Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
DUFY RaoulLettre autographe signée, adressée à Christian Zervos. 1 page in-4°. Il annonce l’envoi d’un petit dessin « pour faire un cliché grandeur exacte aucune réduction. […] Robert vous remettra aussi la maquette pour la couleur de l’impression du fond bleu. Merci pour tout cela. Passerez-vous dans votre prochain numéro le Mozart et la Femme à la fenêtre de la vente Quinn ?».
2 lettres signées
DUFY Raoul2 lettres signées (la première avec 3 lignes autographes), adressées à son amie Marcelle Laclais à Marseille. 1948-1951 ; 2 pages in-4 dactylographiées.— Perpignan 15 mars 1948. Nouvelles de leurs amis et condoléances… « Pour ton lumbago je te conseille le traitement électrique : diathermie profonde. C’est ce que Berthe vient de faire et elle s’en trouve très bien. Il va mieux mais a eu un coup dur, et comme je suis à la diète […] j’ai perdu un peu de forces ».— Paris 19 octobre 1951. Il revient d’un long séjour en Amérique, « tellement occupé par les soins et toutes les autres choses que j’ai bien négligé toute correspondance. Et puis, c’était toujours la même chanson : dire que j’allais mieux sans que ce soit absolument vrai. Mais aujourd’hui, après ce long et dur traitement, je peux dire que je suis vraiment amélioré ». Ils descendront bientôt dans le Midi et espèrent l’y voir. Il la félicite pour son mariage et leur envoie « tous nos vœux à tous les deux ».
2 lettres signées
DUFY Raoul2 lettres signées (la première avec 3 lignes autographes), adressées à son amie Marcelle Laclais à Marseille. 1948-1951 ; 2 pages in-4 dactylographiées.— Perpignan 15 mars 1948. Nouvelles de leurs amis et condoléances… « Pour ton lumbago je te conseille le traitement électrique : diathermie profonde. C’est ce que Berthe vient de faire et elle s’en trouve très bien. Il va mieux mais a eu un coup dur, et comme je suis à la diète […] j’ai perdu un peu de forces ».— Paris 19 octobre 1951. Il revient d’un long séjour en Amérique, « tellement occupé par les soins et toutes les autres choses que j’ai bien négligé toute correspondance. Et puis, c’était toujours la même chanson : dire que j’allais mieux sans que ce soit absolument vrai. Mais aujourd’hui, après ce long et dur traitement, je peux dire que je suis vraiment amélioré ». Ils descendront bientôt dans le Midi et espèrent l’y voir. Il la félicite pour son mariage et leur envoie « tous nos vœux à tous les deux ».
Ensemble de lettres signées
DUFY Raoul2 lettres signées, adressées au critique d’art Michel Georges-Michel. 1949-1952.— Perpignan 25 mai 1949 ; 1 page in-4°. Il est très touché par les félicitations de Georges-Michel et le croyait toujours en Amérique. « Je vois que là-bas, vous avez beaucoup travaillé et beaucoup combattu pour l’Art Français.» Il a fuit Paris pour se réfugier dans un pays chaud « qui m’aide à supporter les rhumatismes dont je suis couvert, alors je ne vais plus à Paris. […] J’ai pris l’habitude de faire des cures en Espagne du côté de Barcelone […]. Dans mon malheur je peux encore travailler, je ne m’en prive pas, mais la difficulté de la marche m’oblige à une vie plus sédentaire.»— Paris, 3 juin 1952 ; 1/2 page in-4°. Il le remercie pour l’article charmant « que vous avez écrit dans La Presse sur moi, et que vous m’avez remis l’autre jour à mon exposition chez Carré. Vous connaissez bien plus ma vie que je ne pouvais le penser. Tout ce que vous en dites me parait vrai et agréable.»On joint un photographie représentant Georges Michel et Dufy assis dans un jardin et diverses lettre dont une lettre d’Edmond Wellhoff offrant un portrait de Dufy au Musée d’Art Moderne, avec la réponse signée de Jean Cassou acceptant le don.
