Nos plus beaux documents autographes
4423 autographes de prestige trouvés
Envoi autographe signé
BOIS JulesEnvoi autographe signé, adressé à Frédéric Loliée sur page de son ouvrage Une Nouvelle Douleur. 1 page in-8°.
Manuscrit autographe signé
BOIS JulesManuscrit autographe signé, intitulé « Prière des Brahmanes ». Sans date ; 2 pages 1/2 in-8°. Manuscrit sur l’Inde, pays qui fascinait Bois. Il écrivit d’ailleurs, en 1903, Vision de l’Inde. « Seigneur, que ta Bonté seulement s’accomplisse ! D’autres ont demandé ta gloire ou ta justice. Je ne veux seulement pour vous que ta Bonté ! La nature infinie et sa sérénité N’ont point péché contre ton cœur ; l’intelligence seule est coupable, et l’homme seul qui veut et pèse Est coupable, et je suis coupable et tu me vois ! […] Je veux m’anéantir dans l’Être. Vastes nuits, Vous qu’illumine à l’infini l’œil des étoiles, Vous valez mieux que notre jour aux mornes voiles. Notre lumière n’est qu’un songe, et je veux voir, Dans l’éblouissement d’un soleil chaste et noir, La barrière du Moi s’étant enfin dissoute Le flot de l’Infini remplir mon âme absoute, Et Dieu monter dans le mystère de mon cœur Comme en un vase par une ardente liqueur. »
Manuscrit autographe signé
BOIS JulesManuscrit autographe signé, intitulé « Prière des Brahmanes ». Sans date ; 2 pages 1/2 in-8°. Manuscrit sur l’Inde, pays qui fascinait Bois. Il écrivit d’ailleurs, en 1903, Vision de l’Inde.« Seigneur, que ta Bonté seulement s’accomplisse ! D’autres ont demandé ta gloire ou ta justice. Je ne veux seulement pour vous que ta Bonté ! La nature infinie et sa sérénité N’ont point péché contre ton cœur ; l’intelligenceseule est coupable, et l’homme seul qui veut et pèseEst coupable, et je suis coupable et tu me vois ![…]Je veux m’anéantir dans l’Être. Vastes nuits,Vous qu’illumine à l’infini l’œil des étoiles,Vous valez mieux que notre jour aux mornes voiles.Notre lumière n’est qu’un songe, et je veux voir,Dans l’éblouissement d’un soleil chaste et noir,La barrière du Moi s’étant enfin dissouteLe flot de l’Infini remplir mon âme absoute,Et Dieu monter dans le mystère de mon cœurComme en un vase par une ardente liqueur. »
Ensemble de lettres autographes signées
BOIS JulesEnsemble de 11 lettres autographes signées, dont 4 adressées au poète Auguste Dorchain, 4 au comédien Victor Boucher, et 1 à André Maurel. De 1901 à 1913 ; formats in-8° principalement. Demandes de rendez-vous à ses correspondants pour des séances de travail.— « Mon cher poète, voici quelques vers avec mes meilleurs vœux de succès. Je pars pour l’Inde et serai rentré à Paris dans deux mois. »— « Ne m’oubliez pas pour le prix Chauchard et merci de votre charmante promesse. Maurice Donnay est chaleureusement acquis. »— « Il est vraiment nécessaire de nous voir. Voulez-vous me faire le grand plaisir de venir déjeuner chez moi demain matin mercredi midi. »— « Me ferez-vous l’honneur de venir déjeuner demain matin vendredi ? »— « Je reçois un télégramme des directeurs du théâtre antique d’Orange me demandant de vous télégraphier qu’ils acceptent la combinaison Alexandre. »— « Je viens d’écrire à Clemenceau pour lui demander de nous autoriser d’écrire une chronique sur la thèse de l’Eternel Retour, traitée auparavant par Goethe, Nietzsche, Blanqui, Gustave Le Bon. »
Photographie
BOIELDIEU François-AdrienPhotographie du tableau de E. Hader. Format cabinet (16,5 x 11 cm). Photographie éditée par Sophus Wulliams, Berlin. Reproduction de la signature en bas du document.
Lettre autographe signée
BLUMENTHAL JacquesLettre autographe signée, adressée à un « maestro ». « Thursday » ; 1 page in-16, en anglais sur papier illustré de deux papillons gris et bleu sur la lettre. Charmante missive. « I was very sorry I could go neither to your’s nor to Princess Viano’s party yesterday night as I had one of my usual headaches and did not step out at all. Yours most sincerely. Jacques Blumenthal. »
Lettre signée
BLÜCHER Gebhard Leberecht,Lettre signée ; 1 page in-4° sur papier bleu, enveloppe, cachets de cire armoriés ; en russe. [1812].
