. Le maréchal de Bellisle s’y défendit jusqu’en décembre. Les rigueurs de la saison ayant alors forcé les Autrichiens de changer le siège eu blocus, le maréchal sortit de Prague, dans la nuit du 16, avec 15,000 hommes, et trompa si bien la vigilance de Lobkowitz, qu’il arriva à Égra, sans avoir éprouvé un échec : cette marche à travers les neiges fit le plus grand honneur au courage des Français. Le général Chevert, qui avait été laissé à Prague avec 6,000 hommes dont les deux tiers étaient malades, obtint, le 2(5 décembre, une capitulation infiniment honorable, et la faculté de se rendre avec ses troupes à Égra. En Italie. — En Italie, le roi de Sardaigne occupa, au mois de juin , les États du duc de Modène qui avait refuse de faire cause commune avec lui, et prit, le 1" juillet, par capitulation, la citadelle de Modène. La Mirandole se rendit le 22. Après la chute de cette place, le duc de Montemar, qui s’était porté sur la gauche du Panaro, repassa cette rivière et se retira par Pesaro et Fano à Foligno , où, vers la fin d’août, les troupes napolitaines le quittèrent. Le Commodore Martin, détaché avec une escadre par le vice-amiral Matthews qui commandait la flotte anglaise dans la Méditerranée, avait forcé, par son apparition devant Naples , le roi don Carlos de se déclarer neutre. Cet événement eut lieu le 20 août. Le duc de Montemar , ne pouvant se rendre dans l’Etat des Présides qui appartenait au roi de Naples , se retrancha dans les États du pape. Le roi de Sardaigne ne le poursuivit pas; ce prince était rappelé dans ses États parle danger dont ils étaient menacés. Don Philippe et le comte de Glimes tentèrent d’y pénétrer , par la Provence, à la tête de 18,000 Espagnols. N’y ayant pas réussi du côté de Nice, ils entrèrent par Saint-Jean de Maurienne en Savoie , et occupèrent Chambéry dans les premiers jours de septembre. Le roi de Sardaigne envoya par le Mont-Cenis un corps de troupes sous le commandement du général Schulenbourg, et marcha lui-même par le Pelit-Saint-Bernard , pour prendre les Espagnols entre deux feux ; mais ceux-ci n’attendirent pas son arrivée et quittèrent précipitamment la Savoie au commencement d’octobre.


Réf: 25379

5500 euros







Lettre autographe signée

MAGRITTE René
Lettre autographe signée, adressée à son ami André Bosmans. Nice, 26 juin 1963 ; 1 page 1/2 in-8°, à son en-tête. « Le moment a passé très vite, ici. Le moment du retour approche “inexorablement”, quoique d’une manière peu inquiétante. (Ce qui serait inquiétant, c’est que le retour signifierait “la fuite du temps”, alors qu’il ne “représente” pour moi qu’un simple déplacement corporel.) L’air, la lumière et la température sont ici d’une nature parfaite —inconnue en Belgique. Cependant les “brumes du Nord” ont un charme parfois que je ne suis loin d’estimer négligeable et, je ne serai pas fâché de “rentrer”. Je projette d’aller passer quelques jours à Knokke du vendredi 5 juillet au mardi 9. Vous serez libre justement alors. Vous conviendrait-il de venir à Bruxelles vendredi, vers 9 heures environ, pour aller avec nous dans notre nouvelle automobile jusque Knokke ? Nous pourrions ainsi passer quelques heures avec vous, dîner ensemble et peut-être vous revoir le samedi si vous logiez à Knokke ? Je vous signale que ce séjour au “littoral” belge sera agrémenté d’une visite possible d’une exposition Mesens à Knokke ! Adressez moi, désormais, je vous prie votre correspondance à Bruxelles où je serai revenu le lundi 1er juillet au soir. Ci-joint des exemplaires de nouvelles cartes illustrées. Malheureusement très mal imprimées ! En ce qui concerne Armstrong, ce que j’en pense pourrait être publié aux Éditions du Temps : Pour moi, Louis Armstrong est une manifestation du monde réduit à l’image d’un homme noir et à une voix accompagnée de “musique nègre” qui ne sont pas démunies d’une autorité superflue. »