Carte autographe signée, adressée à son frère Raoul.
DUFY JeanCarte autographe signée, adressée à son frère Raoul. Sans date ; 1 page in-12 sur une carte de Caudebec-en-Caux. « Tout va bien, j’ai fait Rouen et les environs, suis à Caudebec où j’ai un bon programme. Le temps est aujourd’hui meilleur car j’ai été gêné par la pluie et le brouillard sur Rouen où je retournerai pour compléter mes documents ».
Portrait gravé
DUFAURE Jules Armand StanislasPortrait gravé. 1874 ; 265 X 380 mm. Portrait gravé en lithographie par A. Néraudan, tiré du Panthéon Républicain (1874). On joint sa biographie imprimée de la même époque. Très beau portrait.
5 lettres autographes signées
DUCOS DU HAURON LouisLettre autographe signée, adressée à « A. Lumière & ses fils ». Alger, 19 juin 1896 ; 4 pages in-4°. Très importante lettre sur la photographie en couleurs, adressée aux frères Lumières. Louis Ducos du Hauron était parti à Alger de 1884 à 1896. Cette lettre est écrite juste avant son retour à Paris.« Mon frère vient d’achever un long ouvrage intitulé La Triplice Photographique des Couleurs et l’Imprimerie, système de Photochromographie, Louis Ducos du Hauron, Nouvelles descriptions théoriques et pratiques mises en rapport avec les progrès généraux de la photographie, de l’optique, des tirages photomécaniques et des arts auxiliaires. Cet ouvrage rend compte de tous les travaux que j’ai consacrés, depuis une trentaine d’années, aux moyens de réaliser cette triplice sous ses différentes formes, et il divulgue d’importantes nouveautés tenues secrètes jusqu’à ce jour. Nous venons de traiter avec la librairie Gauthier-Villars pour l’impression de ce livre qui doit paraître prochainement. Il arrive bien à son heure. Ce qui est certain, c’est qu’en ce moment l’excessive vulgarisation de la photographie noire, devenue le passe-temps de presque tout le monde, prédispose nombre de photographes, amateurs ou professionnels, à vouloir réaliser, fallut-il un travail plus attentif ou plus compliqué, ce prestigieux idéal qu’on appelle la couleur. Vous-mêmes, Messieurs, avez compris toute la puissance de cette aspiration et vous l’avez secondée. Vous l’avez secondée, non seulement par la création des plaques spéciales qui conviennent pour la mise en œuvre de la chromophotographie interférentielle de M. Lippmann, mais encore et à une date plus récente par l’inauguration d’un très beau procédé de tirages par voie de réversibilité d’empreintes, lequel rentre dans la Triplice photographique des couleurs. À notre tour, dans le livre en question, tout en y mentionnant avec soin ce procédé, nous avons fait, mon frère et moi, un exposé complet de tous les autres modes de tirages, qui, en l’état actuel de la science et de l’industrie, s’attachent à la reconstitution de nos trois couleurs. […] Il est hors de doute que cette publication venant s’ajouter soit aux projections polychromes, soit aux impressions pigmentaires effectuées un peu partout, en Europe et en Amérique, d’après le même principe de division et de synthèse des couleurs, va précipiter le mouvement. Dans ces circonstances, je vous prie, Messieurs, de prêter toute votre attention à ce que je vais vous dire : Qu’ils le veuillent ou non, tous ceux qui, sous une forme quelconque, tirages photomécaniques et accélérés ou tirages d’amateur et à petite vitesse, vont vouloir faire de la polychromie photographique en trois couleurs, seront forcément conduits à préférer aux incommodes et encombrantes triples chambres noires proposées soit par moi-même jusqu’à ces derniers