Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Tapuscrit signé
GUITRY SachaTapuscrit signé, intitulé « Ma Défense ». Paris, le 30 mars 1945 ; titre et 37 pages in-4° ronéotées (couverture fatiguée). Mémoire de défense contre l'accusation d'intelligence avec l'ennemi. Sacha Guitry nous apprend que cette défense fut « brouillonnée » en cachette à Drancy, alors qu'il a été arrêté pour collaboration avec l'ennemi. Guitry énumère les chefs d'accusation, relayés par la rumeur publique, et y répond tour à tour : « 1° D'avoir été pro-Allemand » alors qu'il a été élevé dans la haine de l'Allemagne et s'est abstenu de vendre ses pièces à l'Allemagne ; « 2° D'être antisémite », alors qu'on l'a accusé d'être juif et que son avocat, son médecin, son associé et son producteur étaient tous israélites : « il est pour le moins paradoxal de considérer comme antisémite un homme qui confie son honneur, sa santé et ses intérêts à des juifs » ; « 3° D'avoir reçu le maréchal Goëring », qu'il fut sommé de suivre ; « 4° D'avoir exposé le buste d'Hitler au foyer du Théâtre de la Madeleine », en fait celui de son père, « 5° D'avoir écrit un livre favorable à la Collaboration ». Il réfute aussi les accusations d'avoir servi la propagande allemande, d'être sorti avec des Allemands, d'avoir suivi la politique du maréchal Pétain, etc. Il expose ses difficultés pour exercer son métier d'auteur dramatique : censure, interdiction, etc. Signature autographe à la fin. Document exceptionnel.
Lettre autographe signée
GUITRY LucienLettre autographe signée, adressée à Réjane. [Paris], « Lundi » [vers 1900 ?] ; 8 pages in-8°. En-tête sur papier « 26, place Vendôme». Très longue lettre : rentré à Paris, Guitry est tombé sur une répétition générale dans leur théâtre. « Je compte vous écrire beaucoup d'ici votre retour. Ceci dit, commençons. Je suis rentré hier à Paris & je suis tombé en même temps que ? sur une répétition générale chez vous. Vous voyez à quel point je m'ennuie au théâtre quand je ne vois pas jouer ces gens que j'aime. » Il s'est donc tenu au restaurant en compagnie de quelques amis. Il raconte sous forme de dialogue l'échange qu'il eut avec les dénommés Janvier de La Motte et Alphonse Franck : à la question de savoir s'ils étaient contents, l'un reconnut que « ce n'est pas le gros rire », et l'autre a bafouillé des non-sens. La lecture de la pièce de Capus a eu lieu: « Je trouve cela délicieux et simple. C'est de la jolie joie et de la jolie tristesse et d'une qualité admirable. Oh que je suis content pour lui pour nous pour tous. Enfin vous voilà un rôle en pleine sympathie, dans la charmante expression de sentiments simples & exquis. Tout le monde sera tout le temps avec nous. Et enfin, vous n'allez pas engueuler les maréchaux ni chasser Avril ni faire comprendre à Grand que sa conduite est celle d'un goujat. Oh je suis bien content [...] pour notre vieux Porel national. »
Lettre signée
GUISE Jean de Lorraine, cardinal deLettre signée, avec compliment autographe « Vostre humble serviteur Le Caral de Guyse », adressée au cardinal Saint-Ange. Fontainebleau, 20 février 1547 (pour 1548) ; 1 page in-folio, avec adresse au verso avec reste de sceau de cire rouge. Il voulait lui écrire dès son retour pour l’informer de « lestat et bonne disposition en laquelle jay trouvé le Roy et du contentement quil a eu de nostre negotiation. Aussi pour vous offrir a tousjours ma servitude et declaration expresse de la bonne et affectueuse volunté que je porte à vous et à toute vostre maison ». Rare.
Ensemble de lettres autographes signées
GUISCARDI TrajanoEnsemble de 2 lettres autographes signées [adressées à M. Duplessis, ancien conseiller du roi Henri IV]. Paris, 2 août 1613 et 3 octobre 1614 ; ensemble de 3 pages in-folio, en italien. Correspondance intéressante à traduire.
