Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
DU CAMP MaximeLettre autographe signée, adressée à un violoncelliste, prénommé Paul. Paris, 31 juillet ; 2 pages 1/2 in-8°. Amusante lettre écrite pour une jeune femme amoureuse : « Mlle Judith Lion s’étant légèrement blessée la main droite dans son déménagement, me prie de lui servir de secrétaire ; je saisis en hâte cette occasion de vous serrer cordialement la main. » Il écrit ensuite sous la dictée de Mlle Lion une très jolie lettre d’amour. « Cher adoré, la joie a inondé mon cœur en recevant ta lettre. Ah ! comme tu es aimé de ta Judith et comme elle voudrait t’accompagner dans ce voyage afin de jouir de tous les triomphes qui vont t’accueillir. Je m’ennuie, je languis, je suis souffrante. Pourquoi n’es tu pas là pour calmer les tourments de ce cœur qui t’appartient. […] Tu me demandes s’il faut jouer à la roulette : non ! non ! cher Paul ! ; ne sais tu pas le proverbe : heureux en amour, malheureux au jeu ! Tu perdrais tout, crois moi, car nulle tendresse ne fut plus violente que la mienne. Je vois Brice quelquefois, il fait la cour à ma mère qui se la laisse faire avec plaisir. […] Ne fais plus de rêves affreux, je t’en conjure, crois en moi comme on croit en Dieu et n’oublie jamais que pour la vie et l’éternité, je suis à toi. Ta Judith. Écris moi ! Écris moi ! j’attends ta réponse avec impatience ! tes lettres seules me font vivre ! »
Pièce signée
DU BOURGPièce signée. Strasbourg, 14 septembre 1728 ; 1 page in-folio. « Copie dune lettre escrite par M r de Breteuil à M r le M al Du Bourg, à Marly le 13 fevrier 1725 ». Sur une pension octroyée par le roi.
Lettre autographe signée
DRUON MauriceLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. 27 octobre 1968 ; 4 pages in-8°.« Pour qui a vécu à Rome, aime Rome, s’est nourri de Rome, vos “Souvenirs romains” sont une lecture d’enchantement. Et de douce nostalgie, aussi. J’ai passé dans la ville, comme terme d’une jeunesse impécunieuse et turbulente, deux années d’un séjour qui, pour n’avoir pas été aussi studieux que le vôtre, n’en fut pas moins enrichissant. J’y ai puisé images et personnages ; et c’est sur une terrasse de la Via Margutta, au pied de la Villa Médicis, que m’est venue un matin l’idée des Rois Maudits. C’est assez vous dire avec quelle attention et quel plaisir je vous ai suivi du Farnese au Janicule, de Saint Pierre à San Stefano Rotondo […]. J’imagine quelle put être votre joie, découvrant devant vous, chez le Prince del Vivaro, le paysage exactement décrit par Virgile. Ce chapitre est celui de l’intuition et de l’intelligence unies pour le service d’une passion. Comme il vous ressemble, et reflète bien les hautes qualités pour lesquelles on vous admire et l’on vous aime. L’Académie s’afflige de votre absence. Le chancelier que je suis, pour ce trimestre, espère chaque jeudi entendre, sur sa droite, s’élever votre belle voix aux sonorités d’airain ».
Lettre autographe signée
DRUON MauriceLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. 11 octobre 1966 ; 1 page in-4°.« Je viens de poser ma candidature au fauteuil de l’Académie française laissé vacant par la disparition de Monsieur Georges Duhamel, et je suis très vivement désireux de me présenter à vous.[…] Je me réjouis, je vous le confesse, d’un usage dont j(attend qu’il exauce le souhait que j’ai, depuis longtemps, de vous connaître et de vous exprimer autrement que par lettre ou par livre, la grande admiration que je vous porte ». Maurice Druon a été élu le 8 décembre 1966.
Lettre autographe signée
DRUON MauriceLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. 15 décembre 1966 ; 2 pages in-4°. Cette lettre après son élection n’a sans doute pas été envoyée.« Le monde moderne impose au succès quelques servitudes, fort plaisantes certes, mais un peu exigeantes, prioritaires, et qui obligent à différer les expressions de la gratitude envers ceux mêmes à qui l’on doit le succès. Voilà cette presse un peu apaisée. J’ai votre César sous les yeux, dans un exemplaire que vous aviez dédicacé “à votre maître René Durand” et que je consultais l’autre semaine, pour une tâche en cours. Je puis enfin vous remercier, profondément, chaleureusement, pour vous remercier doublement, et pour l’honneur extrême qui m’est accordé d’accéder à la haute compagnie que vous illustrez, et pour tant de livres magistraux que vous avez écrits, qui ont nourri mon esprit, aidé mes travaux, et donc ont une large part dans quelques mérites que vous avez, très généreusement récompensés ».