temps, soit par différents constructeurs, le dispositif que j’ai imaginé et breveté sous le nom de Polyfolium Chromodialytique : c’est un mince cahier constitué par une alternance d’écrans colorés pelliculaires et de pellicules sensibles s’impressionnant les unes à travers les autres, le tout contenu dans le châssis négatif d’une chambre noire quelconque. Le livre que nous allons faire paraître contient la minutieuse description de ce dispositif. Je viens de l’expérimenter à fond : il fonctionne dans la perfection, il me procure le trio irréprochable des trois phototypes, créés, l’un par la lumière bleu-violette, le second par la lumière verte, le troisième par la rouge-orangée. Pour ces expériences j’ai dû, faute de trouver dans le commerce les trois pellicules toutes préparées, m’accommoder de pellicules Planchon mises en vente par votre maison ; j’ai dépouillé du gélatino-bromure d’argent deux de ces pellicules et j’y ai substitué les préparations transparentes voulues, la troisième, celle du rouge-orangé, étant laissée telle quelle. Une pression très modérée du livret dans le châssis a assuré la grande finesse des trois images. […] Je viens maintenant vous proposer de vous charger de la fabrication industrielle de ce polyfolium. […] Autre chose non moins importante que j’ai à vous soumettre : dans ma lointaine, trop lointaine résidence, j’ai appris les considérables succès de votre cinématographe ; je sais qu’il fait courir tout Paris ; mais j’ai appris également […] que M. Francis Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de phantoscope qui constituerait un progrès. […] Il y a un grand nombre d’années, j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux qui, théoriquement présenté plus tard par M. Maret en France et exécuté en Amérique par Edison sous une forme défectueuse, a été repris par vous dans de meilleures conditions ; je pris soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété sur cette invention. Les circonstances ne me permirent pas la mise à exécution du système. Il entre absolument dans les projets de mon frère de publier une brochure spéciale rétablissant, tout au moins dans un intérêt honorifique, mes droits d’inventeur : les mémoires ou je consignai mes descriptions d’autrefois vous fourniraient au besoin des armes à l’encontre des prétendus perfectionnements de M. Francis Jenkins dont je décrivis nettement le système procurant à la fois la continuité du mouvement et la non intermittence de l’éclairage. […] Je suis prêt, Messieurs, avant de m’adresser à tout autre[…] à vous faire bénéficier de ma science spéciale et des documents dont je dispose. Voyez, Messieurs, dans quelles conditions vous pourriez m’encourager à vous faire ouvertement mes communications ».On joint : DUCOS DU HAURON Alcide [Langon, 1830 - Savigny-sur-Orge, 1909], avocat à Alger et frère de Louis. Ensemble de 3 lettres autographes signées, adressées à Auguste Lumière. 1896-1912.— Sans date, « Mardi » ; 1 page 1/2 in-12, à l’encre rouge. « C’est avec une bien grande joie que nous voyons arriver le moment, où, enfin nous allons avoir le bonheur de faire votre connaissance. C’est par un simple mot, comme vous le feriez avec des parents, que nous vous prions de nous annoncer votre arrivée en nous disant simplement le jour où vous viendrez déjeuner ou dîner avec nous. Notre installation est simple mais n’en est pas moins confortable, et certainement ce serait de très bon coeur que nous vous verrions accepter une hospitalité entière. Nous avons une bonne chambre à offrir […] vous