Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Paris, samedi 24 juillet ; 1 page in-8°. « Cher ami, Ne me parler pas de logique pour un type type qui aboutit à des conclusions fausses. Pas besoin de sortir de Polytechnique pour voir du premier coup d'oeil que ses conclusions sont archi fausses. Donc c'est de la logique à la mords moi le doigt. Il y a une paille dans cette logique là. Il y a même des pailles dans chaque ligne. C'est ce qui me frappe du reste dans tous ces logiciens là c'est leur manque de sens de la logique, leur logique vicieuse. On dirait que c'est principalement les gens qui n'ont pas le sens de la logique qui s'entichent de ce qu'ils croient être de la logique et s'y adonnent avec entrain. D'ailleurs le procès est déjà jugé à la base : ça n'est pas logique, ça n'est pas d'un esprit logique de faire de la logique, d'aimer la logique, de perdre son temps à la logique. Vous êtes sûrement de mon avis. Vous savez je suis le plus confus du monde d'avoir été si négligent pour cette commission dont vous m'aviez chargé et dont vous me dites que vous avez maintenant chargé à ma place Jean Paulhan ; je vous demande grandement pardon ; je vous promets d'être plus diligent pour toutes autres commissions dont vous voudrez bien me faire l'amitié de me charger ; je vous en prie donnez moi dès à présent quelque autre commission pour que je réhabilite. J'apprend toujours l'arabe. C'est Picasso qui assomme le monde avec ses toros il n'arrête pas de peindre des toros sur des toiles sur des pots, sur des assiettes, et à chaque toro qu'il peint les abbé Morel et les Eluard et les Zervos qui font une tournée de conférences pour expliquer ; à la fin ça fait du tort aux toros tout ce baratin là. »
Lettre autographe signé, adressée à Madame André Castel
DUBUFFET JeanLettre autographe signé, adressée à Madame André Castel. Le 31 mai [1947] ; 1 page in-4°,enveloppe jointe. « Chère madame, Quel dérangement on vous a donné! Je pense à toute la peine que représentait pour vous la préparation (et la suite après, la remise en ordre des choses après ) de ces magnifiques festins et je songe à cela que vous faisiez tout cela si gaiement et de si bonne grâce et sans donner à soupçonner le moins du monde toute cette peine. Grand merci! Je vous envoie, pour le cas que ça vous amuserait de le lire, mon petit livre sur la peinture mais ça n'est pas très amusant, j'aurais bien aimé que ça soit amusant mais ça ne l'est pas. Voulez-vous me rappeler au souvenir de votre soeur Jessie, j'ai été bien désappointé de ne plus la revoir, je lui envoie bien mes amitiés et à vous aussi chère madame toutes mes meilleures amitiés.»
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Vendredi 16 juillet ; 1 page in-8°. « Cher ami, C'est avec la cagoule de pénitent sur mon visage jaune que j'ose m'adresser à vous. Tout à fait accablé par la situation où je me suis mis. Vous ne pouvez imaginer la puissance de l'inhibition qui s'exerce en moi dès qu'il s'agit d'une commission en ville. Si par exemple mes jarretelles se rompent eh bien plutôt que d'aller au coin de ma rue en acheter d'autres neuves, je resterai avec mes chaussettes en tire bouchon pendant des mois, des années peut-être... Et puis ce sentiments s'inhibition est encore plus fort quand il s'agit de la maison Gallimard, où, je ne sais pourquoi, je n'aime pas aller. A dire vrai j'y suis allé deux fois pourtant depuis deux mois que je suis rentré d'Algérie à Paris, mais à chacune de ces deux fois je n'avais pas sur moi votre lettre et ne me souvenais plus du livre que vous désirez. Et je ne voulais pas répondre à votre lettre sans m'être acquitté de la commission ; et d'attendre et différer ainsi voyez quel temps s'est écoulé! Le temps vous glisse entre les doigts comme eau vive. C'est dans l'éblouissement, hagard jusqu'à l'égarement, des soleillades d'El Goléa que votre lettre m'est parvenue. C'était même drôle de recevoir dans ce lieu cette commission pour la maison Gallimard, qui apparaissait là aussi éloignée, aussi impossible, que vue de la lune. Et maintenant j'en suis là que je me demande si la commission est encore demeurée opportune, ou bien si vous ne vous êtes pas déjà procuré ce livre que vous désiriez. Mais au fait quel livre est-ce? Je me le rentre maintenant dans la tête, c'est Du style d'idées de Mr Benda, exemplaire de luxe. Drôle d'idée d'avoir envie de lire ce livre. Mais enfin ça ne se discute pas. J'irais immédiatement le chercher si ce n'est que j'ai peur que vous l'ayez maintenant déjà. Voulez vous m'écrire si l'affaire est demeurée d'actualité, si je dois aller le chercher, et alors j'y cours. Mille excuses, et tout amicalement à vous.»