Réf: 32926

5500 euros







Lettre autographe signée

SCHUMANN Robert Alexander
Lettre autographe signée, adressée à Pauline Viardot. « Hochgeehrte Frau, Klara antwortet Ihnen nicht selbst; sie wiegt eben ihren kleinen Knaben. Er kam vorigen Donnerstag früh 1 3/4tel Uhr – am Tage Sebastian, was dem Musiker ja auch wie ein glückliches Omen aussieht. Sie sendet Ihnen die herzlichsten Grüße, läßt Ihnen sagen, es ginge ihr so gut, wie sie nur wünschen könne, - wie sie sich denn überhaupt diesmal so wohl und heiter fühlt, daß es mich beglückt. |2| Hrn Viardot recht viele Grüße! Ich bin immer betrübt, mit ihm so wenig sprechen zu können, mit dem ich gern so viel sprechen möchte. Mit Louise geht es schon besser; die versteht alle Sprachen. Und Sie, verehrte Frau, gedenken unserer immer recht wohl und so wohlwollend, wie Sie stets gethan – das ist unser Wunsch. Der erste Brief, den Klara wieder schreibt, ist gewiß an Sie gerichtet. In immerwährender Hochschätzung Ihr ergebener R. Schumann. Dresden, d. 23sten Jan. 1848. » Traduction : Klara ne vous répond pas; elle pèse juste son petit garçon. Il est venu jeudi dernier au début de 13h - le jour Sebastian, à quoi le musicien ressemble aussi à un heureux présage. Elle vous adresse ses salutations les plus chaleureuses et vous permet de dire qu'elle se porte aussi bien qu'elle le souhaiterait, car elle se sent si heureuse et gaie que je suis heureuse. | 2 | Hrn Viardot beaucoup de salutations! Je suis toujours attristé de pouvoir parler si peu avec lui, avec qui j'aimerais tant parler. Louise va déjà mieux; elle comprend toutes les langues. Et vous, chère dame, souvenez-vous toujours de notre bien et de votre bienveillance, comme vous l'avez toujours fait - c'est notre souhait. La première lettre que Klara écrit à nouveau vous est certainement adressée. En estime éternelle votre dévoué R. Schumann. Dresde, d. 23 janvier 1848


Réf: 32873

5500 euros







Lettre autographe signée

BRAHMS Johannes
Lettre autographe signée «J. Br. », adressée à son éditeur Fritz Simrock. [Ischl, le 18 juin 1896] ; 3 pages in-8. Publiée dans la correspondance de Brahms à Simrock (n° 915). « L[ieber] F[reund] Ausser bestem Dank für Novitäten und Reisebericht kommt hier ein kleiner Wunschzettel : Eine Rechnung, die ich bei Brasch zu bezahlen bitte – von dem Honorar, das mir natürlich recht ist. Dann aber : Stockhausen hat am 22sten Juli seinen siebzigsten Geburtstag. Die Schnadahüpfl sind wohl bis dahin nicht erschienen ; aber möchtest Du ihm nicht einen vorläufigen Abzug schicken – aber einige Tage vorher, dass er's in Ruhe ansehen kann. Klinger könntest Du wohl auch so ein Vorläufiges schicken ? Smetana sehe ich ganz gern wieder ; an Gernsheim habe ich leider nicht mitgearbeitet !? Jedenfalls bitte ich mir freundlich meine Fuge für Orgel “O Traurigkeit” zu schicken. Für heute nur noch schönen Gruss und fröhliche Sommertage wünschend Dein J. Br. » Traduction : « C[her] A[mi] Hormis mes remerciements pour les nouveautés et les nouvelles de voyage, voici une petite liste de souhaits : une facture que je te demande de payer à Brasch – sur des honoraires qui, bien sûr, me conviennent. Le 22 juillet, Stockhausen fête son soixante-dixième anniversaire. Les auréoles ne sont peut-être pas apparues d’ici là, mais tu ne veux pas lui faire une déduction temporaire – mais quelques jours plus tôt, il peut regarder ça tranquillement. Peux-tu envoyer à Klinger comme ça ? Je suis heureux de revoir le Smetana; je n’ai malheureusement pas travaillé sur Gernsheim !? Quoi qu’il en soit, je te demande amicalement de m'envoyer ma fugue pour orgue "Ô tristesse". Pour aujourd’hui, je te souhaite encore mes meilleures salutations et joyeuses journées d’été. Ton J. Br. »  Bad Ischl, dans le Salzkammergut, avait le statut de résidence d’été impériale de l’empereur François-Joseph. Brahms y séjourna de nombreuses fois entre 1880 et 1896. Cette lettre fut donc écrite lors de son dernier séjour, le compositeur devant décéder à Vienne moins d’un an plus tard. - C. Brasch était un célèbre photographe à Berlin. Il réalisa plusieurs clichés de Brahms. - Julius Christian Stockhausen [1826-1906], était un baryton et professeur de chant allemand, grand interprète de Schubert et de Brahms, dont il était l’un des amis intimes. - Max Klinger [1857-1920], peintre, sculpteur, graveur et écrivain allemand. La part la plus secrète de l’art de Klinger est certainement son œuvre gravé (plus de quatre cent planches), qui puise sa singularité dans la musique, notamment celle de Johannes Brahms. La Brahmsphantasie, ensemble spectaculaire de quarante et une gravures inspirées par des partitions de Brahms, sera exposée dans sa totalité. Klinger les a conçues comme un prolongement visuel de la musique et elles permettent d’apprécier pleinement sa richesse d’invention et sa virtuosité technique. Les spécialistes la considèrent comme le chef-d’oeuvre de la gravure allemande du XIXe siècle. - Sans doute, Simrock procédait à une réédition d’œuvres de Smetana (1824-1884). - Friedrich Gernsheim [1839-1916] était un compositeur allemand, auteur notamment de quatre symphonies, dont la dernière en si bémol majeur, op. 62, fut composée en 1895 et éditée chez Sirmock. “O Traurigkeit, o Herzeleid” est une œuvre pour orgue de Brahms, composée d’un Prélude (1858) et d'une Fugue (1873).