serez absolument chez vous, à 15 minutes du centre de Paris. »—1896 : Lettre dans laquelle Ducos du Hauron présente son travail et son ouvrage le «Triplice photographique des couleurs et de l’imprimerie » : « J’ai appris les considérables succès de votre Cinématographe […] Monsieur François Jenkins aurait imaginé un appareil baptisé par lui du nom de Phantascope […] Je vais vous faire une révélation que vous ne dédaignerez certainement pas. Il y a un grand nombre d’années j’imaginai non seulement le principe, mais tous les détails de cet art merveilleux. […] Je vous prie soin de garantir en ma faveur, par les moyens légaux, tous mes droits d’antériorité, de propriété de cette invention ».— 11 juillet 1900 ; 4 pages in-12. Importante lettre scientifique. Il remercie L. Lumière pour son envoi de pellicules rigides. « Nos plaques colorées nous ont donné un mal de chien. Un jour les choses se passaient à la perfection, le lendemain, rien ne pouvait réussir. L’insuccès venait toujours de questions de détails, tout à fait en dehors du principe parfait en lui-même. Bref ! aujourd’hui tout va pour le mieux et à l’aide de nos Mélano A avec lesquels on obtient en une seule pose de 8 à 10 secondes et avec un seul objectif, les trois négatifs de n’importe quel sujet, il est aisé d’obtenir de très beaux résultats en couleur. Les amateurs photographes semblent s’intéresser de plus en plus à la photographie des couleurs, et certainement si nous ne réussissons pas, faute de capitaux, d’autres pourront en prenant nos affaires toutes créées, réussir pleinement. Ces derniers modèles d’appareils se vendent bien et l’amateur est heureux de réussir à coup sûr. La préfecture de police pour son service ant[h]ropométrique, vient d’adopter définitivement après essais couronnés de succès, ce nouvel appareil, qui sert non seulement à prendre les trois négatifs qu’on peut utiliser pour n’importe quel mode de tirage, mais aussi à la vision synthétique. Notre modeste exposition a semblé intéresser vivement les membres du jury. Qu’adviendra-t-il de tout ça ? Je l’ignore. Ce qu’il y a de très sûr c’est que de tous les coins de l’horizon, nous recevons des demandes de renseignements, des commandes, auxquelles nous ne pouvons pas donner satisfaction, car notre installation, aussi simple que notre personnel, ne nous permet pas une production très régulière ».On joint : une lettre autographe signée « Al. Ducos du Hauron ». 3 avril 1912 ; 2 pages in-12 sur papier de deuil. « Comment vous exprimer les sentiments que j’éprouve, et mon entourage avec moi, en apprenant l’acte si généreux que m’annonce votre lettre reçue ce matin. […] Nous sommes une fois de plus touchés. Dans les heures si cruelles que nous traversons, quelle détente, quel repos d’esprit vous venez de nous procurer »On joint une lettre très intéressante du docteur Léon Duchesne, à Louis Lumière, concernant la microphotographie (1892).
Portrait gravé.
DUCLOS CharlesPortrait gravé. XIXe siècle ; 130 X 175 mm sur un feuillet de 210 X 285 mm. Gravure d’après un dessin de Cochin fils de 1763. Beau portrait.
Feutre et papier collé sur carton, signé
DUBUFFET JeanPersonnageSigné de ses initiales « J.D » et daté « 73 » ; daté du 19 mars 1973 au verso. Feutre et papier collé sur carton. 41,8 x 19 cm. Provenance: — Galerie Beyeler, Basel— Private Collection— Sotheby's, New York, 4 October 1990, Lot 77Acquired from the above by the present ownerBibliographie : Max Loreau, Catalogue des Travaux de Jean Dubuffet: Dessin, Fascicule XXVII, Paris 1976, p. 123, no. 240a, listed.
