Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Lettre autographe signée
CHATEAUBRIAND François René, vicomte deLettre autographe signée. 20 mai 1834 ; 1 page 1/4 in-8°. « J’écris deux fois à Bertin, mon vieil ami, il m’a fait dire qu’il ferait ce que je demandais mais il paraît qu’il aura des difficultés pour changer les redacteurs, à cause du conflit des amours propres. On dit qu’on va presser M. Charles et que s’il ne se dépêche pas, on passera à l’autre. Je vous dois une note très bienveillante ; je ne vous décevrai pas ; c’est comme de coutume. Tout à vous et toujours, Chateaubriand. »
Lettre autographe signée
CHASTENET DE CASTAING JacquesLettre autographe signée. 22 octobre 1961 ; 1 page in-8°. En-tête « Académie Française ». « En corrélation avec les articles […] que publie L’Aurore, vous avez bien voulu m’adresser un court questionnaire. Voici mes réponses. Elles expriment mes sentiments profonds. » Est joint le questionnaire dactylographié signé avec les réponses autographes de Jacques Chastenet. Le questionnaire concerne le maréchal Pétain, la révision de sa dépouille et le transfert de son corps à Douaumont. Sur ce dernier point : « Certainement, et je crois que le général de Gaulle se fut honoré en décidant cette translation dès son accession à la présidence de la République. Parce que, dans la carrière du maréchal Pétain, Douaumont et Verdun évoquent un épisode dont la grandeur me paraît au-dessus de toute contestation. »
Lithographie de Victor Adam
CHASSE AU LOUP.Belle scène de chasse au loup. XIXe siècle; 31 x 47 cm sur un papier de 50 x 60,5 cm, traces d’humidité dans la marge en bas à droite, en dehors de la gravure. Lithographie de Victor Adam (signée dans la planche en bas à droite), rehaussée en couleurs. Publiée à Paris par H. Ducollet.
Lettre autographe signée
CHASLES Philarète-EuphémonLettre autographe signée. 14 mai [1861] ; 1 page in-8°. « Je ferai tous mes efforts, chère Madame, pour vaincre un mal d’yeux très cruel et que les médecins disent dangereux et pour aller si je le puis, vous admirer de nouveau. »
Lettre signée
CHARPENTIER GustaveLettre signée. Paris, 26 août 1936 ; 1 page in-4°. Sur papier à lettre à en-tête « Œuvre de Mimi Pinson ».« Croyez bien que nous ferons de notre mieux, dans le grand désir de voir notre art lyrique sortir du marasme dans lequel l’ont plongé tant d’imprudences. Mais le travail ne manquera pas, et il faut avouer que notre grand ami Rouche ne manque pas de cran ».
2 lettres dactylographiées signées
CHARPENTIER GustaveEnsemble de 2 lettres dactylographiées signées, adressées à Gustave Samazeuilh :— 4 mai 1932 ; 1 page in-4°. « Il y aura beaucoup de concurrents et nous tâcherons d’être justes, en tenant compte non seulement de nos sympathies mais de la carrière et des services rendus à notre Art par les candidats. »— 15 avril 1940 ; 1 page in-8°. « Veuillez m’excuser de n’avoir pas répondu à vos affectueuses communications. Le repos où je me contrains aura bientôt pris fin. Du moins je l’espère. Mais les événements ne sont point pour calmer mes nerfs, hélas ! »
Photographie autographe signée, dédicacée
CHARPENTIER GustavePhotographie avec envoi autographe signé. 150 X 105 mm. Belle photographie en sépia, dédicacée « à Mademoiselle Thérèse Moas. Hommage respectueux, Gustave Charpentier. »
Lettre signée
CHARPENTIER GustaveLettre signée, adressée à la Société des auteurs et compositeurs. Paris, 29 novembre 1929 ; 1 page 1/4 in-4°. Lettre en rapport à ses droits d’auteurs et des droits prélevés par la SACEM de 6 % qu’il souhaite voir réduire. « Pour en revenir à votre proposition, il ne me servirait à rien de fixer un prix, tout dépend des possibilités des acquéreurs. »
Lettre autographe signée
CHARPENTIER FrançoisLettre autographe signée (minute avec ratures et corrections), adressée à « Monseigneur ». 30 décembre 1667 ; 3 pages in-4° (rousseurs). Belle lettre sur le catalogue des villes prises par Louis XIV en vue d’une galerie des batailles.« Avant que de vous renvoyer le catalogue des prises de villes et des batailles arrivées sous le règne de Sa Majesté, je l’ay non seulement examiné en mon particulier avec le plus de soin qu’il ma esté possible, mais mesmes j’en ay pris l’avis de quelques personnes fort informées de nostre histoire, et sur tous, des Messieurs qui composent nostre Assemblée [...] J’ay trouvé que le nombre de 53 ou 54 tableaux que vous avez desirez, envelope tout ce qui est de plus remarquable depuis l’avenement de Sa Mté a la Couronne. Car en 1648 que les troubles de la France commencerent jusqu’en 1654, il sest fait peu de choses hors du Royaume, et je nay pas creu qu’on deust marquer les succez des armes du Roy dans ses propres Estats, pour ne point perpetuer la memoire de nos désordres. Depuis 1654 jusques en 58 que l’on commença a parler de la Paix, il sest fait veritablement plusieurs actions considerables, mais il y a eu beaucoup de reprises de villes que les ennemis nous avoient enlevées devant nos troubles, et on ne peut mettre deux fois les tableaux de ces places dans une galerie ou la diversité des peintures fait le principal ornement. »Ancienne collection Jean Hanoteau.