Lettre autographe signée
DRUON MauriceLettre autographe signée [adressée à J. Carcopino]. 11 novembre 1966 ; 2 pages in-4°. « Mon oncle m’a remis les lettres dont vous avez bien voulu le charger pour moi. Je suis touché extrêmement de la peine que vous avez prise et m’émerveille de voir un si grand historien, qui a transformé notre connaissance du monde antique témoigner de la sollicitude à mon modeste et balbutiante entreprise archéologique. Les murs de Thésée vont en rosir d’orgueil ! Ainsi votre intuition est — qui s’en étonnerait ? — confirmée. Ce que vous m’écrivez concernant les routes m’encourage à faire explorer dès qu’il se pourra, les terrains en avant de la ruine, et peut-être même le lit du Cher, dans l’espoir d’y retrouver des vestiges de voie et de pont. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant, si j’ai la chance de quelque découverte intéressante. Vous dirai-je assez l’immense plaisir d’esprit que j’ai retiré du long entretien que vous m’avez accordé ? Je comprenais pleinement, vous quittant l’enthousiaste affection que vous portent vos élèves et disciples, et je les enviais d’avoir reçu votre enseignement. »
Carte autographe signée
DRUMONT ÉdouardCarte autographe signée. 15 octobre 1903 ; 1 page in-12 oblongue sur carte photographique avec son portrait. « Je suis très touché de votre sympathie et je vous en remercie cordialement. »
Lettre autographe signée
DROUYN DE LHUYS EdouardLettre autographe signée, adressée à un notaire. Paris, le 24 mars 1844 ; 2 pages in-8° avec adresse au dos et marques postales. Il demande à son correspondant de régler ses affaires « nettement, complètement et promptement ».
lettre autographe signée
DROUET JulietteLettre autographe signée adressée à Victor Hugo ; 15 avril [1876] samedi soir 6h. ½ ; 4 pages in-8°. « Tu t'en vas, mon bien-aimé, et tu emportes avec toi toute ma force, toute ma joie, tout mon courage et tout mon bonheur. Je me retrouve seule avec mon rhumatisme, avec mon ennui, avec mon mal de tête et avec le reste… Je ne suis plus qu'une vieille Juju souffreteuse et prenant son papier à l'envers. Tout à l’heure j’étais une femme heureuse, faisant de la politique et de l'amour à perte de vue. Autre quart d'heure, autre passe-temps, mais j'aimais mieux celui de tout à l'heure, quoique le plaisir de vous gribouiller mes jérémiades, ne me soit pas indifférent au contraire. Je consens et je trouve très sage le projet que tu as sur ta famille, mais je ne m'y associe pas autrement. Je veux être partout où tu seras. C'est un de mes droits et la force même des baïonnettes ne m'en ferait pas sortir. Puisque le bon Dieu ne m'a pas laissé d'autre devoir et d'autre affection dans ce monde que de t'aimer et de mourir avec toi, c'est bien le moins que je profite de mon indépendance en faveur de mon amour. D'ailleurs c'est comme cela et toute la république de l'univers n'y pourrait rien. Où tu seras je serai. Où tu es je suis, ou du moins aussi près que le permettent les convenances. Taisez-vous et vive la République. Juliette ».
Lettre autographe signée «Juliette», adressée à Victor Hugo
DROUET Juliette (Juliette Gauvain, dite)Lettre autographe signée « Juliette », adressée à Victor Hugo. Lundi matin 20 août [1849] ; 4 pages in-8°.Belle lettre d’amour : « Bonjour, mon Toto, bonjour, mon sublime amour, bonjour. Tu nous a rendues bien heureuses toutes hier en nous promettant de nous faire assister à la séance de mercredi. Si tu avais pu voir la joie de ces pauvres jeunes filles tu en aurais été émue, tout président du Congrès de la Paix que vous êtes monseigneur. Je ne sais pas si vous avez dîné hier avec Charlot mais je sais que Toto Second [ses fils Charles et François-Victor] était parti dès le matin pour la campagne. Vous voyez que ma police me rend des comptes fidèles et détaillés de tout ce qui se passe chez vous. Je vous le dis en bonne femme afin que vous en fassiez votre profit pour ce que vous ne voulez pas que je sache. On n'est pas meilleure princesse que je ne suis nonobstant la république et son auguste famille les représentants. Toto je veille et je garde mes armes méfiez-vous. Vous ne m’avez pas dit à quelle heure vous viendriez travailler auprès de moi mais ce que je sais c'est que je voudrais que ce fût tout de suite [...] En attendant, mon cher petit homme, je suis la plus heureuse des femmes et je t’adore »...