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée avec annotation autographe précisant la prononciation des mots, adressée à André Castel. mardi ; 1 page in-8°. « Cher ami mille merci pour mon petit trousseau de clefs retrouvé. Parait que René de Solier n'a pas pu aller à Nîmes ; ça n'est pas pour vous je crois une très grande perte. Il a vu la corrida d'Arles et m'en a parlé. Parait qu'il y avait des beaux messieurs des picassos et tous ça. Je vais vous envoyé lady chatterley encuademado qui vous tente. Je suis bien content d'avoir retrouvé mes petites clefs et je vous demande bien pardon du dérangement. J'ai un ami qui s'appelle Sentein, il est de Montpellier, c'est un type intéressant, il connaît bien la Camargue il est ami avec Jean Hugo et habite quelque fois chez lui ou chez sa soeur et il connaît aussi les Godebski. J'ai un bien bon souvenir de Mr. Godebski si élégant. Mais pas de sa peinture. J'étudie l'arabe avec une outrancière application ; je commence à me tirer d'affaire ; pour dire : son frère est mort, ça se dit : métro. Voyez comment c'est bref. Et pour dire : elle est partie : c'est rôti. Et pour dire chambre on dit : bite. Ça c'est désagréable. Mais naturellement il faut mettre la prononciation, l'intonation. Pour dire : bien (un qui a du bien, qui possède un bien) on dit : mal. Ça prête à confusion. amitié »
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Lundi 25 août ; 1 page in-8°. « Muy amigo, C'est bien de vous de mettre à vos lettres pas n'importe quelles dates mais celle du 24 juin jour de la saint Jean. Je suis bien honteux de ne pouvoir répondre à telle courtoisie comme serait séant du fait que mon facteur m'a remis lors des étrennes un calendrier truqué où la saint André ne figure pas, je m'expliquerai de cela avec lui au prochain paquet recommandé. La langue espagnole est vraiment impayable et lire une lettre en espagnol au petit déjeuner du matin met l'homme en joie pour tout le jour. Je n'oublierai de ma vie les terribles grimaces que faisait Canitas à son partenaire et ses mines de diable quand il brandissait les banderilles à bouts de doigts d'une manière épouvantable. Canitas est mon homme et je suis content que se ha distinguide mucho en Arles et que Pujol lui à rendu hommage. La cristallerie des ballons d'essais et alambics de verre me parait le meilleur décor souhaitable pour une villégiature par été chaud. Lors de mon stage de naguère au laboratoire musical du havre je ne me lassais pas de regarder la flore de mousses ou d'algues qui peuplait le tube de réfrigération de l'alambic verre ; cette singulière végétation me fascinait et m'est restée dans le souvenir avec la même force qu'il restera Canitas grimaçant acteur japonais. Jean Paulhan séjourne dans les montagnes auvergnates mais suivant son habitus sort peu de sa chambre sinon vers le soir pour jouer au boules dans la cour. Je me suis quant à moi privé de déplacements si inutiles, et maintenu dans mon atelier et chantier de travail où le soleil d'août se donne à goûter à plein. Il ne me parait à moi non plus pas possible que cette corrida de septembre ait lieu sans que Jean P. et moi y assistions auprès de vous cette éventualité qui ne me parait pas concevable. Tout ce qui précède est futile bavardage et hors de saison, on me dit qu'une haute dignité d'empire, un bouton de cristal et haut rang de protocole et grande noblesse de république vient de toucher votre maison, on m'envoie des coupures de presse commentant cet événement/ A genoux donc je baise votre écarlate botte. ».