Correspondance
GUIREC JeanCorrespondance de 16 lettres autographes signées, adressée à R. Vigo, président des Écrivains et artistes de Champagne. 1958-1985 ; pages de formats divers.Très intéressante et dense correspondance :« J’avais demandé mi-mars à notre ami Charles Thibault de s’entendre directement avec vous. » (21 juin 1958) ; « Je sors du Comité des Gens de Lettres qui vient de vous élire Sociétaire à l’unanimité des voix. Je tiens à vous annoncer tout de suite cette brillante élection et à vous en féliciter de tout cœur. » (29 juin 1958).« Votre action est efficace, même si vous ne venez pas à nos réunions. Je vous considère comme notre membre du Comité le plus éminent, le plus solide et le plus utile. » (18 mars 1959) ; « Heureux message de votre amitié et de votre talent, votre dernier livre nous est arrivé fin décembre. Ma femme l’a lu aussitôt et l’a beaucoup apprécié ; elle vous félicite sincèrement pour ce beau roman, original, très attachant. » (24 février 1959) « Ce que vous pourrez faire dès maintenant, c’est contribuer à créer un mouvement en faveur d’une belle réélection au Comité pour moi et de mon élection à la Présidence. » (24 juin 1959) ; « J’achève la lecture des Jeux imprudents […]. Quelle joie, de l’esprit et de l’amitié ! Quelle révélation — excusez le mot — car si heureusement averti que je fusse de votre talent, je n’attendais cependant pas un tel livre dont la résonance est si forte, l’atmosphère si pressante, le style si ferme et si cadré. […] Je vous félicite. Oui, je vous dis, en homme qui comprend et dénote ces choses de la création littéraire, que vous avez affirmé, avec les Jeux Imprudents, un tempérament et un métier de romancier qui a de l’originalité, de la puissance et de l’accent. » (22 août 1959) ; « Je ne sais plus si je vous ai félicité pour votre ruban Arts et Lettres, mais […] je tiens à le faire ou à le confirmer de tout cœur. Et je profite de ce mot pour vous dire que votre dernière lettre m’a beaucoup touché, et pour vous apporter tous mes encouragements et mes voeux de travail littéraire. » (14 novembre 1959).« J’ai appris avec beaucoup de peine que la fin de l’année avait été marquée pour vous par un grand deuil, et je tiens à vous exprimer d’abord mes condoléances bien vives, nos sympathies très attristées et celles des Écrivains de Champagne. » (11 janvier 1960).« Vous avez parfaitement organisé la soirée, vu la présence du Ministre et des personnalités...Évidemment notre ami Arnaud a été un peu long et “orienté”. Mais dans l’ensemble, ce fut un succès pour les écrivains et artistes de Champagne. » (22 novembre 1977). « Je suis confus que l’information littéraire le plus souvent défaillante à l’heure actuelle m’ait privé de vous écrire spontanément. Le regret aussi — et d’autant plus — de ne pas m’être trouvé à Troyes le 21 juin auprès de vous et des jeunes amis fraternels. » (10 juillet 1979). « Je tiens à vous dire tout de suite que je reçois aujourd’hui votre Tragédie à Clairvaux dont la dédicace m’a touché beaucoup, en attendant le très vif intérêt que je prendrai à la lecture. » (12 juillet 1979) ; « Voulez-vous me dire si vous recevez bien le Cerf-volant ? Dans la négative, je vous en ferai parvenir un exemplaire et pourrais à votre choix, en adresser un autre à Arnaud. » (14 novembre 1979). « En ce qui concerne mon activité littéraire durant l’année 1980, il n’y a rien à en dire, à moins que vous ne jugiez utile de reparler de Jean Guirec, romancier de l’Humain et de l’Absolu » (1er mars 1981).« Je me souviens très bien d’André Planson qui était, comme moi, mais par la peinture, Lauréat de la Fondation. » (3 février 1982). « Je n’ai pas connu Henri Vendel, ne l’ayant même pas rencontré ! et […] je ne me sens pas capable de rendre hommage à sa mémoire […] Je n’ai appartenu aux Écrivains de Champagne qu’assez tard, sur la demande de Gandon […] Marcel Arland est assez fatigué, il n’est pas venu au déjeuner annuel des Amis de Rimbaud » (13 mars 1983) ; « La mort d’Armand Lanoux m’a profondément et douloureusement bouleversé, il était pour moi un ami fraternel » (4 avril 1983).Il est question de la célébration de Gaston Bachelard « lors d’un banquet au Procope » et de Jean Follain (2 avril 1985).