Réf: 32813

5500 euros







Circulaire tapuscrite signée

SURRÉALISME.
Circulaire tapuscrite signée. « Passons ». 12 janvier 1958 ; 1 page in-4°. Ce précieux document est signé par André Breton, Benjamin Péret, Gérard Legrand, Jean Schuster, Robert Benayoun et Jean-Louis Bédouin. Ce feuillet est le point de départ du jeu de la carte d’analogie. « Toute activité surréaliste, serait-elle une activité de jeu, suppose des responsabilités qui doivent être assumées. En raison des difficultés rencontrées au cours de l’élaboration des cartes d’analogie, étant donné que ces cartes sont destinées à être publiées dans le n°5 du Surréalisme, même le comité de rédaction décide que ne peuvent prendre part à cette activité que : 1) Ceux qui peuvent arguer d’une connaissance réelle du personnage considéré (autres s’abstenir). 2) Ceux qui éprouvent à l’égard de ce personnage un préjugé nettement favorable (autres s’abstenir). 3) D’autre part, le comité de rédaction se réserve le droit de veto sur chacune des réponses obtenues, veto qui s’exprimera dans les vingt-quatre heures. Dans ce cas les autres réponses seront remises aux voix, sans préjudice de l’exercice du même droit de veto. L’accord avec ces décisions, dont l’effet est bien entendu rétroactif, conditionne désormais la participation à l’activité en cours. Le 12 janvier 1958. Le Comité de rédaction André Breton, Benjamin Péret, Gérard Legrand, Jean Schuster, Robert Benayoun et Jean-Louis Bédouin ». Subvertir un ordre littéraire, cela peut être celui des traditions poétiques, mais aussi celui de l’état civil, de ses rubriques, de ses codes linguistiques et littéraires, de ses logiques... Le jeu de la « carte d’analogie » revisite ainsi un genre littéraire administratif très pratiqué, mais un peu négligé : la carte d’identité ! Au lieu de la date de naissance, on inscrit la date d’un événement historique, la taille se dit au moyen du nom d’un arbre, les yeux par l’image d’un minéral... Le surréalisme, même disparaît en 1959 après son cinquième numéro.