Lettre autographe signée
BLOY LéonLettre autographe signée « LB », adressée à Alcide Guérin. 23 mai 1897 ; 2 pages in-8°, avec ratures et nombreuses corrections. « Après beaucoup d'hésitations, je me décide à vous écrire. Je ne veux pas renouveler les harangues inutiles, mais seulement [ ] préciser de façon bien nette la situation que vous avez créée de vous-même. Je vois en vous avec grand chagrin, une victime lamentable de l'esprit de déception & de tristesse dont vous êtes devenu la proie volontaire. » Le « langage strictement chrétien » de Jeanne a paru à Guérin « d'une exaltation dangereuse & le symptôme alarmant d'un déséquilibre mental. [...] Votre aveuglement est tel que vous ne voyez pas le piège qui vous est tendu par celui qui tient à vous éloigner de vos amis. Vous ne voyez pas que votre lettre extraordinaire vous est dictée par l'Ennemi ». Bloy le supplie: « Si vous n'avez pas pitié de vous-même, ayez pitié au moins de votre filleule. »
Lettre autographe signée
BLOY LéonLettre autographe signée, adressée à M. Augustin. 31 décembre 1895 ; 2 pages in-8°, enveloppe et brouillon autographe (28 décembre, 1 page in-12°) joints. Au sujet de sa fille Véronique, âgée de six ans et demi, à un voisin qui inspira le personnage de Poulot dans La Femme pauvre (1897). « Avant-hier soir, notre petite Véronique est rentrée dans un état épouvantable, donnant lieu de craindre une crise dangereuse. Elle me battait avec rage, accusait sa mère d'être moins bonne qu'une autre personne, de prendre plaisir à lui faire du mal & il a fallu environ deux heures pour la calmer. [...] Je craindrais qu'avec les meilleures intentions du monde, cette petite fille ne fût insensiblement détournée de sa mère & de son père, si elle continuait à aller dans votre maison. [...] Je fais donc appel à votre esprit de justice en même temps qu'à vos sentiments chrétiens. [...] Songez que Véronique est notre dernier enfant. »
Lettre autographe signée
BLOY LéonLettre autographe signée, adressée au statuaire Frédéric Brou. Paris « 40 rue de la Barre », 2 décembre 1909 ; 2 pages in-8°, enveloppe jointe. Au sujet de son livre Le Sang du Pauvre : « M. Pouthier m’a prié de remercier ma femme pour m’avoir poussé à lui faire ce don — ce qui est faux & me déplaît absolument. » Quant à du Puy [Charles-Louis Fourteau, dit Tourteau de la Citerne dans Le Vieux de la montagne], à qui il a refusé de donner le livre et qui ose affirmer qu’il a droit à plusieurs exemplaires, ces faits « achèvent de m’éclairer sur le personnage & je vous prie de lui dire de ma part que je ne veux plus qu’il mette les pieds chez moi. Cela est formel. J’ajoute que le considérant comme une bête malfaisante, ses lettres resteront désormais sans réponse » ; en ce qui concerne Pouthier « je vous serais reconnaissant de le décourager. J’ai des raisons fortes pour tenir à ne pas le voir ».
4 pièces autographes (minutes ou brouillons de lettres)
BLOY Léon4 pièces autographes (minutes ou brouillons de lettres) adressées à René Martineau. [1910-1915]; 5 pages 1/2 in-8° ou in-12 avec ratures et corrections.— « Je vous informe que notre ami March. succombe. L’angoisse de ces derniers jours ne peut plus être supportée. » Il lui offre son livre [L’Âme de Napoléon]. « Voici en vous embrassant de tout coeur, l’humble cadeau du Mendiant à son ami R.M. pour le nouvel an. Puisse cette dédicace d’un écrivain horriblement triste & fatigué ne pas vous déplaire. » Il le prie de ne pas lui parler de son livre : « J’ai passé ma vie depuis environ 20 ans, à entendre célébrer mes louanges, alors que je périssais de misère & qu’il me fallait lutter contre le désespoir. »— « Je ne demande pas de récompense. Puisque vous êtes rené, mon cher Martineau, je voudrais bien savoir en quel temps vous avez bien pu naître pour la première fois [...] Tu as dit mon secret pour écrire mes livres. [...] J’ai écrit dans les ténèbres, dans mes ténèbres à moi, qui ne sont pas celles des autres, en comptant sur Dieu seul comme Jérémie. Et voilà tout mon prestige. »— «Vous me décernez la grandesse géologique. C’est enivrant & monstrueux. De là à vous précipité “ dans le cratère d’un volcan”, comme vous disiez à Toronto il n’y a qu’un pas. [...] Nous sommes avec vous de tout notre cœur, nous pleurons avec vous & nous prions. [...] Elle est devenue la compagne de Jésus qui nous est plus proche que toutes les créatures ».— Bourg-la-Reine 18 mai 1915. Au dos, brouillon de deux dédicaces à Léopold Levaux pour Le Salut par les Juifs et Celle qui pleure.