Lettre autographe signée
GUILLONNET Octave-Denis-VictorLettre autographe signée, adressée à Georges Moreau, directeur de la Revue Encyclopédique Larousse. 17 avril 1877 ; 1 page 1/2 in-8°. « Je ne demande pas mieux de vous autoriser à reproduire mon tableau exposé sous le titre Repos mais je dois vous prévenir que j’ai déjà autorisé M. Bernard pour le nu au Salon d’Armand Silvestre. »
Lettre autographe signée
GUILLONNET Octave Denis VictorLettre autographe signée, adressée à M. Guillemot. 2 avril 1910 ; 1 page in-8°. Concernant une exposition : « Pourtant s’il est dans les salles que j’aurai à voir avec la Con de placement, je tâcherai de m’en occuper ».
Lettre autographe signée
GUILLIÉ SébastienLettre autographe signée, adressée au comte de Montrichard. Sans date ; 2 pages in-4°. « On vient à l’instant même de m’informer que M. le Duc part pour Chêneaux sans me payer et après s’être refusé à signer une délégation pour les 500 francs que j’ai eu la faiblesse de lui donner avant d’avoir la pièce en règle. […] Vous imaginez bien qu’il y a plus que de la faiblesse dans tout ceci et que M. le Duc est bien répréhensible de se prêter à de telles manoeuvres pour frustrer son créancier. » Il envisage de récupérer son argent par le biais de la justice. On joint 16 documents : notes sur l’ophtalmie contagieuse, importée d’Egypte, publication par le Dr Guillié du 4ème fascicule de la bibliothèque ophtalmologique, composition d’un sirop pectoral aromatique sans opium, billet d’entrée personnel à l’Institution Royale des Jeunes Aveugles, billet sur des modifications qui rendent l’opération de la cataracte plus facile, etc.Sur tous les documents, figure le cachet de la collection Jules de Geres de Mony.
Lettre autographe signée
GUILLAUME PaulLettre autographe signée, adressée à Mme Eugène Dabit. Sans date ; 2 pages in-4° sur papier de deuil. « Une grande exposition organisée pieusement — ses livres — sa photographie au centre de la pièce — ses amis pour informer le public —, cela vous conviendrait-il ? Et à ses pauvres parents ? Téléphonez-moi et dites-moi où je pourrais voir les toiles. »
Lettre signée
GUILLAUME IIILettre signée, adressée à une musicienne. La Haye, 25 décembre 1874 ; 3 pages in-4°. Il lui est reconnaissant de prendre soin de sa « Pensionnaire de 1ère classe », Mlle Van Erps Reerink et de lavoir invitée à la soirée musicale quelle organise chez elle. Il sefforce ensuite de la rassurer au sujet de laudition que la jeune élève va donner prochainement devant un « aréopage de grands musiciens et de grands maîtres » sur la scène du théâtre du château royal de Loc : « Il suffira pour cela de vous nommer les noms de Messieurs Reber, Ambroise Thomas, Félicien David et Liszt, en effet ces Messieurs dont la plupart sont auteurs douvrages distingués qui ont obtenu de grands succès ainsi que la sanction des publics devant lesquels ils ont été joués, tous ces Messieurs savent ce que cest que des voix et quécrire pour elles et Mademoiselle Reerink na aucune crainte à avoir, ni vous pour sa réussite complète et certes que la meilleure de toutes les recommandations est celle dêtre votre élève. » On joint une lettre autographe signée de Sophie, reine des Pays-Bas, épouse de Guillaume III. Sans date ; 2 pages in-8°, en allemand. Remerciements pour une communication quelle a reçue dans sa chambre de malade où la retient une mauvaise fièvre.