Lettre autographe signée
DROUART RaphaëlLettre autographe signée, adressée à Jean René Thomé. Sans date [circa 1936] ; 1/2 page in-8°. Sur les illustrations de L’Après-Midi d’un Faune : « Voici deux croquis de mise en place. Je serai chez moi dimanche. »
Lettre autographe signée
DROUART RaphaëlLettre autographe signée, adressée à Jean René Thomé. 13 novembre 1936 ; 1 page in-4°. Sur les illustrations d’un ouvrage : « Je puis vous fournir les dimensions des planches de l’Après midi d’un Faune H 130 X L 80 mais pour les titres vous me mettez dans un cruel embarras. Mon illustration contourne le texte. » Il cite quelques vers « qui ne sont que des repères approximatifs. Votre nouvelle présentation me paraît parfaite et je vous félicite de votre grande conscience. »
Ensemble de papiers venant de la famille Loubet
DRÔME — [FAMILLE ÉMILE LOUBET].Ensemble de papiers (environ 100) venant de la famille Loubet. Doubles des lettres envoyées à des personnalités, reçus, actes notariés, bordereaux de recettes de 1857, nombreux reçus datés de Valence dans les années 1850 à 1859, adjudications de biens, documents divers adressés à M. Louis Loubet, médecin-vaccinateur à Grignan, etc.
Lettre autographe signée
DROLLING Michel-MartinLettre autographe signée, adressée à Mme de Grandpont. 9 octobre 1843 ; 1 page in-8°, adresse avec marques postales.« Voilà bientôt quatre mois que je n’ai vu [mot rayé]. J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour le ramener dans la bonne voie. Je crains qu’il n’y ait plus rien à attendre de ce jeune homme. Comme j’espère, Madame, que vous le voyez quelquefois je prends la liberté de vous écrire pour que vous lui disiez que, s’il ne change pas de conduite, je lui interdirai l’entrée de mon atelier ».
Ensemble de 4 lettres autographes signées
DREYFUS AlfredEnsemble de 4 lettres autographes signées, adressées à sa fille Jeanne. 1916 ; 6 pages in-12 avec 1 enveloppe jointe :— 31 janvier 1916, enveloppe jointe. Il a reçu son petit mot du 28 et « espère que vous profiterez bien de votre voyage, et que le soleil, que nous ne voyons guère ici, vous accompagne dans vos promenades. […] Nous venons d’avoir une nuit plutôt agitée. Après la première incursion d’un Zeppelin samedi soir sur Paris, un second Zeppelin est venu hier soir, mais n’a pu dépasser Montmorency. Il nous a gratifié d’un nombre considérable de bombes qui, par un hasard merveilleux, n’ont produit ni dégâts matériels, ni atteintes aux personnes. Dix énormes bombes incendiaires sont tombées dans un champ à 500 m environ de mon logement. »— 15 février 1916. Il a reçu sa gentille lettre. « Tu peux constater ce qu’est une installation sommaire. On n’y a pas toutes ses aises et ce n’est pas fait pour y habiter d’une façon constante. Maman est venue déjeuner avec moi dimanche ; elle a vu mon logement et a pu également constater combien l’humidité y règne. Tu es aussi plus proche de la ligne de combat et te rendre ainsi mieux compte de toute l’horreur d’une guerre que nous n’avons pas cherchée mais qu’il faut soutenir avec ténacité jusqu’au bout pour délivrer l’Europe de ce cauchemar qu’est le règne de l’hégémonie prussienne, c.à.d. celui du droit de la force. »— 2 mars 1916. « Nous n’avons toujours pas de nouvelles de Pierre mais je sais que toutes les correspondances de cette région sont arrêtées en ce moment, et tout le monde est dans les mêmes conditions. »— Dimanche 11 mars [1916]. « Je suis heureux de savoir que ta santé est toujours bonne ; tu vas être bientôt au bout de tes peines. […] La boue est effroyable sur les routes. Je vais cependant faire une bonne promenade à cheval. […] La réception du Rat a-t-elle été brillante ? »