Lettre autographe signée
CHARPENTIER FrançoisLettre autographe signée (minute avec ratures et corrections), adressée à « Monseigneur ». 30 décembre 1667 ; 3 pages in-4° (rousseurs). Belle lettre sur le catalogue des villes prises par Louis XIV en vue d’une galerie des batailles.« Avant que de vous renvoyer le catalogue des prises de villes et des batailles arrivées sous le règne de Sa Majesté, je l’ay non seulement examiné en mon particulier avec le plus de soin qu’il ma esté possible, mais mesmes j’en ay pris l’avis de quelques personnes fort informées de nostre histoire, et sur tous, des Messieurs qui composent nostre Assemblée [...] J’ay trouvé que le nombre de 53 ou 54 tableaux que vous avez desirez, envelope tout ce qui est de plus remarquable depuis l’avenement de Sa Mté a la Couronne. Car en 1648 que les troubles de la France commencerent jusqu’en 1654, il sest fait peu de choses hors du Royaume, et je nay pas creu qu’on deust marquer les succez des armes du Roy dans ses propres Estats, pour ne point perpetuer la memoire de nos désordres. Depuis 1654 jusques en 58 que l’on commença a parler de la Paix, il sest fait veritablement plusieurs actions considerables, mais il y a eu beaucoup de reprises de villes que les ennemis nous avoient enlevées devant nos troubles, et on ne peut mettre deux fois les tableaux de ces places dans une galerie ou la diversité des peintures fait le principal ornement. »Ancienne collection Jean Hanoteau.
Lettre autographe signée
CHARPENTIER AugusteLettre autographe signée, adressée à M. Burger. Paris, le 16 août 1874 ; 1 page in-8°. « J’ai bien reçu votre carte m’apportant vos remerciements. J’y suis très sensible. Vous savez combien j’ai partagé avec votre famille, l’affection dont votre excellent oncle était si digne. C’est donc de tout cœur que je vous ai assisté dans ces dernières et tristes circonstances. »
(Aquarelle attribuée à)
CHARLET Nicolas-ToussaintAquarelle représentant une vieille femme, attribuée à Charlet.XIXe siècle ; 22 x 29,5 cm.Non signée.
Lettre autographe signée
CHARLET Nicolas-ToussaintLettre autographe signée, adressée à Marie Dorval. Sans date ; 3 pages in-8°, avec adresse et cachet de cire. Très belle lettre d’amour. « Je sors de l’église, ma bonne Marie, et j’y ai prié pour vous et pour moi. J’ai demandé dans toute la sincérité de mon âme que vous soyez heureuse ici-bas et là-haut. Vous savez, ma bonne amie, que l’amour que je ressens pour vous n’a rien de bien sensuel, il m’a été inspiré par le désir de vous amener à croire ce que je crois et à contribuer ainsi à calmer les chagrins inséparables d’une vie comme la vôtre. Je puis donc vous dire sans crainte que cet amour est violent, car je ne désire rien avec autant d’ardeur et de conviction et je suis persuadé que vous me croyez. Lisez bien la lettre de ma mère. Elle prie pour vous en même temps que pour moi, et ses prières sont meilleures que les miennes. Je ne doute pas qu’elle n’obtienne ce qu’elle me demande et que tout cela ne vous porte bonheur, si vous voulez vous y unir d’intention. Savez-vous, Marie, que c’est une chose digne de respect qu’une religion, qui vous porte à vous demander pour les autres ce que l’on regarde comme le bonheur et que cette religion est une chose bien consolante puisque la charité en est la base. Mais vous me comprenez à [mot absent] et j’espère que Dieu touchera votre cœur. Adieu, je vous aime de toute mon âme, Charlet ». Lettre d’amour très émouvante.
Portrait gravé
CHARLES VIIPortrait gravé par N.F. Maviez. XIXe siècle ; 90 X 140 mm sur un feuillet de 170 X 260 mm.