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Mardi ; 1 page in-8°. « muy amigo J'aurais bien voulu revoir Canitas à Arles refaire au toro ses grimaces de masque japonais. J'aurais bien voulu me rissoler en Camargue aux cotés du sublime Rivera et voir peut-être le mirage dresser son effigie à l'horizon. Pobre de mio, que lastimo que me he olividado quasi todo lo que sabia en castellano, me gustaré bien hablar castellano con Vd. Hace muchos anos que no he mas hablado. Pero entiendo todo lo que me dice Vd. Mais il faut travailler, j'ai bien trop vagabondé ces temps et perdu bien du temps en dissipations diverses et je veux maintenant me claquemurer et travailler. J'ai fait lire votre lettre (si gentille) à Jean Paulhan avant hier soir J'attends d'un pied ferme l'assaut de madame Castel-Remoustrant contre mes étendards barbaresques. Je salue bien Jean Hugo mais je n'approuve pas l'acescence du muscat de Fourques, je veux croire que vous n'avez nulle part à cette affaire. Mille amitiés. » Le 15 juin 1947, c'est un cartel 100% aztèque qui affronte les toros de Yonnet (Christophe, le père d'Hubert). Carlos Vera « Cañitas », Antonio Velasquez et Manuel Gutierrez Sanchez « El Espartero », ce dernier sera blessé à la face. Il est fort probable que Jean Dubuffet assista à cette corrida.
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Dimanche 14 septembre ; 1 page in-4°. « Muy querido amigo Que lastima! Impossible que yo venge! Tengo alguna esposicion de cuadras que empieza el 7 de Octobre a la galeria des senor René Drouin y tengo de prepararla y no puedo ausentarme de Paris. Jean Paulhan prend des airs dégoutés de grand crâneur pour dire qu'il ne se dérange pas pour des toros de Pouly ; il les lui faut au moins portugais qu'il dit. Me gusta muchissimo de recibit cartas en castellano. Me parece siempre muy alegre el idioma castellana. La frontière des Pyrénées va remarcher qu'ont et je vais vite aller rafraîchir mes possibilités de m'exprimer dans cet idiome. Me gustaria muchisimo de hacer retratos de toreros y especialmente de Canitas. Germaine Paulhan va maintenant un peu mieux. Vous me ferez grand plaisir en me confiant des recaditos, donnez m'en le détail je m'en chargerai avec plaisir et vous ferai les envois puisque je ne puis venir. Je croyais avoir perdu en dormant la nuit sur la banquette du compartiment mes clefs ; j'ai constaté cette disparition au matin de l'arrivée à Paris quand j'ai voulu ouvrir la porte d'entrée de mon logis ; le serrurier est intervenu ; mais c'est incommode que je ne peux plus fermer à clef les portières de ma petite auto quand je la laisse en station ; il est vrai que je n'ai plus d'essence. J'ai grande émotion à regarder le mémorial de cet épouvantable danger qui a menacé la muy graciosa senorina Pablita et vous même en ce jour de décembre auquel vous vous référez et je vous invite à mettre un ex-voto à ce sujet à l'église de sainte Sarah. René de Solier , écrivain des plus obscurs et qui vient de perdre bien fâcheusement sa jeune épouse, se trouve actuellement dans ses lieux ; je lui ai conseillé d'aller vous saluer à Nîmes. Yo le abraze Vd muy calorosamente. »
Lettre signée, adressée à André Castel
DUBUFFET JeanLettre signée, adressée à André Castel. Vendredi 13 janvier ; 1 page in-8°. « Cher ami, J'ai reçu la visite de votre ami Mr Galiano mais je n'ai aucun moyen de lui être utile, vivant très isolé comme je fais, et en mauvais termes avec les milieux littéraires et artistiques de l'école culturelle de Paris, à laquelle je m'honore de ne pas appartenir, comme vous le savez. J'ai, vous le savez, peu de goût pour la culture et ses ministres et propagateurs et je crois paradoxalement qu'il y a plus de contenu dans la cervelle de n'importe quel laveur de vitres que dans celle de nos hauts docteurs du Savoir. Ainsi ne puis-je rien d'utile pour un professeur de l'Université de Madrid, sinon lui conseiller de recommencer sa vie en entreprenant par exemple de laver des vitres. Je me suis cependant abstenu de donner cet avis à Mr Galiano. J'espère que vous allez bien et je vous envoie tous mes souhaits de bonne année pour vous même et votre gracieuse compagne, avec pour tous deux tous deux tous mes plus amicaux souvenirs. »
Lettre autographe signée
DUBUFFET JeanLettre autographe signée, adressée à Maurice Saillet, à la librairie Adrienne Monnier, rue de l’Odéon. Île du Levant (Var), 26 mai 1951 ; 1 page in-8°, enveloppe timbrée jointe. « On m’a communiqué hier votre article de Combat relatant les imbéciles violences dont vous avez été l’objet. J’ai toujours eu l’impression que le surréalisme consiste essentiellement dans des grossièretés de ce genre. Je tiens à vous manifester ma très chaleureuse sympathie et vous salue amicalement Jean Dubuffet. »Dans un article intitulé “boulevard du Crépuscule” Maurice Saillet (un esprit fort distingué du Paris littéraire de l’époque, ami de Pascal Pia, de Maurice Nadeau et de Patrick Waldberg) dressa dans Combat un méchant parallèle entre l’illustre Gloria Swanson, cette revenante du cinéma muet qui joue le rôle d’une actrice déchue dans le film de Billy Wilder récemment sorti dans les salles, et André Breton, « star » vieillissante qui s’évertue à tenir le sien dans ce « film à vedette unique » qu’est le surréalisme.