Lettre signée, à André Castel ou à son épouse
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel ou à son épouse. Dimanche ; 1 page in-8°. «Il faudra qu'on regarde ensemble cette encyclopédie taurine exhaustive. La tiendra chez Pouly je la regretterai bien mais impossible ! Je m'embarque le 17 pour Alger. Et d'ici là, toute la semaine, dernière semaine à passer à Paris avant l'expédition, il me faut procéder à la veillée d'armes du chevalier avant l'assaut. Je veux dire me décanter et recueillir et préparer un peu par la pensée mon travail de turqueries que j'ai en tête de faire là bas. Il ne fallait pas envoyer l'argent de lady Chatterley à Gallimard, je voulais vous l'offrir en cadeau. Donc c'est raté. Bien merci de votre offre d'un petit séjour ensemble chez votre gentille soeur à Grasse ; oui telle idée me sourit grandement ; j'aimerai joliment bien faire ce petit voyage avec vous et qu'on passe ainsi ensemble quelques jours de repos dans cet aimable pays ; et j'aurais plaisir à parler avec votre beau-frère et son ami qui était avec lui l'autre fois ; il faudra qu'on le fasse une fois , rappelez moi je vous prie à leur souvenir quand vous les verrez. Bien bonjour à la signora Castel et bonjour à demoiselle Paulette et bonjour à votre soeur. »
Lettre signée avec correction autographes, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée avec correction autographes, adressée à André Castel. 1 page in-8°. « Mon cher ami Lady Chatterley encuadernado il y en a ; on n'était pas sûr qu'il y en avait encore, on a regardé, alors oui il y en a ; alors donc le nécessaire est fait ; un exemplaire va vous être envoyé directement à votre adresse par les bureaux de la RNF par paquet recommandé ; s'il y avait anicroche prévenez moi pour que j'intervienne ; bons amicaux souvenirs à vos aimables femmes et soeur, et compagnies amies »
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Mercredi 25 août ; 1 page in-8°. Extraordinaire lettre sur Picasso et sa future exposition de l'art brut. « Cher ami, Picasso ah non merci. Très peu pour moi. Faux artiste, fausse peinture, fausse gloire. Sale cabotin. Faux jeton. Sale type. Des vrais artistes j'en connais. Ça ne ressemble pas du tout à ça je vous prie de le croire, ça n'a pas ce genre de manières et de cette façon de se comporter dans la vie. Je suis terriblement occupé avec mon affaire d'art brut, l'installation du pavillon que Gallimard a été bien chic de nous prêter pour y installer nos collections et faire nos expositions ; et tout le travail de recherches et prospection et correspondance ; et la préparation de l'Almanach de l'Art Brut que nous avons projet de publier en fin de cette année (et donc ça presse) - de sorte que je ne pourrai sûrement pas m'éloigner de ma table de travail pour aller voir ces toros là et regarder Picasso les regarder. Sûrement qu'il va se faire photographier en train d'estorquer, ce vieux macaque. Il doit être peureux comme un pet. J'ai fait le nécessaire pour la commande de livres qui donc vous parviendrons sans tarder je pense - sinon avisez moi pour que je relance. Mille amitiés, S'il y a sur les murs de l'arène des beaux graffiti tauromachiques faites les photographier pour moi. »
Lettre signée avec 3 lignes autographes
DUBUFFET JeanLettre signée avec 3 lignes autographes. mardi 31 octobre [1950], adressée à son cher René [de Solier] ; 1 page in-8 dactylographiée. Trop « occupé en ce moment avec mes peintures que je fais à tour de bras », Dubuffet n'a pas encore pu aller en librairie « feuilleter un peu ce sale livre [Les dieux ne nous aiment pas de Max Servais] [ ] Quelle drôle d'idée de donner mon nom à l'un de ses sales personnages ! ». Il ne connait pas Max Servais mais a déjà rencontré le directeur des éditions Corréa et sa femme qui « s'affuble d'un nom grotesque dans le genre de Solange de Poutrailles et Ghislaine de Calembredaine pour signer dans des feuilles obscures des articles prétendant être de critique d'art, d'ailleurs remarquablement ineptes. Enfin tant pis tout cela on s'en fout : qu'ils vivent heureux ensemble ! » Il prie de saluer de sa part « l'adorable Germaine Richier que nous aimons tous deux très fort, et que d'ailleurs tout le monde aime beaucoup. Quelle drôle d'idée elle a eue de mettre une statue dans cette affolante église de Savoie [Notre-Dame-de-Toute-Grâce sur le plateau d'Assy] où il y a des inepties de Matisse, Léger, Lurçat et les autres ». Il n'a jamais vu de statue de Germaine Richier et aimerait bien en voir une. Son ami Constant Rey Millet n'a jamais rien vu d'aussi « faux et imbécile que cette église ». Il ajoute de sa main que son ami « Afonso Ossorio a entièrement décoré une grande église aux îles Philippines et cette uvre gigantesque est extrêmement belle ».