2 pièces autographes
BLOY Léon2 pièces autographes, brouillons de dédicaces à ses filles. [Juillet 1916 ?] ; 2 pages in-8° et in-12 (une au dos d’une enveloppe timbrée à lui adressée). — À Véronique : « Le Pèlerinage de l’Absolu devait nécessairement aboutir au seuil de l’Apocalypse [...] Les chrétiens n’ont plus autre chose à faire que de se préparer humblement à donner leur vie. Ton vieux père y pense tous les jours ». À Madeleine : ce livre paraît quand semble s’annoncer « la fin de cette guerre de démons que suivra probablement une manifestation inimaginable de la puissance divine en conflit avec toutes les puissances de l’enfer ». — À Véronique : « N’oublie pas que ton Père est le missionnaire de l’Absolu, le seul parmi ceux qui parlent ou écrivent, qu’il lui a fallu souffrir beaucoup pour cela, qu’il lui faudra souffrir encore & qu’il a besoin des prières de ses enfants. » À « ma petite Madeleine chérie [...] il ne suffit pas de souffrir, mais d’être joyeux dans les tourments. C’est pour cette raison sans doute, ma chère enfant, que le don de la musique te fut accordé ». D’autres projets de dédicaces pour Celle qui pleure, Vie de Mélanie, Le Sang du Pauvre et La Femme pauvre.
2 Lettre autographes signées
BLOY LéonBrouillon de 2 lettres autographes signées, adressées à Alcide Guérin. Réunies sur 2 pages in-8° avec ratures et corrections. Rupture avec l'ami et parrain de sa fille Véronique, modèle d'Hercule Joly dans La Femme pauvre, à l'époque de la publication du roman (15 mai 1897). Lettre signée « J.L.Bloy » (Jeanne à Alcide Guérin). 3 mai 1897 : « Comme Léon n'a pas le temps de vous écrire de nouveau, il me prie de répondre à sa place. » Léon n'a jamais promis de ne plus rappeler à Guérin ses devoirs de chrétien, et Jeanne regrette que leur ami s'y dérobe, en particulier envers sa filleule : « Envers Véronique vous êtes horriblement coupable, & je vous en accuse devant Dieu. Ne craignez pas que je vous en parle. J'ai trop de mépris pour les lâches raisons que vous pourriez me servir. [...] Faites-vous encore le signe de la Croix ? » Lettre signée « Léon Bloy ». 4 mai 1897. Bloy persiste à croire que Guérin est en danger : « Nous sommes amis depuis dix ans. À quoi cela vous a-t-il servi ? Je ne sais si vous avez jamais entrevu seulement l'énorme privilège qui vous était ainsi accordé, & le bien incalculable qui pouvait en résulter pour vous. [...] Vous vous êtes arrangé pour nous voir le moins possible, lorsque nos paroles & nos exemples devinrent pour vous, n'est-ce pas ? le cri importun de votre conscience. »
2 Lettres autographes signées
BLOY LéonBrouillons de 2 lettres autographes signées « LB ». Réunies sur 2 pages in-8°, avec ratures et corrections, variantes avec le texte imprimé. 13 octobre 1896, adressée à Mme de Puisaye, la remerciant de sa lettre : « j'en suis heureux surtout pour ma chère femme. [...] Songez que depuis 7 ans que Dieu l'a placée sur mon chemin, elle n'entend et ne lit que des malédictions ou des paroles dédaigneuses à l'adresse de son mari. Or, je venais d'écrire un nouveau chapitre de La Femme Pauvre qui l'avait transportée. Une fois de plus, elle s'était indignée de l'injustice exceptionnelle, inexplicable humainement dont je suis victime. Votre lettre a été pour elle une sensation exquise, un rafraîchissement délicieux. [...] Me voyant pauvre, exténué de chagrins, près de succomber, elle a tout quitté. Elle croyait voir en moi de la grandeur & voulut me sauver à quelque prix que ce fût. Nous avons souffert ensemble à peu près tout ce qu'on peut souffrir, & notre vie en si peu d'années a été un tel poème de douleur qu'il me suffit de regarder en arrière pour écrire des pages à faire sangloter. » 18 octobre 1896, adressée à Gilbert de Voisins, au sujet de Louis de Saint-Jacques, et sa conduite. « La lettre de M. de St Jacques, ci incluse est d'une rare hypocrisie. Il ne veut pas me rendre ma correspondance dit-il, pas même les deux lettres de ma femme datées du 20 mai & du 26 septembre dernier. Ceci est d'un beau goujatisme marseillais. Je comprends maintenant la quittance qu'il m'a envoyée. Il voulait acheter ainsi le droit de garder mes lettres. »
Lettre autographe signée
BLOCH Jean-RichardLettre autographe signée. Poitiers, 27 mars 1930 ; 2 pages in-4° sur son papier à lettre illustré de « La Mérigotte ».« Je rentre de Londres. Les étudiants et étudiantes de l’Université, King’s College, ont donné - en français ! - deux représentations privées d’une pièce encore inédite de moi, en quatre actes, vingt personnages, décors difficiles. Il s’en sont admirablement acquittés. Belle chambrée : ambassadeurs,animaux, des tas d’huiles, franc succès. Très amusant et très gai. Réponse à votre lettre du 18 : Je vous enverrai offrande […]. Je vous rappelle que ce titre n’est celui d’aucune pièce ; il est le simple titre collectif d’un volume contenant les 3 pièces suivantes: 1°/ Dix filles dans un pré […] 2°/ La nuit Kurde […] 3°/ L’illustre Magicien. »