Réf: 29776

5500 euros







Partition pour piano dédicacée à Mme Cocteau

SATIE Erik (Alfred-Erik-Leslie Satie, dit)
Quatrième nocturne. Partition pour piano. Éditions E. Demets. Paris, 1920 ; 2 pages ; 27 x 35 cm. Rare envoi autographe d’Erik Satie, adressé à Mme Cocteau : « Chère Madame — Ci-joint une petite chose, écrite par un homme tout simple, mais qui vous remercie de votre bienveillance pour lui. Erik Satie ». On joint d’Erik Satie : Prélude de la Porte héroïque du ciel. Partition pour piano seul. Éditions Rouart, Lerolle et Cie, Paris ; 2 pages 27 x 35,5 cm. Taches de rousseurs. Exemplaire de Mme Cocteau.


Réf: 30305

5500 euros







Lettre autographe signée

CLAUDE Georges
Lettre autographe signée. Montereau, sans date ; 2 pages in-8° sur papier à son adresse à Montereau. Très intéressante et rare lettre scientifique relative à la fabrication de l’ammoniac. Dans cette lettre vraisemblablement datable de 1917, Georges Claude développe son procédé de fabrication de l’ammoniac. « Dans ces petits tubes de 8 mm de diamètres intérieurs, avec mes procédés de catalyseurs de 15 gr répartis dans 10 cm de longueur (soit D app. = 3) on obtient couramment à 550° 500 l de gaz à 29 % de teneur soit plus de 110 g NH3 : h ou plus de 7 g par g de catal. et plus de 20 k par litre. J’ai indiqué moins par prudence. » Lettre scientifique très importante ! De forme chimique NH3, l’ammoniac est obtenu par combinaison chimique de deux gaz : ’Azote (N2 et l’hydrogène (H2). C’est en 1859 que la réaction de fabrication de l’ammoniac a été obtenue pour la première fois en laboratoire par le chimiste allemand Morren. Le passage du stade du laboratoire au stade de la fabrication industrielle à grande échelle ne fut obtenu que dans les premières années du XXe siècle. La fabrication de l’ammoniac soulève en effet deux séries de problèmes : — Il faut d’abord libérer l’hydrogène et apporter l’azote pour obtenir un mélange gazeux ; — Une fois ce mélange gazeux épuré et comprimé, il faut le transformer en ammoniac par une opération de synthèse. Le rendement pratique de l’opération de synthèse est fonction d’un certain nombre de données telles que la température, la pression et le débit gazeux. L’influence de ces divers facteurs a fait l’objet d’études systématiques qui ont précédé les réalisations industrielles. C’est le savant français Le Chatelier qui, en 1901, a montré que la réaction de synthèse de l’ammoniac s’effectuait grâce à une augmentation de la pression et un abaissement de la température. Les études théoriques de Le Chatelier furent reprises par l’Allemand Haber et la première réalisation industrielle de l’ammoniac fut entreprise dans l’usine allemande de la BASF peu avant 1914, la température adoptée étant de 550° et la pression de 200 kg au cm2. En 1917, en France, Georges Claude mit au point un procédé travaillant à la température de 550° sous une pression de 1 000 kg au cm2. À la même époque, en Italie, CASALE réalisait la synthèse de l’ammoniac à la température de 550° sous une pression de 700 à 800 kg au cm2. Dans un procédé plus récent (le procédé Fauser-Montecatin) la réaction s’effectue sous une pression de 325 kg au cm2. et à la température de 500°.


Réf: 30765

5500 euros







Manuscrit musical autographe

DEBUSSY Claude
Manuscrit musical autographe. 1909 ; 1 page in-4° oblongue, au crayon. Esquisse musicale pour la Rapsodie pour clarinette et piano. En 1909, Debussy est engagé par Gabriel Fauré, directeur du Conservatoire de Paris, dans son Conseil supérieur. Dans ce cadre, Debussy compose cette rapsodie pour clarinette et piano entre décembre 1909 et janvier 1910, qui servira pour l'examen de l’année 1910. La partition est dédiée au professeur de clarinette du conservatoire, Prosper Mimart, et sera publiée chez Durand, en mai 1910. L’œuvre est créée à Paris, à la Société musicale indépendante, le 16 janvier 1911. La même année, le compositeur en écrit une version pour clarinette et orchestre. Dans notre manuscrit, nous trouvons le thème principal exposé par la clarinette, dans la première partie de l’œuvre, rêveuse et très “debussyste”...


Réf: 32824

5800 euros