Lettre autographe signée
DUBUFE Édouard-Marie-GuillaumeLettre autographe signée « William », adressée un aquarelliste nommé « Maurice » [Leloir ?]. Samedi soir ; 2 pages in-8° illustrées d'un très beau dessin aquarellé représentant deux peintres. « Mon cher Maurice, que vous dirait une séance d'aquarelle, jeudi prochain 36 avenue de Neuilly ? Si vous veniez ça nous ferait grand plaisir et je m'en ferais personnellement un autre - de plaisir - de malin plaisir - de vous faire copier une des plus incopiables aquarelles de la fin du siècle : elle est de moi .... Sérieusement : à jeudi dès 2 h 1/2 au plus tard, dites ? Veuillez prier madame votre mère d'agréer nos sincères et respectueux hommages et pour vous, de tous deux, une bonne et cordialement affectueuse poignée de main - double. William »
Aquarelle originale signée
DUBOUT AlbertAquarelle originale signée. 315 X 215 mm. Aquarelle exécutée pour l’illustration des Fadas de la Pétanque.
Dessin original signé
DUBOUT AlbertAquarelle originale signée. 195 X 150 mm. Aquarelle à l’encre de Chine et couleurs. Les gouvernements : « Hein, vieux ! nos gouvernements à nous ... Ils tiennent plus longtemps !.... » Encadrée.
Aquarelle originale signée
DUBOUT AlbertAquarelle originale signée. 31,5 x 24 cm. Aquarelle exécutée pour lillustration des Trois Mousquetaires (page 79 : « Monsieur dit-il, vous vous ferez étriller, je vous en préviens, si vous vous frottez ainsi aux mousquetaires ! »)
Ensemble de 2 lettres autographes signées
DU CAMP MaximeEnsemble de 2 lettres autographes signées. Baden-Baden, 1877 et 1881 ; chacune sur feuillet in-8°, l’une avec trace d’adhésif.25 novembre 1877 : « Je serai du jury pour le 1e Xbre ; ce qui me force à rentrer plus tôt que je n’aurais voulu ». 13 août 1881 : « J’ai oublié de vous prévenir que je dirais à âme qui vive que je devais à votre complaisance de savoir le nom de Mme Le Pic. »
Lettre autographe signée
DU CAMP MaximeLettre autographe signée. Paris, 9 mars 1870 ; 1 page in-8°.« Voici le travail dont j’ai eu l’honneur de vous entretenir. »
Pièce signée
DU CAMP MaximePièce signée. Paris, le 28 février 1878 ; 1 page in-4°, avec timbre fiscal impérial. Il s’agit de la dissolution de la société formée pour l’exploitation de la Revue de Paris. La pièce est également signée par Laurent Pichat, littérateur, Babaud-Laribière, journaliste, représentant du peuple, et Émile Desmarest, avocat-bâtonnier. « Que par chute de la suppression de ladite revue, suppression portée au Moniteur de janvier 1918, la société dont il s’agit a été dissoute de plein droit, ce que cette dissolution a été prononcée par délibération des membres de ladite société, en date du neuf février 1878. »
Ensemble de lettres autographes signées
DU CAMP MaximeTrès bel ensemble d’une vingtaine de lettres autographes signées. De 1865 à 1893 ; format in-8°. Lettres évoquant ses articles dans la Gazette du Midi et ses travaux. Longues lettres écrites de Baden-Baden pour la plupart. À étudier.