Lettre autographe signée
GUILLAUME IerLettre autographe signée « Guillaume Rex », adressée à Mme la marquise de La Rochelambert, née comtesse de Bruges. Berlin, 18 juin 1870 ; 2 pages ½ in-8°, tranches dorées, filigrane aux armes de Prusse et portrait aux lauriers ; accompagnée de son enveloppe avec timbres, tampons d’expédition et marques postales, cachets de cire rouge de la « Direction générale des Postes » ; annotation en caractères gothiques encre rouge de la main de la marquise. Très belle lettre en français du roi de Prusse adressée à la marquise un mois avant la déclaration de guerre avec la France le 18 juillet : « Quand on quitte les quartiers d’hivers, on cherche à remettre de l’ordre dans ses papiers ; c’était mon cas ces jours-ci ; et qu’est-ce que je retrouve !? Votre lettre du 20 janvier par laquelle vous me demandez une pension pour la pauvre Made de Tressan […]. Pardon, mille fois pardon de cette insouciance, de réaliser une résolution que j’avais prise de suite, d’accomplir votre proposition. Je vous prie, Madame, de me dire, si Mme de Tressan habite toujours encore Coblence et de m’indiquer la voie par laquelle je dois lui faire parvenir la pension. »
Ensemble de 5 documents
GUILLAUME AlbertEnsemble de 5 documents adressés à Gaston Calmette.— Lettre autographe signée. Paris, « Mercredi 19 7bre 1928 » ; 1 page in-8° oblongue avec dessin humoristique imprimé : « Je m’adresse une fois de plus à votre extrême amabilité pour vous demander de bien vouloir […] me faire passer trois ou quatre lignes d’écho sur la remise que j’ai faite de mon album Mes 28 jours, à M. Félix Faure ; le Président aime l’armée, même dans les albums pour rire. J’espère que l’écho sur L’Almanach (400 F) et L’An jour le jour (2 200 F) me seront une suffisante excuse auprès de la sévère administration du Figaro.»— 2 billets autographes signés : « Je sors de l’Elysée où je suis allé remettre à notre sympathique président, Félix Faure, un exemplaire japon de Mes campagnes afin de le renseigner sur son armée. » « Mon cher Calmette ou Mon cher Directeur, pour mieux dire, le téléphone m’annonce la bonne nouvelle... Je suis ravi, grâce à vous, de réaliser un rêve depuis longtemps caressé et je vous remercie de tout cœur. »— Une carte de visite et une carte d’invitation pour visiter la réduction de l’Aquarium de Paris, destinée à l’Exposition universelle de 1900.
Lettre autographe signée
GUILLAUME AlbertLettre autographe signée, adressée à Gaston Calmette. Fontaine, 26 octobre 1913 ; 1 page in-12. « Merci au Figaro, merci à son directeur, merci surtout et du fond du cœur à l’ami toujours attentionné et prévenant qui sait dire la bonne parole qui va à l’âme ! […] En souvenir de la chère disparue qui vous aimait bien aussi ! »
Photographie signée
GUGLIELMI MargheritaPhotographie signée. 14 x 9,5 cm. Photographie Marchiori (Firenze).
Lettre manuscrite d’un soldat ou officier
GUERRE DE SEPT ANS. RELATION DU COMBAT DE VILLINGSHAUSEN. 1761.Lettre manuscrite d’un soldat. 23 juillet [1761] ; 6 pages et demie in-4°, adresse, cachet cire rouge, marque postale « Arm. du B. Rhin » (petit manque par bris de cachet avec perte de quelques lettres).Relation du combat près de Villingshausen, les 15 et 16 juillet 1761, des armées réunies du maréchal prince de Soubise et du maréchal de Broglie, contre les troupes commandées par le Prince Ferdinand.L’auteur de la lettre, qui sert sous Broglie, décrit les manœuvres successives qui culminèrent en une déroute des Français, évalue les pertes de part et d’autre, y compris celles chez les officiers supérieurs : « Mr le duc d’Havré a eu un bras emporté et est mort, Mr de Rougé lieutenant general La Cuisse est mort, Mr de Vaux gendre du duc d’Havré blessé grievement », etc. Il donne ensuite le “Bulletin” de l’armée de Soubise du 13 au 18 juillet, retraçant les mouvements sur les bords de l’Ahse et de la Lippe, décrivant le terrain et les forces respectives des adversaires, et racontant l’adjonction du corps du prince de Condé et la décision de M. de Broglie de se retirer. Le maréchal de Soubise est désormais à Berlinghausen, et le prince Henry frère cadet du prince héréditaire a été blessé il y a quelques jours.