Ensemble de 19 lettres autographes signées
CHARDONNE JacquesEnsemble de 19 lettres autographes signées « J. » adressées à Roger Nimier. La Frette-sur-Seine 23 février – 1er mai 1957 ; 24 pages in-4° et 13 pages in-8°, 19 enveloppes à l’adresse de Nimier aux éditions Gallimard, avec parfois la mention « personnelle ». Superbe correspondance littéraire entre le parrain des Hussards et le plus célèbre représentant de ce mouvement. Chardonne écrit quasi quotidiennement à son cadet de quarante ans, le félicitant pour ses articles, dans le Bulletin de Paris, Arts ou La Parisienne et rendant compte de ses propres lectures. Il donne son opinion sans complaisance sur de nombreux auteurs, de Paul Morand qu’il juge le seul écrivain du siècle à Montherlant dont les Carnets sont pesants et ennuyeux, de Marcel Proust ─ qui ressasse en mille pages ce qu’il dit parfaitement en trois lignes ─ à ce benêt de Maurice Barrès. Plusieurs lettres explicitent ce qu’il pense de l’œuvre de Proust. « En 1900, on faisait du faux-bois, du faux-marbre. Hérésie, horreur, n'est-ce pas ? Or, l'œuvre de Proust est pour les ¾ du faux-bois. C'est pourquoi, si lourde, elle est en partie creuse. Je décris longuement un chat. Puis je dis à mes intimes : vous savez, c'est un chien. Ça vous va ? » (1er mars). 21 mars : « Le malheur de ces temps, c'est qu'on lit trop vite. Et on juge trop vite. (Avec Proust, j'aurais pris mon temps. Aussi, je suis perplexe) […] . Faites-moi une grâce, lisez lentement, pesant chaque ligne ». Parmi les nombreux autres écrivains plus ou moins appréciés par Chardonne : Jules Romains (« il s’amuse. Mais il a passé l’âge »), Roger Antelme qui vient de publier L’Espèce humaine, Alfred Fabre-Luce, la comédienne Simone dont les Souvenirs viennent de paraître, Jean Cocteau « qui croit à la mode d'une époque, il se cramponne à ce bonhomme de neige, à moitié fondu », André Maurois « bêbête » ou encore Jean-Paul Sartre dont la vogue s'explique très bien : « Pendant quelques années, Sartre est le seul écrivain qu'une bande de jeunes futurs auteurs (de Sagan à Franck), ont lu. Sartre a été pour eux toute la littérature » (11 avril 1957). Mais c’est surtout le nom de Paul Morand qui revient le plus souvent tout au long de ces pages. Rendant compte d’un déjeuner en sa compagnie et de leurs discussions littéraires : « Montherlant est un Espagnol. Mauriac, un Maure. Bernanos, Grand d’Espagne. Dans la littérature française, il y a très peu de Français » (28 février). Morand est selon lui le seul écrivain intelligent (« et puis vous et moi, peut-être »), et il loue son génie, notamment après la lecture de Fleur du ciel (paru dans le recueil Fin de siècle) : « le talent, au degré extrême, le talent-virtuosité vraiment vertigineux. Auprès, qu’est-ce donc que Barrès, et son pauvre style à la pommade, et Malraux, et même Montherlant, et tous » (2 mars). Pour décrire le talent de cet écrivain qu'il rattache à l'époque naturaliste de Flaubert, Zola et Maupassant : « L'horreur des idées générales (lui, si intelligent) fermé à la ‘psychologie’, mais les yeux ouverts au monde extérieur. Au lieu d'être un peintre ‘naturaliste noir’, il sera éclatant. Il renouvelle entièrement l'art de peindre. […] Il est l’unique ‘écrivain’ du siècle » (3 avril). Quant à Montherlant, bien qu’il ait pris le temps de lire « lentement » ses Carnets, il confirme son impression : « L'auteur de ces ‘Carnets’ est un sot, rien d'autre, un ronchonneur, un ridicule paillard (ou impuissant qui se vante) et qui n'a rien dans la tête, sauf un peu d'histoire romaine. Voué aux lettres, il n'a même pas de discernement en littérature. S’il loue Colette, c'est pour des qualités qu'elle n'a pas justement (le naturel). Il a été subjugué par ce benêt de Barrès, par ce mannequin de vertus nommé Poincaré ; et, naturellement, il ne soupçonne pas que Malraux est un pitoyable écrivain. Tout cela pue le célibataire, c'est-à-dire un grand enfant. Il reste en d'autres livres un superbe écrivain, mais a jamais diminué pour moi » (15 avril). Il est parfois question de cinéma (avec Baby doll d’Elia Kazan) ou de politique, à propos des relations internationales et plus particulièrement de l’insane et honteuse propagande contre l’Amérique, « notre seul appui » (6 avril), ou du déclin de l’Angleterre et de la France depuis 50 ans : « La marche à l'abîme a été une marche aux flambeaux avec fanfare. En 15 ans, disparition des deux plus grands empires coloniaux du monde » (10 avril). Chardonne déconseille à son ami de circuler dans Paris en autobus ou en métro et de privilégier la marche : « On va plus vite à pied, on élimine les microbes du travail, les poisons du riche, les humeurs de la vie ». Enfin, la dernière lettre de cet ensemble, datée du 1er mai (rébus, à l’encre noire, au dos de l’enveloppe) relate une anecdote au restaurant avec un homme empli de religion voluptueuse et intense pour le déjeuner et le vin du repas. Puis Chardonne rapporte avec humour un propos de Dumas fils sur la postérité des auteurs de théâtre. « Une petite flamme de lucidité empêche les heureux de ce monde de s'endormir. On a compté que Dumas père avait 500 enfants naturels. - Balzac avait une note de 25 millions chez les fournisseurs de glaces. Nous sommes peu de choses ».











